12 décembre 2022

À toute épreuve, dès maintenant (ODD-4)

Écartez-vous, Oxford Dictionary. Pour nous, l’expression à la mode de cette année est «à toute épreuve». Être à toute épreuve implique d’être prêt pour la réussite, indépendamment des changements et de l’évolution du monde extérieur.

Les collèges et instituts rendent le Canada à toute épreuve, car ils offrent un accès à une éducation de qualité qui devance les besoins des économies locales. Nous estimons qu’il s’agit ici d’un bien public fondamental. Et cette année fut riche en activités de soutien à nos membres dans ce contexte. Notre travail permet aux collèges et aux instituts de collaborer pour qu’apprenantes et apprenants, systèmes et collectivités soient parés à toute épreuve.

Des éléments tels que la formation axée sur les compétences, l’équité et l’accessibilité, les liens communautaires, les solutions d’affaires et le changement positif sont autant de facteurs qui permettent d’être à toute épreuve. Et si l’on jette un regard rétrospectif sur l’année, nous avons beaucoup à célébrer :

  1. Un nouveau programme qui aide les petites et moyennes entreprises des secteurs de la construction et de la fabrication à embaucher des apprenties et apprentis de première année, en mettant l’accent sur les groupes visés par l’équité. (ODD-8 et ODD-10)
  2. Une nouvelle collection de simulations virtuelles conçue pour offrir aux étudiantes et étudiants en soins infirmiers, en sciences de laboratoire médical et en soins paramédicaux des expériences d’apprentissage pratiques et novatrices. (ODD-3 ET ODD-4)
  3. Une nouvelle initiative nationale de deux ans qui non seulement aidera les nouveaux arrivants à acquérir les compétences générales propres aux milieux de travail canadiens afin d’améliorer leur profil d’emploi, mais aussi les employeurs canadiens en leur donnant accès à un bassin de main-d’œuvre talentueuse possédant des compétences interculturelles et mondiales. (ODD-8 et ODD-10)
  4. Un nouvel outil pour les enseignants, travailleurs et employeurs du secteur des soins de santé de longue durée qui aidera à réduire les pénuries de main-d’œuvre, mieux comprendre les attentes professionnelles et améliorer la coordination des services et des soins à la clientèle(ODD-3 ET ODD-8)
  5. Un nouveau programme de développement qui créera des emplois et favorisera la croissance économique, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en préservant la santé des océans et des systèmes aquatiques pour les prochaines générations de Kenyanes et Kenyans. (ODD-4 et ODD-10)
  6. Un nouveau programme de bourses qui assurera à ses bénéficiaires (provenant de 26 pays en développement, et majoritairement des femmes dans des pays francophones) un accès inclusif et équitable à des possibilités d’études et de formation de grande qualité. (ODD-5 ET ODD-4)
  7. Une nouvelle et audacieuse direction pour l’éducation et le développement internationaux qui rendra le réseau canadien des collèges et instituts à toute épreuve, grâce à son internationalisation et à son implication planétaire. (ODD-4 ET ODD-5)
  8. Nous avons également célébré un anniversaire marquant : 50 ans comme association nationale ! Notre travail et notre secteur continuent de se développer. Si vous ne l’avez pas encore fait, explorez nos réflexions d’anniversaire sur l’impact historique du secteur et sur ce qui est à venir pour les 50 prochaines années. Il y en aura plus à venir alors que nous développons notre héritage dans la nouvelle année.

Mais il reste du pain sur la planche. Face à une inflation galopante, des pénuries de main-d’œuvre, des transformations économiques majeures et une crise climatique, il nous faut adopter un programme efficace pour rebâtir la main-d’œuvre canadienne, remédier aux inégalités et assurer la transition vers la carboneutralité.

Nous avons formulé des recommandations à l’intention du gouvernement fédéral concernant la recherche appliquée, le perfectionnement de la main-d’œuvre, les infrastructures des campus, la carboneutralité, la réconciliation ainsi que la construction d’un avenir mondial commun. Pour que notre pays soit à toute épreuve, il faut optimiser l’impact du plus grand réseau postsecondaire du Canada.

23 novembre 2022

Le Canada doit multiplier les expériences à l’étranger pour ses étudiantes et étudiants

(Un article d’opinion de Expérience compétences mondiales (ECM) initialement publié dans le Ottawa Citizen le 14 novembre, 2022)

Par David Johnston, L’ancien gouverneur général du Canada et président de la Fondation Rideau Hall

Le Canada a une excellente occasion d’accroître les compétences, les habiletés, la résilience, la curiosité et l’empathie de sa prochaine génération : en encourageant ses jeunes à devenir des citoyens du monde par les études et le travail à l’étranger.

Si la pandémie de COVID-19 nous a appris quelque chose, c’est bien l’importance des relations. Elle nous a aussi a rappelé que pour régler des problèmes mondiaux, il faut des solutions mondiales.

Nous ne devons pas travailler en vase clos, mais plutôt nous consacrer entièrement à la diplomatie du savoir, en collaborant dans la lutte aux problèmes mondiaux comme la pauvreté, les changements climatiques et, bien sûr, la santé mondiale.

Pour paraphraser Thomas Jefferson, celui qui allume sa chandelle à la mienne se donne de la lumière sans me plonger dans l’obscurité. Dans la même veine, lorsque nous favorisons la diplomatie du savoir, tout le monde en profite.

En réalité, les étudiants qui travaillent ou étudient à l’étranger rapportent des compétences et des connaissances qui renforcent les intérêts locaux, provinciaux et nationaux.

Cette notion n’est pas nouvelle; en 1987, l’Europe a institutionnalisé ce partage de connaissances en créant le programme Erasmus, destiné à promouvoir l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport.

Cette année marque le 35e anniversaire de ce qui est maintenant le meilleur programme de mobilité étudiante au monde. Comptant 3200 participants au départ, Erasmus rejoint maintenant plus de 300 000 étudiants par année. Le programme a évolué et répond maintenant aux besoins d’une population diversifiée en proposant une expérience plus inclusive, plus numérique et plus écologique pour tous.

Au cours de ces 35 années, le Canada est devenu un leader mondial de l’accueil d’étudiants étrangers; seuls les États-Unis et le Royaume-Uni en attirent davantage. Leur présence enrichit nos salles de classe et nos communautés, stimule notre économie et nous permet de tisser des liens avec des pays du monde entier.

Nous avons toutefois pris du retard quant à l’offre et au financement d’occasions d’apprentissage international pour nos propres citoyens. Avant la pandémie, à peine 11 % des étudiants de premier cycle universitaire et 3 % des étudiants de niveau collégial avaient participé à une expérience internationale au cours de leurs études.

En 2019, dans le cadre de sa stratégie quinquennale d’éducation internationale, le gouvernement canadien a posé un geste fort pour remédier à la situation en lançant sa plus grande initiative de mobilité vers l’étranger : Expérience compétences mondiales (ECM).

Financé par Emploi et Développement social Canada, le programme ECM offrira à plus de 16 000 étudiants canadiens de niveau postsecondaire la possibilité d’étudier ou de travailler à l’étranger d’ici 2025. Dans les quelques mois qui ont suivi la reprise des voyages internationaux, le programme a déjà permis à plus de 1400 étudiants canadiens de vivre une expérience à l’étranger, ce qui équivaut tout à fait aux résultats d’Erasmus à sa première année.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement du Canada investit dans des expériences internationales pour ses jeunes.

Le programme Bourses de la reine Elizabeth (BRE), créé en 2012 à l’occasion du 60e anniversaire d’accession au trône de Sa Majesté, améliore l’échange mondial de talents entre le Canada et d’autres pays. À ce jour, le programme BRE a attribué plus de 2200 bourses au Canada et ailleurs dans le monde. Le gouvernement du Canada a récemment fait un don de 20 millions de dollars à une nouvelle campagne commémorative visant à assurer la permanence du programme.

Expérience compétences mondiales, par contre, est actuellement un programme pilote; son financement n’est donc pas garanti au-delà de 2025.

Il serait bien dommage qu’il ne soit pas renouvelé.

Grâce à des programmes comme ECM et BRE, des milliers de jeunes « ambassadeurs » canadiens acquièrent des compétences qui leur serviront toute leur vie : curiosité, confiance en soi et autonomie.

Ils deviendront capables d’un niveau élevé d’empathie, ce qui les rendra moins prompts à porter des jugements et plus sujets à favoriser les valeurs communes plutôt que les divisions culturelles.

Ils seront plus susceptibles de toucher de bons salaires, de mieux résister aux aléas de l’économie mondiale et de promouvoir le respect de la diversité et de la dignité humaines.

Nous avons appris qu’investir dans les individus, l’intelligence et la réflexion pour faire progresser le savoir était aussi un moyen d’améliorer la condition humaine. En encourageant les citoyens à développer leurs talents tout en élargissant leur compréhension, nous bâtissons un monde meilleur, moins conflictuel et caractérisé par une appréciation mutuelle plus respectueuse.

Les programmes d’échange de connaissances contribuent également à uniformiser les règles du jeu, en rendant les voyages et leurs avantages plus accessibles aux étudiants autochtones, en situation de handicap ou issus de groupes défavorisés qui, bien souvent, n’ont pas la chance de participer à des activités internationales. C’est là un élément central du programme ECM.

De façon plus large, ce programme étend l’« expérience » canadienne en matière de diversité à l’échelle mondiale.

Antoine de Saint Exupéry a écrit : « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente. »

Il faut, pour atteindre l’excellence, faire en sorte que le plus de gens possible de tous horizons y aient accès; ce sont eux qui élèveront continuellement nos aspirations et nos attentes.

Le Canada peut exceller, et les étudiants canadiens peuvent être concurrentiels à l’échelle mondiale, mais nous devons pour cela offrir à nos étudiants l’accès à une éducation digne du XXIe siècle. Ils le méritent, et notre pays en a besoin.

25 juillet 2022

L’éducation est la clé d’un impact à long terme.

Les pays du monde entier voient dans le système éducatif canadien un modèle de bonne pratique, en ce sens qu’il adapte la formation aux réalités économiques locales.

Accompagner les pays partenaires dans leur démarche éducative repose sur l’expertise des collèges et instituts canadiens, qui œuvreront ensemble et avec leurs partenaires sur le terrain. Ces partenariats veillent à ce que la transformation amorcée réponde aux besoins des collectivités locales et des apprenantes et apprenants. Ils encouragent les établissements d’EFTP locaux à renforcer leur capacité à prendre le relais une fois les projets menés à terme.

Il s’agit d’une stratégie de coopération au développement dont nous avons été les précurseurs et que nous avons su personnaliser pour en faire un succès depuis plus de 40 ans. Nous sommes désormais dotés d’un plan ambitieux visant à accompagner les partenaires internationaux avec de nouvelles sources de financement et de nouveaux concepts de développement.

Nous sommes tournés vers l’avenir et regardons au-delà des investissements traditionnels.  

Notre monde est bien différent de ce qu’il était il y a à peine trois ans. Nous avons aujourd’hui l’occasion de penser à des investissements différents afin de veiller à ce que notre travail contribue à un monde plus équitable et durable à mesure que nous nous remettons d’une pandémie qui a affecté le monde entier.

L’investissement d’impact permet aux questions mondiales urgentes, comme l’équité des genres, la réduction de la pauvreté et les changements climatiques, de ne pas être des facteurs secondaires à la réussite. Le résultat final est double. Il complémente le modèle traditionnel reposant sur les bénéfices et mesure le rendement d’un investissement en termes d’impact social ou environnemental positif.

Il semble que cette situation soit gagnante pour tous : les investisseurs engrangent des revenus tout en faisant une bonne action. Cependant, et c’est particulièrement vrai au Canada, le défi à relever avec ce type de modèle de financement innovant est que les investisseurs, les gestionnaires de fonds, les gouvernements et les organismes à but non lucratif sont souvent profondément segmentés. C’est là que nous entrons en jeu.

À titre d’intermédiaire, nous avons fait œuvre de pionniers dans l’élaboration du tout premier contrat à impact financé par le gouvernement fédéral au Canada.

Nous avons pris une promesse de paiement fédérale, ainsi que levé et géré des capitaux d’investissement. Nous avons ensuite fait appel à des experts dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et du bien-être social, et nous les avons réunis dans un modèle conçu pour améliorer la vie des femmes, des jeunes et des populations défavorisées en renforçant leurs compétences fondamentales en matière d’employabilité. Le projet relatif aux compétences essentielles et à la finance sociale nous a permis d’acquérir une expérience directe de la conception, de la mise en œuvre, de l’essai et de l’évaluation des contrats à impact dans un contexte canadien.

Et nous sommes prêts à recommencer. Mais ce n’est pas tout. Nous voulons aussi explorer de nouveaux domaines de la finance d’impact en investissant dans les petites et moyennes entreprises (PME) et en utilisant la force de notre réseau pour les appuyer.

Les investisseurs qui travaillent avec nous ont accès au plus grand réseau postsecondaire du pays.

Sur plus de 680 campus, les collèges et instituts sont des experts en recherche appliquée et en innovation. Ils apportent aux entreprises canadiennes des solutions concrètes à des problèmes réels. Nous mesurons l’impact financier de notre réseau en tant qu’écosystème de l’innovation comme étant à hauteur de 354 millions de dollars.

Dans le contexte des collèges et des instituts, la recherche appliquée est la mise au point de solutions innovantes pour relever des défis concrets. Les entreprises, et plus particulièrement les PME et les entrepreneurs qui ne disposent souvent pas d’un budget important pour la recherche et le développement, s’adressent à leur établissement local pour lui soumettre un problème. Ils peuvent y accéder à des installations de pointe, à des équipements spécialisés et à des experts techniques pour les aider à faire progresser leur entreprise.

Concrètement, cette expertise a débouché sur plus de 6 400 projets de recherche appliquée représentant 5 500 nouveaux procédés, produits, prototypes et services en seulement un an (2019-2020). Les Canadiennes et les Canadiens bénéficient de cette innovation qui contribue à la durabilité à long terme de l’industrie canadienne, et ce, à un rythme qui s’intensifie d’année en année.

Et si on pouvait exporter cet impact de manière différente ?

L’écosystème de la recherche appliquée au Canada a évolué pour soutenir les entrepreneurs et les PME. De la même manière que les collèges et instituts offrent un espace aux innovatrices et innovateurs sous-représentés pour les aider à explorer de nouvelles idées commerciales, que se passerait-il si nous pouvions concevoir une approche qui aide les innovatrices et innovateurs des pays en développement à trouver des solutions à des défis tels que l’inégalité entre les genres, la pauvreté et les changements climatiques ?

Avec les bons acteurs, un résultat final double ne doit pas obligatoirement être un risque. Les écarts de richesse grandissants, l’urgence climatique et l’augmentation des disparités entre les genres sur le marché du travail font que le monde a atteint un seuil critique. Tous les acteurs doivent maintenant travailler ensemble pour trouver des solutions.

L’économie mondiale a besoin d’une nouvelle approche pour répondre aux défis planétaires. Notre réseau est un élément de la solution.

19 avril 2022

Le budget 2022 est arrivé, et beaucoup reste à décortiquer

Certes, les gains pour les collèges et instituts sont moins évidents que nous aurions pu l’espérer. Toutefois, le secteur est prêt à saisir les 56 milliards de dollars de débouchés qui s’offrent à lui ! Comme toujours, nos activités de plaidoyer ne visent pas seulement à faire valoir les intérêts de nos membres. Elles ont aussi pour but de veiller à ce que le gouvernement fédéral comprenne bien comment les collèges et instituts soutiennent leurs propres priorités. Notre vision des choses est la suivante.

  1. Action climatique, réduction des gaz à effet de serre et industries à faible émission de carbone

Le Fonds de capitalisation Canada, doté d’une enveloppe ambitieuse de 15 milliards de dollars, stimulera la croissance des industries à faible émission de carbone et contribuera à la transition du Canada vers la carboneutralité. Il laisse également présager une volonté d’agir à plus grande échelle et au niveau intersectionnel.

  • La formation aux compétences est la clé de voûte. Pour bâtir une économie verte, les travailleuses et les travailleurs devront en effet en acquérir de nouvelles ! Le succès du Fonds de capitalisation Canada dépendra de l’accès à des possibilités de formation telles que le recyclage professionnel, la mise à niveau des compétences, les microcertifications et l’apprentissage en milieu de travail pour combler les nouveaux emplois qui seront créés dans une économie verte.
  • Les campus des collèges et des instituts sont déjà des modèles dans le domaine des infrastructures, environnements d’apprentissage et centres de recherche carboneutres et certifiés LEED. Les étudiantes et les étudiants ont ainsi la possibilité d’apprendre et de mettre en pratique leurs compétences dans des environnements réalistes, à la pointe de la durabilité!
  1. Innovation et investissement

La nouvelle Agence canadienne d’innovation et d’investissement propose de consacrer un milliard de dollars sur cinq ans à la création d’une agence fédérale indépendante destinée à renforcer la capacité de recherche dans tout le pays. Cela laisse également sous-entendre que le gouvernement pourrait davantage penser à l’innovation. 

  • Chaque année, un nombre croissant d’entreprises et d’organismes communautaires canadiens, toutes tailles confondues, bénéficient de solutions concrètes à des problèmes réels grâce à la recherche appliquée des collèges et instituts !
  • Les données de notre dernière enquête témoignent de l’importance de la recherche appliquée au sein de l’écosystème d’innovation canadien, ainsi que de ce que nous pouvons encore accomplir en adoptant une pensée plus stratégique en matière d’investissements.
  • Il convient également de veiller à ce que la recherche soit correctement protégée. Nous sommes enchantés de constater que les établissements postsecondaires peuvent bénéficier d’un appui pour identifier, évaluer et atténuer les risques liés à la sécurité de la recherche grâce au Fonds de soutien à la recherche et au Centre de sécurité de la recherche.
  1. Attirer et retenir les talents internationaux

Le budget prévoit 385,7 millions de dollars sur cinq ans pour favoriser l’entrée rapide et efficace d’un nombre croissant de voyageurs, que ce soit pour une simple visite, pour travailler ou bien encore pour étudier au pays. Il reconnaît également la valeur économique et sociétale que les nouveaux immigrants et les étudiantes et étudiants internationaux représentent pour les collectivités du Canada.

Et ensuite ? Nous avons hâte de reprendre nos activités de plaidoyer habituelles et de nous impliquer activement auprès des principaux ministères fédéraux et des parties prenantes dans les semaines à venir, alors que les programmes annoncés entrent dans leur phase de conception et de mise en œuvre ! Soyez actifs dans vos collectivités et sur les médias sociaux pour vanter les mérites des collèges et instituts en tant qu’acteurs clés. Et n’oubliez pas de nous informer des visites et des réunions organisées.

01 avril 2022

Quoi de neuf en matière de marketing et recrutement international ?

Bien des choses au cours de ces deux dernières années ! Saviez-vous que, au cours de la première année de la pandémie en 2020, le nombre d’étudiants internationaux ayant demandé un permis pour étudier dans un des établissements membres de CICan a chuté de plus de moitié ? En effet, il est passé de 165 000 en 2019 à seulement 77 000 en 2020.

Cela n’est peut-être pas surprenant, mais il semble que la marque «Canada» ait retrouvé ses lettres de noblesse. Les demandes de permis d’études pour les collèges et instituts canadiens ont augmenté de 40% par rapport aux chiffres d’avant la pandémie. Outre cela, les taux d’acceptation ont également augmenté de 10% en 2021 en comparaison avec le creux de 2020.

Saviez-vous que CICan collabore avec des partenaires à travers le monde pour développer et consolider la réputation du Canada dans le domaine de l’enseignement ?

D’ailleurs, en ce début d’année et avec le concours de CanExport, nous avons coordonné une mission virtuelle de marketing et recrutement avec les délégués commerciaux d’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Philippines et Vietnam).

  • Ce sont 20 établissements membres de CICan qui ont participé à près de 700 réunions en tête à tête avec des agents d’éducation préalablement sélectionnés.
  • Les réunions comportaient également des séances d’information sur les marchés avec les délégués commerciaux, ainsi que des échanges d’informations avec des représentants d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sur le traitement des permis d’études dans toute la région. Des informations sur ces questions sont disponibles sur simple demande !

L’Asie du Sud-Est est un marché important pour les étudiants internationaux au Canada. En 2021, près de 10 500 étudiants thaïlandais, indonésiens, philippins et vietnamiens ont obtenu un permis d’études leur permettant de poursuivre des études de niveau collégial ou universitaire au Canada (soit plus du double du niveau d’avant la pandémie).

  • Les événements régionaux de recrutement permettent de dynamiser cet élan et de faire connaître les études proposées par la marque «Canada».

La diversification des marchés pour les étudiants internationaux est l’un des trois piliers de la Stratégie en matière d’éducation internationale du Canada.

Nos événements répondent à la demande mondiale sans cesse croissante pour un enseignement dans les collèges et instituts canadiens. Nous planifions actuellement des activités de marketing et de recrutement pour l’Amérique latine, l’Afrique francophone et l’Asie du Sud dans le courant de l’année. Assurez-vous de vous investir le moment venu !

Vous désirez participer aux futurs événements de marketing et recrutement international ? Prenez contact avec Kiley Fithen au marketing et recrutement international pour obtenir des informations sur les marchés et des listes de contacts.

07 mars 2022

Qu’entend-on par « à toute épreuve » ?

S’il est bien une chose que nous ayons apprise ces derniers temps, c’est que l’avenir est imprévisible. Nous pouvons néanmoins tenter de planifier pour ce qui est nous est connu, tout en étant prêts pour l’inconnu. Voilà l’essence même de l’expression « à toute épreuve ». Elle signifie que nous sommes prêts à relever tous les défis futurs, quels qu’ils soient et quand que ce soit : dans six mois, un an, dix ans ou même 20.

Les collèges et instituts anticipent les besoins de notre économie pour pouvoir offrir, tant aux cerveaux qu’aux mains qui effectuent le travail, des occasions de se former, de se perfectionner ou bien encore de se recycler. Ils sont cruciaux pour rendre le Canada à toute épreuve. Nous sommes leur porte-parole au niveau national. Nous devons dès lors veiller à ce que les décideurs soient conscients de la valeur de l’expertise des collèges et des instituts pour le Canada. Voici quelques idées pour les planificateurs du budget fédéral :

  1. Il n’y a pas d’avenir sans carboneutralité. Nous dépendons des collèges et instituts pour y aboutir.
  2. Notre économie a besoin d’innovateurs audacieux. Grâce aux collèges et instituts, le Canada est plus compétitif et les entreprises canadiennes commercialisent plus rapidement leurs produits.
  3. Un Canada à toute épreuve dépend des nouveaux arrivants pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre. Les collèges et instituts garantissent que celles et ceux qui arrivent au Canada pour y commencer une nouvelle vie disposent des ressources et de l’appui nécessaires à la réalisation de leurs aspirations.
  4. Notre avenir est fait d’inclusion et de soutien pour toutes et tous. Les collèges et instituts doivent favoriser le bien-être de chaque étudiante et étudiant. Ils doivent aussi permettre aux groupes les plus divers d’atteindre leur plein potentiel.

Prenez connaissance de « La prochaine étape », notre dernière mémoire en réponse aux consultations prébudgétaires. Nous y formulons six recommandations qui reposent sur ces quatre idées pour rendre le Canada à toute épreuve !

La défense des intérêts est une grande composante de notre action, mais elle ne s’arrête pas au budget fédéral. Il s’agit aussi d’optimiser nos initiatives collectives et de donner aux collèges et aux instituts les outils nécessaires pour mener le changement.

La première chose à faire, en 1972, était de délimiter l’espace. N’oubliez pas que bon nombre des collèges et instituts actuels ont été officiellement créés par décret provincial au milieu ou à la fin des années 60.

Nous utilisons aujourd’hui les ODD comme cadre de collaboration pour nous assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète. Aidez-nous à faire du Canada un pays à toute épreuve !

18 février 2022

Comment adapter les programmes d’Éducation pour l’emploi à une nouvelle réalité

Par Paul Brennan, vice-président retraité, Partenariats internationaux, CICan (1993-2017)

Il y a quinze ans, CICan a entrepris une transformation fondamentale de ses projets d’aide au développement international. Cette réforme a mené à la mise en place de l’approche Éducation pour l’emploi (ÉPE), qui reste à ce jour son initiative phare à l’international. Bien qu’elle ait apporté sa collaboration au développement international depuis les années soixante-dix, cette approche représentait un changement d’importance pour l’association et pour ses membres. Cela lui a permis de passer d’une approche selon laquelle le Canada contrôlait la plupart des aspects du développement à une approche accordant aux partenaires étrangers un pouvoir beaucoup plus important pour la sélection et la mise en œuvre des projets. De plus, l’association est passée de la réalisation de petits projets isolés dans de nombreux pays à celle d’une douzaine de projets simultanés dans un nombre de pays restreint de sorte à contribuer à un plan de réforme sectorielle susceptible de produire des résultats plus durables, dont l’emploi et l’auto-emploi des apprenants. En tant que vice-président des Partenariats internationaux de CICan, j’ai eu la chance de participer à cette transition et de voir nos partenariats se développer au fil des ans.

L’évolution de l’ÉPE qui se poursuit aujourd’hui est documentée dans un article publié sur la page Web des 50 ans de CICan sur l’historique des partenariats internationaux ainsi que dans mon étude Leadership de la transition vers un développement axé sur les partenaires.

Tandis que nous célébrons le 50e anniversaire de l’association et marquons les 15 ans des programmes d’ÉPE, CICan m’a demandé d’offrir quelques perspectives d’avenir en tenant compte des bouleversements de ces deux dernières années ainsi que des défis et possibilités émergents. Voici les deux aspects sur lesquels j’ai choisi de porter mon attention : A) accroître l’appropriation du développement et sa portée, et B) encourager une meilleure intégration et le réseautage.

A) Accroître l’appropriation du développement et sa portée

Du fait de la croissance des disparités auquel on assiste au sein même des pays et d’un pays à un autre, l’élargissement des initiatives ÉPE quant à leur échelle et au nombre de pays visés est devenu plus que jamais une priorité majeure. Mais pour étendre la portée des programmes fructueux, il faut trouver d’autres donateurs ou fondations prêts à co-investir dans l’aide au développement. C’est ainsi que CICan a récemment obtenu de la Fondation Mastercard l’accès à 30 millions de dollars américains supplémentaires en complément aux quelque 20 millions de dollars de financement d’Affaires mondiales Canada (AMC) pour le travail qu’elle a entrepris en collaboration avec des collèges au Kenya. Cela pourrait permettre de passer de quelques cas de réussite dans deux ou trois secteurs, ou régions, d’un même pays, à une réforme systémique durable dans l’ensemble du pays. Le moment est aussi venu d’étudier la possibilité de travailler simultanément avec d’autres associations et organismes bilatéraux à l’étranger.

Pour obtenir de tels résultats durables, il est essentiel de veiller à ce que les pays hôtes s’approprient beaucoup plus le processus de développement et les budgets à y consacrer, et les contrôlent, plutôt que d’être tirés dans différentes directions et devoir satisfaire aux exigences dictées par les priorités et responsabilités multiples et légèrement différentes des donateurs et associations investis, comme c’est souvent le cas dans les modèles de cofinancement. La complexité du processus peut finir par empêcher les partenaires sur le terrain de s’approprier le développement pour le céder au personnel des donateurs et organismes spécialisés qui en connaissent bien les exigences. L’idéal serait que les pays concernés élaborent d’abord leurs plans directeurs d’ÉPE et qu’ensuite, ils se trouvent des donateurs et organismes capables de s’y intégrer, et non l’inverse. Le gouvernement tunisien y est parvenu il y a quelques années avec des résultats probants. Les pays partenaires insistent à présent pour que la « coopération au développement » soit réellement dirigée par leurs soins plutôt que par les organismes donateurs et leurs partenaires du Nord.

Nous ne pouvons d’ailleurs plus limiter l’accès à l’éducation et à la formation menant à un emploi à ceux et celles qui ont la chance de pouvoir fréquenter l’un des quelques établissements qui bénéficient d’un soutien international sur le terrain. À présent que nous savons beaucoup mieux qu’auparavant comment travailler en ligne, l’utilisation de la technologie est aussi une stratégie majeure à explorer pour élargir nettement la portée de projets à un nombre bien supérieur d’établissements et d’apprenants. Cela demande à ce que l’accès aux réseaux à bande large soit étendu aux régions mal desservies où la pauvreté s’accroît. Les donateurs et les associations investis dans l’aide au développement pourraient solliciter la contribution de fournisseurs internationaux et locaux de services à large bande qui souhaitent atteindre ces clients potentiels, de même qu’investir dans des sources d’électricité renouvelables. En favorisant l’accès à la bande large, à une pédagogie adaptée et à des mentors locaux, on pourrait étendre considérablement la portée des programmes d’ÉPE.

Enfin, élément délicat, mais indispensable pour aller de l’avant, il faut aider les partenaires à éradiquer la corruption qui existe au sein de leurs systèmes. En effet, si l’on continue de l’ignorer, cette corruption sabordera l’obtention de résultats, freinera l’enthousiasme pour le changement et consolidera les tendances et les régimes autoritaires. Grâce à une large diffusion des résultats convenus, des allocations budgétaires de même que des rôles et des responsabilités de chaque partenaire, il sera possible de fournir aux participants intègres l’information utile pour mieux être en mesure de demander des comptes à leurs dirigeants et à leurs collègues.

B) Encourager une plus grande intégration et le réseautage

Appuyer la création et la pérennisation des réseaux de dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur, de formateurs, de chargés de cours, de fonctionnaires et de responsables de conseil des ressources humaines des employeurs, constitue un moyen peu coûteux, mais efficace de développer l’apprentissage et l’innovation dans les pays en développement. Comme en témoignent les questions posées chaque jour par des participants du monde entier sur le forum d’apprentissage de l’UNESCO-UNEVOC pour l’EFTP et les ressources qui y sont partagées, le potentiel de tels groupes est indéniable. Les donateurs doivent soutenir les réseaux de ce type pour optimiser leur rôle et les résultats visés. L’appartenance à des réseaux aussi actifs renforce la confiance des participants pour élaborer leur propre plan, accéder aux ressources existantes et les adapter. Des réseaux comme celui de la  Commonwealth Association of Polytechnics in Africa (CAPA), pour l’Afrique anglophone, ou tout autre réseau équivalent opérant dans d’autres parties du globe, ont besoin d’être plus activement soutenus et encouragés par la Fédération mondiale des collèges et écoles polytechniques (« la WFCP »). S’il est vrai que les donateurs ne prennent pas souvent cela en considération dans leurs plans, il s’agit pourtant d’un élément clé pour renforcer l’appropriation du développement et sa viabilité.

Les associations et les organismes de financement doivent mieux aligner leurs priorités ou, du moins, faire en sorte que les projets et les établissements d’enseignement aient pour objectif de réaliser un éventail de résultats connexes en même temps. Ces deux dernières années, il est apparu de façon encore plus manifeste qu’une multitude d’enjeux de nature diverse sont tous reliés les uns aux autres et doivent être abordés selon des approches réellement intégrées à multifacettes. Bien qu’il soit essentiel, pour réduire la pauvreté et les inégalités, de donner la priorité à l’éducation des filles et des femmes, il faut aussi, et en même temps, aider les populations les plus démunies à prévenir et à atténuer les catastrophes climatiques ou les pandémies. Si l’on se trouve dans un village pauvre ou un bidonville, ce n’est pas parce que l’on se sera donné une priorité que l’on va devoir négliger les autres réalités.

Enfin il est temps, pour les collèges et les instituts du Canada, de se débarrasser de ces vieilles habitudes que nous avons prises de séparer nos activités à l’international entre l’aide au développement, le recrutement des étudiants étrangers et la mobilité des Canadiens à l’étranger, et de calquer les divisions des programmes d’études canadiens sur ce qui se fait à l’échelle internationale. Les collèges les plus novateurs ont commencé à intégrer tous ces aspects dans le plan général de leur établissement de sorte à être plus efficaces et plus performants. Pourquoi ne pas mettre sur pied des partenariats internationaux à multifacettes là où il y a effectivement non seulement une mise en commun des compétences et du savoir-faire, mais aussi un apprentissage mutuel et une mobilité réciproque, des classes conjointes en ligne, des activités de recherche appliquée conjointes, et même des programmes conjoints avec échanges d’étudiants et d’enseignants, plutôt que de garder chaque activité isolée et de conserver une grande partie du contrôle au Canada?

Les défis massifs et urgents que la prochaine génération devra relever nous obligent à former rapidement un bien plus grand nombre de citoyens du monde et de dirigeants actifs sur toute la planète, et à être plus intelligents et plus efficaces pour atteindre des résultats durables à de multiples niveaux. À ce stade, pour qu’il y ait développement, il faut en accroître l’appropriation, la portée, la responsabilité, l’intégration et le réseautage.

07 février 2022

Le développement international se doit d’être durable

La Semaine du développement international (SDI) met en lumière les contributions importantes apportées par les Canadiennes et des Canadiens partout dans le monde. Pour sa 32e année, elle a comme thème #VisezLesObjectifs. Cela résonne comme un appel à l’action pour CICan, pour nos membres et pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.

En cette #SDI2022, agissons ensemble en signant l’Acccord sur les ODD ! En tant que signataires, nous maximisons l’impact de nos efforts, nous partageons nos connaissances, nous nous engageons à en faire plus, tout en nous tenons mutuellement responsables de nos actions.

Du côté de CICan, le développement durable nous tient à cœur ! Chacun de nos programmes est lié aux objectifs de développement durable des Nations unies. Ceux-ci servent de modèle de collaboration pour veiller à ce que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète.

Nous fêtons également cette année notre 50e anniversaire et jetons un regard rétrospectif sur nos projets internationaux, sur l’évolution de nos activités de développement international au fil des ans et sur la contribution internationale du modèle éducationnel canadien en matière de durabilité.

Commencez par ÉPE, notre programme multinational phare, pour ensuite remonter dans le temps !

Le « jumelage entre établissements », ça vous dit quelque chose ? C’est notre manière de transmettre l’expertise canadienne auprès de nos partenaires internationaux ! Dès le milieu des années 1970, nos comités consultatifs souhaitaient que les collèges et instituts canadiens puissent contribuer à la croissance de leurs homologues dans les pays en développement. C’est ainsi qu’ont débuté nos projets internationaux !

Les accords de « jumelage » associaient des collèges et instituts canadiens à des établissements partenaires internationaux afin de favoriser l’accès à une éducation et une formation de qualité, tout en les aidant à adapter leurs programmes de formation aux besoins du marché du travail de leur pays.

  • En 1991 (la même année que la toute première SDI), nos établissements membres étaient impliqués dans 65 partenariats dans plus de 30 pays !

Avançons maintenant rapidement jusqu’en 2007, lorsque nous avons démarré nos premiers projets d’Éducation pour l’emploi (ÉPE) au Mozambique, en Tanzanie et au Sénégal.

  • L’approche ÉPE est unique en son genre. Elle accorde une place centrale à une éducation de qualité, à l’équité des genres, à la réduction des inégalités, au travail décent et à la croissance économique, ainsi qu’à l’action climatique (ODD 4, 5, 8, 10 et 13) dans son optique du développement international.
  • Aujourd’hui, nos projets ÉPE sont déployés dans 15 pays: (Bélize, Chili, Colombie, Dominique, Grenade, Guyane, Jamaïque, Kenya, Mexique, Mozambique, Pérou, Sénégal, Sainte-Lucie, Tanzanie et Tunisie). Chacun des projets contribue à atteindre les 17 ODD en donnant à tous les individus les moyens de réaliser pleinement leur potentiel grâce à l’éducation. 

En 50 ans, nous en avons appris beaucoup sur les moyens de favoriser un développement international durable. Tous nos programmes internationaux mettent fièrement en valeur et défendent cette capacité des collèges et instituts canadiens dans le monde entier.

Signer l’Accord sur les ODD est une belle façon de souligner à l’échelle internationale votre leadership en matière de développement durable – maintenant et pour les prochains 50 ans ! Aidez-nous à atteindre notre objectif ! Nous visons un total de 45 membres signataires d’ici le 22 avril, qui marque la Journée de la Terre.

27 janvier 2022

Développement international : Introduction au programme Éducation pour l’emploi

Chaque année, lors de la Semaine du développement international, le thématique « Visez les objectifs » nous invite à nous engager collectivement pour mettre en œuvre des changements positifs et créer un monde meilleur !

L’approche au développement international et durable propre à notre programme d’Éducation pour l’emploi (ÉPE), est un des moyens par lequel nous, à CICan, contribuons à #VisezLesObjectifs ! Avec huit projets actuellement menés dans quinze pays, ÉPE nous aide à #VisezLesObjectifs de plusieurs manières, dont les suivantes. 

  • Objectif de développement durable 4 : Accès à une éducation de qualité. En résumé, le programme ÉPE se base sur des partenariats entre collèges et instituts canadiens et établissements d’EFTP dans les pays en développement. Par l’entremise de ces partenariats, les établissements canadiens partagent leurs expertises en matière d’élaboration et à de mise en œuvre de programmes axés sur les compétences. Ils fournissent également des formations et créent des stratégies pédagogiques pour le personnel enseignant local. De plus, ils renforcent les relations avec les entreprises et les employeurs locaux dans l’objectif ultime de bâtir un système d’éducation complet, durable et inclusif adapté aux réalités socioéconomiques de chaque pays.  
  • Objectifs de développement durable 5 et 10 : Égalité entre les sexes et Réduction des inégalités. Une des clés de la croissance économique continue, c’est un marché du travail inclusif et diversifié. Ainsi, l’objectif principal de chacun des partenariats établis dans le cadre des programmes ÉPE est d’aider les populations vulnérables à atteindre la parité. Dans plusieurs pays, cela veut dire aider les femmes – en fait, tout programme ÉPE soutient directement la Politique d’aide internationale féministe du Canada – les populations autochtones, les minorités radicalisées, les personnes immigrantes et d’autres groupes vulnérables.
  • Objectif de développement durable 8 : Accès à des emplois décents. Le système collégial canadien mise depuis toujours sur la collaboration avec les employeurs pour élaborer des programmes qui répondent aux besoins pressants du marché de l’emploi et pour former des diplômés prêts à trouver et à maintenir de bons emplois. L’approche ÉPE met à profit cette expertise pour améliorer les résultats des diplômés sur le marché du travail dans les pays en développement et pour encourager la croissance économique locale. 
  • Objectif de développement durable 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Alors que l’année 2030, la date prévue pour réussir les objectifs de développement durable, s’approche, il est plus important que jamais d’élaborer des stratégies de développement qui intègrent les principes de durabilité et d’intendance écologique au sein d’une économie verte. En partageant l’expertise des collèges et instituts canadiens avec les pays en développement, les programmes ÉPE aident à transformer certains secteurs clés comme l’extraction, les ressources naturelles, la gestion des eaux et côtière, et l’écotourisme en misant sur des compétences vertes flexibles et évolutives. De plus, ils se basent sur des partenariats entre les établissements d’EFTP et les entreprises locales visant la création de solutions durables. 

Pour en savoir plus sur l’Éducation pour l’emploi et le développement international, découvrez notre tout nouveau programme d’ÉPE : Mille femmes : Je suis Femme, j’Existe, je Participe ! Il y a actuellement des projets ÉPE en cours aux Caraïbes (Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Jamaïque et Sainte-Lucie), en Afrique (Kenya, Mozambique, Sénégal, Tanzanie et Tunisie), et dans les pays membres de l’Alliance du Pacifique (Chili, Colombie, Mexique et Pérou). 

En plaçant l’éducation de qualité, l’égalité entre les sexes, l’emploi décent, la croissance économique et l’action climatique au cœur de sa stratégie de développement international, les programmes Éducation pour l’emploi abordent tous les dix-sept objectifs de développement durable en aidant chacun et chacune à réaliser leur plein potentiel grâce à l’éducation.  

06 décembre 2021

Si vous ne lisez qu’une chose cette année, lisez ceci!

Voici une rétrospective des plus grandes histoires de 2021 et de ce qui s’annonce pour l’année à venir.

  1. L’équilibre travail-vie en pandémie, les compétences et la « Grande démission »

Le marché de travail ne sera plus jamais le même après la COVID; nous devons donc adapter notre conception des formations et des compétences en conséquence. Les travailleurs réévaluent de plus en plus leurs priorités, ce qui contribue au phénomène qu’on appelle parfois « la Grande démission ».

Inévitablement, les compétences sont à l’ordre du jour : les compétences pour l’avenir, les compétences essentielles, les compétences pour la réussite, les compétences vertes, les compétences interculturelles. Mais que signifie être hautement qualifié dans un marché en évolution quasi-permanente?

À notre avis, ce sont les microcertifications et les modèles d’apprentissage hybride qui émergeront comme méthode incontournable, flexible et accessible pour favoriser la mise à jour des compétences. Notre nouveau cadre national et les principes directeurs relatifs aux microcertifications aideront les éducateurs à créer des microcertifications qui répondent aux normes de qualité supérieure.

  1. La réconciliation et les pensionnats autochtones

Alors que l’histoire coloniale du Canada et l’héritage des pensionnats autochtones font la une autour du monde, nous devons poursuivre nos efforts sur la vérité et la réconciliation. Le travail qui permettra de trouver tous les enfants autochtones perdus dans les pensionnats ne fait que commencer.

L’éducation demeure essentielle pour préserver et pour renforcer les communautés autochtones d’aujourd’hui et de demain.

  • Officialisez votre engagement envers l’éducation autochtone. Plus de 65 établissements membres se sont engagés à prioriser l’éducation des Autochtones, à renforcer les relations avec les communautés autochtones et à soutenir la réconciliation en signant notre Protocole sur l’éducation des Autochtones.
  • Et ne ratez pas Perspectives EN DIRECT : « Les droits des peuples autochtones sont des droits de la personne » ! L’épisode no.3 de Perspectives EN DIRECT sera diffusé le 15 décembre. Nos efforts collectifs pour la réconciliation sont-ils des paroles vides ? Et comment les droits de la personne, les droits des peuples autochtones peuvent-ils être arrimés aux efforts actuels en vue d’une relance économique ?

 

  1. La mondialisation, les frontières et la mobilité étudiante

Les programmes d’études et de travail à l’étranger aident les étudiants et étudiantes à développer leur littératie culturelle, leur résilience et leur adaptabilité, ainsi qu’à préparer leur entrée sur le marché mondial. Mais cela devient beaucoup plus difficile quand les étudiants et étudiantes qui ne peuvent pas quitter le pays.

  • Au mois de mars, nous avons demandé à nos membres de proposer des projets internationaux axés sur l’innovation. Au total, nous avons accordé du financement à 47 collèges et instituts pour la mise en œuvre de 69 projets !
  • Maintenant, le programme Expérience compétences mondiales, qu’on attendait depuis longtemps, est enfin officiellement en place. Plus de 16,000 étudiants et étudiantes canadiens– surtout ceux et celles pour qui accéder à ces expériences est généralement plus difficile – acquerront les compétences mondiales recherchées par les employeurs et dont l’économie canadienne a besoin.

Les personnes immigrantes représentent un autre bassin de talent important pour le Canada. Le Canada compte accueillir plus de 400 000 nouveaux résidents permanents en 2022. Il nous faut donc un plan audacieux pour que les gens qui arrivent pour commencer une nouvelle vie au Canada aient les ressources et le soutien nécessaires pour réaliser leurs aspirations. Notre plus récent mémoire présente des recommandations.

La fermeture des frontières et les restrictions de voyage continuent par ailleurs d’avoir une incidence sur les étudiants et étudiantes internationaux arrivant au Canada, et nous poursuivons notre travail auprès du gouvernement pour que les besoins des  étudiantes et étudiants internationaux soient entendus. Voir toutes nos mises à jour sur l’arrivée d’étudiantes et d’étudiants internationaux au Canada, les permis de travail post-diplôme et le traitement en ligne de permis d’études.          

  1. Le climat, la durabilité et la course à la carboneutralité

Alors que les inondations dévastatrices et les précipitations record continuent sur la côte ouest, nous voyons les effets trop réels du changement climatique. Nous devons prendre des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et ce, dès maintenant.   

Vidéo : « Faisons-nous des progrès en matière de changement climatique ? ». Le mois dernier dans le cadre de Perspectives EN DIRECT, nous nous sommes interrogés sur les changements climatiques et la course vers la carboneutralité. Pouvons-nous gagner ?

 

  1. La reprise, l’équité et l’innovation

Le dernier rapport Perspectives économiques de l’OCDE est a bon espoir que la reprise suivant la pandémie de COVID-19 se poursuivra malgré les préoccupations associées à la nouvelle variante, tout en soulignant que l’accès inéquitable aux vaccins pourrait désavantager certains pays. Pendant que nous planifions la reprise, nous devons aussi assurer la présence de structures pour réduire les inégalités.

En ce qui concerne la reprise économique, nous savons que, chaque année, au Canada, de plus en plus d’entreprises et d’organisations communautaires de toutes tailles (dans toutes les régions du pays) en profitent pour trouver des solutions à des défis concrets.

  • Les dernières données sur la recherche appliquée sont arrivées et elles révèlent une croissance à tous les niveaux : plus de projets, plus de partenariats, plus de solutions, plus d’étudiants et étudiantes et plus de dollars. Ceci jouera un rôle essentiel au cours de l’année à venir !

Nous prenons également l’équité, la diversité et l’inclusion au sérieux non seulement comme responsabilité éthique et morale, mais aussi comme condition nécessaire à la reprise durable. Restez à l’écoute des nouvelles de notre initiative d’ImpAct-EDI !

  1. Encore jeune à 50 ans!

Alors que 2022 est presque là, nous vous préparons une année remplie de surprises! Nous fêterons alors nos 50 ans et profiterons de l’occasion pour réfléchir aux moments clés de notre histoire. Nous inviterons également des amis de longue date et des experts à partager leurs perspectives sur l’avenir!

Pour le moment, prenez le temps de vous reposer et de vous ressourcer – vous le méritez – et nous vous verrons l’année prochaine!