Ce que j’ai en tête? Avec Pari Johnston.
Plus que jamais, il est important de nous réunir et de conjuguer nos efforts. C’est ce que nous avons fait la semaine dernière à Ottawa.
En ces temps d’incertitude, de transformation et de bouleversements, plus de 560 leaders des collèges, instituts, cégeps, établissements polytechniques et instituts d’enseignement autochtones publics se sont rejoints autour d’une vision claire : L’avenir du pays et de nos collectivités passe par notre secteur.
Je suis immensément fière que le Congrès Connexions de CICan donne lieu à ces rencontres déterminantes, au moment où nous en avons le plus besoin. Je me sens inspirée par les échanges d’idées, les graines semées et les liens formés dans notre communauté et avec nos partenaires, gages d’harmonisation et d’action visant à établir pleinement le rôle de nos membres en tant que bâtisseurs de la nation.
Comme l’a si bien affirmé dans son mot de la fin la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand : « Le Canada compte des collèges et instituts de calibre mondial qui sont essentiels à notre mission de bâtir un Canada fort. »
Le Congrès Connexions a démontré sans équivoque que nous sommes prêts.

Ce que je retiens
La générale Jennie Carignan, chef d’état-major à la Défense, a présenté une vision renouvelée de la stratégie humaine en préparation à la défense, plus souple, mieux adaptée et soutenue par une nouvelle réserve et des modèles d’approvisionnement actualisés qui attireront des partenariats d’envergure, grâce à l’expertise de nos membres en formation et en recherche.
- Elle a rappelé que la question n’est pas uniquement la capacité en formation, mais également l’innovation : les initiatives comme le Réseau collégial de formation et d’innovation en défense de CICan érigent notre secteur en tant que partenaire essentiel à l’alimentation d’un bassin de talents et à la recherche en technologies à double usage nécessaires à l’effort national.
Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami, m’a marquée par sa passion tranquille et sa puissante vision de l’avenir dans le Nord canadien, ancrées dans la perspective inuite du leadership, du territoire et de l’autodétermination.
- Reconnaissant que la souveraineté, le développement économique et la sécurité nationale dans la région arctique sont indissociables de la force des communautés, il a pressé les établissements postsecondaires de travailler en partenariat étroit avec les peuples inuits au développement des compétences dans l’ensemble du Nunangat inuit, soulignant des initiatives visionnaires comme l’Inuit Nunangat University, qui devrait ouvrir ses portes en 2030.
DeRionne Pollard, présidente de l’American Association of Community Colleges, et Luis Armando González Placencia, directeur administratif de l’Asociación Nacional de Universidades e Instituciones de Educación Superior (ANUIES), se sont joints à moi pour le matin-causerie sur la situation nord-américaine. Ils ont confirmé que, au-delà des frontières, les établissements ressentent les mêmes effets perturbateurs et que nous devons fièrement unir nos voix pour rappeler la pertinence, la mission et l’importance de notre secteur.
Comme le soulignait l’incomparable DeRionne Pollard, les collèges et instituts ne sont pas en périphérie de la prospérité nationale : ils en sont le moteur.
La ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, qui animait la table ronde des missions nationales composée d’économistes et de cadres entrepreneuriaux et collégiaux, déclarait à ma grande satisfaction qu’un changement graduel ne suffit plus : il nous faut une action coordonnée et systémique où responsabilité et urgence d’agir unissent les partenaires en vue de former la main-d’œuvre qui bâtira le Canada.
- À ce propos, en réponse à notre appel, le gouvernement répétait à maintes reprises dans sa mise à jour économique du printemps qu’il prévoyait des investissements générationnels en métiers spécialisés et des parcours entiers pour stimuler les carrières. Lire notre déclaration.
La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, réaffirmait son soutien au système collégial canadien en tant qu’outil percutant pour un engagement mondial stratégique et comme modèle reconnu de développement de la main-d’œuvre et d’innovation appliquée prisé par des pays comme l’Inde pour améliorer la formation professionnelle et l’employabilité des diplômés.
- Les initiatives de CICan, telles que la nouvelle stratégie Canada–Inde en matière de talents et d’innovation, permettront de perfectionner les systèmes de formation, d’établir des bassins de talents par secteur, de soutenir la diversification des échanges commerciaux, d’accroître les exportations et de rehausser la résilience économique à long terme.
Et au cœur de tout ça? Nos talentueuses cohortes étudiantes et diplômées. Le panel de nos lauréates et lauréats des Prix d’excellence 2025 et 2026 en a fait la preuve.
- Les étudiantes et étudiants ont généreusement livré leurs aspirations, leurs expériences et leurs difficultés, en soulignant l’importance du parcours collégial, de ses liens authentiques, de son invitation à l’engagement et des connaissances et avenues qu’il permet d’explorer.
Quant aux 45 séances menées par 138 de nos membres et par nos partenaires en entreprise, en défense, autochtones et communautaires, j’y ai perçu un changement radical de perspective. Nous ne remettons plus en question la place du secteur dans l’avenir du Canada : nous contribuons désormais à le façonner.
Nous exerçons et intensifions chaque jour l’effort de bâtir le pays et nos collectivités.
Une Feuille de route à portée supérieure
Dans tous les secteurs et au-delà des frontières s’entendait un appel constant à la coordination, aux partenariats et à l’urgence d’agir pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et sécuritaires communs.
C’est ici qu’intervient notre Feuille de route pour 2030, l’engagement de CICan à guider et à rassembler en période de changements, à harmoniser cultures et ambitions et à progresser avec détermination.
Les discussions menées au Congrès Connexions nous permettront de concevoir un avenir marquant.
Notre Feuille de route n’est pas un document stérile : c’est un calendrier de transformation, conçu pour et par nos membres, qui habilitera le secteur à livrer des résultats concrets pour la population canadienne au sein d’un monde de plus en plus complexe, instable et en rapide évolution.
Ce qui s’en vient
Je suis fébrile à l’aube d’un nouveau chapitre :
- Notre Académie pour le leadership collégial, repensée, améliorée, porteuse d’un leadership à forte influence pour le secteur, favorise le renouveau organisationnel, le mentorat et le plan de relève à chaque étape de la carrière en éducation postsecondaire.
- Notre nouveau Protocole d’éducation autochtone, réengagement envers nos partenaires inuits, métis et des Premières Nations, s’ancre dans le respect, la réciprocité et la responsabilité en intégrant la réconciliation dans toutes nos décisions.
- Notre élan collectif se poursuit avec le Colloque national sur l’éducation autochtone 2026 (18-20 octobre, Richmond, Colombie-Britannique), organisé en partenariat avec l’Indigenous Institutes Consortium et le Sommet des leaders 2027 (7-9 avril 2027, Ottawa, Ontario).
Et plus encore
Les décisions importantes prises au congrès et l’innovante mise à jour économique du gouvernement de mardi dernier me convainquent de notre poids indiscutable en ce moment.
Il est temps de nous retrousser les manches et de nous mettre au boulot, celui de bâtir un Canada fort et résilient.
Le travail qui nous attend exige concentration, coordination, résolution, adaptabilité et courage.
Mais nous sommes prêts, et ensemble, nous y arriverons.
