27 mars 2023

Un apprentissage mondial pour un Canada à toute épreuve (ODD-4)

Le monde du travail est devenu un marché mondial. Pour réussir sur le marché du travail, les chercheuses et chercheurs d’emploi ont besoin des Compétences pour réussir, telles que l’adaptabilité, la communication, la collaboration et la résolution de problèmes. Les expériences d’apprentissage en dehors de la salle de classe, et au-delà de nos frontières, n’ont jamais été aussi pertinentes pour la réussite professionnelle.

En 2019, lorsque le Canada a présenté sa nouvelle Stratégie en matière d’éducation internationale, seuls 3% des étudiantes et étudiants des collèges ont participé à une expérience internationale dans le cadre de leurs études. Heureusement, le programme «Expérience compétences mondiales» (ECM) a facilité l’accès des étudiantes et étudiants canadiens de niveau postsecondaire à des expériences d’apprentissage internationales. Et le succès est au rendez-vous!

«Expérience compétences mondiales» permet aux étudiantes et étudiants des établissements d’enseignement postsecondaire canadiens de vivre des expériences internationales exceptionnelles.  Le financement permet aux collèges, aux instituts et aux universités de proposer aux étudiantes et étudiants canadiens des possibilités d’études et de travail à l’étranger. Ils et elles en reviendront chez eux enrichis de connaissances culturelles, résilients, flexibles et armés pour la réussite. Par exemple :

  • Des étudiantes et étudiants autochtones du programme d’études sur la justice de la Saskatchewan Polytechnic ont eu l’occasion de parfaire leur formation au Mexique. Ces étudiantes et étudiants ont fait l’expérience de la culture mexicaine et maya en plus d’étudier la procédure judiciaire du pays dans le but de comparer les systèmes judiciaires canadien et mexicain.
  • Des étudiantes et étudiants en quatrième année d’éducation du Medicine Hat College ont la chance de se rendre au Costa Rica pour faire l’expérience de la culture de la communauté autochtone BriBri et acquérir des stratégies sensibles à la culture utilisables dans leurs futures salles de classe.
  • Des étudiantes et étudiants en gestion des arts culinaires du New Brunswick Community College ont passé deux semaines à Muonio, en Finlande, dans le cadre d’un module d’étude de l’hôtellerie et de la restauration. La chance leur a été donnée d’entrer en contact avec des étudiantes et étudiants de plusieurs pays européens tout en testant leurs compétences en service à la clientèle dans un environnement international. Ils et elles ont également participé à des exercices de recherche de nourriture, ont organisé des dîners et ont appris à préparer des repas nordiques traditionnels.
  • Des étudiantes et étudiants en travail social du Cégep Marie-Victorin ont effectué leur stage de fin d’études de 12 semaines dans trois contextes différents à Dakar, au Sénégal. De plus, ce stage leur a permis de loger dans une famille d’accueil, d’y côtoyer de nouvelles personnes et de s’imprégner des coutumes, des valeurs et de la générosité du peuple sénégalais.
  • Huit étudiantes et étudiants du Cambrian College ont récemment voyagé à Dubaï pendant deux semaines pour représenter le collège en tant qu’ambassadeurs mondiaux. Pendant leur voyage, ils ont travaillé sur le développement de compétences globales et ont exploré la University of Wollongong in Dubai.

Ce sont 54 collèges et instituts et 56 universités qui mettent en œuvre un total de 124 projets financés par ce programme en collaboration avec des partenaires internationaux dans plus de 100 pays.

  • Plus de 11 000 étudiants et étudiantes canadiens (surtout ceux et celles pour qui accéder à de telles expériences est généralement plus difficile) acquerront les compétences mondiales recherchées par les employeurs et dont l’économie canadienne a besoin.

Ce programme aide le Canada à être à toute épreuve. Pourtant, le financement de l’initiative «Expérience compétences mondiales» n’est pas garanti au-delà de mars 2025. Si nous voulons des employées et employés qui soient à la fois diversifiés, résilients et agiles et qui aideront notre économie à croître durablement à l’avenir, il nous faut des possibilités d’apprentissage international plus accessibles.

  • C’est pourquoi CICan et UnivCan sont déjà en discussion avec le gouvernement du Canada pour renouveler le programme ECM !

«Expérience compétences mondiales» s’appuie sur les forces des deux plus grands réseaux d’éducateurs du Canada pour rendre l’apprentissage accessible à tous les membres de leurs collectivités. Il s’agit aussi de veiller à ce que tout un chacun ait la possibilité de trouver un emploi et de contribuer à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète.

  • Un appel de propositions sera bientôt lancé ! Restez à l’écoute pour avoir une autre chance de participer à de nouveaux projets d’innovation grâce au financement de «Expérience compétences mondiales.»
23 mars 2023

Norme nationale : une navigation un peu plus facile dans l’économie des soins (ODD 3 et 8)

Pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur des soins de longue durée, il ne suffit pas de recruter. Pédagogues, employeurs et travailleurs ont tous besoin d’outils pour réduire les déficits de compétences, mieux comprendre les attentes professionnelles et améliorer l’uniformité dans l’ensemble du secteur. La norme nationale professionnelle pour les préposés en soutien aux soins, publiée en novembre 2022, représente un pas dans la bonne direction.

La main-d’œuvre en soins de santé de première ligne, comme les préposés aux bénéficiaires, les assistants en soins continus et les préposés en soutien aux soins, joue un rôle essentiel dans les soins prodigués à nos proches. Aujourd’hui, pour la première fois, la norme nationale professionnelle compile et documente les tâches, les compétences et les aptitudes requises pour la profession. Voilà un exemple de notre travail de collaboration avec le plus grand réseau postsecondaire du pays, ses partenaires et les membres du secteur et de la collectivité. Plus de 600 parties prenantes de tout le pays ont contribué à trouver des moyens de surmonter les défis nationaux liés aux compétences.

Les normes nationales professionnelles sont des répertoires des compétences et des aptitudes requises pour s’acquitter efficacement d’une tâche ou d’une profession précise. Concrètement, les personnes à la recherche d’un emploi peuvent ainsi mieux planifier leur carrière, les employeurs peuvent se concentrer sur le recrutement des personnes possédant les compétences nécessaires, les pédagogues peuvent créer des programmes basés sur des objectifs d’apprentissage clairs et les travailleurs, y compris ceux formés à l’étranger, peuvent voir leur expérience et leurs compétences plus facilement évaluées et reconnues.

La norme nationale professionnelle pour les préposés en soutien aux soins constitue un guide pratique et volontaire, un premier pas vers la réduction des déficits de compétences, l’amélioration des conditions de travail et la garantie que nos proches reçoivent des soins constants de qualité.

Commentaire reçu : « Je pense que ce profil est un excellent outil. Tout membre du personnel le maîtrisant ferait preuve d’équilibre et de productivité. » (gestionnaire de préposés en soutien aux soins et de professionnels de la santé travaillant dans le domaine des soins de longue durée en Alberta)

L’enquête publique nationale visant à valider cet outil a révélé que 89 % des répondants trouvent la norme utile pour les médecins, les employeurs, les pédagogues et le gouvernement, et que 80 % sont convaincus qu’elle reflète fidèlement les tâches attendues des préposés en soutien aux soins.

À la rencontre des objectifs Bonne santé et bien-être (ODD 3) et Travail décent et croissance économique (ODD 8), la norme nationale professionnelle joue un rôle important dans notre travail pour progresser vers l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et contribuer à un changement positif.

Téléchargez et diffusez la norme nationale professionnelle pour les préposés en soutien aux soins.

La norme nationale professionnelle a été élaborée dans le cadre du projet pour renforcer les capacités en soins de longue durée de CICan, qui soutient et renforce le secteur en mobilisant les collèges et instituts du Canada afin de remédier aux graves pénuries de main-d’œuvre et de veiller à la croissance durable continue du secteur.

10 mars 2023

Pour les étudiants du Programme d’assistant-préposé en soutien aux soins, les ODD 3 et 8 vont de pair

Le Programme d’assistant-préposé en soutien aux soins (APSS) permet aux étudiants d’améliorer la santé et le bien-être de leurs proches et d’autres personnes, ainsi que de trouver un bon emploi et de contribuer à la croissance économique. Les étudiants de ce programme acquièrent des compétences recherchées, bénéficient d’une expérience professionnelle pratique et amorcent une carrière en soins de longue durée. Partout au Canada, ces étudiants apportent à leurs communautés le soutien dont elles ont tant besoin. Voici l’histoire de Sayo.

Sayo Yazumi est arrivée au Canada en provenance du Japon il y a 10 ans. Malgré une formation en comptabilité et en finances, elle a eu du mal à trouver du travail dans son domaine en raison de la réglementation canadienne des professions. Elle a fini par trouver un emploi de caissière et elle aimait le contact avec les clients. En 2020, à cause de la pandémie de COVID-19, Sayo a toutefois été mise à pied. C’est ce qui l’a menée sur une nouvelle voie professionnelle et lui a permis de découvrir l’ODD 3 : bonne santé et bien-être.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies constituent un appel mondial à l’action pour que les pays collaborent à la résolution de problèmes qui nous touchent tous – comme la pauvreté, la faim, les inégalités et les changements climatiques – tout en planifiant un avenir équitable, pacifique et prospère à long terme.

L’ODD 3 nous met au défi de permettre à tous de vivre en bonne santé et de promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

Lorsque l’un des membres de sa famille est tombé gravement malade, Sayo s’est occupée de lui, mais elle a trouvé l’expérience difficile parce qu’elle n’avait aucune formation pratique en soins de santé. C’est ce qui l’a incitée à envisager le Programme d’assistant-préposé en soutien aux soins (APSS).

Le Programme d’APSS est une microcertification nationale visant à attirer et à former rapidement de nouveaux travailleurs et travailleuses dans le secteur des soins à la personne. Il comprend une formation en ligne subventionnée de 6 semaines et un stage rémunéré de 2 à 4 mois. Une allocation de 5000 $ est aussi offerte pour la poursuite des études.

Sayo a entendu parler du Programme d’APSS du Vancouver Community College (VCC), a trouvé qu’il lui convenait et s’y est inscrite. « Je n’avais pas d’expérience dans le domaine de la santé, dit-elle. Le Programme d’APSS m’a donc semblé un bon moyen d’explorer ce domaine, d’autant plus que l’expérience professionnelle était rémunérée. J’ai aussi apprécié le fait qu’une allocation de 5000 $ soit offerte pour accéder par la suite à un programme de préposé en soutien aux soins. »

Après avoir suivi une formation en ligne de 6 semaines, Sayo a trouvé un emploi auprès d’un fournisseur local de soins à domicile, Proof of Care, à North Vancouver. Elle a apprécié l’expérience dans le domaine des soins de santé, en particulier l’interaction avec les clients de sa communauté. « Je n’avais jamais travaillé avec des personnes âgées auparavant, mais les clients étaient tous très gentils. J’ai trouvé ce travail gratifiant et j’ai beaucoup appris sur le soin des personnes âgées. Mon employeur, Proof of Care, m’a soutenue dans mon apprentissage. »

L’ODD 8 : travail décent et croissance économique nous met au défi d’agir de manière à promouvoir une croissance économique inclusive et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. Les expériences d’apprentissage comme celles du Programme d’APSS préparent les gens à découvrir une profession stimulante.

L’expérience a aidé Sayo à confirmer qu’elle voulait poursuivre une carrière dans les soins de santé. Elle a d’ailleurs été acceptée dans le programme de préposée en soutien aux soins du VCC, la prochaine étape de son cheminement de carrière. Elle a immédiatement fait une demande d’allocation de 5000 $ auprès de Collèges et instituts Canada. « J’ai hâte d’exercer le métier de préposée en soutien aux soins, affirme-t-elle. Après l’obtention de mon diplôme, je suis ouverte à des emplois en soins de longue durée, dans les foyers de groupe ou les soins à domicile. »

En repensant à son expérience dans le Programme d’assistant-préposée en soutien aux soins, Sayo qualifie le programme de « moyen peu risqué d’intégrer le secteur de la santé. On ne sait pas si on veut travailler dans ce secteur avant de l’avoir essayé. Le Programme d’APSS nous prépare à exercer dans le domaine. »

Elle ajoute : « Si vous songez à suivre le programme d’APSS, je vous conseille de vous lancer! »

*En Colombie-Britannique, lorsque les étudiants terminent le Programme d’APSS, ils peuvent s’inscrire à un programme de préposé en soutien aux soins. D’autres provinces emploient des termes différents pour désigner la profession, notamment celui de « préposé aux bénéficiaires », en Ontario.

08 mars 2023

Il y a un sens économique plus large à aider les jeunes à acquérir une expérience à l’étranger

Publié dans le Globe and Mail. (En anglais seulement)

Zabeen’s Hirji souligne l’importance du programme Expérience compétences mondiales, la valeur de l’expérience internationale pour les Canadiens et pourquoi il est crucial de fournir un financement à long terme pour aider plus d’étudiants à partir à l’étranger au-delà de 2025.

“As I reflect on my rewarding career in financial services, starting as a teller at RBC and retiring 40 years later as the bank’s chief human resources officer, I realize it is my human skills that endured the test of time.

Such skills, including adaptability and critical thinking, can’t be learned from books and lectures, But I know where I got them from: Having immigrated to Canada from Tanzania as a teenager, I can attest to how being thrust into an unfamiliar place helps develop competencies quickly.”

Lire la suite

Zabeen Hirji est conseillère exécutive, Future of Work chez Deloitte, conseillère stratégique pour le secteur public, cadre en résidence, Beedie School of Business de l’Université Simon Fraser et membre du groupe consultatif Expérience compétences mondiales.

27 janvier 2023

Données : Le Canada est le pays du G7 qui compte le plus grand nombre de titulaires de diplômes d’études collégiales et universitaires.

Selon les données du recensement de 2021, récemment publiées par Statistique Canada, notre pays reste en tête du G7 pour ce qui est du nombre total de titulaires de diplômes d’études collégiales et universitaires par rapport à la population totale. En 2021, 57,5% des Canadiennes et Canadiens âgés de 25 à 64 ans détenaient un diplôme collégial ou universitaire (soit une hausse de 3,5% par rapport à 2016 et le plus haut pourcentage des pays du G7)! 

Pourquoi, et comment? Statistique Canada attribue la clé de cet excellent classement international au solide système de collèges et d’instituts du pays.  

À première vue, les chiffres confirment la tendance à la hausse du nombre de titulaires d’un diplôme postsecondaire. De plus, à partir de 2021, nous disposons maintenant de données qui définissent plus précisément ce que Statistique Canada appelle «le certificat, le diplôme ou le grade le plus élevé» qu’une personne a obtenu. Cela veut donc dire que, pour la première fois, nous sommes en mesure de clairement dresser le tableau des Canadiennes et des Canadiens détenant un certificat ou un diplôme d’un collège, d’un institut, d’un cégep ou d’un autre établissement non universitaire! 

  • Au total, 34% des Canadiennes et des Canadiens ont obtenu un diplôme collégial (légèrement plus que celles et ceux qui ont un diplôme universitaire). Trente-trois pour cent des Canadiennes et des Canadiens ont un diplôme universitaire. Et nous savons maintenant qu’environ un tiers de ces Canadiennes et Canadiens possèdent également un titre de compétences obtenu auprès d’un collège ou d’un institut, et vice-versa! *Il est important de noter que ce chiffre n’indique pas lequel des deux est arrivé en premier (le diplôme universitaire ou collégial). 

Les collèges et instituts sont à la portée de tout un chacun, et leurs programmes sont ancrés dans les besoins des employeurs. 

  • Les données nous indiquent également que près de 20% des étudiantes et étudiants des collèges et instituts du Canada ont déjà obtenu un baccalauréat ou autre diplôme supérieur. (L’Ontario et la Colombie-Britannique figurent parmi les provinces où le pourcentage d’étudiantes et d’étudiants des collèges et instituts déjà titulaires d’un baccalauréat est le plus élevé, soit 25,8% et 24,1% respectivement.) 
  • Les femmes et les étudiantes et étudiants immigrants inscrits dans un collège ou un institut étaient davantage enclins à avoir déjà obtenu un baccalauréat ou un diplôme supérieur. Vingt-deux pour cent des femmes (contre 16% des hommes) et un tiers des étudiantes et étudiants immigrants inscrits dans un collège ou un institut (contre un étudiant sur dix né au Canada) avaient déjà obtenu un baccalauréat ou un diplôme supérieur. 

Donc, qu’est-ce que tout cela signifie? De plus en plus de Canadiennes et de Canadiens, ainsi que de nouveaux arrivants, retournent à l’école (dans un collège ou un institut) pour se recycler afin de trouver un emploi dans un autre secteur, pour améliorer leurs compétences ou pour compléter leur formation antérieure par une formation pratique. Si être à toute épreuve signifie consolider sa position sur un marché du travail compétitif, alors les collèges et instituts sont la solution. 

16 janvier 2023

Le changement commence par l’éducation (ODD-4)

Bienvenue à votre nouvelle version ! En ce début d’année, nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir apporter des changements positifs dans nos vies, nos relations et nos collectivités. Nous visons un peu plus haut. Pour nous, en 2023, il sera question de bâtir un pays plus durable et plus équitable. Pour ce faire, nous devons repenser notre conception de l’éducation.

L’ODD-4 nous met au défi de mettre en place une éducation de qualité inclusive et équitable et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour toutes et tous. Les collèges et instituts prennent cela à cœur.

  • Forts d’un catalogue plus de 10 000 programmes, diplômes et certificats de durée variable et aux méthodes d’enseignement diversifiées, les collèges et instituts sont les établissements d’enseignement postsecondaire les plus accessibles du pays.
  • Grâce aux presque 700 campus de nos membres, l’apprentissage et le perfectionnement professionnel sont disponibles et accessibles à plus de 95% des Canadiennes et Canadiens et 86% des peuples autochtones, le tout dans un rayon de 50 km. Et cela sans compter les options d’apprentissage asynchrone et en ligne !
  • Grâce à des installations ultramodernes, à des expériences d’apprentissage pratiques et à une formation axée sur l’avenir, ils forment les étudiantes et étudiants pour le marché du travail actuel en plus de les parer à toute épreuve pour les métiers de demain.

L’éducation nous offre la possibilité de contribuer à un changement positif.

Le 24 janvier est la Journée internationale de l’éducation. Elle rend hommage au rôle que joue l’éducation en faveur de la paix et du développement. Être en 2023 signifie également que nous sommes officiellement arrivés à mi-parcours du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies. Profitons de ces deux jalons pour rappeler l’importance que revêt l’accessibilité de l’éducation et la nécessité de bâtir collectivement un avenir plus durable, inclusif et pacifique pour tout un chacun.

Travaillons ensemble pour obtenir un impact national et mondial.

N’oubliez pas ! Nous avons des recommandations pour, ensemble, faire évoluer notre avenir mondial C’est en renforçant notre soutien à l’innovation, à la formation axée sur les compétences, à l’équité et à l’accessibilité, sans oublier la réconciliation et la réduction des émissions de carbone, que nous pourrons envisager un avenir meilleur pour les personnes et les collectivités.

Le changement commence par l’éducation Cette année, nous voulons mobiliser davantage de chefs de file, diffuser un plus grand nombre de connaissances, susciter encore plus de changements positifs et donner à plus de Canadiennes et de Canadiens les compétences nécessaires pour être parés à toute épreuve. Et vous, que souhaitez-vous pour l’enseignement postsecondaire en 2023 ?

12 décembre 2022

À toute épreuve, dès maintenant (ODD-4)

Écartez-vous, Oxford Dictionary. Pour nous, l’expression à la mode de cette année est «à toute épreuve». Être à toute épreuve implique d’être prêt pour la réussite, indépendamment des changements et de l’évolution du monde extérieur.

Les collèges et instituts rendent le Canada à toute épreuve, car ils offrent un accès à une éducation de qualité qui devance les besoins des économies locales. Nous estimons qu’il s’agit ici d’un bien public fondamental. Et cette année fut riche en activités de soutien à nos membres dans ce contexte. Notre travail permet aux collèges et aux instituts de collaborer pour qu’apprenantes et apprenants, systèmes et collectivités soient parés à toute épreuve.

Des éléments tels que la formation axée sur les compétences, l’équité et l’accessibilité, les liens communautaires, les solutions d’affaires et le changement positif sont autant de facteurs qui permettent d’être à toute épreuve. Et si l’on jette un regard rétrospectif sur l’année, nous avons beaucoup à célébrer :

  1. Un nouveau programme qui aide les petites et moyennes entreprises des secteurs de la construction et de la fabrication à embaucher des apprenties et apprentis de première année, en mettant l’accent sur les groupes visés par l’équité. (ODD-8 et ODD-10)
  2. Une nouvelle collection de simulations virtuelles conçue pour offrir aux étudiantes et étudiants en soins infirmiers, en sciences de laboratoire médical et en soins paramédicaux des expériences d’apprentissage pratiques et novatrices. (ODD-3 ET ODD-4)
  3. Une nouvelle initiative nationale de deux ans qui non seulement aidera les nouveaux arrivants à acquérir les compétences générales propres aux milieux de travail canadiens afin d’améliorer leur profil d’emploi, mais aussi les employeurs canadiens en leur donnant accès à un bassin de main-d’œuvre talentueuse possédant des compétences interculturelles et mondiales. (ODD-8 et ODD-10)
  4. Un nouvel outil pour les enseignants, travailleurs et employeurs du secteur des soins de santé de longue durée qui aidera à réduire les pénuries de main-d’œuvre, mieux comprendre les attentes professionnelles et améliorer la coordination des services et des soins à la clientèle(ODD-3 ET ODD-8)
  5. Un nouveau programme de développement qui créera des emplois et favorisera la croissance économique, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en préservant la santé des océans et des systèmes aquatiques pour les prochaines générations de Kenyanes et Kenyans. (ODD-4 et ODD-10)
  6. Un nouveau programme de bourses qui assurera à ses bénéficiaires (provenant de 26 pays en développement, et majoritairement des femmes dans des pays francophones) un accès inclusif et équitable à des possibilités d’études et de formation de grande qualité. (ODD-5 ET ODD-4)
  7. Une nouvelle et audacieuse direction pour l’éducation et le développement internationaux qui rendra le réseau canadien des collèges et instituts à toute épreuve, grâce à son internationalisation et à son implication planétaire. (ODD-4 ET ODD-5)
  8. Nous avons également célébré un anniversaire marquant : 50 ans comme association nationale ! Notre travail et notre secteur continuent de se développer. Si vous ne l’avez pas encore fait, explorez nos réflexions d’anniversaire sur l’impact historique du secteur et sur ce qui est à venir pour les 50 prochaines années. Il y en aura plus à venir alors que nous développons notre héritage dans la nouvelle année.

Mais il reste du pain sur la planche. Face à une inflation galopante, des pénuries de main-d’œuvre, des transformations économiques majeures et une crise climatique, il nous faut adopter un programme efficace pour rebâtir la main-d’œuvre canadienne, remédier aux inégalités et assurer la transition vers la carboneutralité.

Nous avons formulé des recommandations à l’intention du gouvernement fédéral concernant la recherche appliquée, le perfectionnement de la main-d’œuvre, les infrastructures des campus, la carboneutralité, la réconciliation ainsi que la construction d’un avenir mondial commun. Pour que notre pays soit à toute épreuve, il faut optimiser l’impact du plus grand réseau postsecondaire du Canada.

14 septembre 2022

Il est temps de réimaginer l’industrie du tourisme (ODD 8)

Saviez-vous que le secteur du tourisme au Canada engrange annuellement 102 milliards de dollars, génère 1,8 million d’emplois et représente plus de 2 % du PIB ? Bien sûr, depuis les deux dernières années, le secteur a pris une tournure tout à fait inattendue.

Maintenant, le gouvernement fédéral demande aux Canadiens leur aide pour élaborer une nouvelle stratégie fédérale pour la croissance du tourisme qui planifiera la voie afin de favoriser la croissance, les investissements et la stabilité. Nous avons quelques idées !

Les collèges et instituts constituent la solution en matière de compétences pour le Canada. Saviez-vous que 6,8 millions de travailleurs et travailleuses au Canada suivent leur formation au sein des collèges et instituts publics ? Dans le secteur du tourisme et des domaines de services connexes, 26 % des travailleurs et travailleuses sont des diplômés des collèges et instituts.

Soumission : Les collèges et les instituts constituent des partenaires importants pour le rétablissement et la croissance du secteur touristique. Nous avons émis trois recommandations. (ODD 8)

Les collèges et instituts forment les travailleurs et travailleuses à toutes les étapes de leur carrière dans le domaine de l’hospitalité et du tourisme par le biais d’une variété de titres de compétences, incluant des certificats d’études supérieures, des baccalauréats spécialisés, des diplômes avancés, des micros titres de compétences en ligne et plus !

Alors que le Canada s’emploie à réimaginer sa stratégie de tourisme à long terme, il est essentiel pour le succès de ce secteur que les travailleurs possèdent les compétences adéquates et qu’ils considèrent cette industrie comme la voie à suivre pour obtenir de bons emplois de grande qualité. 

06 septembre 2022

La biodiversité est indispensable pour préserver la qualité de l’air (ODD-15)

Tous les êtres vivants en ont besoin, on peut le toucher, mais pas le sentir, il est partout, mais on ne le voit jamais. De quoi s’agit-il ? Vous l’avez bien deviné, il s’agit de l’air. La biodiversité des plantes et des terres est parmi les facteurs qui contribuent le plus à la qualité de l’air. Les forêts couvrent environ 40% du territoire canadien, ce qui est une chance inouïe pour nous. Nous devons toutefois veiller à conserver ce don de la nature. L’ODD 15 nous met au défi de redoubler d’efforts pour protéger, restaurer et promouvoir une utilisation durable de nos écosystèmes terrestres.  

C’est en formant davantage de personnes à la conservation des forêts, aux ressources naturelles et à la gestion des terres que les collèges et instituts contribuent à améliorer la qualité de l’air que nous respirons. 

  •  Au Maritime College of Forest Technology, toutes les étudiantes et tous les étudiants sont inscrits au Forest Technology Program. Ils y apprennent à maîtriser divers outils et technologies pour recueillir des données dans des environnements forestiers. Ils et elles se familiarisent également avec la dynamique forestière, l’habitat de la faune, les techniques de gestion ainsi que d’autres sujets courants. 
  • Au Collège Lethbridge, les étudiantes et étudiants du Bachelor of Applied Science in Conservation Enforcement poussent encore plus loin leur passion pour la protection des terres, de la faune et des ressources halieutiques. Par le biais de cours théoriques, d’exercices en laboratoire et d’excursions en plein air, les apprenantes et apprenants acquièrent les compétences nécessaires pour traiter les problèmes liés à la faune, enquêter sur les infractions, faire respecter les lois sur les ressources, etc. Il s’agit également du premier programme de ce type à être proposé au Canada ! 
  • La Saskatchewan Polytechnic chapeaute la School of Natural Resources and Built Environment. Les neuf programmes de l’école permettent aux étudiantes et étudiants de bénéficier de possibilités d’apprentissage appliqué, telles que des exercices en laboratoire, des simulations d’enquêtes et des expériences sur le terrain, afin de les préparer à des carrières dans la protection et les technologies environnementales.  
  • À la Yukon University, le programme Northern Environmental and Conservation Sciences (en collaboration avec la University of Alberta) intègre les sciences naturelles et sociales pour analyser l’écosystème unique et les enjeux culturels du Nord. Les étudiantes et étudiants découvrent la structure et la fonction des écosystèmes et évaluent et mettent en œuvre des mesures de conservation et de restauration.   
  • Au Cégep de Sainte-Foy, le programme Technologie forestière apprend de façon concrète aux étudiantes et aux étudiants comment mettre en valeur les ressources forestières tout en contribuant à la protection et à la conservation des écosystèmes locaux.  
  • Au Fleming College, les étudiantes et étudiants du programme Environmental Land Management — Canadian context acquièrent une expérience pratique en effectuant des évaluations environnementales et des études d’impact destinées à planifier des villes plus durables et plus agréables à vivre. Ce certificat est le seul programme de troisième cycle de ce type en Ontario. Il a été spécialement conçu pour aider les étudiantes et étudiants à assurer leur transition vers le travail dans un contexte canadien ! 
  • Au British Columbia Institute of Technology, le programme Forest and Natural Areas Management s’étale sur deux ans. Il est axé sur la foresterie, la gestion de la végétation et l’arboriculture et vise à promouvoir un développement communautaire durable dans les environnements ruraux et urbains. 
  • Les étudiantes et étudiants du programme Aménagement de la ressource forestière du Cégep de Saint-Félicien perfectionnent leurs compétences en gestion des ressources forestières, en planification, en conservation, en recherche et en utilisation durable des forêts. 

N’oubliez pas ! Demain, c’est la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus. La biodiversité en est un élément essentiel. Que pouvons-nous faire de plus pour protéger cette ressource qu’est l’air que nous partageons ? 

30 août 2022

Écologiser les métiers, une clé vers la carboneutralité.

Saviez-vous que la construction d’une maison exige habituellement la présence de travailleurs d’une trentaine de métiers et d’autres professions sur le chantier ? Le secteur du bâtiment fait appel à des designers, des plombiers, des électriciens, des maçons, des couvreurs et à une grande quantité d’équipement et de matériel.

Le nouveau Plan de réduction des émissions du gouvernement du Canada prévoit un investissement de 150 millions de dollars dans une Stratégie canadienne pour les bâtiments verts. La stratégie s’appuiera sur les initiatives existantes et définira de nouvelles politiques, de nouveaux programmes, de nouvelles mesures incitatives et de nouvelles normes nécessaires à la modernisation massive du parc immobilier existant et à la construction de bâtiments répondant aux normes les plus élevées en matière de carboneutralité.

Que ce soit pour les nouvelles constructions ou pour les rénovations, un virage écologique s’impose dans les métiers spécialisés si on veut atteindre la carboneutralité.

Renseignements supplémentaires :

Nous avons toutes et tous un rôle à jouer dans l’efficacité énergétique.

Saviez-vous que les sources d’énergie renouvelables représentent actuellement environ 18 % de l’approvisionnement total en énergie primaire du Canada ? L’eau, le vent et la biomasse en sont les principales. De fait, le Canada est le deuxième producteur mondial d’hydroélectricité !

Pas d’avenir sans carboneutralité. 

Un nouveau rapport publié par un groupe de réflexion basé à Berlin classe le taux d’émissions de carbone par personne au Canada parmi les plus élevés au monde. Il n’y a pas de quoi être fier. Nous devons nous y mettre sérieusement, et sans tarder.