25 juillet 2022

L’éducation est la clé d’un impact à long terme.

Les pays du monde entier voient dans le système éducatif canadien un modèle de bonne pratique, en ce sens qu’il adapte la formation aux réalités économiques locales.

Accompagner les pays partenaires dans leur démarche éducative repose sur l’expertise des collèges et instituts canadiens, qui œuvreront ensemble et avec leurs partenaires sur le terrain. Ces partenariats veillent à ce que la transformation amorcée réponde aux besoins des collectivités locales et des apprenantes et apprenants. Ils encouragent les établissements d’EFTP locaux à renforcer leur capacité à prendre le relais une fois les projets menés à terme.

Il s’agit d’une stratégie de coopération au développement dont nous avons été les précurseurs et que nous avons su personnaliser pour en faire un succès depuis plus de 40 ans. Nous sommes désormais dotés d’un plan ambitieux visant à accompagner les partenaires internationaux avec de nouvelles sources de financement et de nouveaux concepts de développement.

Nous sommes tournés vers l’avenir et regardons au-delà des investissements traditionnels.  

Notre monde est bien différent de ce qu’il était il y a à peine trois ans. Nous avons aujourd’hui l’occasion de penser à des investissements différents afin de veiller à ce que notre travail contribue à un monde plus équitable et durable à mesure que nous nous remettons d’une pandémie qui a affecté le monde entier.

L’investissement d’impact permet aux questions mondiales urgentes, comme l’équité des genres, la réduction de la pauvreté et les changements climatiques, de ne pas être des facteurs secondaires à la réussite. Le résultat final est double. Il complémente le modèle traditionnel reposant sur les bénéfices et mesure le rendement d’un investissement en termes d’impact social ou environnemental positif.

Il semble que cette situation soit gagnante pour tous : les investisseurs engrangent des revenus tout en faisant une bonne action. Cependant, et c’est particulièrement vrai au Canada, le défi à relever avec ce type de modèle de financement innovant est que les investisseurs, les gestionnaires de fonds, les gouvernements et les organismes à but non lucratif sont souvent profondément segmentés. C’est là que nous entrons en jeu.

À titre d’intermédiaire, nous avons fait œuvre de pionniers dans l’élaboration du tout premier contrat à impact financé par le gouvernement fédéral au Canada.

Nous avons pris une promesse de paiement fédérale, ainsi que levé et géré des capitaux d’investissement. Nous avons ensuite fait appel à des experts dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et du bien-être social, et nous les avons réunis dans un modèle conçu pour améliorer la vie des femmes, des jeunes et des populations défavorisées en renforçant leurs compétences fondamentales en matière d’employabilité. Le projet relatif aux compétences essentielles et à la finance sociale nous a permis d’acquérir une expérience directe de la conception, de la mise en œuvre, de l’essai et de l’évaluation des contrats à impact dans un contexte canadien.

Et nous sommes prêts à recommencer. Mais ce n’est pas tout. Nous voulons aussi explorer de nouveaux domaines de la finance d’impact en investissant dans les petites et moyennes entreprises (PME) et en utilisant la force de notre réseau pour les appuyer.

Les investisseurs qui travaillent avec nous ont accès au plus grand réseau postsecondaire du pays.

Sur plus de 680 campus, les collèges et instituts sont des experts en recherche appliquée et en innovation. Ils apportent aux entreprises canadiennes des solutions concrètes à des problèmes réels. Nous mesurons l’impact financier de notre réseau en tant qu’écosystème de l’innovation comme étant à hauteur de 354 millions de dollars.

Dans le contexte des collèges et des instituts, la recherche appliquée est la mise au point de solutions innovantes pour relever des défis concrets. Les entreprises, et plus particulièrement les PME et les entrepreneurs qui ne disposent souvent pas d’un budget important pour la recherche et le développement, s’adressent à leur établissement local pour lui soumettre un problème. Ils peuvent y accéder à des installations de pointe, à des équipements spécialisés et à des experts techniques pour les aider à faire progresser leur entreprise.

Concrètement, cette expertise a débouché sur plus de 6 400 projets de recherche appliquée représentant 5 500 nouveaux procédés, produits, prototypes et services en seulement un an (2019-2020). Les Canadiennes et les Canadiens bénéficient de cette innovation qui contribue à la durabilité à long terme de l’industrie canadienne, et ce, à un rythme qui s’intensifie d’année en année.

Et si on pouvait exporter cet impact de manière différente ?

L’écosystème de la recherche appliquée au Canada a évolué pour soutenir les entrepreneurs et les PME. De la même manière que les collèges et instituts offrent un espace aux innovatrices et innovateurs sous-représentés pour les aider à explorer de nouvelles idées commerciales, que se passerait-il si nous pouvions concevoir une approche qui aide les innovatrices et innovateurs des pays en développement à trouver des solutions à des défis tels que l’inégalité entre les genres, la pauvreté et les changements climatiques ?

Avec les bons acteurs, un résultat final double ne doit pas obligatoirement être un risque. Les écarts de richesse grandissants, l’urgence climatique et l’augmentation des disparités entre les genres sur le marché du travail font que le monde a atteint un seuil critique. Tous les acteurs doivent maintenant travailler ensemble pour trouver des solutions.

L’économie mondiale a besoin d’une nouvelle approche pour répondre aux défis planétaires. Notre réseau est un élément de la solution.

27 juin 2022

Des petites entreprises solides et prospères pour des collectivités résilientes et durables (ODD-8, ODD-9)

Saviez-vous que les petites entreprises comptent pour plus de 98% des employeurs du Canada et donnent du travail à plus de 10 millions de personnes ? Leur empreinte est donc énorme ! Cela compte pour près des deux tiers (64%) de la population active totale. Il y a de fortes chances pour que, lorsque vous êtes dans un magasin, un restaurant ou au café du coin, vous soyez en contact avec une petite ou moyenne entreprise.  

L’existence de petites entreprises fortes assure la résilience et la durabilité des collectivités. Les PME sont des acteurs incontournables de notre programme collectif de développement durable, en particulier pour l’ODD-8 (travail décent et croissance économique) et l’ODD-9 (industrie, innovation et infrastructures).  

Pour les collèges et instituts, encourager les PME revient à transmettre aux étudiantes et étudiants innovateurs (en particulier celles et ceux issus de la diversité ou sous-représentés) les compétences nécessaires pour qu’ils puissent concrétiser leurs propres idées en toute confiance et contribuer à rendre notre économie plus verte et plus équitable. 

  • Innovation and Entrepreneurship à la Yukon University encourage les Yukonnaises et les Yukonnais à créer des entreprises et à élaborer de nouveaux produits et services en leur donnant accès à du financement, des ressources, de l’expertise et un incubateur sur toute la durée.  
  • L’université est également un Women Entrepreneurship Knowledge Hub (Centre des connaissances sur l’entrepreneuriat féminin) et s’efforce d’identifier les obstacles et les défis supplémentaires auxquels sont confrontées les femmes entrepreneures en plus de leur fournir le soutien nécessaire pour les surmonter. 

Les PME sont également des partenaires de choix pour la recherche appliquée et l’innovation des collèges et des instituts. En fait, les dernières données montrent que sur un total de 8 000 partenariats de recherche appliquée avec les collèges et instituts, 67% ont été conclus avec des PME qui n’ont souvent pas la capacité ou les ressources nécessaires pour mener elles-mêmes des travaux de recherche de pointe. 

  • Chaque année, un nombre croissant d’entreprises canadiennes, toutes tailles confondues, bénéficient de solutions concrètes à des problèmes réels. Et chaque année, encore plus nombreux sont les Canadiennes et Canadiens qui bénéficient ainsi de cette innovation qui contribue à la viabilité à long terme de l’industrie canadienne. 

Le 27 juin est la Journée des micro, petites et moyennes entreprises ! Aujourd’hui comme toujours, veillez à encourager vos MPME locales et à évaluer comment vos propres compétences, idées et aspirations entrepreneuriales pourraient contribuer à rendre le Canada à toute épreuve. 

13 juin 2022

La gestion prudente de nos océans est un élément clé pour un avenir durable. (ODD-14)

Les océans sont l’une des plus grandes ressources de notre planète. Les océans, qui couvrent plus de 70% de la planète, protègent notre environnement et rendent la Terre habitable pour l’humanité. En fait, l’eau de pluie, l’eau potable, les conditions météorologiques, le climat, les côtes, une grande partie de nos aliments et même l’oxygène de l’air que nous respirons, tous sont fournis et régulés par les océans.

Les océans absorbent par ailleurs environ 30% du CO2 produit par les humains. Saviez-vous aussi qu’environ 80% de la pollution marine et côtière provient de la terre, notamment des ruissellements agricoles, des pesticides, des plastiques et des eaux usées non traitées ?

Le 8 juin était la Journée mondiale de l’océan ! Existe-t-il meilleur moment pour souligner la nécessité de prendre au sérieux la protection du milieu marin ? Au Canada, les collèges et instituts mènent des recherches révolutionnaires dans le secteur marin et côtier. Celles-ci contribuent à protéger la vie subaquatique (ODD 14) :

N’oubliez pas de vous joindre à l’Accord sur les ODD ! L’Accord est une source d’inspiration, qui honore et met en avant le rôle essentiel de l’éducation dans l’atteinte des ODDEn tant que signataires, nous cherchons à optimiser l’impact de nos activités, à diffuser nos connaissances, à nous engager à en faire plus et à nous responsabiliser mutuellement.

Des océans sains et durables sont indispensables à la santé de notre planète. Les dix prochaines années marqueront la Décennie des Nations Unies des sciences océaniques au service du développement durable. Prenez quelques instants pour réfléchir à la contribution que vous pouvez apporter à la protection de nos écosystèmes océaniques.

01 juin 2022

Se confronter à l’histoire en regardant vers l’avenir

(Publié à l’origine dans le magazine Education for Employment, juin 2022).

Par Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et instituts Canada 

Les douze derniers mois ont présenté des défis exceptionnels pour un grand nombre de personnes et de communautés autochtones au Canada. Ce fût une année marquée par le traumatisme, la réouverture de blessures profondes et une confrontation avec la vérité de plus de 100 ans d’histoire canadienne.  

Au mois de juin, la découverte des restes non identifiés de 215 enfants autochtones sur les lieux d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops en Colombie-Britannique a confirmé ce que nombre des personnes autochtones répétaient depuis plusieurs années : que la vraie histoire des pensionnats autochtones est bien plus sombre que ce dont on écrit dans des livres historiques. Depuis, de plus en plus de communautés autochtones – souvent avec de l’aide des équipes techniques d’un collège ou d’un institut local – ont mené leurs propres recherches sur les anciens sites des pensionnats autochtones avec des résultats similaires. 

Ce traumatisme étant intergénérationnel et continu, il nous reste beaucoup de travailler à faire. Mais nous pouvons être certains que l’éducation aura un rôle important à jouer dans le processus de guérison.  

L’éducation est essentielle à la réconciliation durable avec les communautés autochtones. Sept des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation touchent directement l’éducation, notamment l’élimination des lacunes en matière d’éducation et d’emploi entre les personnes autochtones et non autochtones au Canada, l’augmentation du financement disponible et l’élaboration de programmes culturellement appropriés et pertinents. 

Mais l’éducation ne s’agit pas seulement d’améliorer l’intégration sur le marché du travail, elle est également profondément connectée à la préservation culturelle. En fait, sept des membres de CICan sont désignés comme établissements autochtones, ce qui veut dire qu’ils offrent exclusivement des programmes culturellement pertinents adaptés aux besoins des apprenants et des communautés autochtones comme moyen de conserver et de renforcer les cultures autochtones. 

Par exemple, Kenjgewin Teg signifie « un lieu de savoir » dans la langue ojibwée et l’institut en Ontario qui porte ce nom intègre les savoirs autochtones à tous ses programmes éducatifs et à tos ses partenariats avec la communauté. Chaque apprenant et apprenante travaille avec le personnel pour élaborer un plan d’apprentissage unique et pour identifier ses objectifs. Le programme couvre les stratégies pour vivre de la terre, utilise les jeux autochtones comme outils d’enseignement et offre du soutien aux étudiants et étudiantes pour élargir leurs perspectives culturelles et leurs modes de savoir. 

En Colombie-Britannique, le Nicola Valley Institute of Technology, ancré dans la culture, les traditions et les savoirs autochtones, inspire ses apprenants à renforcer leurs communautés. Le Conseil des aînés unique du NVIT oriente l’établissement, ainsi que son personnel administratif et enseignant, tout en soutenant le bien-être spirituel, mental et émotionnel des étudiants et étudiantes pendant leurs études supérieures. 

Au Saskatchewan Indian Institute of Technologies, plus de 90 % des étudiants et étudiantes, et 70 % du personnel sont autochtones. L’institut est à l’écoute des besoins des apprenants et apprenants et a récemment lancé un projet de renouvellement des programmes pour soutenir l’innovation, pour s’assurer que ses programmes reflètent les besoins actuels du marché du travail et pour préparer les diplômés au succès. 

De façon plus générale, plus de 95 % de la population canadienne et plus de 86 % des personnes autochtones vivent dans un rayon de 50 km d’un collège ou d’un institut ; les collèges et les instituts à travers le pays offrent plus de 300 programmes menant à un titre qui sont adaptés aux besoins des apprenants autochtones et de leurs communautés. Ces établissements constituent aussi le principal point d’accès aux études postsecondaires pour les apprenants des Premières Nations, inuits et métis, et s’engagent à faire avancer la réconciliation et à habiliter les communautés. Même les établissements non autochtones ont à cœur cet engagement. 

Cette année, CICan fête également ses 50 ans en tant qu’association nationale. Ce faisant, nous lançons un regard sur notre histoire sur cinq décennies. L’éducation autochtone a fait partie de nos priorités pendant de nombreuses années. 

Par exemple, saviez-vous qu’en 1993, CICan (anciennement l’Association des collèges communautaires du Canada) a soumis son premier exposé de position à la Commission royale sur les peuples autochtones ? Et en 2006, nous avons organisé notre premier Colloque sur l’éducation autochtone. Des aînés, des chefs, des membres des conseils, des partenaires industriels et des représentants du gouvernement s’y sont réunis pour discuter des besoins particuliers des apprenantes et apprenants autochtones. À date, nous avons tenu un total de 11 colloques sur ce sujet ! 

Depuis 2014, nous utilisons notre Protocole sur l’éducation des Autochtones comme cadre afin d’améliorer les résultats scolaires des apprenants et apprenantes autochtones ainsi que d’aider les établissements à mieux soutenir les étudiants et étudiantes autochtones. Il s’agit non seulement des programmes d’apprentissage, mais aussi des structures de gouvernance, de la compréhension mutuelle, et de la responsabilisation. À ce jour, 67 établissements ont signé le Protocole.  

S’il est bien une chose que nous ayons apprise ces derniers temps, c’est que l’avenir est imprévisible. Nous savons néanmoins qu’un avenir durable n’est possible uniquement si tous les apprenants et apprenantes aient accès à l’éducation de qualité. L’éducation est aussi importante pour trouver de bons emplois et pour stimuler l’économie canadienne qu’elle est pour préserver les cultures autochtones. Cela veut dire que l’éducation autochtone est essentielle pour faire du Canada un pays à toute épreuve.  

30 mai 2022

Les droits autochtones sont aussi liés aux droits linguistiques (ODD-10)

La langue est un élément essentiel de l’identité canadienne, mais elle ne se limite pas au français et à l’anglais. Saviez-vous que plus de 70 langues autochtones sont parlées au pays, et que celles-ci sont indissociables des nombreuses cultures autochtones ? Le recensement les répartit selon douze familles linguistiques : langues algonquiennes, langues inuites, langues athabascanes, langues siouennes, langues salishennes, langues tsimshennes, langues wakashanes, langues iroquoiennes, mitchif, tlingit, kutenai et haïda. Elles sont toutes essentielles à la préservation de la culture !

Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation contient cinq appels à l’action portant directement sur la langue et la culture. On y reconnaît l’urgence de revitaliser les langues autochtones comme moyen de préservation des cultures autochtones. Les deux vont de pair.

  • Pour les établissements postsecondaires, outre les programmes adaptés aux besoins des apprenants autochtones, cela se traduit également par des cours linguistiques. 

Saviez-vous que plus de 23 langues autochtones sont enseignées dans les collèges et instituts du pays ? Cela inclut les programmes consacrés à une langue spécifique ainsi que les cours de langue dispensés dans le cadre de programmes destinés à enseigner les cultures et les modes de connaissance autochtones, la vérité et la réconciliation, etc. Par exemple :

Cette année marque le début de la Décennie internationale des langues autochtones des Nations unies. Celle-ci vise à attirer l’attention du monde entier sur la situation critique de nombreuses langues autochtones et à mobiliser chacun pour la préservation, la revitalisation et la promotion de ces langues.

Alors que nous entamons le Mois de l’histoire autochtone et que nous soulignons l’histoire, la culture et la diversité des Inuits, des Métis et des membres des Premières Nations dans tout le Canada, n’oublions pas la richesse et la diversité des langues autochtones !

16 mai 2022

La représentation est indispensable pour pouvoir traiter chacun avec dignité et égalité (ODD-10)

Au début du mois, le Canada est entré dans l’histoire en devenant le premier pays à produire des données sur les personnes transgenres et les personnes non binaires à l’aide du recensement. Si des données de ce type sont aussi importantes, c’est non seulement parce qu’elles permettent à toute la population canadienne de se reconnaître dans les statistiques nationales, mais aussi parce qu’elles contribuent à combler un manque d’information persistant sur la diversité des genres. Que pouvons-nous donc en retenir ?

Au Canada, sur les quelque 30,5 millions de personnes âgées de 15 ans et plus, 100 815 s’identifient en tant que transgenres ou non binaires. (Cela représente environ une personne sur 300.) Les personnes non binaires ou transgenres sont en moyenne plus jeunes que les personnes cisgenres. (Un peu moins d’un jeune adulte sur 100 âgé de 20 à 24 ans se dit non binaire ou transgenre.) La majorité des personnes non binaires au Canada vivent en milieu urbain. (Un peu plus de la moitié des personnes non binaires de 15 ans et plus ont déclaré vivre dans l’un des six plus grands centres urbains du Canada.)

Cette mise à jour du recensement est un grand pas en avant vers une représentation à l’échelle nationale. Au niveau de la collectivité, les collèges et les instituts sont tout indiqués pour offrir un appui local, des ressources et des formations liées au genre, ainsi que des espaces positifs !

Le 17 mai est également la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, une célébration mondiale des diversités sexuelles et de genre !

  • Saviez-vous que le 17 mai marque l’anniversaire du jour où, en 1990, l’Organisation mondiale de la santé a pris la décision tant attendue visant à déclassifier l’«homosexualité» en tant que trouble mental ?
  • Ne manquez pas de vous joindre à nous pour le prochain épisode de Perspective EN DIRECT ! (lire ci-dessous)

Quand on parle de fierté, on parle de communauté, de visibilité, et on veut célébrer le fait d’être fidèle à soi-même. Peu importe qu’une personne s’identifie comme lesbienne, homosexuelle, bisexuelle, transgenre, queer, bispirituelle, non binaire ou utilise d’autres termes pour décrire ce qu’elle est, la représentation est indispensable pour pouvoir traiter chacun avec dignité et égalité.

19 avril 2022

Le budget 2022 est arrivé, et beaucoup reste à décortiquer

Certes, les gains pour les collèges et instituts sont moins évidents que nous aurions pu l’espérer. Toutefois, le secteur est prêt à saisir les 56 milliards de dollars de débouchés qui s’offrent à lui ! Comme toujours, nos activités de plaidoyer ne visent pas seulement à faire valoir les intérêts de nos membres. Elles ont aussi pour but de veiller à ce que le gouvernement fédéral comprenne bien comment les collèges et instituts soutiennent leurs propres priorités. Notre vision des choses est la suivante.

  1. Action climatique, réduction des gaz à effet de serre et industries à faible émission de carbone

Le Fonds de capitalisation Canada, doté d’une enveloppe ambitieuse de 15 milliards de dollars, stimulera la croissance des industries à faible émission de carbone et contribuera à la transition du Canada vers la carboneutralité. Il laisse également présager une volonté d’agir à plus grande échelle et au niveau intersectionnel.

  • La formation aux compétences est la clé de voûte. Pour bâtir une économie verte, les travailleuses et les travailleurs devront en effet en acquérir de nouvelles ! Le succès du Fonds de capitalisation Canada dépendra de l’accès à des possibilités de formation telles que le recyclage professionnel, la mise à niveau des compétences, les microcertifications et l’apprentissage en milieu de travail pour combler les nouveaux emplois qui seront créés dans une économie verte.
  • Les campus des collèges et des instituts sont déjà des modèles dans le domaine des infrastructures, environnements d’apprentissage et centres de recherche carboneutres et certifiés LEED. Les étudiantes et les étudiants ont ainsi la possibilité d’apprendre et de mettre en pratique leurs compétences dans des environnements réalistes, à la pointe de la durabilité!
  1. Innovation et investissement

La nouvelle Agence canadienne d’innovation et d’investissement propose de consacrer un milliard de dollars sur cinq ans à la création d’une agence fédérale indépendante destinée à renforcer la capacité de recherche dans tout le pays. Cela laisse également sous-entendre que le gouvernement pourrait davantage penser à l’innovation. 

  • Chaque année, un nombre croissant d’entreprises et d’organismes communautaires canadiens, toutes tailles confondues, bénéficient de solutions concrètes à des problèmes réels grâce à la recherche appliquée des collèges et instituts !
  • Les données de notre dernière enquête témoignent de l’importance de la recherche appliquée au sein de l’écosystème d’innovation canadien, ainsi que de ce que nous pouvons encore accomplir en adoptant une pensée plus stratégique en matière d’investissements.
  • Il convient également de veiller à ce que la recherche soit correctement protégée. Nous sommes enchantés de constater que les établissements postsecondaires peuvent bénéficier d’un appui pour identifier, évaluer et atténuer les risques liés à la sécurité de la recherche grâce au Fonds de soutien à la recherche et au Centre de sécurité de la recherche.
  1. Attirer et retenir les talents internationaux

Le budget prévoit 385,7 millions de dollars sur cinq ans pour favoriser l’entrée rapide et efficace d’un nombre croissant de voyageurs, que ce soit pour une simple visite, pour travailler ou bien encore pour étudier au pays. Il reconnaît également la valeur économique et sociétale que les nouveaux immigrants et les étudiantes et étudiants internationaux représentent pour les collectivités du Canada.

Et ensuite ? Nous avons hâte de reprendre nos activités de plaidoyer habituelles et de nous impliquer activement auprès des principaux ministères fédéraux et des parties prenantes dans les semaines à venir, alors que les programmes annoncés entrent dans leur phase de conception et de mise en œuvre ! Soyez actifs dans vos collectivités et sur les médias sociaux pour vanter les mérites des collèges et instituts en tant qu’acteurs clés. Et n’oubliez pas de nous informer des visites et des réunions organisées.

04 avril 2022

Notre planète, notre santé

Enfin ! Les Canadiens et les Canadiennes attendaient depuis longtemps un nouveau plan d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au cours des huit prochaines années dans le cadre de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Le Plan de réduction des émissions pour 2030 est maintenant arrivé ! Mais que contient-il ? Et quels types de changements engendra-t-il ?

« Audacieux, spécifique, ambitieux et réalisable ». Ce sont les mots qu’a employés Justin Trudeau pour décrire le nouveau plan, qui prévoit des investissements de 9,1 milliards de dollars pour réduire la pollution et stimuler l’économie. Cela signifie, entre autres : d’écologiser les maisons et les bâtiments, de faciliter la transition vers les véhicules électriques, d’aider les industries à adopter des technologies propres et de donner aux communautés les moyens de lutter contre les changements climatiques.

De quelle manière les collèges et les instituts peuvent-ils contribuer ?

  1. Nous visons la carboneutralité sur les campus ! Représentant le plus grand réseau postsecondaire au pays, notre engagement collectif pourra avoir un impact concret. Avec plus de 670 sites à travers le pays, nous nous sommes engagés à atteindre la carboneutralité sur les campus d’ici 2050 !
  • À voir ! Plusieurs exemples de bâtiments visant la carboneutralité, d’infrastructures vertes, de milieux d’apprentissage et de centres de recherche certifiés LEED sont déjà bien en place dans nos campus. Ces bâtiments constituent des exemples concrets d’efficacité énergétique. De plus, ils offrent aux étudiants et étudiantes l’occasion d’acquérir des compétences dans de vrais environnements et de les mettre en œuvre avec de vraies technologies à la fine pointe de la conception durable.
  1. Le budget fédéral de 2022 arrivera cette semaine (le 7 avril : Restez à l’écoute pour notre analyse des faits saillants) ! Nous savons que les collèges et les instituts auront un rôle important à jouer pour stimuler la transition verte au Canada et à l’international.
  • De notre côté, nous avons recommandé au gouvernement d’établir un nouveau Fonds pour des infrastructures vertes au postsecondaire avec un minimum de 400 millions de dollars par an sur une période de cinq ans pour aider les collèges et les instituts à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sur les campus.
  • Au niveau international, nous avons recommandé au gouvernement d’accroître sa contribution afin d’appuyer la formation professionnelle qui permettra aux habitants des pays en développement de trouver leur place dans une économie verte et de lutter contre les changements climatiques. (Par exemple, dans le cadre des programmes comme de l’Éducation pour l’emploi).
  • Rappel : Prenez connaissance de « La prochaine étape »,notre récent mémoire en réponse aux consultations prébudgétaires. Nous y formulons six recommandations qui reposent sur quatre concepts visant à créer un Canada à toute épreuve, dont celles-ci !
  1. Nous pensons également à transformer les campus en laboratoires vivants !
  • Nous sommes à la recherche de projets! Nous avons besoin de votre aide pour développer un réseau de laboratoires vivants sur nos campus qui démontrent les moyens de réduire les émissions de GES dans cinq domaines : l’alimentation, les déchets, le transport, les bâtiments et l’aménagement écologiques ainsi que les connaissances et les pratiques autochtones. Date limite : le 19 avril.

Le 7 avril est la Journée mondiale de la santé.

La thématique de cette année est « Notre planète, notre santé » et reconnait que la santé, le bien-être (ODD 3) et l’action climatique (ODD 13) sont tous connectés. À CICan, nous harmonisons tout ce que nous faisons aux Objectifs de développement durable parce qu’ils nous aident à assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour la planète, ses peuples et leurs communautés.

01 avril 2022

Quoi de neuf en matière de marketing et recrutement international ?

Bien des choses au cours de ces deux dernières années ! Saviez-vous que, au cours de la première année de la pandémie en 2020, le nombre d’étudiants internationaux ayant demandé un permis pour étudier dans un des établissements membres de CICan a chuté de plus de moitié ? En effet, il est passé de 165 000 en 2019 à seulement 77 000 en 2020.

Cela n’est peut-être pas surprenant, mais il semble que la marque «Canada» ait retrouvé ses lettres de noblesse. Les demandes de permis d’études pour les collèges et instituts canadiens ont augmenté de 40% par rapport aux chiffres d’avant la pandémie. Outre cela, les taux d’acceptation ont également augmenté de 10% en 2021 en comparaison avec le creux de 2020.

Saviez-vous que CICan collabore avec des partenaires à travers le monde pour développer et consolider la réputation du Canada dans le domaine de l’enseignement ?

D’ailleurs, en ce début d’année et avec le concours de CanExport, nous avons coordonné une mission virtuelle de marketing et recrutement avec les délégués commerciaux d’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Philippines et Vietnam).

  • Ce sont 20 établissements membres de CICan qui ont participé à près de 700 réunions en tête à tête avec des agents d’éducation préalablement sélectionnés.
  • Les réunions comportaient également des séances d’information sur les marchés avec les délégués commerciaux, ainsi que des échanges d’informations avec des représentants d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sur le traitement des permis d’études dans toute la région. Des informations sur ces questions sont disponibles sur simple demande !

L’Asie du Sud-Est est un marché important pour les étudiants internationaux au Canada. En 2021, près de 10 500 étudiants thaïlandais, indonésiens, philippins et vietnamiens ont obtenu un permis d’études leur permettant de poursuivre des études de niveau collégial ou universitaire au Canada (soit plus du double du niveau d’avant la pandémie).

  • Les événements régionaux de recrutement permettent de dynamiser cet élan et de faire connaître les études proposées par la marque «Canada».

La diversification des marchés pour les étudiants internationaux est l’un des trois piliers de la Stratégie en matière d’éducation internationale du Canada.

Nos événements répondent à la demande mondiale sans cesse croissante pour un enseignement dans les collèges et instituts canadiens. Nous planifions actuellement des activités de marketing et de recrutement pour l’Amérique latine, l’Afrique francophone et l’Asie du Sud dans le courant de l’année. Assurez-vous de vous investir le moment venu !

Vous désirez participer aux futurs événements de marketing et recrutement international ? Prenez contact avec Kiley Fithen au marketing et recrutement international pour obtenir des informations sur les marchés et des listes de contacts.

21 mars 2022

Faisons entendre notre voix dans la lutte contre le racisme

Voilà le thème de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale de cette année. Elle appelle les peuples du monde entier à affermir et amplifier leurs voix dans la lutte contre le racisme, à se mobiliser contre toutes les formes et toutes les manifestations de discrimination et d’injustice raciales, et à garantir un environnement sûr pour celles et ceux dont les voix s’élèvent.

Pourquoi le 21 mars ? Nous marquons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale chaque année pour commémorer le jour en 1960 où, à Sharpeville (en Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid.

Les collèges et instituts sont des éducateurs. Ils jouent donc un rôle essentiel dans la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques. Dans des domaines tels que les soins de santé et la sécurité publique, ils veillent à ce que les travailleuses et travailleurs disposent des outils nécessaires pour défendre les espaces publics contre l’injustice, au présent et à l’avenir.

Nous sommes également conscients, en tant qu’établissements, que le racisme et la discrimination systémiques existent au Canada. Il nous reste donc du pain sur la planche pour surmonter les obstacles à la réussite auxquels sont souvent confrontés les étudiantes et étudiants noirs, autochtones, asiatiques et d’autres minorités visibles.

Être « non raciste » ne suffit pas. L’antiracisme implique que nous réfléchissions aux préjugés inconscients et aux politiques institutionnelles et structurelles qui permettent au racisme d’exister. Nous devons constamment nous efforcer de les repérer et de les démanteler.