13 septembre 2024

Feuille de route de CICan pour 2026

Nous vivons dans une période dynamique, changeante et déstabilisante. À CICan, nous évoluons pour répondre au moment. Nous avons une nouvelle équipe de direction et une nouvelle structure organisationnelle. Une nouvelle vision pour générer un impact avec un regard tourné vers l’avenir. Et un nouveau plan pour nous y rendre.

Notre Feuille de route pour 2026 orientera notre programme sur les priorités et les activités ayant un impact. Elle veillera également à nous positionner pour affronter l’évolution de ce contexte instable et complexe.

Notre mission et nos valeurs continueront de renforcer le système collégial canadien afin de relever les plus grands défis du Canada – et du monde – tels que le logement, les soins de santé, la main-d’œuvre future ainsi que la diversification et la croissance économiques.

Pour la première fois, nos cinq nouveaux Objectifs d’impact orienteront nos ressources vers les domaines prioritaires dans lesquels nous souhaitons apporter des changements tangibles. Dans lesquels les collèges et instituts peuvent produire des résultats pour leurs communautés et pour le pays. Et nos trois priorités stratégiques feront de CICan une organisation plus agile, adaptée à ses objectifs et mieux placée pour servir les intérêts de nos membres. Parce qu’après tout, nos 135 membres sont au cœur de tout ce que nous faisons.

Le moment est venu pour les collèges et instituts du Canada.

Ensemble, nous agirons pour les Canadiennes et les Canadiens en traçant une voie qui sera intentionnelle et intégrée pour renforcer l’impact de nos actions.

22 août 2024

Le plafonnement du nombre d’étudiants internationaux prouve son efficacité et les collèges tentent de faire face à ses répercussions

Par Pari Johnston, présidente-directrice générale, Collèges et instituts Canada.

Remettons les pendules à l’heure. Les rapports indiquent certes que le Canada approuve les permis d’études pour les étudiants internationaux plus rapidement que l’année dernière. Or, le plafonnement des demandes de permis d’études pour les étudiants internationaux produit l’effet escompté, à savoir une baisse du nombre de permis d’études approuvés.

Les titulaires de permis d’études sont-ils plus nombreux à entrer au Canada depuis le début de l’année? Certes oui. En revanche, les étudiants internationaux arrivés au Canada entre janvier et mai avaient très certainement demandé et obtenu leur permis d’études avant le 22 janvier, date d’entrée en vigueur du plafonnement.

En fait, les données publiées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) montrent que les demandes présentées par les étudiants internationaux sont en baisse de 36% d’une année sur l’autre. En ce qui concerne plus particulièrement les membres de CICan (le réseau canadien des collèges, instituts, cégeps et écoles polytechniques publics), le nombre de demandes a chuté de 54%.

Ne nous leurrons pas, cette politique a les effets recherchés. À savoir, réduire le nombre de demandes de permis pour les étudiants internationaux et, par extension, le nombre de permis approuvés. 

Nous avons consulté les membres de CICan pour mieux comprendre la réalité des faits sur le terrain. Qu’avons-nous pu entendre? Que les établissements se préparent à des conséquences importantes et inattendues.

Incontestablement, il est inutile de prendre davantage de mesures aussi radicales. 

Bien au contraire, le plafonnement risque déjà d’aggraver une tendance à long terme marquée par la réduction des dépenses provinciales, le gel des droits de scolarité et l’augmentation des coûts pour les établissements postsecondaires. 

D’ores et déjà, certains établissements procèdent à des réductions dans les embauches et dans le personnel enseignant. D’ores et déjà, les établissements limitent les admissions dans certains programmes, tandis que d’autres suppriment des programmes entiers, y compris dans des domaines essentiels comme l’éducation de la petite enfance, les soins continus et les technologies de l’environnement. D’ores et déjà, les établissements mettent un frein à certaines activités de recherche commerciale et à certains programmes de sensibilisation à destination des étudiants.

Si nous n’y prenons garde, nous pourrions porter un préjudice irréparable à notre réseau d’enseignement postsecondaire public.

Les collèges et instituts forment une main-d’œuvre qui est essentielle pour relever certains défis nationaux et mondiaux. Parmi ceux-ci, la construction de logements durables et abordables, la prestation de soins de santé de haute qualité et la transition vers les énergies vertes. Le manque chronique d’investissements a contraint ces établissements publics à dépendre davantage des frais d’inscription des étudiants internationaux pour assurer leur fonctionnement.

La diminution du nombre d’étudiants internationaux ne se contente pas de limiter l’accès des étudiantes et étudiants canadiens aux formations qui sont essentielles à la croissance de secteurs clés de notre économie, et en particulier dans les collectivités rurales, éloignées, nordiques et autochtones. Elle menace également la vitalité de notre secteur dans son ensemble. 

Il nous faut des solutions intelligentes, réfléchies et prévisibles.

Le ministre et les établissements d’enseignement supérieur veulent la même chose : une amélioration du Programme des étudiants étrangers pour qu’il fonctionne avec efficacité et intégrité. Plus que jamais, nous avons maintenant besoin de solutions mesurées et prévisibles qui traitent des enjeux fondamentaux, dont le manque de financement, l’aide aux étudiants internationaux et la planification stratégique à long terme. Il s’agit de ne pas se précipiter pour mettre en œuvre des politiques qui pourraient, par inadvertance, avoir des conséquences plus importantes que celles prévues. 

Le Canada doit prendre le temps de réfléchir à la manière dont ces brusques changements de politique pourraient compromettre la viabilité d’un secteur vital pour le bien public. La voie à suivre est celle d’une politique réfléchie qui reconnaisse la corrélation entre les étudiants internationaux et les collèges et instituts au sein du contexte économique et social global du Canada.  

Rien qu’en 2022, la contribution des étudiants internationaux à l’économie canadienne s’est élevée à 30,9 milliards de dollars et a bénéficié à 360 000 emplois.

Ce volet, porteur de notre économie, est en train de ralentir. Nous n’en voyons pas encore les répercussions, mais elles sont imminentes.   

06 août 2024

Moderniser l’écosystème de financement fédéral du Canada pour maximiser l’impact

Le paysage de la recherche et de l’innovation au Canada est prêt pour une refonte. Cela fait des années que les dépenses publiques de recherche et développement (R&D) du Canada sont inférieures à celles des autres pays du Groupe des Sept (G7) et de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE). De ce fait, nous sommes dans l’incapacité de récolter tous les fruits de notre recherche, dans notre propre pays.

Mais la bonne nouvelle, c’est que des changements se profilent à l’horizon. 

Le gouvernement du Canada souhaite instaurer un nouvel organisme-cadre de financement de la recherche en vue de renforcer l’impact du financement fédéral. L’objectif visé est d’améliorer la coordination entre les différents acteurs de la recherche et de susciter la collaboration pour relever les défis émergents. Voilà bien une initiative qui a tout pour plaire à notre secteur! 

La vision de CICan : Ancrer l’impact 

En réponse à la requête du gouvernement de recueillir des commentaires sur le modèle du nouvel organisme, CICan a consulté son Comité consultatif national de la recherche appliquée. Celui-ci est composé de vice-président(e)s et de doyen(ne)s de la recherche appliquée issus de collèges et instituts de partout au Canada.  

Nos recommandations portent sur les moyens à mettre en œuvre pour que le nouvel organisme puisse veiller à ce que les retombées de la recherche canadienne soient exploitées et maintenues au pays. Ceci profiterait directement tant aux collectivités qu’à l’économie du pays. Nous avons également expliqué en quoi les collèges et instituts sont idéalement placés pour mener des activités de recherche axées sur la réalisation d’une mission. Ils élaborent en effet des solutions concrètes à travers des travaux de recherche spécialisés, efficaces et axés sur les partenaires. Une telle approche est unique et procure des avantages concrets à la population canadienne.  

Parmi nos recommandations principales, citons : 

  1. Identifier et combler les lacunes de la recherche : Définir clairement les problèmes et les lacunes que le nouvel organisme est censé résoudre, en privilégiant un ancrage des bénéfices de la recherche au Canada. 
  2. Adapter la structure aux besoins des parties prenantes : Orienter la stratégie et le mandat du nouvel organisme pour qu’il réponde aux besoins des petites et moyennes entreprises et des collectivités mal desservies, dont les groupes autochtones. 
  3. Développer la capacité de recherche : Encourager les groupes traditionnellement exclus à mener des activités de recherche axées sur l’impact. 
  4. Veiller à la solidité des capacités de l’organisme : Affecter l’expertise et les ressources fonctionnelles appropriées à l’organisme-cadre. 
  5. Fournir des investissements adéquats : Doter l’organisme d’un budget autonome raisonnable lui permettant de réaliser ses objectifs. 

Pour découvrir la liste complète de nos recommandations et notre vision approfondie sur le rôle crucial des collèges et instituts, consultez notre mémoire en cliquant ici.

02 juillet 2024

Une nouvelle orientation stratégique

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

Les Canadiennes et Canadiens peuvent s’attendre à de nombreux changements au cours des 18 prochains mois. Dans la perspective des prochaines élections fédérales, il est clair que les collèges et instituts non seulement peuvent, mais aussi se doivent de concentrer leurs efforts sur les besoins les plus pressants du Canada.

Ma priorité est de parvenir à une plus grande intégration dans notre travail afin de maximiser l’impact.

En termes concrets, notre message est le suivant : les collèges et instituts sont les partenaires de terrain qui trouveront des solutions pour construire davantage de logements, intégrer un plus grand nombre de nouveaux arrivants, aider les entreprises locales à passer à l’économie verte et former les professionnels de la santé et des services à l’enfance dont notre pays a désespérément besoin.

Face à de tels enjeux nationaux, il est impératif pour nous de faire valoir notre proposition de valeur publique et politique, d’accroître notre impact et de conjuguer les efforts des établissements pour aboutir à des résultats concrets.

Les Objectifs à fort impact sont au cœur de notre orientation stratégique.

CICan est à la croisée des chemins. Nous avons une nouvelle équipe de direction et notre structure d’organisation a été modifiée. Grâce à votre contribution, nous avons mis à jour et prolongé notre Plan stratégique jusqu’en 2026.

Toutes nos actions sont focalisées sur les intérêts de nos membres en cette période de bouleversements.

La Feuille de route pour 2026 de CICan a été approuvée par notre Conseil d’administration au printemps dernier et guidera nos activités au cours des 18 prochains mois. Elle orientera le programme de CICan pour nous aider à définir les priorités et les activités ayant un impact. Elle veillera également à nous positionner pour affronter l’évolution de ce contexte instable et complexe.

La feuille de route introduit également des Objectifs à fort impact qui apporteront des réponses ciblées aux problèmes pressants qui se posent au Canada et à nos membres. Nos ressources seront dès lors affectées à des domaines prioritaires dans lesquels nous souhaitons apporter un réel changement.

Nous vous en dirons plus sur la Feuille de route dans les semaines et les mois à venir. 

Je suis persuadée que cela positionnera notre secteur dans une optique stratégique, permettant ainsi à CICan d’être plus focalisée et mieux adaptée. Nous serons ainsi capables de mieux servir nos membres et d’accroître notre impact sur les collectivités que nous desservons.

Ensemble, autour d’objectifs communs face à des défis collectifs, nous allons accomplir de belles choses pour le Canada et pour le monde.

CICan est à son apogée quand elle est nourrie de dirigeantes et dirigeants forts. Vos contributions nous permettent d’aller de l’avant en toute confiance. Vos priorités orientent notre plaidoyer, vos besoins guident nos services et votre impact inspire notre message.

Nous agirons pour les Canadiennes et les Canadiens en traçant une voie qui sera intentionnelle et intégrée pour renforcer l’impact de nos actions.

Consultez notre Feuille de route pour 2026.

27 juin 2024

Notre année en termes d’impact

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

En cette année placée sous le signe du changement, notre fierté est de mise.

Je suis ravie de pouvoir vous livrer quelques réflexions sur nos réalisations, sur nos défis et sur la voie à suivre pour notre secteur sous le signe de l’unification.

Depuis mon arrivée en décembre, je me suis fixé comme priorité absolue d’aller sur vos campus et de vous écouter attentivement pour m’instruire tout en faisant preuve de curiosité. Au cours de mes six premiers mois, j’ai eu la chance de pouvoir visiter 30 établissements membres dans 7 provinces et de participer à plusieurs réunions d’associations collégiales provinciales.

Ce serait un euphémisme de dire que j’ai été éblouie par le dynamisme, la diversité et l’esprit communautaire de vos campus. Me rendre sur encore davantage de campus restera pour moi une priorité absolue pour les 18 mois à venir.

Les aspirations, les besoins et les défis que vous avez exprimés sont autant de vecteurs pour l’évolution des orientations stratégiques de CICan.

Vous avez eu toute mon oreille et je vous ai bien compris. Vos priorités orientent notre plaidoyer, vos besoins guident nos services et votre impact inspire notre message.

  • Nous concentrons notre programme de plaidoyer sur les grands défis du Canada et nous donnons plus de poids à notre voix dans les débats sur les politiques publiques nationales dont se préoccupent les Canadiennes et Canadiens. 
  • Nous modernisons notre approche des services aux membres pour multiplier les points de contact et les rendre plus fréquents, tout en nous attachant à rassembler les dirigeantes et dirigeants des collèges autour de sujets communs touchant à la stratégie et la durabilité de leurs établissements. 
  • Nos programmes nationaux et internationaux sont regroupés en mettant davantage l’accent sur les avantages pour les membres, la collaboration et le renforcement des capacités qui sous-tendent nos choix et nos actions.

Je suis pleinement convaincue que le moment est venu et que l’avenir est prometteur pour les collèges et instituts du Canada.

Je suis grandement enthousiaste à l’idée de continuer à renforcer notre impact et de positionner le travail de CICan de telle sorte qu’il vous serve au mieux et que nos membres soient à même de soutenir la population du Canada.

Cela ne veut pas pour autant dire que les pressions n’ont pas été importantes. CICan reste à l’affût et profondément concentrée sur la défense des intérêts de ses membres en cette période de bouleversements. Et je pense tout particulièrement aux réformes sans précédent apportées au Programme des étudiants étrangers du Canada, lesquelles s’inscrivent dans le cadre du plan du gouvernement fédéral visant à mieux gérer les niveaux totaux d’immigration en réduisant le nombre de résidents temporaires. Comme de bien entendu, nous œuvrons activement à ce que nos membres soient impliqués et bien informés.

Pour ce qui est de l’avenir, je crois fondamentalement que la valeur du secteur des collèges et instituts réside dans le fait que nous nous posons la question de connaître la nature des problèmes que nous résolvons pour les Canadiennes et Canadiens.

En réfléchissant attentivement aux liens entre ce que nous enseignons et recherchons et ce dont notre pays et nos collectivités ont besoin, les collèges et instituts se posent en partenaires naturels pour relever les plus grands enjeux de politique publique du Canada. Parmi ceux-ci, citons l’offre de logements durables et abordables, la transition vers des énergies propres, la gestion de l’économie des soins et le renforcement de la productivité et de la transformation industrielle. 

Vos actions nous permettent d’avoir une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande de logements et de veiller à ce que les travailleuses et travailleurs reçoivent les outils nécessaires pour prospérer dans les industries vertes et numériques. Sans oublier qu’elles rendent les entreprises plus innovantes, efficaces et productives.

CICan non seulement comprend, mais aussi défend et promeut sans réserve cet impact.

Nous sommes fiers d’être le chef de file national qui rassemble le secteur de la sorte. Nous continuerons à défendre nos intérêts communs d’une voix ferme et coordonnée.

Notre travail consiste à faire comprendre aux responsables, aux décideurs et à la population canadienne que les collèges et instituts sont des partenaires de l’écosystème à forte valeur ajoutée, à la proposition de valeur unique et distincte.

C’est vous qui éduquez, qui innovez, qui créez des emplois, qui fabriquez, qui construisez et qui cultivez.

C’est vous qui avez un impact concret sur les thèmes qui font le quotidien des Canadiennes et Canadiens.

Au vu de ces grands défis politiques, nous pouvons revenir sur ce que nos programmes ont permis d’accomplir au cours de l’année écoulée. 

  • En voici quelques exemples. Pour ce qui est de la crise du logement au Canada et dans le secteur des soins de santé, nos actions ont rassemblé les collèges et instituts de tout le pays pour former une main-d’œuvre qualifiée et remédier aux graves pénuries de travailleuses et de travailleurs. Quant à l’action climatique, nos activités ont permis de renforcer les compétences et la littératie écologiques. Elles ont également aidé les entreprises et les organismes communautaires à réduire leur empreinte carbone et à mieux planifier le développement durable au Canada.

Il s’agit là de réalisations incroyables dont nous pouvons toutes et tous être très fiers, que ce soit en tant que membre impliqué dans ces projets de CICan ou à titre de secteur. Et elles figurent en bonne place dans notre Rapport d’impact 2023/2024. 

Notre action continue d’évoluer pour se concentrer sur les besoins les plus pressants du Canada, et ma priorité est de parvenir à une plus grande intégration afin de maximiser l’impact.

Consultez notre Rapport d’impact 2023/2024.

21 mai 2024

L’éducation est un vecteur de changement

«Qu’ai-je en tête?», avec Pari Johnston.

S’il est bien une chose que j’ai en tête, c’est le changement. Se rassembler pour fixer des priorités, coordonner et mettre en commun les ressources nous aidera à nous préparer et à le maîtriser.  

L’association que nous sommes réunit les responsables des collèges et des instituts à travers le réseautage et des activités de renforcement des capacités. Nos conversations stratégiques nous aideront à définir nos objectifs communs et à axer nos solutions sur les grands défis sociétaux. 

Tout changement peut être intimidant. Mais je suis optimiste et remplie d’espoir.  

Nous sommes des chefs de file dans le domaine de l’éducation. À ce titre, nous avons des projets ambitieux et audacieux à réaliser.  

Les collèges et instituts sont des partenaires de grande valeur. Nous sommes des éducateurs, des innovateurs, des créateurs d’emplois et des partenaires de confiance. Nous sommes des établissements ancrés dans nos villes, nos provinces, nos territoires et nos régions.  

Notre réseau forme près de 800 000 apprenant(e)s dans des collectivités urbaines, rurales, éloignées et nordiques en proposant plus de 10 000 programmes dans tous les secteurs. Nous menons également plus de 8 000 projets de recherche appliquée par an et apportons chaque année plus de 190 milliards de dollars à l’économie canadienne. 

Telle est la valeur de la formation dispensée par les collèges et instituts. 

Cet impact doit s’articuler autour de nos grands défis, tels que l’offre de logements durables et abordables, la transition vers des énergies propres et une productivité et une transformation industrielle accrues. Nos actions nous permettent d’avoir une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande de logements et de veiller à ce que les travailleuses et travailleurs reçoivent les outils nécessaires pour prospérer dans les industries vertes et numériques. Sans oublier qu’elles rendent les entreprises plus innovantes, efficaces et productives. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres. 

Notre prospérité future dépend de notre action collective, non seulement pour les apprenants, mais aussi pour notre pays et nos collectivités. Cela permet de garantir que nos transitions soient justes, équitables et bénéfiques pour toutes et tous. 

En tant que responsables du secteur de l’éducation, nous devrons répondre à de nombreuses exigences.   

Lorsque nous parlons de la valeur du secteur des collèges et instituts, nous devrions nous demander quels problèmes nous réglons. Nous devons réfléchir de manière ciblée au lien entre le contenu de notre enseignement et nos besoins en main-d’œuvre. Cela vaut aussi bien pour la crise du logement que pour d’autres enjeux tels que la transition énergétique, les besoins de l’économie des soins et la transformation numérique.  

Nos établissements doivent faire en sorte de créer des espaces, que ce soit au sein d’une salle de classe traditionnelle, par le biais de cours en ligne, d’une salle de classe mobile ou en recourant à des technologies telles que la réalité virtuelle. Ces espaces doivent permettre aux talents et aux débouchés de trouver écho là où ils se trouvent, en particulier dans les collectivités rurales, éloignées, nordiques et autochtones. En d’autres mots, pour que tous les talents que nous rencontrons dans nos villages, nos villes et nos collectivités aient la possibilité de contribuer à notre économie et notre société.

Il ne s’agit pas seulement de formation aux compétences, de recherche ou de partenariats. Il s’agit de savoir ce que nous pouvons réaliser lorsque nous sommes tous unis autour d’un objectif commun.  

Le moment est venu pour les collèges et instituts.  

Il y a deux semaines, nous avons rassemblé le secteur à l’occasion de notre Congrès national, le plus grand événement du genre. La gestion du changement était au cœur du programme.  

Notre secteur est soumis à de fortes pressions, en raison de la baisse des financements provinciaux et de l’augmentation des exigences du marché du travail. Et le tout s’inscrit dans un contexte de débat national largement médiatisé sur la croissance durable du nombre d’étudiants internationaux et sur la concurrence mondiale pour les talents et les compétences. Il n’en reste pas moins que notre secteur a un rôle à jouer si l’on veut intensifier et coordonner les efforts des établissements pour relever les défis nationaux les plus urgents. 

  • Dans mon allocution principale, j’ai exposé ma vision d’un programme national audacieux dans lequel les collèges et instituts publics du Canada sont reconnus en tant que partenaires incontournables pour accomplir la mission. (Écoutez le balado de mon allocution principale).

Je ressors inspirée de ces nouvelles formes de collaboration qui transforment les défis en atouts. Et je suis tout aussi enthousiaste à l’idée de concevoir une approche commune du travail qui soit intentionnelle, intégrée et efficace.

Et cela ne peut fonctionner que si nous le faisons ensemble.

17 avril 2024

Une nation commerçante a besoin d’une main-d’œuvre ouverte sur le monde

Ce texte d’opinion a été publié par le Hill Times le 15 avril 2024.

Le Canada est un État commerçant : en 2022, les échanges bilatéraux de biens et de services du pays ont atteint un sommet de 1,9 billion de dollars. Nous avons conclu quinze accords de libre-échange qui représentent plus de 60 % du PIB mondial. De plus, le Canada est le seul pays du G7 à bénéficier d’un accès complet au libre-échange avec tous ses homologues du G7 et avec l’Union européenne.

Il s’agit là d’un avantage unique sur le marché mondial. Le gouvernement fédéral a fait de la diversification et de l’expansion une priorité. Toutefois, une telle dépendance au commerce nous fait aussi courir des risques : les réalités géopolitiques continuent d’évoluer, les secteurs et les chaînes d’approvisionnement se redéfinissent, les nouvelles technologies modifient les lieux et les méthodes de travail.

Les expériences d’études et de travail à l’étranger, comme celles que rend possibles le financement du programme Expérience compétences mondiales (ECM) – l’un des piliers de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale – exposent la population étudiante à de nouveaux environnements, à de nouveaux enjeux, à de nouvelles façons de penser. Ces expériences contribuent à mieux former les talents canadiens sur le plan culturel, améliorent leurs capacités d’adaptation et facilitent leur intégration au marché du travail. Pour les entreprises, cela signifie que le personnel est mieux outillé pour aborder et comprendre la clientèle, les fournisseurs et la concurrence dans le monde entier.

Ces compétences et ces caractéristiques s’avèrent essentielles, car le Canada s’est doté de projets de croissance ambitieux qui nécessiteront un investissement important dans les talents du monde entier. Alors que les multinationales disposent des ressources et des réseaux nécessaires pour attirer du personnel du monde entier, 98 % des entreprises canadiennes sont des petites et moyennes entreprises qui s’appuient principalement sur les talents locaux. Nous devons veiller à ce qu’elles aient également accès à du personnel doté de compétences internationales.

Il est important de réfléchir de manière stratégique à l’acquisition et au maintien en fonction de ces personnes talentueuses, en particulier si l’on tient compte de la composition démographique du Canada. Ainsi, nous savons que les jeunes Autochtones font partie des populations dont la croissance est la plus rapide. Si nous rendons les expériences de travail et d’études à l’étranger plus accessibles pour les étudiantes et étudiants qui se heurtent traditionnellement à des obstacles en matière de participation, entre autres les étudiantes et étudiants qui s’identifient comme autochtones, ayant des capacités différentes ou issus de milieux à faible revenu, des programmes comme ECM contribueront à uniformiser les règles du jeu et à élargir le bassin de main-d’œuvre qualifiée dans lequel les entreprises canadiennes pourront puiser.

N’oublions pas qu’un État commerçant a besoin d’une main-d’œuvre mobilisée et présente à l’échelle de la planète. Les liens entre les personnes et entre les entreprises renforcent la place du Canada à l’international. Plus il y aura de Canadiennes et de Canadiens dans le monde, plus nous confirmerons la réputation du Canada comme pays axé sur l’innovation et comme lieu d’affaires international. Dans le même ordre d’idées, plus il y aura de Canadiennes et de Canadiens qui rentreront au pays avec des compétences mondiales, mieux nous positionnerons nos entreprises pour qu’elles réussissent à l’échelle du globe.

Les projets d’ECM ont déjà contribué à la création de plus de 800 partenariats entre des établissements d’enseignement postsecondaire, des entreprises et des organisations internationales dans plus de 100 pays. Parmi ces destinations, 80 % sont considérées comme non traditionnelles pour la population étudiante canadienne – entre autres le Japon, le Mexique et le Costa Rica – et constituent d’importants marchés de croissance.

Le programme ECM est un réseau établi et un projet pilote réussi qui a fait ses preuves. Il est logique, d’un point de vue commercial, qu’il devienne un élément permanent de l’ambition de croissance du Canada.

La Chambre de commerce du Canada représente plus de 400 chambres de commerce locales, et plus de 200 000 entreprises de tous types, tailles et secteurs. Nous savons que notre prospérité à long terme est étroitement liée à notre façon de participer aux activités mondiales. Si nous manquons d’efficacité, c’est plus qu’une occasion de croissance que nous perdrons; nous ferons courir un risque existentiel à nos entreprises, nous remettrons en question notre prospérité économique.

Perrin Beatty est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

08 avril 2024

Mon « Pourquoi ? »

Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston

La semaine prochaine, la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland présentera le budget fédéral. Des investissements y seront vraisemblablement prévus dans les domaines du logement, de l’éducation de la petite enfance, des soins de santé et pour la prochaine génération. Pour CICan, c’est l’occasion de s’assurer que vous, nos membres, soyez en mesure de contribuer au programme national à long terme.  

Il est essentiel d’investir dans les compétences et l’innovation si l’on veut assurer l’avenir de la population canadienne dans ce monde en évolution constante qui est le nôtre. Ma vision est celle d’un Canada où ses collèges et instituts publics sont réputés être des partenaires incontournables pour relever les plus grands défis de politique publique de notre pays. Je pense notamment aux logements durables et abordables, à la sécurité alimentaire, à la transition vers des énergies propres, à la productivité et à la transformation industrielle, non sans oublier les besoins croissants de l’économie des soins.  

Réfléchir à «pourquoi» il faut investir dans l’enseignement et la recherche appliquée des collèges et instituts transforme chaque défi en une occasion pour les éducateurs, partenaires et innovateurs que nous sommes de consolider notre rôle dans la recherche de solutions. 

Je comprends notre impact. 

Cette saison du budget marque également une étape importante pour moi. En effet, elle correspond à mes 100 premiers jours à CICan et j’ai eu beaucoup à réfléchir depuis mon entrée en fonction en décembre! 

Je suis issue d’une longue lignée d’éducatrices et d’éducateurs. Sur trois générations, les membres de ma famille ont compté des enseignantes et enseignants, des directrices et directeurs d’école, des instructrices et instructeurs et des surintendantes et surintendants auprès de commissions scolaires. J’ai aussi consacré ma carrière à renforcer l’impact de l’écosystème canadien de la recherche, du talent et de l’innovation, d’abord à Universités Canada, puis à Génome Canada. Je suis fière d’avoir atterri à CICan, où je travaille maintenant avec le plus grand réseau postsecondaire du Canada tout en continuant sur ma lancée d’impact. 

Ce serait un euphémisme de dire que ces derniers mois ont été très agités. Notre secteur est soumis à de fortes pressions, en raison de la baisse des financements provinciaux et de l’augmentation des exigences du marché du travail. Et le tout s’inscrit dans un contexte de débat national largement médiatisé sur la croissance durable du nombre d’étudiants internationaux et sur la concurrence mondiale en matière de talents et de compétences.  

J’arrive donc à un moment charnière pour jouer mon rôle de 8e intendante de cette importante organisation nationale. Je suis enthousiaste à l’idée de concevoir une approche du travail qui soit intentionnelle, intégrée et efficace, tout en veillant à répondre aux besoins et aux priorités en constante évolution des membres. 

J’ai déjà été impressionnée de vous voir si nombreux à Ottawa pour discuter de vos visions d’impact accru lors de notre Colloque national sur la recherche appliquée, en février dernier. Je sais que vous comptez sur CICan pour rassembler notre secteur, trouver un objectif commun et réimaginer les programmes de recherche et les investissements, mais aussi pour faire preuve d’audace quant aux résultats atteignables en positionnant les collèges et instituts au cœur d’un programme de recherche axé sur la mission. Nous vous en dirons plus à ce sujet. 

Je vous comprends. 

Pour terminer, merci pour l’accueil incroyable qui m’a été réservé. J’ai pris la route pour rencontrer des membres dans tout le pays. J’ai été impressionnée par les forces individuelles dont j’ai été témoin et j’ai été émerveillée par les possibilités offertes en unissant nos forces.  

Chaque établissement a sa propre approche qui détermine son impact à de nombreux niveaux. J’ai découvert des exemples remarquables de conception durable dans l’infrastructure des campus, ainsi que de nouveaux centres pour l’énergie propre et l’innovation automobile. J’ai aussi pu entendre les aspirations de hauts responsables en matière de développement communautaire et voir comment vos établissements intègrent les arts, les technologies et l’éducation autochtone. Je suis impatiente de poursuivre ma tournée, d’écouter et d’en apprendre davantage pour nourrir et guider notre travail ici à Ottawa. 

Lorsque nous donnons de l’ampleur à nos engagements communs pour appuyer nos collectivités, ainsi que pour rendre l’apprentissage accessible, trouver des solutions pratiques aux enjeux de recherche de nos partenaires et relever les défis urgents en matière de main-d’œuvre au niveau national, notre impact n’a pas d’égal.  

Tel est mon «pourquoi».

31 janvier 2024

Sustainable investment in the public post-secondary sector is the national conversation we should be having, not unsustainable growth in international students

Publié dans le Toronto Star le 31 janvier 2024. (En anglais seulement)

By: Pari Johnston, President & CEO, Colleges and Institutes Canada

Canada’s post-secondary sector is facing an unprecedented crisis. Unless you have been living under a rock the past week, you have heard the alarm bells sounding across the country about the rapid-fire rollout of the new international student cap. While the federal government has positioned this as a quick fix for current housing and healthcare challenges, it’s a high-stakes move with far-reaching consequences. 

The Immigration Minister himself has called this a « blunt tool. » In fact, it’s far worse. This hasty cap announcement will exacerbate the impact of chronic underinvestment in our publicly supported post-secondary institutions. Provincial spending on post-secondary education has diminished over the last decade. Along with tuition freezes and rising operational costs, publicly funded institutions have come to rely on international student fees to meet training demands and sustain support services for Canadian students.

The Minister’s decision to decrease international student enrollments without adequate notice or consultation has pushed Canada’s post-secondary sector to a tipping point. Never has there been a more urgent need to shift our public policy attention and federal-provincial discussions toward the sustainable funding of Canada’s colleges and universities to drive long-term growth, productivity and innovation in this country. 

According to Higher Education Strategy Associates, over the past thirteen years, international student fees have sustained 100 per cent of the increased operating spending by post-secondary institutions. A substantial decline in international student enrollments, particularly in Ontario, where a cap is likely to result in a 50 per cent intake cut, equates to hundreds of millions, if not billions, of dollars lost.  

And this crisis extends beyond finances.  

Declining enrollment not only impacts an institute’s financial sustainability but adversely affects the quality and accessibility of education for domestic students, particularly those in rural, remote, and Indigenous and minority language communities. In other words, international students don’t take spots from their domestic peers; they make them by contributing to program viability. Without enough international students, programs – and even entire institutions- may be unable to sustain themselves. 

There will also be a domino effect, impacting local economies, businesses, and communities in many parts of the country. 

A defining aspect of college and institute education is that curricula are designed with industry to meet business needs. Local businesses, particularly small-to-medium-sized businesses, have long benefited from the economic contributions of international students. Now, they, alongside key industries crucial to Canada’s future, are under threat.  

According to Stats Canada, the current labour shortage for those with a college or institute credential is 198,615 roles, a 65 per cent jump in five years. This shortage extends across various programs with significant international student enrollments, particularly in STEM fields critical for Canada’s economic growth.  

In the health care sector, for instance, Statistics Canada reports that 62 per cent of international students training in Canada do so at a college or institute, covering roles such as personal support workers, nurses, and laboratory technicians. This underscores these institutions’ indispensable role in shaping Canada’s future workforce, making the case for sustained public investment even more critical.  

Most immediately, we need a commonsense revisit of the cap’s rushed implementation with an end to the current processing moratorium. Over the medium term, the situation requires a long, hard look at public funding for colleges and universities in this country. Federal and provincial governments must engage in a serious dialogue that addresses underlying structural drivers to ensure the viability and vitality of our system.  

Failure to do so risks the sector’s sustainability and, thus, the livelihoods of many Canadians and Canada’s economic outlook and social well-being. Colleges and institutes stand ready to partner in this mission-critical public policy conversation and are keen partners in finding solutions.  

Let’s end the blunt force trauma of Minister Miller’s self-professed “blunt” tool and focus on the systemic issues that drove this hasty response.  

29 janvier 2024

#SDI2024 : Faire connaître notre action dans le monde entier

Cela fait longtemps que notre réseau œuvre dans le domaine du développement international. Pourtant, nombreux sont les Canadiennes et les Canadiens qui ne saisissent pas encore l’impact incroyable de notre travail. La Semaine du développement international nous donne l’occasion de démontrer la contribution unique apportée par les collèges et instituts au développement de l’économie et de la main-d’œuvre sur toute la planète.

La Semaine du développement international (SDI) est la campagne annuelle d’Affaires mondiales Canada qui célèbre la contribution des Canadiennes et Canadiens à l’éradication de la pauvreté et à l’édification d’un monde plus pacifique, plus inclusif et plus prospère par le biais de projets de développement international. Le thème en est #VisezLesObjectifs. Il invite CICan, nos membres et la population canadienne, à contribuer à un changement positif partout sur la planète.

Pendant la SDI de cette année, du 4 au 10 février, Affaires mondiales Canada demande à la population canadienne et aux parties prenantes de participer à une activité de la SDI, d’organiser et de promouvoir leurs propres activités dans le cadre de la SDI et de parler de la SDI en ligne. 

Invitez la SDI sur votre campus

Nous adorons voir et entendre parler de toutes les activités ayant trait au développement international se déroulant sur vos campus partout au pays. Si vous n’avez encore rien prévu pour la SDI, voici quelques idées qui pourront vous inspirer : 

  • Entamer un débat en classe sur un des thèmes de l’aide internationale, comme l’égalité des genres ou les changements climatiques. Assurez-vous de faire le lien entre vos activités et les objectifs de développement durable pour un impact supplémentaire ! 
  • Projeter un film qui traite d’un enjeu mondial. 
  • Inviter une conférencière ou un conférencier œuvrant dans le domaine de l’aide internationale à présenter un exposé ou à s’adresser en ligne à votre classe. 
  • Présenter des récits ou des témoignages de collègues possédant une expérience en matière de coopération internationale. N’oubliez pas de nous mentionner si vos récits se rapportent à un projet de CICan ! 
  • Utiliser les médias sociaux pour mettre en avant les témoignages de partenaires sur le terrain. N’oubliez pas d’étiqueter Affaires mondiales Canada si vos récits font partie d’un projet financé par AMC ! 

Quelle que soit l’activité prévue sur le campus, n’oubliez pas de l’ajouter au calendrier de la SDI.

L’impact des collèges et instituts à travers le monde 

Cela fait plus de 50 ans que nous participons à des projets internationaux visant à favoriser l’accès à une éducation et à une formation de qualité. Depuis lors, nous avons mené à bien plus de 800 projets dans plus de 100 pays.

Le nouveau Programme de renforcement de la formation professionnelle en Afrique du Sud (SASTEP) en est le plus récent exemple !

Le SASTEP vise à améliorer les perspectives économiques des diplômées et diplômés des établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) des provinces du Cap-Oriental et du Limpopo, en Afrique du Sud. Pour ce faire, son offre en EFTP sensible au genre est axée sur la réussite des étudiantes et des étudiants.  

Apprenez-en davantage sur le SASTEP et notre portefeuille de programmes.