23 juillet 2026

Le Canada vise haut en matière d’IA – Il faut maintenant outiller les talents

Par Pari Johnston, présidente-directrice générale, Collèges et instituts Canada

Ce texte d’opinion de Pari Johnston a été publié par Means & Ways le jeudi 16 juillet.


L’IA pour tous, nouvelle stratégie fédérale, expose un cadre clair plaçant le Canada comme leader mondial en matière d’IA responsable, sécuritaire et souveraine.

Ce plan audacieux bénéficie d’investissements de plus de 2 milliards de dollars ciblant la création de près de 250 000 emplois et une approche coordonnée vers une adoption accrue de l’IA dans tous les secteurs économiques.

L’aventure canadienne en IA est, fondamentalement, une histoire de compétences.

La stratégie reconnaît que les résultats marquants ne seront pas produits par des algorithmes, mais par des intelligences humaines qui la manipuleront, par les entreprises qui sauront l’intégrer et par les établissements qui soutiennent ces utilisateurs.

J’y crois. La barre est haute, mais la force indéfectible de partenaires comme les collèges et instituts canadiens agit déjà avec résolution et intention en temps réel.

En première ligne de développement de la main-d’œuvre nationale, nous nous assurons que la clientèle étudiante et de mi-carrière est apte à adopter, déployer et intégrer les nouvelles technologies dans les salles de classe et dans les ateliers.

Nous outillons nos collectivités rurales, éloignées, nordiques et urbaines pour traverser avec succès cette période de perturbations économiques et de transition industrielle.

Notre réseau de plus de 120 établissements bien ancrés dans leur milieu sert le pays en transformant l’ambition nationale en retombées locales.

Déjà, 28 établissements collégiaux et polytechniques d’un peu partout se sont joints au consortium AI Workforce Readiness de l’Alberta Machine Intelligence Institute. L’objectif du consortium : former de plus de 125 000 étudiantes et étudiants canadiens aux compétences fondamentales en IA chaque année et offrir de la formation sur l’IA dans des domaines prisés comme les soins infirmiers, la bio-informatique et l’éducation de la petite enfance.

De même, la collaboration de la Seneca Polytechnic et du Groupe de la Génération du personnel militaire élargit la formation sur les outils alimentés par l’IA destinée aux membres des Forces armées, et sept formations courtes en IA élaborées par le Cégep de Lanaudière offrent à sa clientèle professionnelle à mi-carrière l’occasion de se reconvertir.

Si L’IA pour tous est avant tout une histoire de compétences, l’issue heureuse en est l’adoption à grande échelle.

Imaginez l’ampleur de l’ambition du gouvernement : le Canada vise à accroître l’usage de l’IA par les entreprises, estimé actuellement à 12 %, jusqu’à 60 % en dix ans (soit cinq fois plus), ce qui refaçonnerait le fonctionnement de la plupart des secteurs.

Cette transformation exigera des investissements soutenus en formation appliquée, en transition de carrière et en capacité à traduire la recherche accomplie par l’IA en avancées réelles, dans les hôpitaux, les usines, les fermes et les petites entreprises partout au pays.

C’est notre zone de frappe. Les collèges et instituts travaillent en partenariat avec des centaines de PME dans environ 9 000 projets de recherche appliquée chaque année pour réduire les risques liés à l’adoption des nouvelles technologies dans divers secteurs. Par exemple, le Carrefour en IA du Durham College a reçu un financement dépassant 5 M$ pour soutenir plus de 320 projets de partenariat avec des PME visant l’adoption de ces technologies, l’instauration de flux de travail assistés par l’IA et l’investissement dans la formation.

Au moins 25 centres de recherche collégiale canadiens se spécialisent en IA, dont le Centre d’intelligence artificielle appliquée JACOBB, qui intègre l’IA à l’économie québécoise, et le Digital Integration Centre of Excellence de la Saskatchewan Polytechnic.

Le Canada peut se fier à ses établissements publics pour mettre en œuvre sa stratégie.

Les collèges doivent donc devenir partenaires de l’Initiative régionale en matière d’intelligence artificielle, projet de 500 M$, pour assurer que les entreprises de chaque région ont accès aux talents et au soutien requis dans l’adoption de l’IA. Les collèges et instituts doivent être en mesure de faire ce qu’ils savent le mieux faire, grâce à des investissements ciblés dans leur capacité de formation, leurs infrastructures et leur équipement de formation à l’IA pour répondre aux besoins en main-d’œuvre.

Le Canada a pris une décision importante.

Il a choisi de rehausser sa compétitivité, au-delà de la recherche, dans les domaines d’adoption, de productivité et de retombées concrètes. Il a reconnu que l’IA est plus qu’une avancée technologique, elle promet l’édification d’une nation.

Une adoption réussie de l’IA à l’échelle nationale signifie qu’une entreprise d’aménagement paysager à Abbotsford, en Colombie-Britannique, peut élaborer des spécifications en temps réel, qu’une coiffeuse du Vieux-Port de Montréal peut vous faire voir les nouveaux styles à même votre fauteuil ou qu’une société minière du Nord de l’Ontario peut prévoir son volume annuel en un seul clic.

Bref, elle évoque une population canadienne, actuellement divisée sur l’usage de l’IA, finalement informée, outillée et apte à en reconnaître les bienfaits au quotidien.

C’est ce à quoi s’attendent les Canadiennes et Canadiens.

Et c’est ce que les collèges et instituts canadiens peuvent livrer en tant que partenaires à part entière, prêts à transformer une vision nationale en réalité bien concrète.

11 juin 2026

Investir dans les infrastructures qui assurent l’avenir de la main-d’œuvre au Canada

Le Canada investit de façon historique pour bâtir grand.

Logements, grands projets nationaux, infrastructures vitales de commerce et d’exportation novatrices, augmentation des capacités en défense, modernisation de la production et du stockage d’énergie – les ambitions sont bien réelles. Toutefois, ces projets dépendent d’un facteur critique : la main-d’oeuvre.

La main-d’œuvre spécialisée est une ressource nationale essentielle dont les collèges et instituts sont les principaux fournisseurs. Hélas, leur potentiel se trouve compromis.

En cette période prébudgétaire, nous formulons six recommandations pour que le Canada fasse de son système collégial le pilier d’un bassin de talent solide pouvant répondre aux besoins des grands projets et de la croissance économique.

Une solution nationale coordonnée

Les collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et instituts d’enseignement autochtones publics canadiens présentent un réseau national coordonné, ancré dans la collectivité, qui relie apprenantes et apprenants, employeurs et communautés, particulièrement en région rurale ou éloignée et dans les territoires autochtones où se déploieront plusieurs grands projets.

Ce modèle fonctionne et livre déjà des résultats. Ces établissements sont :

  • ancrés dans la collectivité : plus de 95 % de la population canadienne et de 86 % des Autochtones vivent dans un rayon de 50 km d’un campus collégial;
  • axés sur les besoins des entreprises : ils offrent plus de 10 000 programmes souples et adaptables, conçus en collaboration étroite avec les entreprises pour répondre aux besoins évolutifs du marché. Ils forment 70 % des personnes inscrites en apprentissage au Canada et sont les principaux fournisseurs de l’ensemble de la formation préapprentissage au pays.
  • des innovateurs locaux : ils jouent également leur rôle en recherche appliquée et en innovation en préparant les entreprises aux nouvelles technologies visant à améliorer leur productivité, particulièrement dans des secteurs comme la construction et la fabrication de pointe. À cette fin, ils s’appuient sur près de 500 centres et laboratoires de recherche spécialisés.

Le budget de cette année exige une action audacieuse et coordonnée pour libérer le potentiel de ce réseau national.

Outiller les collèges pour produire encore plus de résultats

Les investissements visant à accroître le nombre de travailleuses et travailleurs qualifiés ne produiront leurs effets que si le Canada investit également dans la capacité des établissements qui les forment. Alors que plus de 1,4 million de personnes devront intégrer les métiers spécialisés d’ici 2033, les collèges et instituts font déjà face à des contraintes de capacité, à des listes d’attente croissantes et à des parcours d’apprentissage qui demeurent fragmentés d’une administration à l’autre. Bien que la Mise à jour économique du printemps vise à ajouter 100 000 titulaires du Sceau rouge d’ici 2030, l’atteinte de cet objectif nécessitera un renforcement significatif du système public de formation.

Là où la demande s’amplifie, les capacités doivent suivre.

S’ils améliorent leurs infrastructures (équipement modernisé, capacités et espaces de formation accrus), les collèges et instituts seront en mesure de former le volume de travailleuses et travailleurs dont le Canada a besoin.

Éliminer les obstacles et libérer le potentiel canadien

Pour passer de l’ambition à l’action, le Canada doit agir de manière décisive afin d’éliminer les obstacles structurels qui freinent le développement de son bassin de talents.

CICan recommande l’élaboration d’une stratégie nationale de développement de la main-d’œuvre qui canalisera les investissements vers les grands projets et les priorités économiques, pour faire en sorte que les bonnes compétences soient développées aux bons endroits et au bon moment.

Essentiellement, cette stratégie doit être soutenue par des investissements ciblés dans les infrastructures de formation en vue d’élargir les capacités, de réduire les engorgements et de permettre aux collèges et instituts publics de former beaucoup plus d’apprenantes et d’apprenants pour répondre aux besoins.

En outre, une meilleure coordination des gouvernements, des employeurs et des fournisseurs de formation est nécessaire pour assurer la cohérence et l’efficacité des efforts déployés dans le développement de la main-d’œuvre partout au pays.

Ces actions, menées de front, élimineront les obstacles systémiques et traduiront les investissements canadiens en réalisations tangibles et mesurables.

En cette période prébudgétaire, nous formulons six recommandations pour que le Canada fasse de son système collégial le pilier d’un bassin de talent solide pouvant répondre aux besoins des grands projets et de la croissance économique.

LIRE NOTRE MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE

Réaliser les ambitions canadiennes

Le Canada a l’ambition. Il a réalisé des investissements importants pour accroître le nombre d’apprenties et apprentis et soutenir leur progression. Et il peut compter sur des établissements prêts à livrer les résultats.

C’est en éliminant les barrières au développement d’un bassin de talent, comme le manque d’infrastructures de formation, que le Canada pourra transformer l’ambition en action.

Les collèges et instituts publics sont prêts à mener cette action, en collaboration avec les gouvernements, les entreprises et les collectivités, pour former une main-d’œuvre spécialisée, inclusive et tournée vers l’avenir.

Car en définitive, bâtir l’avenir du Canada, c’est plus que construire; c’est se donner les moyens de former les hommes et les femmes qui feront le travail.

06 mai 2026

Bâtir un Canada fort et sécuritaire – Ensemble

Ce que j’ai en tête? Avec Pari Johnston.

Plus que jamais, il est important de nous réunir et de conjuguer nos efforts. C’est ce que nous avons fait le mois dernier à Ottawa.

En ces temps d’incertitude, de transformation et de bouleversements, plus de 500 leaders des collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et instituts d’enseignement autochtones publics se sont rejoints autour d’une vision claire : L’avenir du pays et de nos collectivités passe par notre secteur.

Je suis immensément fière que le Congrès Connexions de CICan donne lieu à ces rencontres déterminantes, au moment où nous en avons le plus besoin. Je me sens inspirée par les échanges d’idées, les graines semées et les liens formés dans notre communauté et avec nos partenaires, gages d’harmonisation et d’action visant à établir pleinement le rôle de nos membres en tant que bâtisseurs de la nation.

Comme l’a si bien affirmé dans son mot de la fin la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand : « Le Canada compte des collèges et instituts de calibre mondial qui sont essentiels à notre mission de bâtir un Canada fort. »

Le Congrès Connexions a démontré sans équivoque que nous sommes prêts.

 

Ce que je retiens

 

La générale Jennie Carignan, chef d’état-major à la Défense, a présenté une vision renouvelée de la stratégie humaine en préparation à la défense, plus souple, mieux adaptée et soutenue par une nouvelle réserve et des modèles d’approvisionnement actualisés qui attireront des partenariats d’envergure, grâce à l’expertise de nos membres en formation et en recherche.

  • Elle a rappelé que la question n’est pas uniquement la capacité en formation, mais également l’innovation : les initiatives comme le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan érigent notre secteur en tant que partenaire essentiel à l’alimentation d’un bassin de talents et à la recherche en technologies à double usage nécessaires à l’effort national.

Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami, m’a marquée par sa passion tranquille et sa puissante vision de l’avenir dans le Nord canadien, ancrées dans la perspective inuite du leadership, du territoire et de l’autodétermination.

  • Reconnaissant que la souveraineté, le développement économique et la sécurité nationale dans la région arctique sont indissociables de la force des communautés, il a pressé les établissements postsecondaires de travailler en partenariat étroit avec les peuples inuits au développement des compétences dans l’ensemble du Nunangat inuit, soulignant des initiatives visionnaires comme l’Inuit Nunangat University, qui devrait ouvrir ses portes en 2030.

DeRionne Pollard, présidente de l’American Association of Community Colleges, et Luis Armando González Placencia, directeur administratif de l’Asociación Nacional de Universidades e Instituciones de Educación Superior (ANUIES), se sont joints à moi pour le matin-causerie sur la situation nord-américaine. Ils ont confirmé que, au-delà des frontières, les établissements ressentent les mêmes effets perturbateurs et que nous devons fièrement unir nos voix pour rappeler la pertinence, la mission et l’importance de notre secteur.

Comme le soulignait l’incomparable DeRionne Pollard, les collèges et instituts ne sont pas en périphérie de la prospérité nationale : ils en sont le moteur.

La ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, qui animait la table ronde des missions nationales composée d’économistes et de cadres entrepreneuriaux et collégiaux, déclarait à ma grande satisfaction qu’un changement graduel ne suffit plus : il nous faut une action coordonnée et systémique où responsabilité et urgence d’agir unissent les partenaires en vue de former la main-d’œuvre qui bâtira le Canada.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, réaffirmait son soutien au système collégial canadien en tant qu’outil percutant pour un engagement mondial stratégique et comme modèle reconnu de développement de la main-d’œuvre et d’innovation appliquée prisé par des pays comme l’Inde pour améliorer la formation professionnelle et l’employabilité des diplômés.

  • Les initiatives de CICan, telles que la nouvelle stratégie Canada–Inde en matière de talents et d’innovation, permettront de perfectionner les systèmes de formation, d’établir des bassins de talents par secteur, de soutenir la diversification des échanges commerciaux, d’accroître les exportations et de rehausser la résilience économique à long terme.

Et au cœur de tout ça? Nos talentueuses cohortes étudiantes et diplômées. Le panel de nos lauréates et lauréats des Prix d’excellence 2025 et 2026 en a fait la preuve.

  • Les étudiantes et étudiants ont généreusement livré leurs aspirations, leurs expériences et leurs difficultés, en soulignant l’importance du parcours collégial, de ses liens authentiques, de son invitation à l’engagement et des connaissances et avenues qu’il permet d’explorer.

Quant aux 45 séances menées par 138 de nos membres et par nos partenaires en entreprise, en défense, autochtones et communautaires, j’y ai perçu un changement radical de perspective. Nous ne remettons plus en question la place du secteur dans l’avenir du Canada : nous contribuons désormais à le façonner.

Nous exerçons et intensifions chaque jour l’effort de bâtir le pays et nos collectivités.

Une Feuille de route à portée supérieure

Dans tous les secteurs et au-delà des frontières s’entendait un appel constant à la coordination, aux partenariats et à l’urgence d’agir pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et sécuritaires communs.

C’est ici qu’intervient notre Feuille de route pour 2030, l’engagement de CICan à guider et à rassembler en période de changements, à harmoniser cultures et ambitions et à progresser avec détermination.

Les discussions menées au Congrès Connexions nous permettront de concevoir un avenir marquant.

Notre Feuille de route n’est pas un document stérile : c’est un calendrier de transformation, conçu pour et par nos membres, qui habilitera le secteur à livrer des résultats concrets pour la population canadienne au sein d’un monde de plus en plus complexe, instable et en rapide évolution.

Ce qui s’en vient

Je suis fébrile à l’aube d’un nouveau chapitre :

  • Notre Académie pour le leadership collégial, repensée, améliorée, porteuse d’un leadership à forte influence pour le secteur, favorise le renouveau organisationnel, le mentorat et le plan de relève à chaque étape de la carrière en éducation postsecondaire.
  • Notre nouveau Protocole d’éducation autochtone, réengagement envers nos partenaires inuits, métis et des Premières Nations, s’ancre dans le respect, la réciprocité et la responsabilité en intégrant la réconciliation dans toutes nos décisions.
  • Notre élan collectif se poursuit avec le Colloque national sur l’éducation autochtone 2026 (18-20 octobre, Richmond, Colombie-Britannique), organisé en partenariat avec l’Indigenous Institutes Consortium et le Sommet des leaders 2027 (7-9 avril 2027, Ottawa, Ontario).

Et plus encore

Les décisions importantes prises au congrès et l’innovante mise à jour économique du gouvernement de mardi dernier me convainquent de notre poids indiscutable en ce moment.

Il est temps de nous retrousser les manches et de nous mettre au boulot, celui de bâtir un Canada fort et résilient.

Le travail qui nous attend exige concentration, coordination, résolution, adaptabilité et courage.

Mais nous sommes prêts, et ensemble, nous y arriverons.

26 février 2026

Les collèges et instituts sont des partenaires stratégiques pour l’avenir de la défense du Canada

Les Canadiens et Canadiennes s’adaptent à un nouvel ordre mondial et prennent des décisions en temps réel concernant l’avenir du pays en envisageant des alliances entre puissances moyennes, des relations commerciales internationales servant les intérêts communs, une capacité de défense souveraine et une économie nationale solide. Il est plus important que jamais d’être prêts et aptes à défendre notre territoire, notre population et nos valeurs.

Un tournant générationnel

Il est temps de déployer des efforts majeurs pour renforcer notre résilience économique et notre sécurité nationale. Nos 130 collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et établissements d’enseignement autochtones ont toujours su répondre à l’appel en temps de crise. Nous sommes maintenant des partenaires stratégiques pour l’avenir de la défense au pays.

Une orientation audacieuse

La semaine dernière, le gouvernement fédéral dévoilait les détails d’une nouvelle Stratégie industrielle de défense (SID), s’appuyant sur un pilier qui génère plus de 9,6 milliards de dollars en PIB dans l’économie canadienne et qui emploie au-delà de 80 000 personnes.

Parmi les priorités, on trouve les suivantes :

  • Un nouveau plan d’approvisionnement en défense intitulé « Canada d’abord » visant à bâtir, à acheter et à fabriquer au Canada pour faire progresser l’industrie nationale, assurer notre souveraineté et faire du secteur militaire un moteur de croissance, d’innovation et de résilience nationale à long terme.
  • Un nouveau programme de compétences en matière de défense, en collaboration avec les provinces et territoires : optimisation des compétences liées à la défense, de la mobilité interprovinciale de la main-d’œuvre, des possibilités d’apprentissage et des bassins régionaux de talents dans le domaine.
  • Augmenter les investissements gouvernementaux et actualiser les retombées industrielles et technologiques dans une approche globale de la recherche et du développement (R-D) en matière de défense (recherche fondamentale, R-D appliquée et démonstration des technologies associées).

Cette stratégie ambitieuse mentionne notre secteur comme partenaire principal dans deux dossiers particuliers : en tant que leaders dans les innovations en matière de défense, et comme formateur en STIM et métiers spécialisés générant des partenariats qui enrichissent les bassins de main-d’œuvre régionaux au profit des Forces armées canadiennes.

Le succès de la SID passe manifestement par notre secteur.

La formation et l’innovation stimulent la transformation

Nos collèges édifient les talents, forment les travailleuses et travailleurs et génèrent des emplois sur des campus associés au secteur de la défense qui offrent une formation militaire reconnue en fournissant un enseignement, une formation et un perfectionnement de haute qualité pour rehausser la fabrication militaire et la résilience des chaînes d’approvisionnement.

De plus, nos membres brillent dans le domaine de l’innovation locale orientée sur les résultats. Notre secteur est un partenaire essentiel de la SID en ce qui concerne la recherche liée à la défense et le déploiement futur des technologies à double usage, que ce soit en aéronautique, en construction de navires et de sous-marins, en technologies quantiques et de l’IA, en fabrication spécialisée ou en systèmes autonomes et sans équipage. Nos membres feront d’ailleurs partie du nouveau Conseil consultatif sur la science et la recherche pour la défense.

  • Le Centre for Innovation and Research in Unmanned Systems (CIRUS) du SAIT accueille le premier centre de formation pour le pilotage d’avions à distance.
  • Le Centre technologique en aérospatiale du Cégep Édouard-Montpetit accompagne les entreprises du secteur dans le développement, la validation et l’optimisation de solutions technologiques concrètes du concept à l’industrialisation, les aidant à réduire les risques.
  • Innovation Maritime du Cégep de Rimouski contribue au secteur maritime dans les domaines suivants : acoustique et vibrations, conception et génie maritimes et intelligence maritime.
  • Notre secteur a ouvert quatre centres de tests de l’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) de l’OTAN (technologies à double usage et innovation en technologies de pointe).

Les investissements du Canada en matière de défense sont un appel à l’action, et les membres de notre réseau pancanadien de collèges, d’instituts, de cégeps et d’établissements polytechniques sont des partenaires indispensables à la transformation – celle axée sur la reconstruction, le réarmement et le réinvestissement dans les FAC, ainsi que sur la mise en œuvre de la stratégie industrielle de défense du pays.

Voir le blogue : une défense forte fondée sur les gens et l’innovation.

Un atout stratégique

Le gouvernement a besoin de partenaires pour mettre en œuvre sa nouvelle stratégie. Notre réseau pancanadien d’établissements publics constitue un atout national coordonné et crucial.

  • Notre Réseau collégial de formation et d’innovation en défense, qui compte une soixantaine d’établissements partout au pays, en tire profit pour aider nos membres à élaborer des solutions ciblées et évolutives qui répondent aux besoins en défense à partir de plans d’action coordonnés en matière de préparation et d’orientation stratégique.
  • Ces deux nouveaux plans d’action permettront au réseau de renouveler les modèles de formation, d’adapter les microcertifications aux programmes d’études, de créer des parcours pertinents pour la clientèle issue du militaire, de promouvoir les modèles de campus associés à l’effort militaire et de consolider les liens avec nos partenaires des FAC et de la Défense nationale.

Une défense au service d’un avenir prospère

Un secteur de la défense solide et un Canada prospère et sécuritaire vont de pair.

Notre économie bénéficie d’une main-d’œuvre qualifiée, de talents émergents, d’entreprises locales bien ancrées et d’un écosystème de recherche et d’innovation national dynamique. Ces atouts peuvent aussi défendre nos valeurs et notre souveraineté.

Nous collaborerons avec les gouvernements, les Forces armées, les entreprises et d’autres partenaires en formation et recherche pour répondre à cette importante mission.

28 janvier 2026

Un Canada fort et souverain exige un secteur collégial solide

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

Depuis le retour des député·es à la Chambre des communes après le congé des fêtes, les priorités convergent vers la mission d’édification du pays promise au Budget de novembre sous forme d’investissements en logement, en grandes infrastructures et en défense.

Si l’on en croit le discours percutant du premier ministre Carney au Forum économique mondial de Davos la semaine dernière, cette session parlementaire ne marquera pas un retour à la normale.

Le premier ministre annonçait un nouvel ordre mondial suivant une rupture plutôt qu’une transition, et soulignait la nécessité de prendre des décisions en temps réel concernant l’avenir du pays. Et ce, en envisageant clairement une alliance entre puissances moyennes, des relations commerciales internationales servant les intérêts communs, une capacité de défense souveraine et une économie nationale solide.

Parallèlement, la population canadienne se préoccupe des emplois locaux, du logement, du panier d’épicerie, de l’avenir des jeunes et des soins aux personnes âgées.

Nos établissements ont toujours cherché des solutions pour leur milieu lors de crises nationales. Notre devoir est donc d’ancrer l’appel du premier ministre à la croissance, à la souveraineté et à l’unité dans ce que notre secteur fait le mieux, chaque jour dans nos collectivités : ouvrir des possibilités réelles, livrer des résultats et établir des partenariats pour semer l’espoir dans les communautés étudiante, diplômée et entrepreneuriale du Canada.

Des solutions au rythme et à l’échelle des besoins en main-d’œuvre

Le gouvernement mise gros sur le programme de Projets d’intérêt national dans son ambition d’édifier la nation. Le nouveau Bureau des grands projets (BGP) accélérera donc l’émission de permis, les autorisations réglementaires et le financement de ces projets. La « stratégie humaine » pour les réaliser n’est cependant pas de son ressort. En réalité, ces initiatives n’aboutiront à rien sans une main-d’œuvre compétente prête à l’action, issue d’un bassin de talents adéquat.

Les promesses du BGP ne reposent pas sur des chiffres, mais sur les solutions aux écarts structurels du plan canadien de gestion des talents.

C’est ici que nous intervenons. Les collèges et instituts publics ne font pas qu’offrir des formations : ce sont des centres régionaux de coordination de la main-d’œuvre, de soutien à la réussite étudiante et de collaboration avec les employeurs sur les parcours d’apprentissage adaptés à leur secteur.

Prenons l’exemple du Northern Lights College de Dawson Creek (C.-B.), qui œuvre avec Tourmaline Oil, le plus grand producteur de gaz naturel au pays, pour cocréer et livrer une formation immédiate en opérations techniques. Ce projet aidera à combler les écarts en main-d’œuvre dans le secteur et garantira aux cohortes un emploi dans la province ou au pays. C’est une approche reproductible et adaptable dans nos autres partenariats.

En ce début de session parlementaire, notre priorité est de travailler conjointement avec le gouvernement fédéral à pallier la fragmentation de programmes à but unique pour générer des investissements ciblés à la largeur du système afin de renforcer la capacité en formation, la mobilité de la main-d’œuvre et les parcours d’apprentissage. Et ce, pour garantir un bassin de talents pour les projets d’intérêt national et pour stimuler les investissements à grande échelle du secteur privé qu’y reposent.

  • Rappelez-vous que les établissements publics canadiens forment environ 70 % des apprenti·es au pays, et sont souvent les seuls formateurs intégrant un volet de préapprentissage à leur programme. Et ce, dans plusieurs régions, particulièrement dans les zones rurales et éloignées, point zéro de plusieurs de ces grands projets.

Nous tiendrons des conversations stratégiques sur la formation possible de partenariats avec les gouvernements, les entreprises et les travailleuses et travailleurs en vue de créer des modèles de programmes novateurs au rythme et à l’échelle des besoins, et de moderniser le système d’apprentissage canadien pour garantir une diplomation accélérée et un taux d’achèvement accru. Ces facteurs amélioreront la disponibilité, la mobilité et l’adaptabilité de la main-d’œuvre canadienne.

Notre mission de préparation à la défense

La communauté internationale se fragmente rapidement; notre sécurité nationale préoccupe donc le gouvernement et la population. Le Budget 2025 prévoyait prévoit un investissement de 81,8 milliards de dollars sur cinq ans, notamment pour attirer 13 000 nouveaux militaires actives et de réserve au sein des Forces armées canadiennes. Le Canada s’est également engagé à atteindre les cibles de 5 % fixées par l’OTAN d’ici 2035.

En outre, une Stratégie industrielle de défense hautement attendue doit consolider la capacité de défense souveraine du Canada en accroissant l’innovation et la fabrication de pointe, en protégeant les chaînes d’approvisionnement, en améliorant l’accès des PME aux capitaux et en développant des technologies à double usage.

Notre réseau constitue un atout stratégique. Les collèges et instituts publics du pays ont démontré leur expertise en formation professionnelle et en innovation appliquée comme solutions aux besoins cruciaux en main-d’œuvre, en personnel et en technologie de la défense dans les secteur militaire et civil.

  • Le programme Leaders canadiens en mer auquel j’ai participé en décembre m’a appris que la Marine royale canadienne à elle seule nécessitait immédiatement 2 000 nouvelles recrues de marins et un millier de nouvelles recrues en techniques maritimes.

Nous visons donc une coordination nationale pour atteindre ces objectifs en favorisant de solides relations locales et régionales avec les leaders de la défense pour amplifier les résultats. Par exemple, quatre établissements membres de CICan participent déjà à l’initiative Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) de l’OTAN où ils contribuent à l’expertise en robotique, en cybersécurité, en drones, en communications sécurisées de même que dans d’autres domaines.

Le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan compte maintenant 60 membres comme chefs de file.

Pour permettre au Canada d’atteindre la cible de l’OTAN et de concrétiser ses ambitions en matière de personnes et d’équipements, l’écosystème de défense nationale doit considérer notre réseau pancanadien comme un partenaire prêt, motivé et essentiel.

  • Pendant la session parlementaire, je continuerai d’avoir des discussions productives avec les ministères (Défense nationale; Innovation, Sciences et Développement économique Canada; Forces armées canadiennes; Anciens combattants Canada) pour trouver des solutions rapides et à la hauteur des attentes en matière de formation, de main-d’œuvre et d’innovation au pays.

De l’ambition à l’action

L’année promet des enjeux de taille en ce début de session parlementaire où la population canadienne s’attend à ce que la crise mondiale se traduise en solutions nationales. Comme j’ai grandi dans les Prairies, je perçois le moment comme l’occasion de démontrer courage et esprit pratique en cultivant des partenariats solides, coordonnés et résolus.

Comme le soulignait Mark Carney à Davos, le Canada dispose de ce que recherche le reste du monde – capital, talents, ressources, valeurs solides, possibilités et une vision claire pour l’avenir.

  • Des investissements appropriés permettront à nos collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et instituts d’enseignement autochtones d’harmoniser ambitions et réalisations en collaborant avec les employeurs, la main-d’œuvre et les gouvernements – une façon inédite et audacieuse d’obtenir des résultats concrets.

Au nom de CICan et de ses membres, je m’engage à collaborer avec l’administration fédérale tout au long de la session, afin de garantir l’édification d’un Canada fort et souverain grâce au partenariat d’un réseau public postsecondaire en plein essor, d’un océan à l’autre.

16 décembre 2025

Les constats exploitables de l’année écoulée

Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston.

Lorsque le Canada et ses communautés ont besoin de solutions, les collèges et instituts sont là pour y répondre. Et cette année n’a pas fait exception. Étant maintenant au terme de ma deuxième année à CICan, je me penche sur la manière dont notre secteur s’est mobilisé pour être au rendez-vous.

Voici quelques constats exploitables qui permettront à notre pays de continuer sur sa lancée :

1. Faire preuve de détermination

Dans une période historique comme celle-ci, qui n’arrive qu’une fois par génération et qui a des répercussions nationales, le Canada a plus que jamais besoin de ses établissements. Nous sommes les partenaires clés pour faire avancer les choses rapidement et à grande échelle.

Cette année, nous avons prouvé que lorsque nous nous rassemblons pour réfléchir et agir de manière stratégique aux solutions en matière de main-d’œuvre, lorsque nous coordonnons en temps réel à l’échelle du secteur la conception de nouveaux programmes et lorsque nous tirons parti de nos partenariats industriels et communautaires pour amplifier notre impact, le Canada en sort gagnant.

L’impact découle de l’objectif

Nous nous sommes rassemblés autour d’un objectif précis lors du premier Sommet des Leaders de CICan en avril dernier. Notre but était de mener des actions audacieuses pour le Canada, en réunissant les bonnes personnes au bon moment afin de poser les bonnes questions sur les défis auxquels le Canada est confronté, sur les priorités du nouveau gouvernement ainsi que sur les perspectives prometteuses dans le domaine de l’enseignement postsecondaire.

L’an prochain : Bâtir un Canada fort et sécuritaire

À la croisée des ambitions audacieuses et de la transformation du secteur, le Congrès Connexions 2026 de CICan transformera les idées en actions qui feront correspondre le meilleur de ce que notre secteur a à offrir avec les priorités nationales les plus pressantes du Canada. Nous orientons l’avenir de l’enseignement postsecondaire dans la direction souhaitée par notre pays et nos communautés.

2. Être les établissements nécessaires au Canada et à ses communautés

Face aux défis sans précédent de l’année écoulée, nous avons fait preuve de détermination et de résilience en tant que secteur et en tant que pays. La population canadienne a tenu bon face aux tarifs douaniers, elle a transformé les industries et a établi de nouveaux partenariats commerciaux. En tant que secteur, nous avons démontré que lorsque nous redoublons d’efforts dans ce que nous faisons le mieux, nos communautés en sortent gagnantes.

Nos établissements ont déployé de nouveaux programmes pour former les travailleuses et travailleurs qualifiés qui répondront aux besoins du pays en matière d’adoption de l’IA. Ils ont également réorganisé la fabrication nationale, construit plus de maisons de meilleure qualité et plus rapidement, pris en charge un plus grand nombre de patientes et patients et de membres de la famille vieillissants, en plus de soutenir la production et la transition énergétiques du Canada, ainsi que de veiller à ce que nous demeurions les établissements d’enseignement postsecondaire les plus accessibles au pays.

Cette volonté d’être une source de possibilités pour nos apprenantes, nos apprenants et nos communautés survient à un moment où les leaders des collèges sont confrontés à des défis opérationnels et financiers sans précédent.

Les diplômées et diplômés de nos collèges sont les bâtisseurs, les créateurs et les artisans dont la population canadienne a le plus besoin. Nous devons investir dans un système de formation publique durable pour leur avenir et celui du Canada.

La coordination maximise l’impact

Nous nous sommes mobilisés cette année pour constituer le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan. Il s’agit là d’une coalition pancanadienne regroupant des collèges, des instituts, des cégeps et des établissements polytechniques qui mènent des actions sectorielles visant à offrir des solutions de formation et de recherche à grande échelle afin de concrétiser les investissements historiques du gouvernement en matière de préparation militaire et de défense.

3. Penser « ancré dans les réalités locales »

Ce sont 95 % de la population canadienne qui habitent à moins de 50 kilomètres d’un collège ou d’un institut canadien. Partout au pays, ces établissements sont des points d’ancrage pour les apprenantes et apprenants, les communautés et les entreprises dans les périodes de précarité.

Cette année, dans le cadre d’une innovation axée sur les problèmes et les personnes ainsi qu’ancrée dans les réalités locales, nous avons démontré que l’étendue et la portée de notre réseau constituent un atout essentiel pour le Canada.

L’innovation dont le Canada a besoin

La recherche et l’innovation menées par les collèges rassemblent les partenaires afin d’élaborer les solutions économiques et sociales dont le Canada a le plus besoin, telles que la construction de logements de meilleure qualité et plus rapidement, le renforcement de nos capacités de défense souveraine, la dynamisation de la production et de la transition énergétiques, ainsi que la réalisation de grands projets nationaux.

Les collèges mènent plus de 8 500 projets de recherche appliquée qui aident les entreprises, principalement les petites et moyennes entreprises canadiennes, à transformer leurs activités afin d’être plus productives et compétitives. Cela se traduit par près de 9 000 nouveaux produits, prototypes, procédés et services qui ont un impact immédiat sur l’économie locale, qui génèrent et maintiennent la richesse dans la région et contribuent à bâtir des communautés fortes et prospères.

4. Passer de l’intention à l’action

Étant les établissements d’enseignement postsecondaire les plus accessibles, nous avons beaucoup à apprendre et à gagner des approches autochtones au profit des apprenant(e)s, des communautés et de l’ensemble du réseau collégial. En collaborant en pleine authenticité avec nos partenaires autochtones, nous pouvons passer des intentions à l’action afin de favoriser une plus grande réconciliation économique.

Une réconciliation significative grâce à l’action

En collaboration avec trois de nos principaux instituts d’enseignement autochtones, nous avons lancé Mamawi, la première initiative autochtone nationale de CICan. Il s’agit ici d’une formidable occasion de conjuguer les efforts des apprenant(e)s, des communautés autochtones et des membres de CICan au profit de toute la population canadienne. Cela permettra d’envisager la formation aux affaires et à l’entrepreneuriat sous un angle nouveau, fondé sur les modes de connaissance et d’existence autochtones.

5. Être au rendez-vous

La population canadienne a demandé un changement, et le premier ministre Carney a présenté un plan visant à construire de manière audacieuse, stratégique et ambitieuse en catalysant les investissements et les infrastructures du secteur privé, en aidant les entreprises à exploiter l’IA et les nouvelles technologies pour être plus productives, et en proposant des solutions de formation locales et nationales pour répondre aux besoins du Canada en matière de défense.

Pour atteindre les objectifs du budget 2025 en matière de construction nationale et moyennant les investissements appropriés, les collèges et instituts sont des partenaires prêts à s’engager, comme ils l’ont toujours été.

Cette année, nous avons prouvé que l’avenir du Canada passe par les collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et d’enseignement autochtones publics répartis à travers tout le pays.

À suivre : Une nouvelle orientation stratégique

À CICan, nous sommes en constante évolution et nous mettons tout en œuvre pour assurer la pertinence et l’impact de nos actions, tant pour nos membres que pour la population canadienne et notre pays. Cette année, nous avons entrepris de redéfinir la manière dont nous rassemblons, mobilisons et promouvons nos membres afin de bâtir des collèges solides, des communautés prospères et un Canada robuste.

Il nous reste encore beaucoup à faire au cours de l’année à venir. « CICan du Futur » se veut l’association nationale qui sert au mieux ses membres et qui positionne de manière optimale le secteur et ses leaders pour mener à bien cette transformation permettant de dessiner un avenir solide et sécuritaire pour le Canada et ses communautés d’un océan à l’autre.

11 septembre 2025

Les résultats prennent vie ici

Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston.

L’effervescence est palpable en ce moment, alors que des milliers d’étudiant(e)s font leur rentrée dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Je suis bien placée pour le savoir. Je suis une fière maman qui a les mêmes papillons dans le ventre, les mêmes espoirs et les mêmes rêves pour l’avenir de son fils que les parents de Swift Current, Sherbrooke et Sault Ste. Marie.

Alors que les dirigeant(e)s des collèges retournent sur les campus pour accueillir ces étudiant(e)s, d’importantes priorités et des exigences encore plus importantes se profilent à l’horizon. 

Les député(e)s retourneront bientôt à la Chambre des communes pour élaborer un plan visant à répondre aux attentes des Canadiennes et Canadiens. Il s’agira notamment d’élargir et de renforcer les relations commerciales et d’exportation, de stimuler la construction de logements, d’investir dans la défense nationale, d’augmenter la production énergétique et d’aider les entreprises à être plus productives, entre autres priorités.

Pour y parvenir, il faudra une vision qui soit ancrée et coordonnée dans toutes les collectivités du pays.

Le réseau que nous sommes doit désormais faire valoir ses capacités.

Le gouvernement fédéral a pour ambition de bâtir l’économie la plus forte du G7. Pour ce faire, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, agile et mobile pour bâtir, d’entreprises solides et résilientes pour croître, ainsi que de solutions innovantes axées sur la réalisation de missions, adaptées au contexte local et pratiques pour relever les défis nationaux.

Le projet démarre sur les campus des collèges

  • Vos corps professoraux dispensent des formations aux jeunes Canadien(ne)s, aux personnes en milieu de carrière, aux nouveaux arrivants et aux étudiants internationaux, aux nouvelles recrues militaires et aux ancien(ne)s combattant(e)s qui se reconvertissent dans le civil. 
  • Vos installations de pointe transmettent à la prochaine génération de travailleuses et travailleurs les compétences nécessaires pour améliorer leur productivité et tirer parti des innovations technologiques afin de construire encore plus et mieux. 
  • Vos laboratoires de recherche, vos centres collégiaux de transfert de technologies et vos centres d’accès à la technologie élaborent des solutions qui aident les entreprises à réduire les risques, à s’adapter et à commercialiser de nouvelles technologies qui améliorent la vie des Canadiennes et Canadiens.

En bref, vous êtes au rendez-vous.

Chaque fois que je visite le campus d’un collège, d’un cégep, d’un institut ou d’un établissement polytechnique membre de CICan (et j’en ai visité plus de 40 dans 9 provinces depuis mes débuts il y a 18 mois), je constate à quel point nos établissements forment des talents qui répondent à nos besoins les plus pressants, génèrent de nouvelles idées qui nous mènent là où nous devons aller et font une réelle différence dans la vie de la population canadienne.

Participez à une campagne nationale coordonnée

Alors que mon équipe et moi continuons à relater vos réalisations et votre impact à Ottawa, votre expertise sur le terrain et vos liens avec la collectivité donnent vie à ce récit.

En octobre prochain, nous organiserons la première édition de la Semaine de connexion sur les campus de CICan. Cette initiative coordonnée a pour but de mettre en valeur le travail et l’impact des collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada. 

  • Comment participer ? Cet automne, invitez un(e) ministre, un(e) député(e), un sénateur ou une sénatrice sur votre campus afin qu’il ou elle puisse découvrir un laboratoire ou un espace de formation, rencontrer des étudiant(e)s, des enseignant(e)s et des responsables du campus et s’entretenir avec vos partenaires communautaires. Cela permettra ainsi de mettre en avant le travail concret accompli chaque jour par les collèges et instituts quand il s’agit de former des travailleuses et travailleurs qualifiés, de soutenir les entreprises et de contribuer à bâtir des collectivités fortes et prospères.  Apprenez-en davantage.

Le Canada a des projets ambitieux

Notre pays s’est vu confronté à une crise du logement de plus en plus grave, à une démographie vieillissante, à de graves pénuries de main-d’œuvre, à une productivité à la traîne, à des exigences croissantes en matière de sécurité et à un besoin urgent de diversifier nos marchés et notre approvisionnement en énergie. Le leadership de notre secteur est plus important que jamais. De tels enjeux ne sont pas locaux ou isolés, ils ont une portée nationale et exigent des solutions coordonnées impliquant la collaboration de tous les niveaux de gouvernement et des principaux partenaires.

Dans chaque province et territoire, les collèges et instituts publics du Canada sont stratégiquement placés pour appuyer ces priorités et les grands projets requis pour y répondre.

Ma mission pour la prochaine année scolaire est la suivante : faire en sorte que davantage de parlementaires voient, entendent et comprennent que les véritables résultats prennent vie ici pour ainsi consentir les investissements nécessaires.

La formation au service d’un Canada fort et sécuritaire

Face aux défis les plus pressants du Canada, les collèges et instituts sont essentiels pour bâtir la nation. Grâce à la stratégie, aux compétences et à l’innovation, notre secteur peut contribuer à Bâtir le Canada — en appuyant les forces armées, en renforçant les capacités de recherche en défense et en développant le bassin de talents nécessaire pour réaliser les infrastructures nationales de demain.

Un Canada fort et sécuritaire est un Canada aux compétences élevées.

Lisez le mémoire prébudgétaire de CICan

11 juillet 2025

Une défense forte fondée sur les gens et l’innovation

Le premier ministre Mark Carney annonce de nouveaux investissements dans la défense pour défendre la population et les valeurs canadiennes, assurer la souveraineté du pays et protéger ses Alliés. Bien plus qu’un simple poste budgétaire, l’annonce de plus de 9 milliards de dollars représente un appel à l’action audacieux au moment où le Canada vise à se recalibrer et à se rebâtir dans un monde en évolution rapide.

Alors que les alliances sont mises à l’épreuve et que la concurrence et les conflits mondiaux s’intensifient, il est essentiel que le pays mise davantage sur ses capacités de défense, une stratégie industrielle novatrice et son capital humain afin de pouvoir agir avec détermination pour affronter les enjeux.

Mais des investissements audacieux ne suffisent pas. Pour atteindre l’objectif ambitieux visant à augmenter l’effectif des FAC de 13 000 membres et à mettre sur pied un nouveau Bureau de la recherche, de l’ingénierie et du leadership de pointe en science – dit BOREALIS – il faut investir dans les gens, les compétences ainsi que les expertises, les innovations et les systèmes développés au Canada. Pour obtenir des effets durables, il faut également miser davantage sur la force éprouvée des partenaires qui contribuent depuis longtemps à renforcer la résilience du Canada.

Les collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics comptent parmi ces partenaires clés. Ils forment les talents et la main-d’œuvre qui occupent les emplois et trouvent les solutions essentielles à la défense du Canada – et ils sont prêts à en faire davantage.

Il s’agissait d’ailleurs de l’un des principaux thèmes abordés lors du Sommet des leaders 2025 de CICan qui s’est tenu en avril dernier. À cette occasion, les membres de CICan ont envisagé les façons de collaborer pour bâtir un véritable réseau pancanadien de campus reliés aux Forces armées canadiennes (FAC), qui soutiendraient le recrutement des membres des FAC, offriraient des formations reconnues et faciliteraient la transition des familles des militaires grâce à une éducation subventionnée.

Formation militaire reconnue

Les collèges et les instituts de partout au pays offrent un vaste éventail de programmes adaptés aux besoins des FAC, notamment dans les domaines techniques en forte demande, tels que la cybersécurité, les soins de santé, le génie et la logistique.

De plus en plus de collèges et d’instituts appuient encore davantage les apprenantes et apprenants ayant un lien avec les Forces armées grâce à des campus reliés aux Forces armées. Ces campus jouent un rôle essentiel dans la rétention et la transition réussie en permettant à ces apprenantes et apprenants de se perfectionner, de se recycler et de s’épanouir pendant et après la période de service.

  • L’Algonquin College, le British Columbia Institute of Technology, le Fanshawe College, le Georgian College, la Humber Polytechnic, le Lambton College, le Loyalist College, le Nova Scotia Community College et le Portage College, offrent tous des mesures de soutien adaptées, des parcours de transition et des programmes ciblés destinés aux membres des FAC, aux anciennes combattantes et anciens combattants, au personnel du ministère de la Défense nationale, ainsi qu’à leurs familles.
  • En savoir plus: L’équipe-conseil des FAC Éducation-Expérience-Équivalence (FAC 3E) facilite l’identification de programmes postsecondaires civils qui répondent aux besoins de formation des groupes professionnels militaires des FAC pour lesquels il existe des emplois équivalents dans le secteur civil.

Développement de la main-d’œuvre civile

Vu les besoins grandissants en matière de défense qui vont au-delà du personnel en uniforme, les collèges et les instituts forment activement une main-d’œuvre civile croissante pour soutenir les missions et l’infrastructure des FAC.

Par exemple :

  • Le Fanshawe College, le tout premier collège relié aux Forces armées canadiennes, offre des parcours de formation menant à l’emploi aux apprenantes et apprenants ayant un lien avec les FAC qui se dirigent vers une carrière dans les métiers spécialisés.
  • Le Nova Scotia Community College, offre de la formation dans les technologies marines, aérospatiales et de défense, des secteurs essentiels à la préparation opérationnelle du Canada.
  • Quarante-six établissements postsecondaires canadiens, dont le BCIT, le Camosun College, le Centennial College, le Canadore College et le Conestoga College, participent à des initiatives de formation et de perfectionnement liées à la défense dans le cadre de la Politique des retombées industrielles et technologiques.
  • Les collèges et instituts offrent également une formation culinaire de haut niveau et peuvent soutenir les écoles de chefs militaires en les aidant à augmenter leur capacité à répondre à la demande croissante de talents qualifiés.
  • Le Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang compte plus de 200 programmes entièrement subventionnés offerts dans les collèges et les instituts pour les personnes actuellement membres des FAC (dans les domaines des métiers à la technologie avancée), ou celles souhaitant le devenir, afin de faire le pont entre le service militaire et la formation.

Recherche appliquée et innovation

Les collèges et les instituts sont des centres de recherche appliquée qui stimulent l’innovation en matière de technologies de défense – des matériaux avancés à la cyberdéfense, en passant par la robotique et la capacité d’adaptation dans l’Arctique.

  • Le SAIT abrite le tout premier centre de formation au pays consacré au pilotage à distance, offrant une expérience immersive de planification de missions grâce à des équipements de réalité virtuelle et à des laboratoires de simulation spécialisés.
  • Le Camosun College soutient les secteurs de la défense et des services d’urgence grâce à l’impression 3D, à la robotique et à la simulation. Le Collège a collaboré à des projets liés aux véhicules aériens sans pilote, aux simulateurs de conduite, et même à la production d’écrans faciaux durant la pandémie de COVID-19.
  • Le Nova Scotia Community College, par l’intermédiaire de son Groupe de recherche en géomatique appliquée, cartographie le littoral vulnérable en utilisant la télédétection à haute résolution, ce qui peut servir à la gestion des risques d’inondation ou de l’érosion côtière ainsi qu’à la défense maritime.
  • Le Centre technologique en aérospatiale du Cégep Édouard-Montpetit soutient les PME qui se consacrent à des projets d’innovation aérospatiale en renforçant leur capacité à produire des composants et des systèmes de haute qualité.
  • Le Centre d’innovation en microélectronique du Québec du Cégep Lionel-Groulx se spécialise dans les systèmes microélectroniques embarqués, connectés, distribués et intelligents qui sont essentiels à l’automatisation intelligente et aux technologies prédictives employées pour la défense.
  • Le Laboratoire de fabrication de pointe du Niagara College soutient un large éventail de secteurs grâce à son expertise en services de métrologie, en conception mécanique, électronique et mécatronique, ainsi qu’en photonique, ce qui permet d’améliorer les technologies utilisées par les forces armées.

L’expertise des collèges et des institut peut également être mise à profit dans le cadre de l’initiative BOREALIS pour aider l’industrie de la défense à adopter des technologies novatrices conçues au Canada. 

Sécurité dans le Nord et préparation dans l’Arctique

Les membres de CICan situés au nord du 60e parallèle, soit la Yukon University, le Nunavut Arctic College, le Aurora College et le Collège nordique francophone, sont les principaux établissements offrant une formation postsecondaire dans la région. Ils sont donc bien placés pour former la main-d’œuvre qualifiée dont le pays a besoin pour préserver la souveraineté et la sécurité dans l’Arctique.

  • Ces établissements sont des membres actifs de UArctic, un réseau favorisant la recherche autochtone, l’innovation régionale et la formation dans l’ensemble du Nord circumpolaire. Ils collaborent avec des partenaires du Sud, comme les collèges Conestoga, Keyano et Northlands, pour trouver des solutions durables et adaptées aux réalités régionales.

Un exemple de collaboration : le consortium québécois de formation navale

Le saviez-vous ? Six cégeps se sont unis pour répondre aux besoins du Québec en matière de construction navale, en intégrant la robotique, la technologie des matériaux marins et l’électronique dans les programmes de demain. Il s’agit du type de formation et d’innovation adaptées aux réalités régionales et axées sur les besoins de l’industrie dont le Canada a besoin pour demeurer concurrentiel et résilient.

Le consortium de formation en construction navale est dirigé par l’Institut maritime du Québec.

Ce qui s’impose :

Les investissements du Canada en matière de défense sont un appel à l’action et les membres de notre réseau pancanadien de collèges, d’instituts, de cégeps et d’établissements polytechniques sont des partenaires indispensables à la transformation – celle axée sur la reconstruction, le réarmement et le réinvestissement dans les FAC, ainsi que sur la mise en œuvre de la stratégie industrielle de défense du pays.

Pour concrétiser cette vision, il faudra :

  • des investissements ciblés pour former la main-d’œuvre civile en défense;
  • du soutien à l’égard des partenariats stratégiques avec les écoles militaires dont les programmes sont adaptés aux professions des FAC pour lesquelles il existe des emplois équivalents dans le secteur civil;
  • du soutien pour accroître les activités de recherche appliquée et d’innovation menées par les collèges dans le cadre d’initiatives comme BOREALIS.

Le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense

Afin de mobiliser le réseau, CICan réunit une coalition d’établissements membres souhaitant jouer un rôle de leadership pour appuyer les investissements historiques du Canada dans sa capacité militaire et son infrastructure de défense. Ensemble, nous ferons valoir le rôle essentiel de notre secteur, orienterons les discussions nationales et collaborerons étroitement avec des partenaires fédéraux.

Apprenez-en davantage et joignez-vous au réseau !

L’avenir prospère et sécuritaire du Canada se bâtit dès aujourd’hui. Pour répondre à l’ambition et à l’urgence du moment, il faudra le bâtir ensemble, avec des partenaires éprouvés.

Bâtissons-le donc ensemble.

11 juin 2025

Les défis du Canada, les solutions des collèges

 

Le premier ministre Carney et son Cabinet agissent rapidement pour engranger des progrès significatifs dans la mise en œuvre du mandat du nouveau gouvernement. Ce dernier entend bâtir un Canada plus abordable, plus fort, plus uni et mieux connecté à l’échelle mondiale, tout en mettant l’accent sur la discipline budgétaire en réduisant les dépenses et en augmentant les investissements.  La réunion des premiers ministres tenue le 2 juin à Saskatoon a souligné la volonté des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de collaborer à des projets nationaux visant à stimuler la croissance et la diversification de l’économie.

Nous vivons une période cruciale pour notre pays, et la réalisation de ce programme ambitieux exigera des idées novatrices et des mesures encore plus fortes.

Le 14 mai, la présidente-directrice générale de CICan, Pari Johnston, a adressé une lettre ouverte au premier ministre.

Son message ? Les collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada sont des partenaires essentiels dans la construction d’un Canada fort, souverain et résilient. En préparant nos bâtisseurs, en investissant dans l’innovation à l’échelle locale et en élaborant une stratégie nationale en matière de main-d’œuvre, le gouvernement peut tirer parti du réseau dynamique des collèges et instituts publics du Canada pour relever les défis actuels.

Lire la lettre ouverte

14 mai 2025

C’est le moment, c’est l’instant : Des mesures audacieuses pour le Canada

En un peu plus de deux semaines depuis son élection, le premier ministre Mark Carney a déjà tracé des objectifs ambitieux, notamment en matière de construction de logements, d’amélioration de l’accessibilité à la propriété, de stimulation de la productivité et de transformation de l’économie canadienne grâce à des mesures audacieuses.

Le message de notre secteur est clair quant à ces priorités : Les collèges et instituts du Canada sont des partenaires incontournables pour la réalisation des objectifs.

Les grandes discussions

Le mois dernier, CICan a réuni plus de 130 responsables provenant des collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada aux côtés de représentants d’organismes partenaires clés. Il s’agissait du tout premier Sommet des leaders, une initiative visant à tracer la voie à suivre pour permettre à notre secteur de continuer à exceller. 

Réunissant les bonnes personnes pour poser les bonnes questions au bon moment, les conversations ont porté sur les enjeux les plus pressants, au carrefour des défis nationaux, des orientations du nouveau gouvernement et des perspectives prometteuses pour l’enseignement postsecondaire :  

  • Augmenter les inscriptions nationales de manière à former une main-d’œuvre qualifiée « fabriquée au Canada », stimuler la transformation numérique et tirer parti des outils numériques pour renforcer l’innovation et la productivité canadiennes, ainsi que promouvoir la mobilité interprovinciale des apprenants et des titres de compétences pour bâtir une économie canadienne connectée et concurrentielle. 

Quel en a été le résultat? Un esprit renouvelé d’unité et d’urgence, qui inspire des mesures audacieuses pour le Canada.

Quelques-unes des idées :   

  • Renforcer les programmes à partir de données en temps réel sur le marché du travail et de partenariats avec l’industrie. 
  • Concevoir de nouveaux modèles à l’appui des microcertifications, de l’apprentissage modulaire et de l’évaluation et reconnaissance des acquis (ÉRA). 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants non traditionnels au travers d’aides financières élargies et de parcours flexibles. 
  • Élargir des initiatives nationales telles que les Campus connectés pour les militaires afin d’augmenter les inscriptions et de mieux répondre aux besoins du Canada en matière de défense et de main-d’œuvre civile. 
  • Donner aux enseignants et au personnel les moyens de porter l’innovation numérique grâce à une formation dispensée par leurs pairs. 
  • Équilibrer l’enseignement numérique et l’apprentissage pratique pour répondre aux besoins diversifiés des apprenantes et apprenants. 
  • Tirer parti d’outils sectoriels tels que Campus numérique Canada et la Coalition canadienne pour un apprentissage abordable afin de favoriser l’accès, l’efficacité et l’innovation. 
  • Permettre aux apprenantes et apprenants de trouver plus facilement des programmes et des carrières grâce à des outils numériques et à des données sur le marché du travail. 
  • Plaider en faveur d’une coordination nationale en matière de reconnaissance des diplômes et des compétences. 
  • Mettre à l’essai des modèles innovants tels que Authentic Competency Evaluation (ACE), un projet mené par Atlantic Colleges Atlantique (ACA) qui évalue les compétences réelles et non pas uniquement le temps passé en classe. 
  • Former des coalitions régionales et nationales pour donner une impulsion politique, échanger les meilleures pratiques et accélérer le changement. 
  • Donner la priorité à des solutions inclusives qui fonctionnent pour les apprenantes et apprenants non traditionnels, marginalisés et mobiles. 

La route à suivre

Il s’agit ici d’un nouveau chapitre pour le Canada et notre secteur. Les Canadiennes et Canadiens ont besoin de changement, de garanties et de confiance à l’égard des établissements publics après ce qui a été qualifié de scrutin le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et notre secteur occupe une place prépondérante dans ce contexte national.

Les collèges, instituts, cégeps et établissements polytechniques publics du Canada jouent un rôle de premier ordre pour pouvoir construire et fabriquer au pays. Nous ouvrons la voie à de belles carrières dans les métiers spécialisés et assurons une croissance exponentielle des talents et de la mobilité de la main-d’œuvre qualifiée nécessaire aux secteurs d’importance nationale cruciale. Nous sommes des partenaires essentiels pour stimuler la productivité des PME canadiennes grâce à l’adoption de l’IA, à la recherche appliquée et à l’innovation à grande échelle, ainsi que pour renforcer la sécurité nationale et la capacité de défense du Canada par des partenariats de formation.

Investir dans la capacité et l’expertise de nos établissements est non seulement une bonne politique, mais aussi une nécessité pour l’avenir du Canada. Que ce soit pour construire et fabriquer des biens chez nous, développer une main-d’œuvre et une économie plus compétitives et plus productives, ou renforcer le commerce mondial, notre secteur est au cœur de toutes ces initiatives.