28 novembre 2023

Réflexions de départ de notre présidente-directrice générale sortante, Denise Amyot

Chers amies et amis, collègues et membres de la communauté de CICan, 

Je suis aujourd’hui à l’aube d’un nouveau chapitre de ma vie et je me sens remplie de gratitude et de réflexion.   

Au cours des dix dernières années et demie, j’ai eu l’incroyable privilège de guider cette extraordinaire association qui joue un rôle essentiel dans l’avancement du travail accompli par ses membres partout au pays.  

Beaucoup d’entre vous le savent, les adieux ne sont pas chose facile pour moi. La décision de renoncer à un troisième mandat en tant que présidente-directrice générale de CICan a été extrêmement difficile à prendre. Préalablement à ma venue ici, ma carrière diversifiée a couvert trois provinces. J’ai eu le privilège d’exercer des fonctions à plusieurs titres, depuis le gouvernement territorial à Yellowknife jusqu’à des postes au sein du gouvernement fédéral dans de multiples domaines, allant de l’enseignement à des postes de haut niveau à la fonction publique fédérale.  

Depuis le début de mon entrée en poste, je suis profondément touchée par l’impact transformateur des collèges et des instituts sur les individus et les collectivités.

Dès mon enfance, mes parents n’avaient de cesse de souligner l’importance de l’enseignement supérieur. Bien qu’ils n’aient eux-mêmes jamais fréquenté un collège, voire l’école secondaire, j’ai été témoin de leur engagement en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie. De fait, ils ont pu bénéficier de cours à un stade plus avancé dans leur vie pour faire progresser leur carrière. Je pouvais en effet observer ma mère étudier assidûment le soir pour préparer un programme de gérontologie nécessaire à l’obtention d’un nouvel emploi, ou bien encore voir mon père exploiter les possibilités de l’ÉRA (évaluation et reconnaissance des acquis) pour faire progresser sa carrière d’ouvrier dans le secteur de l’imprimerie. Voilà qui illustre parfaitement l’importance du travail acharné et la valeur incontournable de l’éducation. Leur dévouement au travail et leurs conseils m’ont incitée à être la première de ma famille élargie, tant du côté maternel que du côté paternel, à entamer des études postsecondaires.

Avec le recul, ce sont toutes ces expériences personnelles et professionnelles, ainsi que mes activités de bénévolat, qui m’ont préparée à mon passage à CICan.  

En dix ans et demi à CICan, nous avons non seulement grandi en tant qu’association, mais nous avons également contribué à la croissance de nos membres. Grâce à nos activités de plaidoyer, au renforcement des capacités, aux initiatives en faveur des connaissances et à la mise en œuvre de nombreux programmes nationaux et internationaux, nous avons accompli de véritables prouesses.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, consciente de l’incroyable potentiel de CICan, j’aspirais à son essor. Je voulais rendre l’association attrayante pour notre personnel et nos membres. Je voulais aussi qu’elle soit reconnue en tant que partie prenante majeure par le gouvernement fédéral. Je suis enchantée que mes aspirations aient abouti et que nous ayons connu une croissance exceptionnelle. Quelques exemples parmi d’autres : 

  • Notre équipe a triplé de taille alors que notre portefeuille de projets a quintuplé pour atteindre une valeur de près d’un demi-milliard de dollars, le tout au bénéfice de nos membres.  
  • Nous étions 125 membres au départ. Aujourd’hui, nous sommes fiers de compter 140 membres. malgré la fusion de deux collèges pour n’en former qu’un.  
  • Le nombre d’étudiants internationaux a augmenté de façon phénoménale, atteignant des centaines de milliers dans le réseau collégial. Nous représentons le plus grand secteur pour les étudiants internationaux.  
  • Nous avons été reconnus comme l’un des Meilleurs employeurs de la région de la capitale nationale en 2023 et avons entamé notre quatrième année avec un régime de retraite.  
  • Nous sommes fiers d’avoir adhéré au Défi 50-30 à l’automne 2020 pour devenir l’un des cinq partenaires de l’écosystème choisis par le gouvernement du Canada pour porter ce défi. 
  • Notre engagement en faveur des objectifs de développement durable (ODD) nous a valu le grand prix de la World Federation of Colleges and Polytechnics, de même que notre série d’instituts de leadership.   
  • Nous sommes à l’origine du Protocole sur l’éducation des Autochtones, ce dernier soulignant l’importance des structures et des approches nécessaires pour faire progresser l’éducation autochtone. Il a été signé par 70 de nos membres.

Les réalisations et les moments de joie sont innombrables et me tiennent à cœur. Il a été particulièrement gratifiant d’assister à l’évolution de mon personnel, à la croissance de l’association et à leur reconnaissance dans les cercles gouvernementaux. Il est tout aussi valorisant de voir la transformation et la confiance accrue des participantes et participants à nos instituts de leadership. Nos réalisations nationales et internationales sont une source de grande fierté. Qui plus est, nos activités de plaidoyer ont été très fructueuses. Cela a été particulièrement le cas pendant les années difficiles de la pandémie de COVID-19, alors que nous collaborions avec 22 ministères fédéraux. 

Je suis très heureuse que nous ayons réussi à mettre en place une association plus durable, plus inclusive et plus interconnectée que jamais. Je pourrais ainsi continuer à énumérer nos réalisations, mais il me faut reconnaître que rien de tout cela n’aurait été possible sans le dévouement et l’engagement indéfectibles de l’équipe de CICan, du Conseil d’administration et de nos estimés membres. 

C’est ici l’occasion de reconnaître les contributions de toutes celles et de tous ceux qui ont permis à ces réalisations de voir le jour. Il est difficile d’exprimer sa gratitude, au vu de la multitude d’individus méritants. Je dois cependant remercier tout particulièrement mon exceptionnelle équipe, le personnel de CICan qui se dévoue sans compter. Votre passion, vos efforts incessants et votre soutien inébranlable ont été les piliers de notre réussite collective. Votre engagement sans défaut à l’égard de notre mission commune et votre poursuite incessante de l’excellence, quels que soient les défis à relever, ont été tout simplement exceptionnels.  

J’adresse mes remerciements les plus sincères à tous les membres qui ont siégé au Conseil d’administration ces dix dernières années et demie. Votre fidélité, votre confiance en moi, votre soutien et vos conseils judicieux ont été des plus précieux. Je salue votre volonté de voir au-delà du statu quo et votre engagement envers nos objectifs collectifs. 

À vous, nos membres, qui êtes le cœur et l’âme de CICan, j’exprime ma plus profonde gratitude. Sans vous, CICan n’existerait même pas. Merci de nous avoir accompagnés au cours des 52 dernières années, de nous avoir permis de défendre vos intérêts et d’avoir eu un impact positif sur la vie de tant d’individus au sein de vos établissements. Vos actions ont non seulement permis à vos collectivités de progresser, mais elles ont également contribué à un monde meilleur. 

Je suis optimiste quant à la poursuite de la croissance et la robustesse du secteur. La dynamique acquise ensemble au cours de la dernière décennie nous permet d’envisager des résultats encore plus brillants dans le futur. Le réseau des collèges et instituts porte une attention sans faille à l’excellence, à la diversité et à la responsabilité sociale. Il est donc bien positionné pour jouer un rôle central et façonner l’avenir de l’enseignement postsecondaire au Canada. Outre ces considérations, je suis convaincue que notre secteur continuera à jouer un rôle déterminant. Il contribuera à la prospérité économique du Canada, encouragera l’innovation et préparera la prochaine génération de chefs de file et de membres actifs dans nos sociétés. 

Quant à moi, je continuerai sur ma lancée et j’apporterai ma pierre à l’édifice. Je siégerai à des conseils d’administration aux niveaux national et international. J’aime toujours autant l’apprentissage des langues et je reste passionnée par le leadership et le coaching, domaines dans lesquels je viens de lancer mes propres services de consultation. Et, bien entendu, je me réjouis de voyager et de découvrir de nouveaux endroits avec mon conjoint. J’aspire également à voir ma famille, mes petits-enfants et mes amis bien plus souvent. 

Ce fut un honneur et un privilège de travailler avec vous toutes et tous. Merci de m’avoir permis de réaliser mon plein potentiel et de faire de mon passage à CICan une expérience aussi riche.    

Longue vie à CICan et au réseau des collèges et instituts! 

Denise 

Ressources connexes : 

Distinctions récentes :

Denise exprime sa profonde gratitude pour les prix et distinctions qui lui ont été décernés récemment :

02 octobre 2023

Accueillir la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour réfléchir, apprendre, agir

La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation célébrée le 30 septembre revêt une profonde signification. Elle représente notre devoir, en tant que nation, à réparer les injustices historiques imposées aux peuples autochtones, notamment les atrocités du système de pensionnats. Collèges et instituts Canada (CICan) s’efforce de promouvoir la réflexion, l’apprentissage et l’action tout au long de l’année, mais cette journée offre une occasion unique de réitérer notre devoir de réconciliation et de mieux comprendre le vécu des Autochtones au Canada. 

Le rôle des collèges et instituts 

La Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) indique l’éducation comme l’un des cinq domaines clés à réformer dans le processus de réconciliation. Cette affirmation souligne le rôle central des collèges et instituts du Canada dans ce processus. Nous sommes immensément fiers de ce rôle, d’autant plus que nous sommes les principaux fournisseurs d’éducation postsecondaire des apprenants autochtones. En effet, plus de 86 % de la population autochtone réside dans un rayon de 50 km de l’un de nos campus.  

Selon les données du Recensement de la population de Statistique Canada de 2021, nos établissements font des progrès remarquables. Sur les 37 % d’Autochtones du Canada qui détiennent un diplôme d’études postsecondaires, une proportion impressionnante de 75 % l’ont obtenu d’un collège ou d’un institut. Cette avancée est encourageante, mais les inégalités persistent entre la population autochtone et non-autochtone. Moins de la moitié des membres de ces communautés ont un diplôme postsecondaire : un effort continu dans ce sens est donc vital.         

Nous sommes fiers de voir que nos collèges et instituts s’engagent sérieusement dans la réconciliation. Nous collaborons étroitement avec les communautés autochtones à travers le pays pour éliminer les obstacles et favoriser une culture de respect et d’inclusion dans nos établissements. Voici quelques exemples de gestes posés : 

Réfléchir et apprendre 

Pour acquérir de plus profondes connaissances sur l’histoire autochtone au Canada, consultez nos ressources : 

Agir

Vous voulez vous impliquer? Passez à l’action en rejoignant les 72 institutions qui ont signé le Protocole d’éducation autochtone du CICan. Il réaffirme l’importance d’établir une approche et des structures favorables à l’apprentissage des étudiants autochtones et d’appuyer l’autodétermination et le développement socioéconomique de ces communautés.   

Ne manquez pas le Colloque national sur l’éducation autochtone 2023  au plaisir de vous y voir! 

05 septembre 2023

Un aperçu du programme de plaidoyer de cet automne pour Collèges et instituts Canada

Les mois d’automne sont porteurs de dynamisme et d’énergie. Cette saison rime avec transformation et renouveau. Et c’est particulièrement vrai dans le secteur de l’enseignement postsecondaire, alors que les apprenantes et apprenants, les éducatrices et éducateurs et les administratrices et administrateurs entament une nouvelle année scolaire. Pour Collèges et instituts Canada (CICan), c’est le moment de réaffirmer notre volonté de créer un avenir meilleur pour les individus et les collectivités et d’intensifier notre programme de plaidoyer pour l’année à venir.    

Cette année, compte tenu de l’attention accrue que le gouvernement porte à la jeunesse, les objectifs de nos priorités prennent un nouvel élan. Nous concentrons nos efforts sur nos domaines prioritaires et mettons en œuvre des solutions pratiques qui renforcent la capacité de notre système à former des dirigeantes et dirigeants et des travailleuses et travailleurs confiants, résilients, issus de la diversité et prêts à relever les défis futurs et à propulser le Canada vers l’avant.    

Voici un aperçu de ces solutions, comme recommandé dans notre mémoire récemment présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2024 :  

  • Donner les moyens nécessaires pour aider : Les pénuries de main-d’œuvre persistent. C’est pourquoi nous continuons à nous assurer que nos membres reçoivent l’appui nécessaire pour jouer leur rôle critique qui est celui de préparer des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés et prêts à affronter l’avenir. Nous demandons au gouvernement d’augmenter les investissements dans le mécanisme d’indexation du Transfert canadien en matière de programmes sociaux. Ce dernier aide les provinces et les territoires à financer des programmes sociaux essentiels tels que l’enseignement postsecondaire. 
  • Donner aux apprenantes et apprenants un espace de vie : Conscients de la gravité de la crise du logement au Canada, les collèges et instituts souhaitent vivement faire partie de la solution. Nous faisons pression sur le gouvernement pour qu’il intègre les besoins uniques des étudiants en matière de logement dans les politiques, les programmes et les données fédérales en la matière. Nous demandons également la mise en place d’un nouveau Programme de prêts et de subventions au logement étudiant. 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants dans un contexte de mondialisation : Posséder des compétences mondiales est indispensable dans notre monde interconnecté d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous plaidons en faveur de la continuité de programmes indispensables, tels que le pilote d’Expérience compétences mondiales. De plus, nous préconisons une augmentation de son financement afin de stimuler la mobilité étudiante sortante et de renforcer la position du Canada à l’international dans le domaine de l’éducation. 
  • Faire progresser la réconciliation : La réconciliation reste la clef de voûte de nos initiatives de plaidoyer. Nous continuons à nous attacher à obtenir des investissements substantiels dans des programmes tels que le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire autochtones et dans des stratégies adaptées à l’enseignement postsecondaire des Inuits et des Métis, afin de stimuler la mobilité économique des Autochtones et d’enrichir le potentiel du Canada. 
  • Prendre soin de la santé mentale des apprenantes et des apprenants : La santé mentale des étudiantes et étudiants a une incidence sur leur capacité à s’épanouir. Alors que les problèmes de santé mentale ne cessent de croître, nous insistons sur l’importance d’investir dans les services d’aide à la santé mentale étudiante dans les établissements d’enseignement postsecondaire. 
  • Exploiter la recherche appliquée des collèges pour épauler les petites entreprises : Le rôle des collèges dans l’innovation et la résolution de problèmes urgents tels que les changements climatiques ne cesse de s’accroître. Nous plaidons pour renforcer la capacité des collèges à concourir pour le financement de la recherche, et aussi pour garantir l’égalité des chances dans l’écosystème de l’innovation au Canada.  

Comment ferons-nous en sorte que ces recommandations deviennent réalité? À titre de porte-parole des collèges et des instituts, nous concentrerons nos activités de plaidoyer des mois à venir sur les points suivants :  

  • Sensibiliser à la contribution inestimable de nos membres et veiller à ce que leurs attentes soient prises en compte au plus haut niveau gouvernemental à travers des rapports, des publications et des réunions avec de hauts fonctionnaires (consultez nos derniers mémoires à ce propos); 
  • Veiller à ce que nos membres participent activement à des débats critiques, tels que ceux des comités permanents de la Chambre des communes, ainsi qu’à des événements à haute visibilité, tels que notre toute prochaine édition annuelle de CICan sur la Colline; et 
  • Amplifier notre message collectif par des initiatives de communication stratégique ciblant les médias nationaux, régionaux et en ligne (consultez les dernières nouvelles de CICan à ce propos). 

Restez à l’écoute, car nous entamons une nouvelle année passionnante de plaidoyer, pour que les collèges et instituts continuent à propulser le Canada vers l’avant. 

19 juin 2023

La durabilité est indissociable de l’équité (ODD-10)

Juin est un mois particulier, étant dédié à la célébration de la diversité et à la promotion d’une véritable inclusion. Il fait converger deux grandes périodes de reconnaissance : Le Mois des fiertés et le Mois national de l’histoire autochtone.  

Il s’agit bel et bien de célébrations, mais aussi un moyen d’attirer l’attention sur le chemin qui reste à parcourir pour parvenir à l’équité et à la réconciliation. L’ODD-10 nous met au défi de réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre. En ce compris l’inégalité des revenus, l’inclusion politique et sociale, la discrimination et la représentation. Il est au cœur du Programme des Nations unies à l’horizon 2030.   

Le rôle des collèges et instituts 

Les collèges et instituts du Canada sont conscients de leur rôle essentiel dans la lutte contre les inégalités. Nous sommes les principaux points d’accès à l’enseignement postsecondaire pour de nombreux groupes en quête d’équité. C’est pourquoi nous sommes activement impliqués auprès de nos partenaires communautaires pour éliminer les obstacles à l’éducation et promouvoir une culture du respect et de l’inclusion dans nos espaces. Les collèges et instituts qui suivent ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de ceux qui manifestent leur soutien, ce mois-ci et en tout temps : 

  • La Red Deer Polytechnic, en collaboration avec son association étudiante et la Central Alberta Pride, a témoigné de son soutien aux communautés 2SLGBTQIA+ lors d’une cérémonie de lever de drapeau.  
  • L’Assiniboine Community College a adopté une stratégie d’autochtonisation visant à inculquer à tous les niveaux organisationnels des visions du monde, des connaissances et des points de vue issus des diverses cultures autochtones. 
  • Le Cégep Heritage College a mis en place un projet d’autochtonisation afin d’aider les enseignantes et enseignants des cégeps dans leur travail d’autochtonisation des programmes d’études. 
  • L’association étudiante du Sheridan College organise plusieurs événements communautaires et offre aux étudiantes et étudiants la possibilité de se rendre au défilé des fiertés de Toronto le dimanche 25 juin.   
  • La Thompson River University offre à sa collectivité diverses possibilités de découvrir les peuples autochtones, leurs cultures, leur histoire et les récits du peuple local Secwépemc ainsi que d’autres nations autochtones.   
  • Le bureau des services antiracistes, de l’équité et des droits de la personne du George Brown College promeut la justice, l’équité, la responsabilité et la transparence tout au long de l’année. 
  • Le Cégep de l’Outaouais dispose d’une communauté de pratique qui rassemble les membres du personnel afin qu’ils partagent leurs connaissances et leur expertise pour faire évoluer leurs pratiques professionnelles vers une plus grande inclusivité. 

Bien que des efforts considérables aient déjà été entrepris, il nous faut en permanence de nouvelles méthodes pour en faire davantage. Cette implication en faveur de l’équité dépasse le simple cadre de l’obligation. Nous estimons que l’équité est une composante essentielle de la durabilité. Et nous ne sommes pas les seuls à penser de la sorte. Pour la Banque mondiale, si l’on veut mettre fin à la pauvreté, il faut remédier aux inégalités. L’Organisation mondiale de la santé, quant à elle, insiste sur le fait que l’équité est un déterminant fondamental de la santé 

La bonne nouvelle dans tout cela? L’accès à l’apprentissage est un des principaux moyens de réduire les inégalités, et les données montrent que de plus en plus de groupes traditionnellement sous-représentés dans l’enseignement postsecondaire reconnaissent que les collèges et les instituts sont des options accessibles.  

Joignez-vous à l’action.  

Faisons en sorte que le mois de juin soit le moteur d’un changement plus profond. Voici quelques-uns des moyens d’agir : 

  • Adhérer au Défi 50-30, qui vise à faire progresser l’équité, la diversité, l’inclusion et la prospérité économique partout au pays en veillant à ce que tout le monde ait une place à table.   
  • Signer le Protocole sur l’éducation des Autochtones, qui met en exergue l’importance des structures et des approches nécessaires pour répondre aux besoins en éducation des peuples autochtones et pour appuyer l’autodétermination et le développement socioéconomique des collectivités autochtones.  
  • Se renseigner sur l’histoire des pensionnats, écouter les récits des survivants et réfléchir à notre rôle dans la construction d’un avenir meilleur et plus équitable pour les peuples autochtones. Voici quelques-unes des nombreuses ressources disponibles pour débuter : 

           Et sur les vécus et défis divers de la communauté 2SLGBTQIA+ en consultant : 

Pour finir, surveillez votre boîte de courriel, car nous annoncerons bientôt la date du Colloque national sur l’éducation autochtone de cette année. 

11 avril 2023

La recherche appliquée permet à un plus grand nombre d’entreprises canadiennes d’innover dans un contexte de mondialisation

Le budget 2023 est arrivé et l’innovation de notre secteur a été un investissement clé. Le budget proposé reconnaît le rôle essentiel que jouent les collèges et les instituts dans l’aide à l’innovation pour les petites et moyennes entreprises. C’est une victoire pour les entreprises canadiennes en ces temps difficiles.

Plus précisément, le budget 2023 investit 108,6 millions de dollars sur trois ans dans la recherche appliquée des collèges et instituts par le biais de l’actuel Programme d’innovation dans les collèges et la communauté. Administré par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Programme d’innovation dans les collèges et la communauté est un financement des trois organismes qui apporte des solutions novatrices aux défis locaux et régionaux auxquels sont confrontés les entreprises, le gouvernement et les collectivités. Il fait appel à l’expertise des collèges, des instituts, des cégeps et des écoles polytechniques du Canada.

Comment cela fonctionne-t-il? Dans le contexte des collèges et instituts, la recherche appliquée sert à mettre au point des solutions innovantes pour relever des défis concrets. Les entreprises et organismes communautaires (et plus particulièrement les PME et les entrepreneurs, qui souvent ne disposent pas d’un budget important pour la recherche et le développement) s’adressent à leur établissement local pour lui soumettre un problème. Ils peuvent y accéder à des installations de pointe, à des équipements spécialisés et à des experts techniques pour les aider à faire progresser leur entreprise.

  • Concrètement, cette expertise a débouché sur plus de 6 400 projets de recherche appliquée représentant 5 500 nouveaux procédés, produits, prototypes et services en seulement un an (2019-2020). En termes budgétaires, cela signifie que plus de 108 millions de dollars sur trois ans sont réinvestis dans la viabilité à long terme de l’industrie canadienne.

La recherche appliquée est au croisement des ODD 4 (Éducation de qualité), 8 (Travail décent et croissance économique) et 9 (Innovation, industrie et infrastructure). Les entreprises et les organismes communautaires canadiens de toutes tailles (et partout au pays) bénéficient de solutions réelles à des problèmes concrets.  Les étudiantes et étudiants acquièrent une expérience professionnelle et des compétences précieuses pour intégrer le marché du travail en participant à des projets de recherche de pointe, pertinents pour l’industrie. Et nous bénéficions tous des innovations qui aident à rendre l’economie canadienne à toute épreuve.

Face à une inflation galopante, des pénuries de main-d’œuvre, des transformations économiques majeures et une crise climatique, il reste encore du pain sur la planche pour rebâtir la main-d’œuvre canadienne, remédier aux inégalités et assurer la transition vers la carboneutralité. D’autres mesures du budget 2023 que nous suivons de près :

  • Compétences et formation : Le budget 2023 fournit 197,7 millions de dollars en 2024-25 au Programme de stages pratiques pour étudiants afin de continuer à créer des possibilités d’apprentissage intégrées au travail de qualité pour les étudiantes et les étudiants grâce à des partenariats entre les employeurs et les établissements d’enseignement postsecondaire. Il introduit également des examens de l’efficacité des programmes au sein du gouvernement afin d’examiner si des améliorations peuvent être apportées à la formation professionnelle les programmes destinés aux jeunes.
  • Infrastructure : Le budget 2023 annonce que la Banque de l’infrastructure du Canada investira au moins 20 milliards de dollars dans les secteurs prioritaires existants pour appuyer la construction d’importants projets d’infrastructure d’électricité propre et de croissance propre. Il prévoit également 500 millions de dollars sur dix ans au Fonds stratégique pour l’innovation afin d’appuyer le développement et l’application de technologies propres au Canada.
  • Soutien autochtone : Le budget 2023 fournit 5 millions de dollars en 2023-24 à Services aux Autochtones Canada pour appuyer l’élaboration conjointe d’un cadre de réconciliation économique avec les partenaires autochtones qui augmentera les possibilités économiques pour les peuples, les communautés et les entreprises autochtones.

Et maintenant ? Nous avons hâte de reprendre nos activités de plaidoyer habituelles et de nous impliquer activement auprès des principaux ministères fédéraux et des parties prenantes dans les semaines à venir, alors que les programmes annoncés entrent dans leur phase de conception et de mise en œuvre!

  • Soyez actifs dans vos collectivités et sur les médias sociaux pour vanter les mérites des collèges et instituts en tant qu’acteurs clés. Et n’oubliez pas de nous informer des visites et des réunions organisées.
09 février 2023

À travers nos partenariats, nous optimisons nos apports à un changement durable. (ODD-17)

Dans quatre pays de l’Alliance du Pacifique, les établissements de formation, leurs apprenantes et apprenants, ainsi que les partenaires industriels, ont maintenant accès aux contacts, aux connaissances et aux outils nécessaires pour opérer un changement positif durable. Au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou, nous avons entrepris de multiplier les débouchés socio-économiques pour les hommes et les femmes dans un secteur extractif durable et inclusif. Cinq ans plus tard, l’impact de nos actions est visible. 

Le programme Éducation pour l’emploi dans l’Alliance du Pacifique (ÉPE-AP) est le dernier de nos programmes internationaux à arriver bientôt à son terme (mars 2023).  

Présent de par le monde, «Éducation pour l’emploi» (ÉPE) est un de nos programmes phares. Cette approche associe des collèges et instituts canadiens à leurs homologues dans des pays partenaires. Au niveau des établissements, elle permet de dispenser des formations répondant tant aux besoins du marché du travail que ceux des collectivités et des apprenantes et apprenants locaux. Elle permet aussi aux établissements d’EFTP des pays bénéficiaires d’accroître leurs capacités, tout en consolidant la pérennité du changement éducatif une fois les projets menés à terme. Au niveau des ministères, elle aide à renforcer les capacités des fonctionnaires. Elle regroupe en effet différents ministères afin d’élaborer et de mettre en commun des politiques et de bonnes pratiques. Elle intervient également auprès des partenaires du secteur privé et de la société civile pour instaurer un dialogue et une collaboration tripartites. 

Quelques chiffres marquants du programme de l’Alliance du Pacifique : 

  1. Depuis 2018, nous avons mis en relation 22 collèges et instituts canadiens dans le cadre de 16 partenariats entre établissements. De tels partenariats offrent aux établissements de l’Alliance du Pacifique la possibilité de bénéficier de l’expérience de leurs homologues canadiens (et vice-versa). Ils contribuent à enrichir l’enseignement postsecondaire et à le faire cadrer avec les besoins du secteur privé. 
  2. Nous avons aidé à élaborer dix programmes de formation qui répondent à la fois aux besoins du marché du travail dans le secteur extractif et aux enjeux liés à l’équité des genres et à la durabilité environnementale. Sur cinq ans, plus de 1 100 étudiantes et étudiants se sont inscrits aux programmes conçus dans le cadre du projet. 
  3. Nous avons également contribué à systématiser plus de 90 politiques, lignes directrices et meilleures pratiques afin de consolider la gouvernance dans l’ensemble du secteur et formé près de 2 500 responsables et gestionnaires au sein du gouvernement avec des recommandations pour les mettre en œuvre. En outre, dix établissements ont désormais mis en place des stratégies, des politiques et des procédures pour promouvoir l’équité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles.  
  4. Plus de 250 fonctionnaires issus de plus de 40 ministères ont bénéficié d’une formation en atelier pour la conception et la mise en œuvre de politiques publiques d’équité des genres et de durabilité environnementale. 

Le programme ÉPE-AP cadre également avec nos ODD fondamentaux : ODD-4 (Éducation de qualité), ODD-5 (Équité des genres), ODD-8 (Travail décent et croissance économique), ODD-10 (Réduction des inégalités), ODD-13 (Actions climatiques) et ODD-17 (Partenariats nécessaires à l’atteinte des objectifs). 

  • Dans toutes nos activités, nous utilisons les ODD comme cadre de collaboration pour nous assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète. 

Cette semaine, c’est la Semaine du développement international (SDI) ! Elle offre l’occasion de valoriser les multiples et importantes contributions que les Canadiennes et les Canadiens effectuent à travers le monde. Le thème en est #VisezLesObjectifs. Il nous invite toutes et tous, nos membres et la population canadienne, à contribuer à un changement positif partout sur la planète. 

29 août 2022

Nouvelles ressources ! Aidez vos étudiants à réussir dans les programmes de métiers spécialisés.

Une collection d’outils et de ressources est disponible pour soutenir les groupes sous-représentés dans les métiers spécialisés, notamment les femmes, les peuples autochtones, les nouveaux arrivants et les personnes handicapées.

Accédez aux pratiques prometteuses en matière de diversité et d’inclusion des métiers, aux outils permettant d’adapter les programmes d’études et les programmes pour les rendre plus accessibles et plus inclusifs pour les personnes sous-représentées, et à d’autres ressources multimédias ! 

Cette collection est le résultat du programme Favoriser l’accès à des parcours inclusifs en préapprentissage, un partenariat de deux ans et demi entre CICan et le Forum canadien sur l’apprentissage.

Alors que le marché du travail continue d’évoluer, il est plus important que jamais de soutenir les Canadiens qui cherchent à développer leurs compétences.

Utilisez et partagez ces ressources au sein de vos réseaux pour faire en sorte que tous les élèves puissent poursuivre des carrières enrichissantes dans les métiers !

Accédez aux outils et aux ressources.

01 juin 2022

Se confronter à l’histoire en regardant vers l’avenir

(Publié à l’origine dans le magazine Education for Employment, juin 2022).

Par Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et instituts Canada 

Les douze derniers mois ont présenté des défis exceptionnels pour un grand nombre de personnes et de communautés autochtones au Canada. Ce fût une année marquée par le traumatisme, la réouverture de blessures profondes et une confrontation avec la vérité de plus de 100 ans d’histoire canadienne.  

Au mois de juin, la découverte des restes non identifiés de 215 enfants autochtones sur les lieux d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops en Colombie-Britannique a confirmé ce que nombre des personnes autochtones répétaient depuis plusieurs années : que la vraie histoire des pensionnats autochtones est bien plus sombre que ce dont on écrit dans des livres historiques. Depuis, de plus en plus de communautés autochtones – souvent avec de l’aide des équipes techniques d’un collège ou d’un institut local – ont mené leurs propres recherches sur les anciens sites des pensionnats autochtones avec des résultats similaires. 

Ce traumatisme étant intergénérationnel et continu, il nous reste beaucoup de travailler à faire. Mais nous pouvons être certains que l’éducation aura un rôle important à jouer dans le processus de guérison.  

L’éducation est essentielle à la réconciliation durable avec les communautés autochtones. Sept des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation touchent directement l’éducation, notamment l’élimination des lacunes en matière d’éducation et d’emploi entre les personnes autochtones et non autochtones au Canada, l’augmentation du financement disponible et l’élaboration de programmes culturellement appropriés et pertinents. 

Mais l’éducation ne s’agit pas seulement d’améliorer l’intégration sur le marché du travail, elle est également profondément connectée à la préservation culturelle. En fait, sept des membres de CICan sont désignés comme établissements autochtones, ce qui veut dire qu’ils offrent exclusivement des programmes culturellement pertinents adaptés aux besoins des apprenants et des communautés autochtones comme moyen de conserver et de renforcer les cultures autochtones. 

Par exemple, Kenjgewin Teg signifie « un lieu de savoir » dans la langue ojibwée et l’institut en Ontario qui porte ce nom intègre les savoirs autochtones à tous ses programmes éducatifs et à tos ses partenariats avec la communauté. Chaque apprenant et apprenante travaille avec le personnel pour élaborer un plan d’apprentissage unique et pour identifier ses objectifs. Le programme couvre les stratégies pour vivre de la terre, utilise les jeux autochtones comme outils d’enseignement et offre du soutien aux étudiants et étudiantes pour élargir leurs perspectives culturelles et leurs modes de savoir. 

En Colombie-Britannique, le Nicola Valley Institute of Technology, ancré dans la culture, les traditions et les savoirs autochtones, inspire ses apprenants à renforcer leurs communautés. Le Conseil des aînés unique du NVIT oriente l’établissement, ainsi que son personnel administratif et enseignant, tout en soutenant le bien-être spirituel, mental et émotionnel des étudiants et étudiantes pendant leurs études supérieures. 

Au Saskatchewan Indian Institute of Technologies, plus de 90 % des étudiants et étudiantes, et 70 % du personnel sont autochtones. L’institut est à l’écoute des besoins des apprenants et apprenants et a récemment lancé un projet de renouvellement des programmes pour soutenir l’innovation, pour s’assurer que ses programmes reflètent les besoins actuels du marché du travail et pour préparer les diplômés au succès. 

De façon plus générale, plus de 95 % de la population canadienne et plus de 86 % des personnes autochtones vivent dans un rayon de 50 km d’un collège ou d’un institut ; les collèges et les instituts à travers le pays offrent plus de 300 programmes menant à un titre qui sont adaptés aux besoins des apprenants autochtones et de leurs communautés. Ces établissements constituent aussi le principal point d’accès aux études postsecondaires pour les apprenants des Premières Nations, inuits et métis, et s’engagent à faire avancer la réconciliation et à habiliter les communautés. Même les établissements non autochtones ont à cœur cet engagement. 

Cette année, CICan fête également ses 50 ans en tant qu’association nationale. Ce faisant, nous lançons un regard sur notre histoire sur cinq décennies. L’éducation autochtone a fait partie de nos priorités pendant de nombreuses années. 

Par exemple, saviez-vous qu’en 1993, CICan (anciennement l’Association des collèges communautaires du Canada) a soumis son premier exposé de position à la Commission royale sur les peuples autochtones ? Et en 2006, nous avons organisé notre premier Colloque sur l’éducation autochtone. Des aînés, des chefs, des membres des conseils, des partenaires industriels et des représentants du gouvernement s’y sont réunis pour discuter des besoins particuliers des apprenantes et apprenants autochtones. À date, nous avons tenu un total de 11 colloques sur ce sujet ! 

Depuis 2014, nous utilisons notre Protocole sur l’éducation des Autochtones comme cadre afin d’améliorer les résultats scolaires des apprenants et apprenantes autochtones ainsi que d’aider les établissements à mieux soutenir les étudiants et étudiantes autochtones. Il s’agit non seulement des programmes d’apprentissage, mais aussi des structures de gouvernance, de la compréhension mutuelle, et de la responsabilisation. À ce jour, 67 établissements ont signé le Protocole.  

S’il est bien une chose que nous ayons apprise ces derniers temps, c’est que l’avenir est imprévisible. Nous savons néanmoins qu’un avenir durable n’est possible uniquement si tous les apprenants et apprenantes aient accès à l’éducation de qualité. L’éducation est aussi importante pour trouver de bons emplois et pour stimuler l’économie canadienne qu’elle est pour préserver les cultures autochtones. Cela veut dire que l’éducation autochtone est essentielle pour faire du Canada un pays à toute épreuve.  

30 mai 2022

Les droits autochtones sont aussi liés aux droits linguistiques (ODD-10)

La langue est un élément essentiel de l’identité canadienne, mais elle ne se limite pas au français et à l’anglais. Saviez-vous que plus de 70 langues autochtones sont parlées au pays, et que celles-ci sont indissociables des nombreuses cultures autochtones ? Le recensement les répartit selon douze familles linguistiques : langues algonquiennes, langues inuites, langues athabascanes, langues siouennes, langues salishennes, langues tsimshennes, langues wakashanes, langues iroquoiennes, mitchif, tlingit, kutenai et haïda. Elles sont toutes essentielles à la préservation de la culture !

Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation contient cinq appels à l’action portant directement sur la langue et la culture. On y reconnaît l’urgence de revitaliser les langues autochtones comme moyen de préservation des cultures autochtones. Les deux vont de pair.

  • Pour les établissements postsecondaires, outre les programmes adaptés aux besoins des apprenants autochtones, cela se traduit également par des cours linguistiques. 

Saviez-vous que plus de 23 langues autochtones sont enseignées dans les collèges et instituts du pays ? Cela inclut les programmes consacrés à une langue spécifique ainsi que les cours de langue dispensés dans le cadre de programmes destinés à enseigner les cultures et les modes de connaissance autochtones, la vérité et la réconciliation, etc. Par exemple :

Cette année marque le début de la Décennie internationale des langues autochtones des Nations unies. Celle-ci vise à attirer l’attention du monde entier sur la situation critique de nombreuses langues autochtones et à mobiliser chacun pour la préservation, la revitalisation et la promotion de ces langues.

Alors que nous entamons le Mois de l’histoire autochtone et que nous soulignons l’histoire, la culture et la diversité des Inuits, des Métis et des membres des Premières Nations dans tout le Canada, n’oublions pas la richesse et la diversité des langues autochtones !

21 mars 2022

Faisons entendre notre voix dans la lutte contre le racisme

Voilà le thème de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale de cette année. Elle appelle les peuples du monde entier à affermir et amplifier leurs voix dans la lutte contre le racisme, à se mobiliser contre toutes les formes et toutes les manifestations de discrimination et d’injustice raciales, et à garantir un environnement sûr pour celles et ceux dont les voix s’élèvent.

Pourquoi le 21 mars ? Nous marquons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale chaque année pour commémorer le jour en 1960 où, à Sharpeville (en Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid.

Les collèges et instituts sont des éducateurs. Ils jouent donc un rôle essentiel dans la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques. Dans des domaines tels que les soins de santé et la sécurité publique, ils veillent à ce que les travailleuses et travailleurs disposent des outils nécessaires pour défendre les espaces publics contre l’injustice, au présent et à l’avenir.

Nous sommes également conscients, en tant qu’établissements, que le racisme et la discrimination systémiques existent au Canada. Il nous reste donc du pain sur la planche pour surmonter les obstacles à la réussite auxquels sont souvent confrontés les étudiantes et étudiants noirs, autochtones, asiatiques et d’autres minorités visibles.

Être « non raciste » ne suffit pas. L’antiracisme implique que nous réfléchissions aux préjugés inconscients et aux politiques institutionnelles et structurelles qui permettent au racisme d’exister. Nous devons constamment nous efforcer de les repérer et de les démanteler.