24 janvier 2024

L’imprévisibilité mondiale place le Canada à la fois devant des défis de taille et de nouvelles opportunités

Par Margaret Biggs, Matthews Fellow en politique publique mondiale, Queen’s University , et Roland Paris, directeur de l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa. Publié pour la première fois dans le Globe and Mail. 

Le Canada ne s’adapte pas assez rapidement à un monde où la concurrence et les conflits s’intensifient. Et ce n’est pas seulement parce que les gouvernements et les entreprises du Canada mettent du temps à réagir aux nouvelles conditions économiques et de sécurité mondiales. Trop peu de Canadiens et Canadiennes acquièrent l’expérience internationale nécessaire pour aider nos gouvernements et nos entreprises à bien s’adapter. 

Ce constat peut paraître surprenant quand on sait que la société canadienne est l’une des plus diversifiées au monde. Toutefois, la diversité ne se traduit pas nécessairement par une ouverture sur le monde ou par le type de compétences mondiales dont le Canada aura de plus en plus besoin, soit une main-d’œuvre outillée pour aider les gouvernements et les entreprises à gérer des problèmes mondiaux de plus en plus complexes. 

Dans le rapport de notre groupe de travail, paru il y a cinq ans, nous avons souligné à quel point le Canada était à la traîne. Nos principaux partenaires et concurrents – dont les États-Unis, l’Union européenne et l’Australie – investissaient dans des stratégies ambitieuses pour encourager leurs propres étudiants et étudiantes à travailler ou à étudier à l’étranger pendant leur parcours postsecondaire. Ces pays ont reconnu l’intérêt stratégique de former des personnes diplômées dotées de compétences internationales à une époque où le monde était en pleine mutation. Le Canada, en revanche, ne faisait pas grand-chose. 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. À l’époque, environ 33 % des étudiants et étudiantes de premier cycle en France partaient à l’étranger pour une partie de leur cursus. En Allemagne, la proportion était de 29 %. En Australie et aux États-Unis, c’était 19 et 16 % respectivement. Au Canada, seulement 11 % de la population étudiante était dans cette situation. 

La bonne nouvelle, c’est qu’en 2021 le gouvernement du Canada s’est associé à des collèges et universités de tout le pays pour lancer le programme pilote Expérience compétences mondiales. Son objectif : accroître l’accessibilité de l’apprentissage international pour la population étudiante de niveau postsecondaire. 

Il ne s’agit pas d’une initiative traditionnelle d’études à l’étranger. Expérience compétences mondiales offre à nos jeunes des occasions d’apprendre non seulement en classe, mais aussi dans le cadre d’emplois temporaires et de stages à l’étranger. Il cible également un plus grand nombre de pays : alors que les étudiants et étudiantes d’ici privilégient le plus souvent quelques destinations familières – les États-Unis, l’Europe occidentale et l’Australie – le nouveau programme met l’accent sur des pays émergents comme l’Indonésie et le Brésil, qui jouent un rôle toujours plus important dans l’économie mondiale. 

Au cours des deux dernières années, plus de 6200 étudiants et étudiantes des collèges et universités du Canada ont fait des études et des stages à l’étranger dans le cadre de ce programme. Ils représentent la promesse d’une future génération de Canadiennes et de Canadiens professionnels dotés de connaissances et de relations internationales. 

Toutefois, la fin du projet pilote ECM est prévue pour 2025, et sa continuité est incertaine. En contexte de restrictions économiques, il risque d’être considéré comme un luxe réservé aux « jeunes de familles riches ». Ce serait toutefois une perception erronée. À ce jour, 75 % des personnes qui ont participé au programme viennent de groupes traditionnellement sous-représentés dans l’enseignement supérieur, notamment des jeunes issus de familles à faible revenu et des Autochtones. 

Ce n’est pas un hasard. Le programme a pour objectif d’aider les étudiants et étudiantes de tous horizons et de les préparer à de bons emplois. Des études montrent que les personnes qui étudient ou travaillent à l’étranger ont plus de chances de terminer leurs études et de trouver un emploi après l’obtention de leur diplôme, et que ces avantages sont encore plus marqués pour les étudiants et étudiantes de milieux défavorisés. 

Les employeurs sont de plus en plus à la recherche de personnel possédant les compétences internationales et interculturelles que procurent ces expériences. Selon la Table ronde du milieu des affaires et de l’enseignement supérieur, qui représente certains des plus gros employeurs privés du pays, les expériences d’apprentissage internationales améliorent la pensée critique des étudiants et étudiantes, leur aptitude à résoudre des problèmes et leur capacité de s’adapter à divers environnements culturels, en plus de leur faire découvrir les pays où ils travaillent ou étudient.  

Les entreprises et les gouvernements auront besoin d’un grand nombre de personnes possédant ces compétences pour les aider à naviguer dans les méandres d’un monde en mutation, et ce, pour plusieurs raisons. La longue période d’après-guerre caractérisée par une prospérité et une sécurité relatives est terminée. La concurrence accrue pour les technologies émergentes et les ressources essentielles reconfigure rapidement les marchés mondiaux et les chaînes d’approvisionnement. La concurrence géopolitique ne montre aucun signe d’apaisement. L’imprévisibilité mondiale place le Canada à la fois devant des défis de taille et de nouvelles opportunités. 

Les entreprises canadiennes doivent prendre des risques sur de nouveaux marchés et avec de nouveaux produits, tout en prévoyant et en gérant les risques – une tâche difficile, mais essentielle. Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent également les soutenir, notamment en mettant en œuvre la stratégie indopacifique du Canada et en défendant les intérêts du pays dans d’autres parties du monde. 

Les secteurs public et privé du Canada devront travailler fort pour relever ces défis. Mais sans une population active possédant l’expérience et les connaissances internationales nécessaires, leurs efforts ne produiront pas les résultats escomptés. Et le Canada prendra encore plus de retard. 

15 janvier 2024

L’impact grandissant des collèges et instituts canadiens en 2024

Chaque année faisant, le rôle des collèges et instituts canadiens est déterminant pour l’avenir de notre pays. Et 2024 ne dérogera pas à la règle. Toujours au rythme de l’évolution du paysage de l’innovation et de l’enseignement postsecondaire au Canada, nous intensifions notre action pour positionner les collèges et les instituts en tant que véritables intervenants d’excellence. Nous redoublons d’efforts dans des domaines essentiels, parmi lesquels la croissance verte, l’inclusion sociale et le développement des compétences pour la nouvelle économie. Nous promouvons également le bien-être étudiant, en particulier pour des questions cruciales telles que le logement et l’intégration des étudiants internationaux dans nos collectivités. Nous sommes déterminés à apporter des contributions substantielles et dynamiques ayant un impact positif sur les individus, les collectivités et la planète.

Intéressons-nous maintenant de plus près aux éléments stables et robustes ainsi qu’à ceux qui évolueront dans les collèges et les instituts en 2024 :

Cultiver l’impact de la recherche appliquée
Avec leurs plus de 8 800 partenaires dans le cadre de projets de recherche appliquée sur une base annuelle, les collèges et instituts canalisent leurs efforts en fonction de la demande pour générer un impact bénéfique aux entreprises et aux organismes à but non lucratif du Canada.  Nous nous concentrerons principalement sur l’amélioration de la compétitivité et de la productivité dans des domaines essentiels, tels que le projet d’une économie carboneutre. Apprenez-en davantage sur nos activités de recherche appliquée.

S’adapter pour développer les compétences du 21e siècle
Les collèges et instituts continueront à intégrer le changement pour aider les apprenantes et apprenants à acquérir les compétences les plus pointues et les plus demandées. Les compétences liées au développement durable, aux énergies renouvelables, aux pratiques écologiques et à d’autres domaines critiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité (et la littératie numérique en général) entreront en ligne de compte en 2024. Lisez-en plus sur la littératie verte.

Faire face au défi du logement étudiant
En dépit d’une aide gouvernementale limitée, les collèges et instituts seront en 2024 à l’avant-garde des initiatives prises pour relever les défis en matière de logement étudiant. De nouveaux partenariats et des solutions innovantes nous permettront de stimuler la création de logements étudiants tout en continuant à plaider en faveur d’une approche holistique pour répondre à la demande de logements étudiants. Et ce, tout en s’inscrivant dans la démarche plus large du Canada visant à résoudre la crise du logement qui sévit au pays. Apprenez-en davantage sur notre rôle dans le domaine du logement étudiant. 

Gérer la croissance des étudiants internationaux
Avec l’engouement persistant autour des étudiants internationaux, nous nous attachons à améliorer leurs expériences et leurs contributions. En même temps, nous préservons l’intégrité du système et protégeons l’image de marque durement gagnée de notre pays à titre de destination privilégiée pour l’enseignement postsecondaire. Cela implique une amélioration des services de soutien, la promotion de l’intégration culturelle, la mise en place d’environnements enrichissants et inclusifs, et la recherche de solutions durables et intégrées en faveur de la croissance à tous les niveaux de gouvernement. Apprenez-en davantage sur nos recommandations visant à améliorer le Programme des étudiants étrangers. 

Cultiver notre impact par le biais de partenariats
Riches de plus de 40 ans d’expérience dans la gestion de projets nationaux et internationaux, nos capacités en la matière ont un impact sur la société. CICan continuera à positionner ses membres comme des fournisseurs de solutions essentielles pour relever certains des défis économiques, environnementaux et sociétaux. En collaboration avec le gouvernement, les employeurs et d’autres partenaires, nous identifierons et abordons des enjeux dans des domaines tels que les métiers spécialisés, les soins de santé, le développement international, les industries vertes, la réalité virtuelle, l’équité, la diversité et l’inclusion. Apprenez-en davantage sur notre portefeuille de programmes.

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05 septembre 2023

Un aperçu du programme de plaidoyer de cet automne pour Collèges et instituts Canada

Les mois d’automne sont porteurs de dynamisme et d’énergie. Cette saison rime avec transformation et renouveau. Et c’est particulièrement vrai dans le secteur de l’enseignement postsecondaire, alors que les apprenantes et apprenants, les éducatrices et éducateurs et les administratrices et administrateurs entament une nouvelle année scolaire. Pour Collèges et instituts Canada (CICan), c’est le moment de réaffirmer notre volonté de créer un avenir meilleur pour les individus et les collectivités et d’intensifier notre programme de plaidoyer pour l’année à venir.    

Cette année, compte tenu de l’attention accrue que le gouvernement porte à la jeunesse, les objectifs de nos priorités prennent un nouvel élan. Nous concentrons nos efforts sur nos domaines prioritaires et mettons en œuvre des solutions pratiques qui renforcent la capacité de notre système à former des dirigeantes et dirigeants et des travailleuses et travailleurs confiants, résilients, issus de la diversité et prêts à relever les défis futurs et à propulser le Canada vers l’avant.    

Voici un aperçu de ces solutions, comme recommandé dans notre mémoire récemment présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2024 :  

  • Donner les moyens nécessaires pour aider : Les pénuries de main-d’œuvre persistent. C’est pourquoi nous continuons à nous assurer que nos membres reçoivent l’appui nécessaire pour jouer leur rôle critique qui est celui de préparer des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés et prêts à affronter l’avenir. Nous demandons au gouvernement d’augmenter les investissements dans le mécanisme d’indexation du Transfert canadien en matière de programmes sociaux. Ce dernier aide les provinces et les territoires à financer des programmes sociaux essentiels tels que l’enseignement postsecondaire. 
  • Donner aux apprenantes et apprenants un espace de vie : Conscients de la gravité de la crise du logement au Canada, les collèges et instituts souhaitent vivement faire partie de la solution. Nous faisons pression sur le gouvernement pour qu’il intègre les besoins uniques des étudiants en matière de logement dans les politiques, les programmes et les données fédérales en la matière. Nous demandons également la mise en place d’un nouveau Programme de prêts et de subventions au logement étudiant. 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants dans un contexte de mondialisation : Posséder des compétences mondiales est indispensable dans notre monde interconnecté d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous plaidons en faveur de la continuité de programmes indispensables, tels que le pilote d’Expérience compétences mondiales. De plus, nous préconisons une augmentation de son financement afin de stimuler la mobilité étudiante sortante et de renforcer la position du Canada à l’international dans le domaine de l’éducation. 
  • Faire progresser la réconciliation : La réconciliation reste la clef de voûte de nos initiatives de plaidoyer. Nous continuons à nous attacher à obtenir des investissements substantiels dans des programmes tels que le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire autochtones et dans des stratégies adaptées à l’enseignement postsecondaire des Inuits et des Métis, afin de stimuler la mobilité économique des Autochtones et d’enrichir le potentiel du Canada. 
  • Prendre soin de la santé mentale des apprenantes et des apprenants : La santé mentale des étudiantes et étudiants a une incidence sur leur capacité à s’épanouir. Alors que les problèmes de santé mentale ne cessent de croître, nous insistons sur l’importance d’investir dans les services d’aide à la santé mentale étudiante dans les établissements d’enseignement postsecondaire. 
  • Exploiter la recherche appliquée des collèges pour épauler les petites entreprises : Le rôle des collèges dans l’innovation et la résolution de problèmes urgents tels que les changements climatiques ne cesse de s’accroître. Nous plaidons pour renforcer la capacité des collèges à concourir pour le financement de la recherche, et aussi pour garantir l’égalité des chances dans l’écosystème de l’innovation au Canada.  

Comment ferons-nous en sorte que ces recommandations deviennent réalité? À titre de porte-parole des collèges et des instituts, nous concentrerons nos activités de plaidoyer des mois à venir sur les points suivants :  

  • Sensibiliser à la contribution inestimable de nos membres et veiller à ce que leurs attentes soient prises en compte au plus haut niveau gouvernemental à travers des rapports, des publications et des réunions avec de hauts fonctionnaires (consultez nos derniers mémoires à ce propos); 
  • Veiller à ce que nos membres participent activement à des débats critiques, tels que ceux des comités permanents de la Chambre des communes, ainsi qu’à des événements à haute visibilité, tels que notre toute prochaine édition annuelle de CICan sur la Colline; et 
  • Amplifier notre message collectif par des initiatives de communication stratégique ciblant les médias nationaux, régionaux et en ligne (consultez les dernières nouvelles de CICan à ce propos). 

Restez à l’écoute, car nous entamons une nouvelle année passionnante de plaidoyer, pour que les collèges et instituts continuent à propulser le Canada vers l’avant. 

14 août 2023

Quelles seront les principales tendances attendues dans le secteur de l’enseignement postsecondaire au cours de cette année scolaire? (ODD 4, 5, 8, 10 & 13)

Le monde actuel vit au rythme de changements rapides. Il est donc essentiel d’être à toute épreuve pour y réussir. Fort heureusement, les collèges et instituts sont conscients qu’ils jouent un rôle essentiel pour préparer les individus et les collectivités à faire face à l’avenir.

Analysons donc les principales tendances qui devraient avoir un impact sur le secteur postsecondaire au cours de cette année scolaire, pendant que nous, collèges et instituts, apportons notre pierre à l’édifice d’un Canada plus durable et plus résilient.

Équité des genres (ODD-5 et 10)

Cela fait des années que les collèges et instituts prennent des mesures audacieuses pour combler les écarts et faire tomber les barrières pour les groupes en quête d’équité. Nous nous efforçons de réduire les disparités dans les inscriptions et de renforcer la représentation des femmes dans les domaines à prédominance masculine. Malgré les progrès réalisés dans de nombreux domaines, les femmes gagnent toujours moins que leurs homologues masculins dans certains secteurs.

Conscients de ces réalités, les collèges et instituts redoublent d’efforts pour faire progresser l’égalité des genres et créer des espaces sécuritaires pour les apprenantes et apprenants non binaires et issus de la diversité des genres. Parmi ces initiatives, citons la participation au Défi 50-30 du gouvernement du Canada et à des programmes comme Apprentissages Lancement de carrière. Ceux-ci promeuvent en effet la diversité et l’inclusion dans les milieux de travail.

Éducation durable et changements climatiques (ODD-13)

La transition vers une économie carboneutre est un énorme défi non seulement pour le Canada, mais aussi pour le monde entier. Il est désormais reconnu au niveau international que notre réponse face aux changements climatiques doit être un élément constitutif du processus de reconstruction et de reprise après la pandémie. Sur le marché du travail, on s’attend à ce que 75% des emplois soient concernés par des scénarios de décarbonation. Les travailleuses et travailleurs des régions dépendantes des ressources naturelles y seront particulièrement vulnérables (Centre des compétences futures, 2023). Pour prospérer, les travailleuses et travailleurs devront disposer d’un mélange de compétences techniques et non techniques pour acquérir une «littératie verte».

Pour les collèges et instituts, cela implique de préparer les apprenantes et apprenants à œuvrer dans les industries vertes et à mener des activités de recherche sur les dernières technologies propres. On estime actuellement que 10% de tous  les programmes des collèges et instituts abordent spécifiquement le thème de la durabilité. Ces chiffres sont appelés à augmenter. En outre, nous continuons à moderniser nos campus pour que leur conception soit à la pointe du progrès en matière de carboneutralité et de développement durable. Cela comprend la rénovation des bâtiments, les certifications LEED et STARS, le Cégep vert du Québec et notre engagement envers des campus carboneutres. Pour en savoir plus sur ces initiatives, consultez le rapport «Sommes-nous prêts?» de CICan.

Transformation numérique, et plus particulièrement intelligence artificielle (ODD-8 et 10)

Intégrer l’intelligence artificielle (IA) sera l’une des tendances les plus marquantes de l’année scolaire à venir. Une grande attention est accordée à l’interaction entre les étudiants et les nouveaux outils d’IA, tels que chatGPT. Les établissements postsecondaires ont par ailleurs commencé à repenser leurs activités quotidiennes en cherchant comment exploiter la puissance de l’apprentissage automatique et de l’analyse des données pour optimaliser les processus administratifs et révolutionner l’expérience d’apprentissage. Cette tendance se voit renforcée par l’introduction de programmes d’études spécialisés visant à préparer les futurs leaders à un monde régi par l’IA, l’apprentissage automatique et l’analyse de données.

Nous pouvons également nous attendre à ce que les collèges et instituts continuent à aider les entreprises à s’adapter à ces nouvelles technologies par le biais de leurs activités de recherche appliquée. De plus, ils collaborent entre eux pour élaborer des politiques et des lignes directrices complètes envers une mise en œuvre éthique de l’IA. Le but en est de garantir la confidentialité des données et de promouvoir un accès équitable à cette technologie en constante évolution qu’est l’IA.

Demande de compétences non techniques (ODD-8)

Malgré la prévision d’une croissance globale de l’emploi, les diplômés des collèges et instituts subiront vraisemblablement l’impact négatif de l’automatisation. Bien que modeste, et moins lourde que l’impact sur les emplois avec diplôme d’études secondaires (-1,5%) ou sur la formation spécifique à une profession (-1,2%), les estimations semblent indiquer une réduction d’environ 0,5% des emplois nécessitant un diplôme d’études collégiales (Conference Board du Canada et Centre des compétences futures, 2022).

Conscients de cette évolution, les collèges et instituts mettent l’accent sur l’acquisition de compétences non techniques, qui sont par nature humaines et difficilement automatisables. Ces dernières couvrent la pensée critique, la résolution de problèmes, la créativité, l’intelligence émotionnelle et les compétences en matière de communication. Elles peuvent être acquises par le biais de nos expériences d’apprentissage immersives et pratiques. Voilà de quoi former des employés parés à toute épreuve, dotés des compétences nécessaires pour tirer parti des nouvelles technologies sur des lieux de travail en constante évolution.

Recyclage et apprentissage continu (ODD-8)

À la fin de cette décennie, on estime que 235 000 emplois, soit environ 13% des emplois nouveaux et émergents, seront occupés par des personnes dont les descriptions de poste auront été modifiées de manière significative par l’impact de la transition verte.  L’évolution actuelle vers le développement durable n’est que l’un des nombreux domaines qui remodèlent le marché du travail actuel. La transformation numérique, la cybersécurité, la collaboration à distance et les efforts accrus en faveur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion modifient également les cultures et les attentes. Par conséquent, les collèges et instituts réagissent en élargissant leur offre de solutions de formation rapide et ciblée pour le recyclage et la mise à niveau des compétences. Citons entre autres les microcertifications, qui sont facilement accessibles et qui aident à préparer la population canadienne, y compris les nouveaux arrivants, à l’évolution du paysage de l’emploi.

Collaboration mondiale et internationalisation (ODD-8 et 10)

Le Canada reste une destination recherchée par les étudiants internationaux. Les collèges et instituts continueront donc de mettre l’accent sur la collaboration et les partenariats internationaux avec des établissements du monde entier. Ils continueront également de prôner des solutions qui renforcent l’équité et la qualité de l’expérience éducative des étudiants internationaux.

En revanche, dans un monde de plus en plus interconnecté, il est devenu impératif pour le Canada de préparer ses propres étudiants à acquérir les compétences et les aptitudes mondiales nécessaires pour relever les défis mondiaux dans des environnements inclusifs. C’est là qu’intervient le programme «Expérience compétences mondiales», qui facilite l’accès des étudiantes et étudiants canadiens de niveau postsecondaire à des expériences d’apprentissage internationales.

Santé mentale et bien-être (ODD-4 et 10)

La pandémie a fait apparaître combien il est important que les étudiantes et étudiants bénéficient d’un soutien en matière de santé mentale. Selon des données récentes de l’Alliance canadienne des associations d’étudiants, les trois quarts des étudiantes et étudiants de l’enseignement postsecondaire ont été aux prises avec des problèmes de santé mentale au cours de leurs études. La moitié d’entre eux ont fait appel à des services de santé mentale par l’entremise de leur établissement. Malheureusement, un étudiant sur trois a déclaré que les services offerts sur le campus ne répondaient pas à ses besoins, citant les délais d’attente comme principale entrave. C’est pourquoi les collèges et instituts redoublent d’efforts pour obtenir un soutien du gouvernement afin de mettre au point, d’étudier et de contribuer aux meilleures pratiques pour la santé mentale des étudiantes et étudiants.

Il convient enfin de noter que nous sommes à mi-parcours du Programme des Nations unies à l’horizon 2030. Les objectifs de développement durable restent notre boussole. Ils guident nos actions pour qu’elles contribuent à un changement positif pour les peuples, les collectivités et la planète.

08 mai 2023

Qui, quoi, quand, où, pourquoi et comment? Le Congrès mondial 2023 en bref

Nous sortons tout juste de notre premier Congrès mondial depuis plus de dix ans ! Cette année, notre Congrès Connexion s’est transformé en un partenariat mondial avec la Fédération mondiale des collèges et instituts polytechniques (WFCP). Ensemble, nous avons exploré la signification de l’intelligence collective. Vous avez manqué l’événement? Voici alors son «qui, quoi, quand, où, pourquoi et comment» avec quelques-uns des chiffres marquants. Si vous y avez participé, en êtes-vous ressortis inspirés?

Qui y a participé?

Au cours du Congrès mondial, plus de 1 500 délégués nous ont rejoints à Montréal, dont plus de 500 représentants et représentantes de plus de 25 pays du monde entier.

En quoi cela consistait-il?

Nous avons pu écouter trois conférencières et conférenciers principaux aux parcours personnels uniques suscitant la réflexion : Dre Farah Alibay : Ingénieure en aérospatiale à Jet Propulsion Laboratory; Wes Hall : Président exécutif et fondateur, Kingsdale Advisors, BlackNorth Initiative, WeShall Investments Inc. et Gerd Leonhard : Futuriste, Humaniste, auteur de «L’humanité face à la technologie» et PDG de Futures Agency. Si vous l’avez manquée, l’allocution principale de Gerd Leonhard est disponible.

Nous avons pu bénéficier de l’enseignement de plus de 100 conférencières et conférenciers lors de quelque 50 présentations en direct réparties dans sept volets : Transformer le leadership et la gouvernance; Stimuler l’enseignement, l’apprentissage et la réussite étudiante; Devenir chef de file en développement durable; Établir et maintenir des partenariats solides avec l’industrie; Assurer la sécurité et le bien-être; Promouvoir l’éducation autochtone; Accueillir l’équité, la diversité et l’inclusion. Chaque volet mettait également l’accent sur la collaboration envers l’atteinte des ODD. Il y avait également 40 présentations préenregistrées que les participants ont pu explorer pendant le congrès et qui resteront disponibles pendant les six prochains mois.

Nous avons exploré huit sujets d’actualité avec les groupes d’affinité de la WFCP : Citoyenneté mondiale; éducation autochtone; recherche appliquée et innovation; objectifs de développement durable; construction; Cybersécurité et piratage psychologique; perfectionnement professionnel du corps enseignant et EFTP de marque.

Nous avons même organisé des quatre activités uniques avant le Congrès. Toutes furent riches en discussions passionnantes : Sommet du leadership PIN-WFCP; Camp international de jeunes; Forum pour des collectivités rurales, éloignées et nordiques à toute épreuve; Panel sur l’égalité des genres dans l’EFTP

Nous avons visité cinq campus locaux afin de découvrir leurs caractéristiques et leurs infrastructures uniques. Merci au Cégep Marie-Victorin, au Cégep de Saint-Laurent, au Collège LaSalle, au Cégep André-Laurendeau et au Collège Dawson d’avoir accueilli les délégués canadiens et internationaux.

  • Nous espérons que vous vous inspirerez de vos apprentissages lors de ces séances et de vos conversations. Et que vous pourrez travailler collectivement à résoudre des problèmes et chercher des solutions novatrices pour le secteur postsecondaire.

Qui avons-nous reconnu?

Vingt-cinq établissements répartis dans six provinces, trois programmes, dix individus et deux équipes de professeures et professeurs ont été récompensés pour leur leadership et leur innovation exceptionnels dans dix catégories de Prix d’excellence! 

  • Félicitations aux lauréats des prix or, argent et bronze dans chaque catégorie: recherche appliquée et innovation, éducation autochtone, développement durable, engagement mondial, excellence d’un programme, équité, diversité et inclusion et excellence en leadership pour le personnel gestionnaire et non gestionnaire, le personnel enseignant et le corps étudiant.
  • Un grand merci à TD Assurance, commanditaire exclusif des prix, et aux représentants de nos établissements membres qui ont participé aux comités de sélection indépendants chargés d’examiner les candidatures et de trancher les résultats.

À l’échelle de la planète, la WFCP a récompensé les réalisations tant de ses établissements membres que d’individus pour le secteur des collèges et des instituts polytechniques en décernant ses 41 Prix d’excellence 2023. Parmi les lauréats canadiens des prix de la WFCP figurent deux particuliers et huit collèges et instituts.

Nous avons également reconnu notre engagement permanent envers un monde plus durable et plus équitable en signant la Déclaration du Congrès mondial de Montréal, une déclaration sur le développement durable à l’échelle mondiale soutenue par les représentants et représentantes du Camp internationaux de jeunes et par les conseils d’administration du WFCP et du CICan.

  • Par cette déclaration, CICan, la WFCP et leurs membres respectifs s’engagent à maximiser leur impact collectif sur une éducation équitable ouverte à toutes et à tous, une formation qui permette de relever les défis économiques, environnementaux et sociaux de demain, et sur d’autres domaines prioritaires, notamment l’avancement canadien des objectifs de développement durable de l’ONU.

Merci à nos conférencières et conférenciers principaux, à tous les intervenants et aux participants d’avoir fait du Congrès mondial 2023 un succès! Découvrez les photos de l’événement.

L’année prochaine, notre Congrès annuel se tiendra à Calgary. Restez à l’affût des nouvelles concernant le Congrès Connexion 2024, avec Bow Valley College et SAIT comme hôtes.

27 mars 2023

Un apprentissage mondial pour un Canada à toute épreuve (ODD-4)

Le monde du travail est devenu un marché mondial. Pour réussir sur le marché du travail, les chercheuses et chercheurs d’emploi ont besoin des Compétences pour réussir, telles que l’adaptabilité, la communication, la collaboration et la résolution de problèmes. Les expériences d’apprentissage en dehors de la salle de classe, et au-delà de nos frontières, n’ont jamais été aussi pertinentes pour la réussite professionnelle.

En 2019, lorsque le Canada a présenté sa nouvelle Stratégie en matière d’éducation internationale, seuls 3% des étudiantes et étudiants des collèges ont participé à une expérience internationale dans le cadre de leurs études. Heureusement, le programme «Expérience compétences mondiales» (ECM) a facilité l’accès des étudiantes et étudiants canadiens de niveau postsecondaire à des expériences d’apprentissage internationales. Et le succès est au rendez-vous!

«Expérience compétences mondiales» permet aux étudiantes et étudiants des établissements d’enseignement postsecondaire canadiens de vivre des expériences internationales exceptionnelles.  Le financement permet aux collèges, aux instituts et aux universités de proposer aux étudiantes et étudiants canadiens des possibilités d’études et de travail à l’étranger. Ils et elles en reviendront chez eux enrichis de connaissances culturelles, résilients, flexibles et armés pour la réussite. Par exemple :

  • Des étudiantes et étudiants autochtones du programme d’études sur la justice de la Saskatchewan Polytechnic ont eu l’occasion de parfaire leur formation au Mexique. Ces étudiantes et étudiants ont fait l’expérience de la culture mexicaine et maya en plus d’étudier la procédure judiciaire du pays dans le but de comparer les systèmes judiciaires canadien et mexicain.
  • Des étudiantes et étudiants en quatrième année d’éducation du Medicine Hat College ont la chance de se rendre au Costa Rica pour faire l’expérience de la culture de la communauté autochtone BriBri et acquérir des stratégies sensibles à la culture utilisables dans leurs futures salles de classe.
  • Des étudiantes et étudiants en gestion des arts culinaires du New Brunswick Community College ont passé deux semaines à Muonio, en Finlande, dans le cadre d’un module d’étude de l’hôtellerie et de la restauration. La chance leur a été donnée d’entrer en contact avec des étudiantes et étudiants de plusieurs pays européens tout en testant leurs compétences en service à la clientèle dans un environnement international. Ils et elles ont également participé à des exercices de recherche de nourriture, ont organisé des dîners et ont appris à préparer des repas nordiques traditionnels.
  • Des étudiantes et étudiants en travail social du Cégep Marie-Victorin ont effectué leur stage de fin d’études de 12 semaines dans trois contextes différents à Dakar, au Sénégal. De plus, ce stage leur a permis de loger dans une famille d’accueil, d’y côtoyer de nouvelles personnes et de s’imprégner des coutumes, des valeurs et de la générosité du peuple sénégalais.
  • Huit étudiantes et étudiants du Cambrian College ont récemment voyagé à Dubaï pendant deux semaines pour représenter le collège en tant qu’ambassadeurs mondiaux. Pendant leur voyage, ils ont travaillé sur le développement de compétences globales et ont exploré la University of Wollongong in Dubai.

Ce sont 54 collèges et instituts et 56 universités qui mettent en œuvre un total de 124 projets financés par ce programme en collaboration avec des partenaires internationaux dans plus de 100 pays.

  • Plus de 11 000 étudiants et étudiantes canadiens (surtout ceux et celles pour qui accéder à de telles expériences est généralement plus difficile) acquerront les compétences mondiales recherchées par les employeurs et dont l’économie canadienne a besoin.

Ce programme aide le Canada à être à toute épreuve. Pourtant, le financement de l’initiative «Expérience compétences mondiales» n’est pas garanti au-delà de mars 2025. Si nous voulons des employées et employés qui soient à la fois diversifiés, résilients et agiles et qui aideront notre économie à croître durablement à l’avenir, il nous faut des possibilités d’apprentissage international plus accessibles.

  • C’est pourquoi CICan et UnivCan sont déjà en discussion avec le gouvernement du Canada pour renouveler le programme ECM !

«Expérience compétences mondiales» s’appuie sur les forces des deux plus grands réseaux d’éducateurs du Canada pour rendre l’apprentissage accessible à tous les membres de leurs collectivités. Il s’agit aussi de veiller à ce que tout un chacun ait la possibilité de trouver un emploi et de contribuer à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète.

  • Un appel de propositions sera bientôt lancé ! Restez à l’écoute pour avoir une autre chance de participer à de nouveaux projets d’innovation grâce au financement de «Expérience compétences mondiales.»
13 mars 2023

L’eau est une ressource partagée. Sa protection est indissociable d’un effort coordonné à l’échelle mondiale. (ODD-6)

L’eau présente sur la Terre peut nous sembler intarissable. Cependant, l’activité humaine et les changements climatiques mettent cette ressource en péril. Concrètement, ce sont plus de 733 millions d’individus qui vivent dans des pays où sévit un grave stress hydrique. De plus, les écosystèmes aquatiques de la planète se dégradent à un rythme alarmant.

L’ODD-6 (Eau propre et assainissement) nous met au défi de garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable. Cela inclut un accès à l’eau (à des fins potables et hygiéniques) et la protection des écosystèmes aquatiques, sans oublier une réflexion à nos modes d’utilisation et de gestion de l’eau dans le cadre de l’économie bleue.

  • L’économie bleue fait référence à une utilisation durable des ressources océaniques à des fins de croissance économique et d’amélioration des moyens de subsistance. Elle touche également à la santé des écosystèmes océaniques. Cela concerne notamment la pêche durable, la gestion de l’eau en tant que source d’énergie renouvelable, la garantie d’une navigation et d’un transport maritimes propres et sûrs, le tourisme durable dans les océans et les petites îles, et bien plus encore.

L’économie verte nous oblige à faire preuve de créativité dans le domaine des compétences, de la formation et de la main-d’œuvre pour lutter contre les changements climatiques et atteindre nos objectifs de carboneutralité. Dans le même ordre d’idées, la mise en place d’une économie bleue durable passe par des investissements, une stratégie et l’innovation.

C’est là que les collèges et instituts rentrent dans l’arène. «Éducation pour l’emploi» (ÉPE) est un de nos programmes phares. Cette approche associe des collèges et instituts canadiens à leurs homologues dans des pays partenaires. Cette approche permet de garantir que la formation répond aux besoins des économies et des apprenantes et apprenants locaux, tout en consolidant la pérennité du changement éducatif une fois les projets menés à terme.

Par exemple, notre nouveau Programme de formation axée sur les compétences pour le développement de l’économie bleue au Kenya (KBEST) est axé sur le renforcement des compétences de la main-d’œuvre kenyane. Celles-ci sont nécessaires pour permettre au pays d’être compétitif dans l’économie bleue mondiale tout en préservant la santé des océans et des systèmes aquatiques pour les générations futures de Kenyanes et Kenyans.

  • Le KBEST se situe à la croisée des ODD-4 (Éducation de qualité), 5 (Équité des genres) et 8 (Travail décent et croissance économique). Il accorde la priorité à la formation des femmes, des jeunes et des populations vulnérables dans les domaines et sous-secteurs de l’économie bleue qui présentent le plus grand potentiel en termes d’emploi formel et de travail autonome.

Bien que le programme débute à peine, la démarche est celle que nous avons mise au point et adaptée avec succès depuis plus de 50 ans. Avec les objectifs de développement durable (ODD) comme cadre de collaboration, le KBEST laissera un impact durable au Kenya et ouvrira des voies prometteuses vers l’éducation et l’emploi pour les jeunes Kenyanes et Kenyans.

Le 22 mars est la Journée mondiale de l’eau. Cette année, il s’agit d’accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement. L’eau nous concernant toutes et tous, il nous incombe de réfléchir à l’utilisation, la consommation et la gestion de l’eau dans nos vies.

09 février 2023

À travers nos partenariats, nous optimisons nos apports à un changement durable. (ODD-17)

Dans quatre pays de l’Alliance du Pacifique, les établissements de formation, leurs apprenantes et apprenants, ainsi que les partenaires industriels, ont maintenant accès aux contacts, aux connaissances et aux outils nécessaires pour opérer un changement positif durable. Au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou, nous avons entrepris de multiplier les débouchés socio-économiques pour les hommes et les femmes dans un secteur extractif durable et inclusif. Cinq ans plus tard, l’impact de nos actions est visible. 

Le programme Éducation pour l’emploi dans l’Alliance du Pacifique (ÉPE-AP) est le dernier de nos programmes internationaux à arriver bientôt à son terme (mars 2023).  

Présent de par le monde, «Éducation pour l’emploi» (ÉPE) est un de nos programmes phares. Cette approche associe des collèges et instituts canadiens à leurs homologues dans des pays partenaires. Au niveau des établissements, elle permet de dispenser des formations répondant tant aux besoins du marché du travail que ceux des collectivités et des apprenantes et apprenants locaux. Elle permet aussi aux établissements d’EFTP des pays bénéficiaires d’accroître leurs capacités, tout en consolidant la pérennité du changement éducatif une fois les projets menés à terme. Au niveau des ministères, elle aide à renforcer les capacités des fonctionnaires. Elle regroupe en effet différents ministères afin d’élaborer et de mettre en commun des politiques et de bonnes pratiques. Elle intervient également auprès des partenaires du secteur privé et de la société civile pour instaurer un dialogue et une collaboration tripartites. 

Quelques chiffres marquants du programme de l’Alliance du Pacifique : 

  1. Depuis 2018, nous avons mis en relation 22 collèges et instituts canadiens dans le cadre de 16 partenariats entre établissements. De tels partenariats offrent aux établissements de l’Alliance du Pacifique la possibilité de bénéficier de l’expérience de leurs homologues canadiens (et vice-versa). Ils contribuent à enrichir l’enseignement postsecondaire et à le faire cadrer avec les besoins du secteur privé. 
  2. Nous avons aidé à élaborer dix programmes de formation qui répondent à la fois aux besoins du marché du travail dans le secteur extractif et aux enjeux liés à l’équité des genres et à la durabilité environnementale. Sur cinq ans, plus de 1 100 étudiantes et étudiants se sont inscrits aux programmes conçus dans le cadre du projet. 
  3. Nous avons également contribué à systématiser plus de 90 politiques, lignes directrices et meilleures pratiques afin de consolider la gouvernance dans l’ensemble du secteur et formé près de 2 500 responsables et gestionnaires au sein du gouvernement avec des recommandations pour les mettre en œuvre. En outre, dix établissements ont désormais mis en place des stratégies, des politiques et des procédures pour promouvoir l’équité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles.  
  4. Plus de 250 fonctionnaires issus de plus de 40 ministères ont bénéficié d’une formation en atelier pour la conception et la mise en œuvre de politiques publiques d’équité des genres et de durabilité environnementale. 

Le programme ÉPE-AP cadre également avec nos ODD fondamentaux : ODD-4 (Éducation de qualité), ODD-5 (Équité des genres), ODD-8 (Travail décent et croissance économique), ODD-10 (Réduction des inégalités), ODD-13 (Actions climatiques) et ODD-17 (Partenariats nécessaires à l’atteinte des objectifs). 

  • Dans toutes nos activités, nous utilisons les ODD comme cadre de collaboration pour nous assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète. 

Cette semaine, c’est la Semaine du développement international (SDI) ! Elle offre l’occasion de valoriser les multiples et importantes contributions que les Canadiennes et les Canadiens effectuent à travers le monde. Le thème en est #VisezLesObjectifs. Il nous invite toutes et tous, nos membres et la population canadienne, à contribuer à un changement positif partout sur la planète. 

31 janvier 2023

Nous donnons accès à l’éducation canadienne au monde entier, pour que le monde entier puisse accéder au Canada (ODD-4)

Le développement international est un concept qui vise à réduire les inégalités entre les pays, à éradiquer la pauvreté et à contribuer à un monde plus pacifique, plus inclusif et plus prospère. Pour notre part, cela gravite principalement autour de l’éducation. Nous mettons en relation les collèges et instituts du Canada avec des partenaires du monde entier. Par là même, nous œuvrons à la transformation de l’enseignement postsecondaire et offrons aux apprenantes et apprenants une formation axée sur l’emploi et les compétences mondiales nécessaires à leur réussite.

Nous sommes le plus vaste réseau de l’enseignement supérieur au pays. Présent de par le monde, «Éducation pour l’emploi» (ÉPE) est un de nos programmes phares. Cette approche associe des collèges et instituts canadiens à leurs homologues dans des pays partenaires. Elle permet de dispenser des formations répondant tant aux besoins du marché du travail que ceux des collectivités et des apprenantes et apprenants locaux. Elle permet aussi aux établissements des pays bénéficiaires d’accroître leurs capacités, tout en consolidant la pérennité du changement éducatif une fois les projets menés à terme.

Il s’agit d’une stratégie de coopération au développement dont nous avons été les précurseurs et que nous avons su personnaliser pour en faire un succès depuis plus de 50 ans. Rien que ces dix dernières années, près de 20 000 personnes ont pu acquérir des compétences grâce aux différents programmes et cours que nous avons conçus et mis en œuvre selon un mode collaboratif.

  • Nous menons actuellement des projets ÉPE dans 15 pays d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes. Chacun des projets contribue à atteindre les 17 objectifs de développement durable (ODD) en donnant à tous les individus les moyens de réaliser pleinement leur potentiel grâce à une éducation équitable dans des secteurs économiques clés.
  • Chacun de nos programmes porte sur l’ODD-4 : Éducation de qualité, ODD-5 : Équité des genres, ODD-8 : Travail décent et croissance économique, ODD-10 : Réduction des inégalités, ODD-13 : Action climatique, et ODD-17 : Partenariats nécessaires à l’atteinte des objectifs. Et nous voulons en faire davantage.

Notre vision de l’éducation et du développement internationaux est audacieuse. Notre nouvelle stratégie internationale sur trois ans contribue à rendre le réseau canadien des collèges et instituts à toute épreuve, grâce à son internationalisation et à son implication planétaire.

Pour ajouter à notre contribution envers un marché du travail mondial à toute épreuve, nous avons par ailleurs recommandé au gouvernement fédéral d’accroître son aide aux pays en développement pour renforcer la capacité de leurs systèmes de compétences, reconnaissant ainsi le rôle essentiel de l’éducation et de la formation dans l’atteinte des ODD. Consultez ici nos recommandations pour les consultations prébudgétaires fédérales.

  • Dans toutes nos activités, nous utilisons aujourd’hui les ODD comme cadre de collaboration pour nous assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète.

La semaine prochaine, c’est la Semaine du développement international (SDI)! Elle offre l’occasion de valoriser les multiples et importantes contributions que les Canadiennes et les Canadiens effectuent à travers le monde. Le thème en est #VisezLesObjectifs. Il nous invite toutes et tous, nos membres et la population canadienne, à contribuer à un changement positif partout sur la planète.

12 décembre 2022

À toute épreuve, dès maintenant (ODD-4)

Écartez-vous, Oxford Dictionary. Pour nous, l’expression à la mode de cette année est «à toute épreuve». Être à toute épreuve implique d’être prêt pour la réussite, indépendamment des changements et de l’évolution du monde extérieur.

Les collèges et instituts rendent le Canada à toute épreuve, car ils offrent un accès à une éducation de qualité qui devance les besoins des économies locales. Nous estimons qu’il s’agit ici d’un bien public fondamental. Et cette année fut riche en activités de soutien à nos membres dans ce contexte. Notre travail permet aux collèges et aux instituts de collaborer pour qu’apprenantes et apprenants, systèmes et collectivités soient parés à toute épreuve.

Des éléments tels que la formation axée sur les compétences, l’équité et l’accessibilité, les liens communautaires, les solutions d’affaires et le changement positif sont autant de facteurs qui permettent d’être à toute épreuve. Et si l’on jette un regard rétrospectif sur l’année, nous avons beaucoup à célébrer :

  1. Un nouveau programme qui aide les petites et moyennes entreprises des secteurs de la construction et de la fabrication à embaucher des apprenties et apprentis de première année, en mettant l’accent sur les groupes visés par l’équité. (ODD-8 et ODD-10)
  2. Une nouvelle collection de simulations virtuelles conçue pour offrir aux étudiantes et étudiants en soins infirmiers, en sciences de laboratoire médical et en soins paramédicaux des expériences d’apprentissage pratiques et novatrices. (ODD-3 ET ODD-4)
  3. Une nouvelle initiative nationale de deux ans qui non seulement aidera les nouveaux arrivants à acquérir les compétences générales propres aux milieux de travail canadiens afin d’améliorer leur profil d’emploi, mais aussi les employeurs canadiens en leur donnant accès à un bassin de main-d’œuvre talentueuse possédant des compétences interculturelles et mondiales. (ODD-8 et ODD-10)
  4. Un nouvel outil pour les enseignants, travailleurs et employeurs du secteur des soins de santé de longue durée qui aidera à réduire les pénuries de main-d’œuvre, mieux comprendre les attentes professionnelles et améliorer la coordination des services et des soins à la clientèle(ODD-3 ET ODD-8)
  5. Un nouveau programme de développement qui créera des emplois et favorisera la croissance économique, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en préservant la santé des océans et des systèmes aquatiques pour les prochaines générations de Kenyanes et Kenyans. (ODD-4 et ODD-10)
  6. Un nouveau programme de bourses qui assurera à ses bénéficiaires (provenant de 26 pays en développement, et majoritairement des femmes dans des pays francophones) un accès inclusif et équitable à des possibilités d’études et de formation de grande qualité. (ODD-5 ET ODD-4)
  7. Une nouvelle et audacieuse direction pour l’éducation et le développement internationaux qui rendra le réseau canadien des collèges et instituts à toute épreuve, grâce à son internationalisation et à son implication planétaire. (ODD-4 ET ODD-5)
  8. Nous avons également célébré un anniversaire marquant : 50 ans comme association nationale ! Notre travail et notre secteur continuent de se développer. Si vous ne l’avez pas encore fait, explorez nos réflexions d’anniversaire sur l’impact historique du secteur et sur ce qui est à venir pour les 50 prochaines années. Il y en aura plus à venir alors que nous développons notre héritage dans la nouvelle année.

Mais il reste du pain sur la planche. Face à une inflation galopante, des pénuries de main-d’œuvre, des transformations économiques majeures et une crise climatique, il nous faut adopter un programme efficace pour rebâtir la main-d’œuvre canadienne, remédier aux inégalités et assurer la transition vers la carboneutralité.

Nous avons formulé des recommandations à l’intention du gouvernement fédéral concernant la recherche appliquée, le perfectionnement de la main-d’œuvre, les infrastructures des campus, la carboneutralité, la réconciliation ainsi que la construction d’un avenir mondial commun. Pour que notre pays soit à toute épreuve, il faut optimiser l’impact du plus grand réseau postsecondaire du Canada.