06 mai 2026

Bâtir un Canada fort et sécuritaire – Ensemble

Ce que j’ai en tête? Avec Pari Johnston.

Plus que jamais, il est important de nous réunir et de conjuguer nos efforts. C’est ce que nous avons fait le mois dernier à Ottawa.

En ces temps d’incertitude, de transformation et de bouleversements, plus de 500 leaders des collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et instituts d’enseignement autochtones publics se sont rejoints autour d’une vision claire : L’avenir du pays et de nos collectivités passe par notre secteur.

Je suis immensément fière que le Congrès Connexions de CICan donne lieu à ces rencontres déterminantes, au moment où nous en avons le plus besoin. Je me sens inspirée par les échanges d’idées, les graines semées et les liens formés dans notre communauté et avec nos partenaires, gages d’harmonisation et d’action visant à établir pleinement le rôle de nos membres en tant que bâtisseurs de la nation.

Comme l’a si bien affirmé dans son mot de la fin la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand : « Le Canada compte des collèges et instituts de calibre mondial qui sont essentiels à notre mission de bâtir un Canada fort. »

Le Congrès Connexions a démontré sans équivoque que nous sommes prêts.

 

Ce que je retiens

 

La générale Jennie Carignan, chef d’état-major à la Défense, a présenté une vision renouvelée de la stratégie humaine en préparation à la défense, plus souple, mieux adaptée et soutenue par une nouvelle réserve et des modèles d’approvisionnement actualisés qui attireront des partenariats d’envergure, grâce à l’expertise de nos membres en formation et en recherche.

  • Elle a rappelé que la question n’est pas uniquement la capacité en formation, mais également l’innovation : les initiatives comme le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan érigent notre secteur en tant que partenaire essentiel à l’alimentation d’un bassin de talents et à la recherche en technologies à double usage nécessaires à l’effort national.

Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami, m’a marquée par sa passion tranquille et sa puissante vision de l’avenir dans le Nord canadien, ancrées dans la perspective inuite du leadership, du territoire et de l’autodétermination.

  • Reconnaissant que la souveraineté, le développement économique et la sécurité nationale dans la région arctique sont indissociables de la force des communautés, il a pressé les établissements postsecondaires de travailler en partenariat étroit avec les peuples inuits au développement des compétences dans l’ensemble du Nunangat inuit, soulignant des initiatives visionnaires comme l’Inuit Nunangat University, qui devrait ouvrir ses portes en 2030.

DeRionne Pollard, présidente de l’American Association of Community Colleges, et Luis Armando González Placencia, directeur administratif de l’Asociación Nacional de Universidades e Instituciones de Educación Superior (ANUIES), se sont joints à moi pour le matin-causerie sur la situation nord-américaine. Ils ont confirmé que, au-delà des frontières, les établissements ressentent les mêmes effets perturbateurs et que nous devons fièrement unir nos voix pour rappeler la pertinence, la mission et l’importance de notre secteur.

Comme le soulignait l’incomparable DeRionne Pollard, les collèges et instituts ne sont pas en périphérie de la prospérité nationale : ils en sont le moteur.

La ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, qui animait la table ronde des missions nationales composée d’économistes et de cadres entrepreneuriaux et collégiaux, déclarait à ma grande satisfaction qu’un changement graduel ne suffit plus : il nous faut une action coordonnée et systémique où responsabilité et urgence d’agir unissent les partenaires en vue de former la main-d’œuvre qui bâtira le Canada.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, réaffirmait son soutien au système collégial canadien en tant qu’outil percutant pour un engagement mondial stratégique et comme modèle reconnu de développement de la main-d’œuvre et d’innovation appliquée prisé par des pays comme l’Inde pour améliorer la formation professionnelle et l’employabilité des diplômés.

  • Les initiatives de CICan, telles que la nouvelle stratégie Canada–Inde en matière de talents et d’innovation, permettront de perfectionner les systèmes de formation, d’établir des bassins de talents par secteur, de soutenir la diversification des échanges commerciaux, d’accroître les exportations et de rehausser la résilience économique à long terme.

Et au cœur de tout ça? Nos talentueuses cohortes étudiantes et diplômées. Le panel de nos lauréates et lauréats des Prix d’excellence 2025 et 2026 en a fait la preuve.

  • Les étudiantes et étudiants ont généreusement livré leurs aspirations, leurs expériences et leurs difficultés, en soulignant l’importance du parcours collégial, de ses liens authentiques, de son invitation à l’engagement et des connaissances et avenues qu’il permet d’explorer.

Quant aux 45 séances menées par 138 de nos membres et par nos partenaires en entreprise, en défense, autochtones et communautaires, j’y ai perçu un changement radical de perspective. Nous ne remettons plus en question la place du secteur dans l’avenir du Canada : nous contribuons désormais à le façonner.

Nous exerçons et intensifions chaque jour l’effort de bâtir le pays et nos collectivités.

Une Feuille de route à portée supérieure

Dans tous les secteurs et au-delà des frontières s’entendait un appel constant à la coordination, aux partenariats et à l’urgence d’agir pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et sécuritaires communs.

C’est ici qu’intervient notre Feuille de route pour 2030, l’engagement de CICan à guider et à rassembler en période de changements, à harmoniser cultures et ambitions et à progresser avec détermination.

Les discussions menées au Congrès Connexions nous permettront de concevoir un avenir marquant.

Notre Feuille de route n’est pas un document stérile : c’est un calendrier de transformation, conçu pour et par nos membres, qui habilitera le secteur à livrer des résultats concrets pour la population canadienne au sein d’un monde de plus en plus complexe, instable et en rapide évolution.

Ce qui s’en vient

Je suis fébrile à l’aube d’un nouveau chapitre :

  • Notre Académie pour le leadership collégial, repensée, améliorée, porteuse d’un leadership à forte influence pour le secteur, favorise le renouveau organisationnel, le mentorat et le plan de relève à chaque étape de la carrière en éducation postsecondaire.
  • Notre nouveau Protocole d’éducation autochtone, réengagement envers nos partenaires inuits, métis et des Premières Nations, s’ancre dans le respect, la réciprocité et la responsabilité en intégrant la réconciliation dans toutes nos décisions.
  • Notre élan collectif se poursuit avec le Colloque national sur l’éducation autochtone 2026 (18-20 octobre, Richmond, Colombie-Britannique), organisé en partenariat avec l’Indigenous Institutes Consortium et le Sommet des leaders 2027 (7-9 avril 2027, Ottawa, Ontario).

Et plus encore

Les décisions importantes prises au congrès et l’innovante mise à jour économique du gouvernement de mardi dernier me convainquent de notre poids indiscutable en ce moment.

Il est temps de nous retrousser les manches et de nous mettre au boulot, celui de bâtir un Canada fort et résilient.

Le travail qui nous attend exige concentration, coordination, résolution, adaptabilité et courage.

Mais nous sommes prêts, et ensemble, nous y arriverons.

16 décembre 2025

Les constats exploitables de l’année écoulée

Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston.

Lorsque le Canada et ses communautés ont besoin de solutions, les collèges et instituts sont là pour y répondre. Et cette année n’a pas fait exception. Étant maintenant au terme de ma deuxième année à CICan, je me penche sur la manière dont notre secteur s’est mobilisé pour être au rendez-vous.

Voici quelques constats exploitables qui permettront à notre pays de continuer sur sa lancée :

1. Faire preuve de détermination

Dans une période historique comme celle-ci, qui n’arrive qu’une fois par génération et qui a des répercussions nationales, le Canada a plus que jamais besoin de ses établissements. Nous sommes les partenaires clés pour faire avancer les choses rapidement et à grande échelle.

Cette année, nous avons prouvé que lorsque nous nous rassemblons pour réfléchir et agir de manière stratégique aux solutions en matière de main-d’œuvre, lorsque nous coordonnons en temps réel à l’échelle du secteur la conception de nouveaux programmes et lorsque nous tirons parti de nos partenariats industriels et communautaires pour amplifier notre impact, le Canada en sort gagnant.

L’impact découle de l’objectif

Nous nous sommes rassemblés autour d’un objectif précis lors du premier Sommet des Leaders de CICan en avril dernier. Notre but était de mener des actions audacieuses pour le Canada, en réunissant les bonnes personnes au bon moment afin de poser les bonnes questions sur les défis auxquels le Canada est confronté, sur les priorités du nouveau gouvernement ainsi que sur les perspectives prometteuses dans le domaine de l’enseignement postsecondaire.

L’an prochain : Bâtir un Canada fort et sécuritaire

À la croisée des ambitions audacieuses et de la transformation du secteur, le Congrès Connexions 2026 de CICan transformera les idées en actions qui feront correspondre le meilleur de ce que notre secteur a à offrir avec les priorités nationales les plus pressantes du Canada. Nous orientons l’avenir de l’enseignement postsecondaire dans la direction souhaitée par notre pays et nos communautés.

2. Être les établissements nécessaires au Canada et à ses communautés

Face aux défis sans précédent de l’année écoulée, nous avons fait preuve de détermination et de résilience en tant que secteur et en tant que pays. La population canadienne a tenu bon face aux tarifs douaniers, elle a transformé les industries et a établi de nouveaux partenariats commerciaux. En tant que secteur, nous avons démontré que lorsque nous redoublons d’efforts dans ce que nous faisons le mieux, nos communautés en sortent gagnantes.

Nos établissements ont déployé de nouveaux programmes pour former les travailleuses et travailleurs qualifiés qui répondront aux besoins du pays en matière d’adoption de l’IA. Ils ont également réorganisé la fabrication nationale, construit plus de maisons de meilleure qualité et plus rapidement, pris en charge un plus grand nombre de patientes et patients et de membres de la famille vieillissants, en plus de soutenir la production et la transition énergétiques du Canada, ainsi que de veiller à ce que nous demeurions les établissements d’enseignement postsecondaire les plus accessibles au pays.

Cette volonté d’être une source de possibilités pour nos apprenantes, nos apprenants et nos communautés survient à un moment où les leaders des collèges sont confrontés à des défis opérationnels et financiers sans précédent.

Les diplômées et diplômés de nos collèges sont les bâtisseurs, les créateurs et les artisans dont la population canadienne a le plus besoin. Nous devons investir dans un système de formation publique durable pour leur avenir et celui du Canada.

La coordination maximise l’impact

Nous nous sommes mobilisés cette année pour constituer le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan. Il s’agit là d’une coalition pancanadienne regroupant des collèges, des instituts, des cégeps et des établissements polytechniques qui mènent des actions sectorielles visant à offrir des solutions de formation et de recherche à grande échelle afin de concrétiser les investissements historiques du gouvernement en matière de préparation militaire et de défense.

3. Penser « ancré dans les réalités locales »

Ce sont 95 % de la population canadienne qui habitent à moins de 50 kilomètres d’un collège ou d’un institut canadien. Partout au pays, ces établissements sont des points d’ancrage pour les apprenantes et apprenants, les communautés et les entreprises dans les périodes de précarité.

Cette année, dans le cadre d’une innovation axée sur les problèmes et les personnes ainsi qu’ancrée dans les réalités locales, nous avons démontré que l’étendue et la portée de notre réseau constituent un atout essentiel pour le Canada.

L’innovation dont le Canada a besoin

La recherche et l’innovation menées par les collèges rassemblent les partenaires afin d’élaborer les solutions économiques et sociales dont le Canada a le plus besoin, telles que la construction de logements de meilleure qualité et plus rapidement, le renforcement de nos capacités de défense souveraine, la dynamisation de la production et de la transition énergétiques, ainsi que la réalisation de grands projets nationaux.

Les collèges mènent plus de 8 500 projets de recherche appliquée qui aident les entreprises, principalement les petites et moyennes entreprises canadiennes, à transformer leurs activités afin d’être plus productives et compétitives. Cela se traduit par près de 9 000 nouveaux produits, prototypes, procédés et services qui ont un impact immédiat sur l’économie locale, qui génèrent et maintiennent la richesse dans la région et contribuent à bâtir des communautés fortes et prospères.

4. Passer de l’intention à l’action

Étant les établissements d’enseignement postsecondaire les plus accessibles, nous avons beaucoup à apprendre et à gagner des approches autochtones au profit des apprenant(e)s, des communautés et de l’ensemble du réseau collégial. En collaborant en pleine authenticité avec nos partenaires autochtones, nous pouvons passer des intentions à l’action afin de favoriser une plus grande réconciliation économique.

Une réconciliation significative grâce à l’action

En collaboration avec trois de nos principaux instituts d’enseignement autochtones, nous avons lancé Mamawi, la première initiative autochtone nationale de CICan. Il s’agit ici d’une formidable occasion de conjuguer les efforts des apprenant(e)s, des communautés autochtones et des membres de CICan au profit de toute la population canadienne. Cela permettra d’envisager la formation aux affaires et à l’entrepreneuriat sous un angle nouveau, fondé sur les modes de connaissance et d’existence autochtones.

5. Être au rendez-vous

La population canadienne a demandé un changement, et le premier ministre Carney a présenté un plan visant à construire de manière audacieuse, stratégique et ambitieuse en catalysant les investissements et les infrastructures du secteur privé, en aidant les entreprises à exploiter l’IA et les nouvelles technologies pour être plus productives, et en proposant des solutions de formation locales et nationales pour répondre aux besoins du Canada en matière de défense.

Pour atteindre les objectifs du budget 2025 en matière de construction nationale et moyennant les investissements appropriés, les collèges et instituts sont des partenaires prêts à s’engager, comme ils l’ont toujours été.

Cette année, nous avons prouvé que l’avenir du Canada passe par les collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et d’enseignement autochtones publics répartis à travers tout le pays.

À suivre : Une nouvelle orientation stratégique

À CICan, nous sommes en constante évolution et nous mettons tout en œuvre pour assurer la pertinence et l’impact de nos actions, tant pour nos membres que pour la population canadienne et notre pays. Cette année, nous avons entrepris de redéfinir la manière dont nous rassemblons, mobilisons et promouvons nos membres afin de bâtir des collèges solides, des communautés prospères et un Canada robuste.

Il nous reste encore beaucoup à faire au cours de l’année à venir. « CICan du Futur » se veut l’association nationale qui sert au mieux ses membres et qui positionne de manière optimale le secteur et ses leaders pour mener à bien cette transformation permettant de dessiner un avenir solide et sécuritaire pour le Canada et ses communautés d’un océan à l’autre.

11 septembre 2025

Les résultats prennent vie ici

Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston.

L’effervescence est palpable en ce moment, alors que des milliers d’étudiant(e)s font leur rentrée dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Je suis bien placée pour le savoir. Je suis une fière maman qui a les mêmes papillons dans le ventre, les mêmes espoirs et les mêmes rêves pour l’avenir de son fils que les parents de Swift Current, Sherbrooke et Sault Ste. Marie.

Alors que les dirigeant(e)s des collèges retournent sur les campus pour accueillir ces étudiant(e)s, d’importantes priorités et des exigences encore plus importantes se profilent à l’horizon. 

Les député(e)s retourneront bientôt à la Chambre des communes pour élaborer un plan visant à répondre aux attentes des Canadiennes et Canadiens. Il s’agira notamment d’élargir et de renforcer les relations commerciales et d’exportation, de stimuler la construction de logements, d’investir dans la défense nationale, d’augmenter la production énergétique et d’aider les entreprises à être plus productives, entre autres priorités.

Pour y parvenir, il faudra une vision qui soit ancrée et coordonnée dans toutes les collectivités du pays.

Le réseau que nous sommes doit désormais faire valoir ses capacités.

Le gouvernement fédéral a pour ambition de bâtir l’économie la plus forte du G7. Pour ce faire, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, agile et mobile pour bâtir, d’entreprises solides et résilientes pour croître, ainsi que de solutions innovantes axées sur la réalisation de missions, adaptées au contexte local et pratiques pour relever les défis nationaux.

Le projet démarre sur les campus des collèges

  • Vos corps professoraux dispensent des formations aux jeunes Canadien(ne)s, aux personnes en milieu de carrière, aux nouveaux arrivants et aux étudiants internationaux, aux nouvelles recrues militaires et aux ancien(ne)s combattant(e)s qui se reconvertissent dans le civil. 
  • Vos installations de pointe transmettent à la prochaine génération de travailleuses et travailleurs les compétences nécessaires pour améliorer leur productivité et tirer parti des innovations technologiques afin de construire encore plus et mieux. 
  • Vos laboratoires de recherche, vos centres collégiaux de transfert de technologies et vos centres d’accès à la technologie élaborent des solutions qui aident les entreprises à réduire les risques, à s’adapter et à commercialiser de nouvelles technologies qui améliorent la vie des Canadiennes et Canadiens.

En bref, vous êtes au rendez-vous.

Chaque fois que je visite le campus d’un collège, d’un cégep, d’un institut ou d’un établissement polytechnique membre de CICan (et j’en ai visité plus de 40 dans 9 provinces depuis mes débuts il y a 18 mois), je constate à quel point nos établissements forment des talents qui répondent à nos besoins les plus pressants, génèrent de nouvelles idées qui nous mènent là où nous devons aller et font une réelle différence dans la vie de la population canadienne.

Participez à une campagne nationale coordonnée

Alors que mon équipe et moi continuons à relater vos réalisations et votre impact à Ottawa, votre expertise sur le terrain et vos liens avec la collectivité donnent vie à ce récit.

En octobre prochain, nous organiserons la première édition de la Semaine de connexion sur les campus de CICan. Cette initiative coordonnée a pour but de mettre en valeur le travail et l’impact des collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada. 

  • Comment participer ? Cet automne, invitez un(e) ministre, un(e) député(e), un sénateur ou une sénatrice sur votre campus afin qu’il ou elle puisse découvrir un laboratoire ou un espace de formation, rencontrer des étudiant(e)s, des enseignant(e)s et des responsables du campus et s’entretenir avec vos partenaires communautaires. Cela permettra ainsi de mettre en avant le travail concret accompli chaque jour par les collèges et instituts quand il s’agit de former des travailleuses et travailleurs qualifiés, de soutenir les entreprises et de contribuer à bâtir des collectivités fortes et prospères.Apprenez-en davantage.

Le Canada a des projets ambitieux

Notre pays s’est vu confronté à une crise du logement de plus en plus grave, à une démographie vieillissante, à de graves pénuries de main-d’œuvre, à une productivité à la traîne, à des exigences croissantes en matière de sécurité et à un besoin urgent de diversifier nos marchés et notre approvisionnement en énergie. Le leadership de notre secteur est plus important que jamais. De tels enjeux ne sont pas locaux ou isolés, ils ont une portée nationale et exigent des solutions coordonnées impliquant la collaboration de tous les niveaux de gouvernement et des principaux partenaires.

Dans chaque province et territoire, les collèges et instituts publics du Canada sont stratégiquement placés pour appuyer ces priorités et les grands projets requis pour y répondre.

Ma mission pour la prochaine année scolaire est la suivante : faire en sorte que davantage de parlementaires voient, entendent et comprennent que les véritables résultats prennent vie ici pour ainsi consentir les investissements nécessaires.

La formation au service d’un Canada fort et sécuritaire

Face aux défis les plus pressants du Canada, les collèges et instituts sont essentiels pour bâtir la nation. Grâce à la stratégie, aux compétences et à l’innovation, notre secteur peut contribuer à Bâtir le Canada — en appuyant les forces armées, en renforçant les capacités de recherche en défense et en développant le bassin de talents nécessaire pour réaliser les infrastructures nationales de demain.

Un Canada fort et sécuritaire est un Canada aux compétences élevées.

Lisez le mémoire prébudgétaire de CICan

14 mai 2025

C’est le moment, c’est l’instant : Des mesures audacieuses pour le Canada

En un peu plus de deux semaines depuis son élection, le premier ministre Mark Carney a déjà tracé des objectifs ambitieux, notamment en matière de construction de logements, d’amélioration de l’accessibilité à la propriété, de stimulation de la productivité et de transformation de l’économie canadienne grâce à des mesures audacieuses.

Le message de notre secteur est clair quant à ces priorités : Les collèges et instituts du Canada sont des partenaires incontournables pour la réalisation des objectifs.

Les grandes discussions

Le mois dernier, CICan a réuni plus de 130 responsables provenant des collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada aux côtés de représentants d’organismes partenaires clés. Il s’agissait du tout premier Sommet des leaders, une initiative visant à tracer la voie à suivre pour permettre à notre secteur de continuer à exceller. 

Réunissant les bonnes personnes pour poser les bonnes questions au bon moment, les conversations ont porté sur les enjeux les plus pressants, au carrefour des défis nationaux, des orientations du nouveau gouvernement et des perspectives prometteuses pour l’enseignement postsecondaire :  

  • Augmenter les inscriptions nationales de manière à former une main-d’œuvre qualifiée « fabriquée au Canada », stimuler la transformation numérique et tirer parti des outils numériques pour renforcer l’innovation et la productivité canadiennes, ainsi que promouvoir la mobilité interprovinciale des apprenants et des titres de compétences pour bâtir une économie canadienne connectée et concurrentielle. 

Quel en a été le résultat? Un esprit renouvelé d’unité et d’urgence, qui inspire des mesures audacieuses pour le Canada.

Quelques-unes des idées :   

  • Renforcer les programmes à partir de données en temps réel sur le marché du travail et de partenariats avec l’industrie. 
  • Concevoir de nouveaux modèles à l’appui des microcertifications, de l’apprentissage modulaire et de l’évaluation et reconnaissance des acquis (ÉRA). 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants non traditionnels au travers d’aides financières élargies et de parcours flexibles. 
  • Élargir des initiatives nationales telles que les Campus connectés pour les militaires afin d’augmenter les inscriptions et de mieux répondre aux besoins du Canada en matière de défense et de main-d’œuvre civile. 
  • Donner aux enseignants et au personnel les moyens de porter l’innovation numérique grâce à une formation dispensée par leurs pairs. 
  • Équilibrer l’enseignement numérique et l’apprentissage pratique pour répondre aux besoins diversifiés des apprenantes et apprenants. 
  • Tirer parti d’outils sectoriels tels que Campus numérique Canada et la Coalition canadienne pour un apprentissage abordable afin de favoriser l’accès, l’efficacité et l’innovation. 
  • Permettre aux apprenantes et apprenants de trouver plus facilement des programmes et des carrières grâce à des outils numériques et à des données sur le marché du travail. 
  • Plaider en faveur d’une coordination nationale en matière de reconnaissance des diplômes et des compétences. 
  • Mettre à l’essai des modèles innovants tels que Authentic Competency Evaluation (ACE), un projet mené par Atlantic Colleges Atlantique (ACA) qui évalue les compétences réelles et non pas uniquement le temps passé en classe. 
  • Former des coalitions régionales et nationales pour donner une impulsion politique, échanger les meilleures pratiques et accélérer le changement. 
  • Donner la priorité à des solutions inclusives qui fonctionnent pour les apprenantes et apprenants non traditionnels, marginalisés et mobiles. 

La route à suivre

Il s’agit ici d’un nouveau chapitre pour le Canada et notre secteur. Les Canadiennes et Canadiens ont besoin de changement, de garanties et de confiance à l’égard des établissements publics après ce qui a été qualifié de scrutin le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et notre secteur occupe une place prépondérante dans ce contexte national.

Les collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada jouent un rôle de premier ordre pour pouvoir construire et fabriquer au pays. Nous ouvrons la voie à de belles carrières dans les métiers spécialisés et assurons une croissance exponentielle des talents et de la mobilité de la main-d’œuvre qualifiée nécessaire aux secteurs d’importance nationale cruciale. Nous sommes des partenaires essentiels pour stimuler la productivité des PME canadiennes grâce à l’adoption de l’IA, à la recherche appliquée et à l’innovation à grande échelle, ainsi que pour renforcer la sécurité nationale et la capacité de défense du Canada par des partenariats de formation.

Investir dans la capacité et l’expertise de nos établissements est non seulement une bonne politique, mais aussi une nécessité pour l’avenir du Canada. Que ce soit pour construire et fabriquer des biens chez nous, développer une main-d’œuvre et une économie plus compétitives et plus productives, ou renforcer le commerce mondial, notre secteur est au cœur de toutes ces initiatives.

01 avril 2025

Ajuster les solutions, bâtir la main-d’œuvre

Qu’ai-je en tête? avec Pari Johnston.

L’économie canadienne est éprouvée. L’instabilité mondiale, les tarifs douaniers cumulatifs, les turbulences dans les chaînes d’approvisionnement et une population vieillissante s’ajoutent aux pénuries de main-d’œuvre pour provoquer l’incertitude dans nos entreprises et chez les travailleuses et travailleurs. L’économie doit réorienter son axe et se rebâtir. Je soulignais récemment l’importance d’un secteur unifié en ces moments difficiles.  

Notre force face à une telle situation réside dans un effort collectif et unifié. Les programmes nationaux de renforcement des compétences de CICan agissent en ce sens.  

Ces programmes nous unissent, rassemblant 135 établissements publics (collèges, instituts, cégeps et polytechniques) à travers le pays pour cocréer des solutions qui répondent aux problèmes nationaux et font progresser les communautés. 

Notre réseau. Notre force. 

Ces programmes ne fonctionneraient pas sans nos membres qui, ancrés dans leurs communautés et à l’écoute des employeurs, transmettent leur savoir-faire, élaborent des solutions et développent outils et ressources pédagogiques dont ils amplifient la portée en les partageant dans tout notre réseau. D’autres établissements peuvent alors les adapter aux besoins locaux. 

Cet effort collectif alimente les formations pratiques, les nouveaux partenariats et la préparation aux emplois en forte demande.  

Ensemble, nous arrivons à : 

Ce n’est pas tout. En élaborant des formations en fonction des données du marché, en aidant les nouveaux arrivants à trouver du travail et en écologisant la formation dans les métiers, nos programmes soutiennent une économie souple et robuste.  

Avantages pour la population

Ces programmes dépassent les limites des campus. Ils fournissent à la main-d’œuvre canadienne des emplois intéressants et munissent les petites entreprises des régions rurales, éloignées, nordiques ou urbaines de talents prometteurs. Ils aident les secteurs à s’adapter, à croître et à améliorer leur compétitivité. 

Bref, nous rendons le Canada plus résilient. 

En formant et en perfectionnant la main-d’œuvre, nous contribuons à la croissance des entreprises. En répondant aux besoins émergents et immédiats du marché, nous aidons les communautés à se développer. En travaillant ensemble, nous plaçons le Canada en position de force pour l’avenir.  

Vous embarquez ? 

Nos membres peuvent s’impliquer en profitant de nos ressources, comme notre collection gratuite de plus de 200 simulations virtuelles en soins de santé, développées par des établissements canadiens, ou en offrant nos nouvelles microcertifications, cocréées par 12 membres et 28 entreprises partenaires pour renforcer les secteurs en expansion dans vos communautés.  

Abonnez-vous à notre bulletin Perspectives pour connaître de nouvelles façons de vous impliquer en profitant de nos programmes.   

Le Canada a besoin du savoir-faire de nos établissements. Nos programmes nationaux démontrent ce qu’il est possible de réaliser quand nous travaillons ensemble.  

12 février 2025

Les collèges et instituts au service de la prospérité et de la résilience du Canada

Le Canada traverse une période houleuse. La menace d’imposition de droits de douane généralisés par les États-Unis met en péril nos emplois, nos produits et nos portefeuilles. Cette semaine, ce sont nos secteurs de l’acier et de l’aluminium qui ont été touchés. Si ces droits de douane s’étendent à des secteurs comme la fabrication de pointe, la construction automobile, l’alimentation, l’agriculture et la foresterie, les conséquences seront considérables et perturberont les chaînes d’approvisionnement et les services essentiels. Les prix augmenteront, des emplois seront supprimés, et les familles auront moins d’options et vivront plus d’incertitude.

Le Canada doit prendre son avenir en main, maintenant. Il doit investir dans les entreprises canadiennes, la main-d’œuvre canadienne et les solutions canadiennes. Or, les collèges et instituts publics sont au cœur de cet effort. Ils aident les Canadiens et Canadiennes à décrocher des emplois bien rémunérés, favorisent la croissance et la diversification de nos entreprises et encouragent le genre d’innovation qui renforce les secteurs d’activités et l’économie du Canada. Et, dans les périodes difficiles, ils ont toujours été à la hauteur, en aidant les entreprises de leurs milieux à s’adapter et en formant la main-d’œuvre nécessaire à notre prospérité économique.

Le portrait actuel n’a pas changé. Les collèges et instituts sont unis, prêts à servir le Canada.

Stimuler les retombées locales, promouvoir la transformation nationale

Plus de 95 % de la population canadienne vit à moins de 50 km de l’un des quelque 700 collèges ou instituts du pays. Ces établissements sont donc toujours à portée de main, offrant aux travailleurs et travailleuses, aux entreprises et aux familles la formation et le soutien dont ils ont besoin, chez eux.

Profondément liés à leurs communautés, les collèges évoluent rapidement. Ils collaborent avec les entreprises locales, les municipalités et les organisations communautaires pour répondre aux besoins immédiats de leur population, qu’il s’agisse de logement, de soutien aux soins, de diversification des exportations et des sources d’énergie, ou d’aider les entreprises locales à adopter de nouvelles technologies ou de nouveaux produits et processus. De plus, grâce au pouvoir de rassemblement de CICan et à ses programmes de leadership comme le Forum sur l’avenir, les collèges et instituts de tout le pays peuvent coordonner leurs efforts et amplifier leur capacité de relever les défis locaux et nationaux.

Préparer la main-d’œuvre à l’économie de demain

Pour que le Canada renforce son économie de l’intérieur, nous avons besoin d’une main-d’œuvre adaptable, qualifiée et capable de construire, de fabriquer et d’innover ici même. Par l’entremise d’un large éventail de programmes axés sur la demande – p. ex. électricité, techniques diverses, génie, soutien aux entrepreneurs –, les collèges et instituts fournissent des compétences essentielles. En fait, grâce à plus de 10 000 programmes offerts dans divers secteurs au sein du réseau de CICan, 6,45 millions de personnes sur la population active actuelle sont diplômées de collèges et d’instituts.

Les collèges et instituts s’adaptent rapidement au gré des changements économiques. Avec des partenaires, ils cernent les besoins et proposent des programmes de recyclage et de perfectionnement, de façon que personne ne soit laissé pour compte. Ils proposent également des options flexibles – cours en ligne, programmes à court terme, études à temps partiel – qui permettent l’acquisition de nouvelles compétences sans devoir mettre sa vie sur pause ou renoncer à son salaire. Le Canada a absolument besoin de ce type de formation accessible et adaptable pour assurer son autosuffisance et sa résilience économique.

Accélérer l’innovation locale

Les entreprises canadiennes – en particulier les PME – comptent sur les collèges et instituts en matière d’innovation et d’expertise. Comptant près de 700 laboratoires de recherche au pays, les collèges aident les entreprises du Canada à concevoir des produits qui seront fabriqués ici, à accroître leur efficacité et à s’adapter rapidement aux besoins changeants du marché, ce qui leur permet de rester concurrentielles.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. En une seule année, la recherche collégiale a mené à la création de 6436 processus, produits, prototypes et services, 80 % d’entre eux ayant été développés en moins d’un an. Il en résulte des solutions rapides et efficaces qui renforcent nos entreprises, créent des emplois de qualité et améliorent la vie des Canadiens et des Canadiennes.

Et comme 98 % des partenaires de recherche du secteur privé sont basés au Canada, la propriété intellectuelle reste là où elle doit être, c’est-à-dire chez nous. Mieux encore, les entreprises – et non les collèges – conservent leur propriété intellectuelle et les avantages qui y sont associés, tout en favorisant la création de richesses nationales et la croissance économique.

Tirer parti des partenariats internationaux

Les collèges et instituts ont conclu des partenariats dans plus de 50 pays, tirant parti de la réputation d’excellence du Canada en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels, et de son leadership en matière de formation aux compétences essentielles à l’échelle internationale.

Ces partenariats aident les entreprises canadiennes à innover, à s’adapter et à croître dans de nouveaux marchés, tout en procurant aux travailleurs et travailleuses des compétences mondiales très recherchées qui rehaussent l’avantage concurrentiel du Canada sur la scène internationale.

En s’appuyant sur nos 135 collèges et instituts publics, le Canada peut sortir plus fort et plus résilient de cette période difficile, car sa main-d’œuvre et son économie seront fin prêtes malgré l’incertitude et les changements.

Au Canada, les collèges et instituts sont au service du pays.

21 janvier 2025

Un leadership porteur d’avenir au service d’un Canada en pleine mutation

Le secteur public de l’enseignement postsecondaire au Canada se trouve à une croisée des chemins cruciale où se mêlent défis importants et perspectives prometteuses. La rapidité des changements politiques, l’évolution de la demande de main-d’œuvre, les avancées technologiques et l’incertitude liée à l’approche des élections fédérales ont façonné un contexte difficile qui réclame un leadership audacieux, innovant et tourné vers l’avenir. 

Nous vivons une période déterminante, non seulement pour l’avenir de notre réseau d’enseignement postsecondaire, mais aussi pour le Canada lui-même.

Les collèges et instituts publics jouent un rôle crucial face aux plus grands défis du Canada, depuis le logement et les soins de santé jusqu’au développement durable et à la productivité de la main-d’œuvre. Ils forment le personnel chargé de la construction, des soins, de l’innovation et des premiers secours qui composent l’épine dorsale de nos collectivités et de notre économie. Leur réussite est celle du Canada.

Nous vous présentons le Forum sur l’avenir

Pour aider les collèges et instituts à relever les défis du secteur et à répondre aux besoins changeants du Canada, c’est avec fierté que CICan annonce la tenue du Forum sur l’avenir. Ce nouveau concept dynamique accorde une place prépondérante au leadership transformateur. Il expose les décideurs à des idées fortes, à des analyses de pointe et à des possibilités de collaboration afin de traduire des idées audacieuses en actions concrètes.

Ce sont des événements tels que le Sommet bisannuel des Leaders et le Cercle mensuel des présidences et directions générales qui permettent au Forum sur l’avenir de veiller à ce que les collèges et instituts restent agiles, réactifs et prêts à mener le Canada vers un avenir prospère.

Ensemble, notre réseau de dirigeantes et dirigeants et leurs établissements tournés vers l’avenir dessinent la voie à suivre et suscitent des changements durables et positifs pour l’ensemble de la population canadienne.

04 décembre 2024

De l’importance des collèges et des instituts

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston. 

Cela fait un an cette semaine que je suis arrivée à CICan. Depuis, la situation de notre secteur a été chamboulée à plus d’un titre. Mais ce que j’ai retenu de mes douze premiers mois de travail est que, plus que jamais, le travail que nous accomplissons est important. Très important. 

Depuis le début de mon mandat, j’ai eu l’occasion de rendre visite à plus de 40 membres de CICan répartis dans neuf provinces : Vancouver Community College, Lakeland College à Lloydminster, Suncrest College à Yorkton, Assiniboine College à Brandon, Fanshawe College à London, Collège Ahuntsic à Montréal, Collège Communautaire du Nouveau-Brunswick à Moncton et Holland College à Charlottetown, pour n’en citer que quelques-uns.

Au cours de mes visites, j’ai visité des installations de formation et de recherche de pointe dans les domaines de l’aviation, de la biofabrication et de l’agriculture. Je me suis essayée (non sans mal) à des simulations virtuelles pour réparer un pneu sur un véhicule électrique et poser une aiguille pour des soins dentaires. J’ai conduit un camion de pompiers et filmé une scène dans un studio d’animation. J’ai dîné dans des bistrots gérés par des étudiantes et des étudiants. J’ai rencontré des membres du personnel, des professeurs et des étudiants enthousiastes venus du monde entier. J’ai été émerveillée par les bijoux, les articles de mode et les céramiques haut de gamme fabriqués par des diplômés talentueux, ainsi que par les prototypes créés pour les entreprises locales pour les aider à résoudre leurs problèmes commerciaux et développer leurs activités. En bref, j’ai découvert de visu à quel point les 134 membres de CICan sont des bâtisseurs de collectivités, et donc de nation.

Si vous relisez mes publications sur LinkedIn à la suite de mes visites, vous remarquerez une constante : audace, esprit pionnier, passion, dynamisme et réactivité sans pareils.

En dépit du contexte difficile de l’année écoulée, je suis frappée par la vitalité de vos campus, par l’enracinement profond de vos établissements dans vos collectivités et par le fait que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, d’où qu’ils et elles viennent, se fient aux collèges et instituts publics pour ouvrir de nouvelles perspectives.

Les collèges et instituts forment celles et ceux qui bâtissent, cultivent, fabriquent, soignent, assurent les premières interventions, innovent et créent des emplois dont dépend la population canadienne. Nos actions nous permettent d’avoir une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à nos besoins en logement et en soins de santé, ainsi que de veiller à ce que les travailleuses et travailleurs reçoivent les outils nécessaires pour prospérer dans les industries vertes et numériques. Sans oublier que tout cela rend les petites entreprises canadiennes plus innovantes, efficaces et productives.

Mais plus encore, vos établissements bâtissent des collectivités. Et en bâtissant des collectivités, nous bâtissons un pays.

Mes déplacements au cours de l’année écoulée m’ont effectivement permis de constater que presque toute la population du Canada vit à moins de 50 km du campus d’un membre de CICan. Notre capacité en tant que secteur à atteindre les Canadiennes et Canadiens (que ce soit dans les zones rurales, isolées, nordiques et urbaines) est inégalée et constitue un véritable atout pour notre pays.

Nous sommes confrontés à des défis tant dans notre secteur que dans notre pays.

La population canadienne peut s’attendre à de nombreux changements dans les mois à venir. Au niveau mondial, les vents géopolitiques tournent et les chaînes d’approvisionnement mondiales sont redéfinies. Sans compter que des technologies telles que l’IA accélèrent le rythme du changement et transposent les lieux où se font les affaires, le tout couplé à une population vieillissante.

Au pays et dans la perspective des prochaines élections fédérales, il est clair que les collèges et instituts non seulement peuvent, mais aussi se doivent de concentrer leurs efforts sur les besoins les plus pressants du Canada : le logement, les soins de santé, la mise au point de ressources innovantes, la sécurité alimentaire, une forte capacité de production nationale et des entreprises locales prospères afin de stimuler la compétitivité et la productivité à long terme. 

Face à l’avenir, CICan est prête à évoluer.

Les aspirations, les besoins et les défis que vous avez exprimés lors de mes visites sont autant de vecteurs pour l’évolution des orientations stratégiques de CICan.

Nous entamerons nos travaux en 2025 pour continuer à définir avec nos membres, notre Conseil d’administration, le personnel de CICan et nos partenaires la «CICan de l’avenir». Une vision marquée par une concentration accrue sur le développement du leadership, ainsi que la mobilisation et le soutien des responsables des collèges dans le cadre de la transformation des établissements et des systèmes. Ceci afin de continuer à répondre aux besoins de la population canadienne et de relever les défis les plus importants du pays.

Plus que jamais, le leadership est important. 

Notre réseau forme près de 800 000 apprenantes et apprenants dans des collectivités urbaines, rurales, éloignées et nordiques en proposant plus de 10 000 programmes dans tous les secteurs. Nous menons également plus de 8 000 projets de recherche appliquée par an et apportons chaque année plus de 190 milliards de dollars à l’économie canadienne.

Nous sommes agiles, réactifs et résilients, et nous engrangeons des résultats pour les Canadiennes et Canadiens.

Mais il reste un travail collectif à accomplir pour rafraîchir et renouveler le discours sur la valeur publique de nos actions.  Nous devons continuer sur notre lancée de ces derniers mois et encore plus mobiliser nos partenaires sur le terrain. Nous pourrons ainsi former des coalitions solides et mettre en place un réseau public d’enseignement postsecondaire fort, en collaboration avec l’industrie, les collectivités, les universités, les maires et les syndicats. 

Nous aurons besoin de votre appui permanent pour que les décideurs prennent conscience des possibilités offertes par les collèges et les instituts en tant que chefs de file face aux plus grands défis qui se posent non seulement au Canada, mais aussi à ses collectivités.

Le moment est venu pour nous. Nous sommes les partenaires indispensables au Canada.

12 novembre 2024

Agissons et créons un climat propice à l’action

Retour sur le Colloque national sur l’éducation autochtone de 2024

« Ne vous contentez pas d’en parler. Agissez. » Ces mots percutants ont été prononcés par un étudiant autochtone lors du Colloque national sur l’éducation autochtone de cette année. Ils illustrent parfaitement l’esprit de ce rassemblement qui aura duré deux jours et demi.

Du 27 au 29 octobre en territoire mi’kmaq à Halifax (Nouvelle-Écosse), quelque 330 chefs de file, éducateurs et représentants autochtones se sont réunis à l’occasion du Colloque national sur l’éducation autochtone. Les participantes et participants se sont penchés sur la question de l’intégration des perspectives autochtones dans les solutions visant à relever les défis les plus pressants du Canada.

On ne saurait trop insister sur l’énergie dégagée par l’événement. Les participantes et participants ont fait preuve d’enthousiasme en analysant, en discutant et en explorant des approches pragmatiques centrées sur les Autochtones. Le but étant de susciter un réel changement, notamment en comblant les lacunes en matière de compétences, en s’engageant de manière significative auprès des apprenantes et apprenants et des collectivités autochtones, tout en exploitant les connaissances autochtones pour stimuler l’innovation.

Comme l’a fait remarquer Tabatha Bull, présidente-directrice générale du Conseil canadien pour l’entreprise autochtone, « l’éducation est un puissant outil favorisant l’autonomisation et l’autodétermination. Elle procure non seulement des connaissances, mais aussi des liens qui peuvent contribuer à la revitalisation de nos collectivités. »

Nous avons été informés à la source de l’importance des liens avec la terre, des relations communautaires, de la revitalisation des langues et de l’intégration des perspectives autochtones dans le processus décisionnel des établissements au sein du réseau canadien des collèges et instituts publics. La trentaine de programmes, projets et partenariats mis en avant lors du Colloque ont tous témoigné du rôle essentiel joué par les peuples et collectivités autochtones en tant que partenaires. Que cela soit dans le domaine de l’éducation ou dans celui de la recherche de solutions, mais aussi comme acteurs du changement et moteurs de l’économie du Canada.

Par exemple, le Collaborative Online Indigenous Intercultural Learning Pathway du North Island College réimagine l’apprentissage en ligne dans une optique autochtone. Il met l’accent sur les liens avec la terre et la collectivité, ainsi que sur les cinq piliers de l’éducation autochtone (respect, pertinence, réciprocité, responsabilité et relations).

En Saskatchewan, le projet pawâcikêwikamik: The Innovation Collective se fait en partenariat avec le Saskatchewan Indian Institute of Technology. Il permet aux entrepreneurs autochtones de bénéficier d’un mentorat, d’un espace « MakerLodge » et de microsubventions non remboursables pour concrétiser leurs idées, créant ainsi de nouvelles pistes de croissance pour les collectivités.

La santé mentale étudiante a également fait l’objet d’une attention particulière. Nous avons appris comment la première Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire aide des établissements comme l’Assiniboine College et le George Brown College à avoir un impact durable. Cela est tout particulièrement vrai pour les étudiantes et étudiants autochtones, ces établissements s’efforçant en effet de répondre aux appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation.

Au Mohawk College, le Centre for Indigenous Relations, Knowledge, & Learning et les Services aux étudiant(e)s autochtones ont démontré le pouvoir de la collaboration relationnelle et du leadership autochtone.  Leur guide Tetewatatyenawa:se Approach to Indigenous Engagement donne aux différents services du collège les moyens de dialoguer de manière constructive avec les peuples, les collectivités et les organisations autochtones, en intégrant les modes de connaissances et d’action autochtones dans les politiques, les procédures et les pratiques éducatives. La Red Deer Polytechnic a renforcé cette vision en illustrant la manière dont son Reconcili-Action Plan, qui intègre les perspectives autochtones dans la planification stratégique, peut stimuler les partenariats susceptibles d’améliorer la situation de toutes et tous les étudiants.

Le Centre Nidetin du Collège Ahuntsic (« J’écoute » en anishnaabemowin) stimule les efforts de décolonisation par la revitalisation de la langue innue, la formation en soins de santé culturellement sécuritaires, les pratiques en sciences humaines axées sur la terre et l’autochtonisation des cours de philosophie. Le Centre soutient également la préservation des connaissances des Anciennes et Anciens en plus de décoloniser les pratiques de stage au Nunavik en établissant un lien entre les établissements non autochtones et les perspectives autochtones.

Des progrès immenses ont certes été accomplis. Il reste néanmoins évident que les peuples autochtones sont confrontés à des défis complexes pour assurer leur autodétermination, une représentation équitable et un accès égalitaire à l’éducation. S’il est bien un message qui a été transmis haut et fort à la communauté collégiale, c’est celui-ci : la réconciliation n’est pas seulement une question d’équité, de diversité et d’inclusion, elle est indissociable de notre identité canadienne. Il en faut plus que des mots, cela exige une action stratégique distincte, sincère et adaptée aux besoins uniques des communautés autochtones.

Renouveler le Protocole sur l’éducation des Autochtones 

Pour CICan, le Colloque a été une occasion cruciale de faire progresser les initiatives de notre Feuille de route pour 2026 dans des domaines à fort impact, dont notre engagement renouvelé en faveur de la réconciliACTION. Nous nous sommes penchés sur notre vision commune pour promouvoir et préserver la culture, les connaissances et l’histoire autochtones dans le cadre de l’enseignement postsecondaire. Des discussions importantes ont notamment été entamées en vue de réviser et de mettre à jour le Protocole sur l’éducation des Autochtones de CICan, qui célèbre cette année son dixième anniversaire. Ce sont 73 membres de CICan qui ont signé le Protocole, et beaucoup de choses ont changé dans le contexte canadien et postsecondaire depuis son lancement il y a 10 ans.

Qu’avons-nous pu entendre ?

Tandis que les principes du protocole sont solides et pertinents, il reste des défis à relever pour les rendre opérationnels au sein des établissements. Un appel clair a été lancé en faveur d’une collaboration plus efficace avec les établissements postsecondaires autochtones plus modestes, dans le respect de leur souveraineté culturelle et des principes de PCAP® (propriété, contrôle, accès et possession) des Premières Nations. Mais ce qui est peut-être le plus important, c’est que le Protocole doit être considéré comme une responsabilité partagée par tous les services. Ses principes doivent être reconnus comme un impératif stratégique, pleinement intégré dans les établissements membres de CICan afin de susciter un changement authentique et durable.

Regarder vers l’avenir

Dans les mois à venir, CICan travaillera en étroite collaboration avec ses membres, son Comité consultatif national autochtone et ses partenaires autochtones afin de mettre à jour le Protocole et de mobiliser un plus grand nombre de membres. Nous veillerons à ce qu’il promeuve la réconciliation à tous les niveaux de l’établissement et à ce qu’il aborde les défis et les lacunes persistants. Nous demeurons résolus à affirmer que la réconciliation dans le secteur postsecondaire du Canada se doit d’être un engagement concret et vivant, considéré comme un outil puissant pour relever les défis du Canada en plaçant les perspectives autochtones au premier plan.

28 octobre 2024

Nos campus amorcent le virage vers les cibles climatiques canadiennes

Les problèmes majeurs au Canada exigent des solutions créatives. Les collèges et instituts, innovateurs de premier rang, peuvent et doivent devenir des partenaires clés de l’écosystème. Par la formation professionnelle axée sur les besoins en main-d’œuvre, la recherche appliquée au service d’un objectif précis et le leadership communautaire, ils procurent des solutions pratiques aux questions locales, régionales et nationales. 

CICan porte la voix de ses membres et veille à les mobiliser de façon à amplifier l’effet collectif. L’urgence climatique croissante nécessite cet effort unifié.

Nous œuvrons dans cinq domaines majeurs, dont l’action climatique. En outillant nos membres, nous leur permettons de réaliser leur plein potentiel comme meneurs de solutions visionnaires pour la lutte aux changements climatiques.

Un exemple concret? L’an dernier, l’initiative ImpAct-Climat a transformé dix établissements en laboratoires vivants pour le développement durable.

Laboratoires vivants – Apprentissage, sensibilisation et action

Le projet Laboratoires vivants intègre la recherche appliquée, l’enseignement, les opérations et le développement des collectivités, généralement dans une perspective autochtone, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et permettre au personnel et à la population étudiante d’agir concrètement pour le climat.

De la collaboration communautaire aux changements opérationnels de haut niveau, le projet utilise la sensibilisation comme moyen d’atteindre les objectifs climatiques : la communauté étudiante et enseignante, le personnel et les membres de la collectivité sont à même de constater directement le lien entre nos gestes quotidiens et leur répercussion à grande échelle.

Un tout nouveau rapport présente 10 de ces projets novateurs et illustre leur portée et les leçons tirées pour servir de guide aux membres désireux d’appliquer le modèle sur leurs campus. 

Rapport sur les Laboratoires vivants 

Inspirez-vous des réussites, des pratiques exemplaires et des stratégies aptes à promouvoir le développement durable dans votre établissement. 

Lisez le rapport.

Ce n’est qu’un début

De tels projets démontrent l’incidence réelle que peuvent avoir nos établissements dans presque toutes les collectivités canadiennes. Mais on ne peut pas s’arrêter là.

Nous nous engageons à faire progresser l’action climatique dans le secteur collégial en encourageant les partenariats et les initiatives destinées à réduire l’empreinte carbone de nos membres.

L’effort comprend la défense d’un financement fédéral accru des initiatives carboneutres sur les campus, l’investissement dans des infrastructures écologiques, le financement de la recherche, l’échange de connaissances, le renforcement des capacités et l’élaboration de programmes de formation écoresponsable visant à outiller la main-d’œuvre canadienne pour faire face à l’avenir. 

Outils et ressources du programme ImpAct-Climat 

Découvrez des outils, formations et occasions de collaboration pour le personnel et le corps enseignant des collèges et instituts canadiens, ainsi que des événements, pistes de réflexion, cas de réussites et bien plus, tout cela sur notre site Web.

Plan d’action

Plus que des lieux d’apprentissage, les instituts et collèges canadiens sont des pivots d’innovation et de solutions au service de l’avenir. En agissant localement pour servir les objectifs nationaux, nos établissements accélèrent la transition vers la carboneutralité.

Bref, l’atteinte des cibles climatiques canadiennes passe par nos campus.