21 mars 2022

Raconter notre histoire, des collectivités locales à la politique nationale

par Gerry Brown, président-directeur général de CICan de 1998 à 2007

En tant que directeur général d’un collège, vous devez garder en tête le fait qu’un collège, c’est un établissement qui possède avant tout une spécificité locale. Vous devez donc avoir constamment pour priorité ce qui se passe localement, que ce soit au fond du couloir où vous avez votre bureau, au bas de la rue où se situe votre collège, ou dans la collectivité que vous desservez. Même ce qui se passe au niveau de la province ou du territoire, ou encore du pays, doit être pris en compte pour ses répercussions à l’échelle locale. Cela signifie que les politiques et les plans fédéraux doivent être perçus selon une perspective comparable. Pour moi, l’une des fonctions principales de CICan (anciennement l’ACCC) a toujours été de relier les priorités « locales » des collèges et des instituts aux enjeux nationaux.

Au cours des premières décennies de l’ACCC, on prêtait une certaine attention à son plan national, mais l’attrait du financement provenant des projets internationaux a peu à peu amené l’association à porter plus d’attention à l’international. À l’époque, cette dérive était compréhensible et il faut reconnaître que c’est grâce à ces sources de financement qu’elle est restée viable et a conservé son dynamisme.

À la fin des années 90, les appels des collèges membres demandant que l’association recentre son attention sur son plan national se sont faits de plus en plus nombreux. Quand je suis devenu président de l’ACCC, l’une de mes premières tâches a été de définir rapidement une vision qui reflèterait une réorientation notable des activités vers ce plan.

À l’échelle d’un collège, le travail de défense des intérêts repose sur une conscience préalable du rôle que joue l’établissement dans la collectivité qu’il dessert. Comme en attestaient les partenariats alors établis avec des acteurs de l’industrie et des dirigeants communautaires, la collectivité locale avait une assez bonne idée de ce qu’était un collège et, surtout, elle en comprenait la valeur ajoutée pour la vie locale. Mais quand j’ai commencé à transposer cette stratégie au plan national et au niveau fédéral, eh bien, je dois dire que je me suis heurté à un obstacle majeur, dont la teneur s’exprime parfaitement dans la réaction qui suit : « Les collèges et la politique fédérale… mais vous plaisantez? »

À l’époque, tout le monde saisissait le rôle des universités dans la politique canadienne, mais quant à celui des collèges, il fallait se résigner à une incompréhension totale. C’était, disons-le en toute honnêteté, une réaction fort compréhensible. Les politiciens et les fonctionnaires de haut niveau étaient passés par l’université, ils en comprenaient le fonctionnement, et c’était pour eux  des établissements auxquels ils pouvaient se référer. Il en était de même des organisations qui soutenaient les politiciens et bureaucrates de haut niveau, elles-mêmes dirigées par des diplômés d’université. Comment convaincre ces décideurs de l’importance du rôle des collèges sachant qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’était un collège ? C’était la même chose dans nos médias nationaux. À l’époque, la plupart des journalistes étaient diplômés d’universités si bien que lorsqu’ils rédigeaient des articles à propos de l’enseignement postsecondaire, ils ne comportaient pratiquement aucune référence aux collèges et aux instituts.

Comme c’est souvent le cas avec des questions complexes, la réponse était plutôt simple. Ce que nous avons alors décidé de faire, c’est de « raconter notre histoire ». Celle des collèges est étonnante. Pour prendre la décision d’y étudier, nos étudiants et étudiantes doivent résister à d’incroyables pressions sociales, économiques et parentales. Ils ont un rêve et les collèges ont mis en place des parcours efficaces pour leur permettre de le concrétiser. On y offre une programmation pertinente et utile, donné par un corps professoral intéressé, en collaboration avec des partenaires industriels novateurs. Ajoutons que l’attention accrue que l’on y portait alors aux indicateurs de performance clés ne faisait que souligner encore davantage le fait que les collèges étaient un incroyable exemple de réussite canadienne. Non seulement le taux d’obtention d’un diplôme y était très élevé, mais le taux d’obtention d’un emploi après les études atteignait des sommets. C’était au point que même les diplômés universitaires commençaient à y affluer dans l’espoir que la formation qu’ils recevraient d’un collège ou d’un institut, combinée à leur éducation universitaire, les aiderait à réaliser leur rêve.

C’est alors que nous avons commencé à faire coïncider les programmes offerts dans les collèges aux politiques et plans fédéraux, et que nous avons encouragé le gouvernement fédéral à se joindre à nous pour matérialiser notre vision. Chaque fois que nous avions l’occasion de rencontrer un ministre ou un haut fonctionnaire, nous nous appliquions à leur démontrer que les collèges et les instituts pouvaient apporter une importante contribution. Après tout, les collèges ne sont-ils pas à l’avant-garde du développement social et de la main-d’œuvre? Ils savent atteindre tous les segments de la société canadienne et sont par conséquent très bien placés pour avoir un impact sur à peu près tous les plans ou les politiques du gouvernement fédéral.

Plus nous nous entretenions avec des représentants du secteur politique et public fédéral, plus ils comprenaient. Ils ont alors commencé à envisager le rôle que les collèges et les instituts pourraient jouer pour les aider à atteindre leurs objectifs. Ce qui touchait aux collèges est devenu leur affaire et c’est là que l’on a commencé à assister au lancement d’initiatives conçues à l’intention précise des collèges dans des domaines tels que la recherche appliquée, l’environnement, les PME, les collectivités rurales, et l’on pourrait continuer la liste. Conséquence plus importante encore, ce travail a jeté les bases d’un grand nombre des activités de promotion fructueuses dont nous voyons les effets encore aujourd’hui.

La même chose s’est produite pour nos médias nationaux. Les journalistes ont commencé à prêter une oreille plus attentive à ce qui se faisait dans les collèges. Le quotidien The Globe and Mail a commencé à leur consacrer un supplément annuel, tout comme l’a fait le magazine Maclean’s. Ils avaient tous acquis cette même confiance qu’ils pouvaient désormais parler de la réussite du système collégial.

Tout en gardant pour principal objectif d’exercer une pression constante auprès du gouvernement fédéral, nous avons premièrement développé simultanément trois domaines d’action importants pour appuyer notre réorientation vers la politique nationale. Nous nous sommes ainsi appliqués à mettre en place une série de possibilités de perfectionnement professionnel et à nous assurer que les collèges étaient en mesure de les offrir. Grâce aux ateliers qui en ont résulté, le personnel des collèges et les représentants du gouvernement fédéral ont pu se rencontrer, en apprendre les uns des autres et établir des liens de réseautage qui ont aidé à soutenir notre développement. Nous avons également concentré notre attention sur le perfectionnement des équipes de direction des collèges et instituts afin de les doter des compétences et outils nécessaires pour relever non seulement les défis rencontrés au niveau local, mais aussi faire le lien avec la politique nationale.

En deuxième lieu, nous avons transformé les modèles de gouvernance de l’association. Le travail de défense des intérêts de nos membres au niveau national ne se fait pas uniquement à Ottawa : le Canada est un ensemble de collectivités, et chacune est représentée à la Chambre des communes. Par ailleurs, chaque collège a un rôle crucial à jouer pour appuyer le travail de plaidoyer de l’association sur la scène canadienne. Si nous voulions que la politique nationale reste au premier plan du travail de défense des intérêts de l’association, il fallait à celle-ci un modèle de gouvernance plus solide offrant aux collèges la garantie de pouvoir jouer un rôle concret de premier plan dans le processus décisionnel. Même s’il est toujours difficile de reconfigurer un modèle de gouvernance existant, cette recommandation a été approuvée par les membres de l’association en 2005 de manière retentissante. Pourquoi ? Parce que nous avions réussi à les rallier à l’importance de la politique nationale et à leur faire prendre conscience de la nécessité d’un modèle de gouvernance plus efficace dont ils pourraient tirer parti.

Troisièmement, nous avons réexaminé notre approche en matière d’éducation internationale. En mettant de l’avant la réussite de notre système collégial, nous nous sommes organisés pour aider les collèges et les instituts à recruter des étudiants étrangers. Nous avons revu la conception des projets menés à l’international de sorte à refléter le rôle crucial que jouent les collèges dans le développement économique d’une nation. Le programme d’ÉPE mené à l’international, qui a connu un succès retentissant, est né des leçons tirées de notre plan national.

Faute de place, j’ai dû omettre toutes sortes de détails intéressants qui font toute la richesse de notre passé. Mais j’espère vous avoir donné une idée des défis auxquels nous avons été confrontés et des moyens que nous avons pris pour les relever. Le passage à l’adoption d’un plan national a été une décision cruciale pour l’association et nous y recourons toujours. Les efforts déployés pour « raconter notre histoire » sont tout aussi importants aujourd’hui que par le passé et c’est une histoire incroyable dont chaque collège doit être fier.

S’il est vrai que ce rêve a été celui d’un grand nombre, je tiens à souligner la contribution de Terry Anne Boyle qui a travaillé inlassablement au plan national pour faire valoir nos efforts.

07 mars 2022

Qu’entend-on par « à toute épreuve » ?

S’il est bien une chose que nous ayons apprise ces derniers temps, c’est que l’avenir est imprévisible. Nous pouvons néanmoins tenter de planifier pour ce qui est nous est connu, tout en étant prêts pour l’inconnu. Voilà l’essence même de l’expression « à toute épreuve ». Elle signifie que nous sommes prêts à relever tous les défis futurs, quels qu’ils soient et quand que ce soit : dans six mois, un an, dix ans ou même 20.

Les collèges et instituts anticipent les besoins de notre économie pour pouvoir offrir, tant aux cerveaux qu’aux mains qui effectuent le travail, des occasions de se former, de se perfectionner ou bien encore de se recycler. Ils sont cruciaux pour rendre le Canada à toute épreuve. Nous sommes leur porte-parole au niveau national. Nous devons dès lors veiller à ce que les décideurs soient conscients de la valeur de l’expertise des collèges et des instituts pour le Canada. Voici quelques idées pour les planificateurs du budget fédéral :

  1. Il n’y a pas d’avenir sans carboneutralité. Nous dépendons des collèges et instituts pour y aboutir.
  2. Notre économie a besoin d’innovateurs audacieux. Grâce aux collèges et instituts, le Canada est plus compétitif et les entreprises canadiennes commercialisent plus rapidement leurs produits.
  3. Un Canada à toute épreuve dépend des nouveaux arrivants pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre. Les collèges et instituts garantissent que celles et ceux qui arrivent au Canada pour y commencer une nouvelle vie disposent des ressources et de l’appui nécessaires à la réalisation de leurs aspirations.
  4. Notre avenir est fait d’inclusion et de soutien pour toutes et tous. Les collèges et instituts doivent favoriser le bien-être de chaque étudiante et étudiant. Ils doivent aussi permettre aux groupes les plus divers d’atteindre leur plein potentiel.

Prenez connaissance de « La prochaine étape », notre dernière mémoire en réponse aux consultations prébudgétaires. Nous y formulons six recommandations qui reposent sur ces quatre idées pour rendre le Canada à toute épreuve !

La défense des intérêts est une grande composante de notre action, mais elle ne s’arrête pas au budget fédéral. Il s’agit aussi d’optimiser nos initiatives collectives et de donner aux collèges et aux instituts les outils nécessaires pour mener le changement.

La première chose à faire, en 1972, était de délimiter l’espace. N’oubliez pas que bon nombre des collèges et instituts actuels ont été officiellement créés par décret provincial au milieu ou à la fin des années 60.

Nous utilisons aujourd’hui les ODD comme cadre de collaboration pour nous assurer que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète. Aidez-nous à faire du Canada un pays à toute épreuve !

Données : Pour les femmes vivant dans les collectivités éloignées, les collèges et instituts sont la clé de l’accès à un enseignement postsecondaire.

Les femmes canadiennes sont globalement très instruites, mais les taux de scolarisation varient selon que l’on se trouve en zone urbaine ou en zone éloignée. La dernière publication dans la série Études sur le genre et les identités croisées de Statistique Canada montre que les femmes dans les collectivités éloignées ont moins de chances de terminer leurs études postsecondaires. Cependant, celles qui y parviennent ont davantage tendance à choisir un collège ou un institut.

Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires, le type de titre d’études postsecondaires variait selon le degré d’éloignement (identifiés selon la Classification de l’indice d’éloignement de Statistiques Canada). Lorsque l’on passait des communautés dites « facilement accessibles » à « très eloignées », les diplômes et les certificats des collèges et des instituts devenaient le type de titre d’études postsecondaires le plus commun.

  • Facilement accessible : Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires dans une région classifiée « facile accessible », 34,7 % d’entre elles détenaient un certificat ou un diplôme d’un collège ou d’un institut (comparé à un titre universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur (50,4 %) ou un certificat d’apprenti ou d’une école de métiers (9,6 %)).
  • Accessible : Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires dans une région classifiée « accessible », 45,2 % d’entre elles détenaient un certificat ou un diplôme d’un collège ou d’un institut (comparé à un titre universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur (39,0 %) ou un certificat d’apprenti ou d’une école de métiers (10,6 %)).
  • Moins accessible : Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires dans une région classifiée « moins accessible », 48,9 % d’entre elles détenaient un certificat ou un diplôme d’un collège ou d’un institut (comparé à un titre universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur (31,6 %) ou un certificat d’apprenti ou d’une école de métiers (14,2 %)).
  • Éloignée : Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires dans une région classifiée « éloignée », 49,1 % d’entre elles détenaient un certificat ou un diplôme d’un collège ou d’un institut (comparé à un titre universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur (29,0 %) ou un certificat d’apprenti ou d’une école de métiers (15,5 %)).
  • Très éloignée : Parmi les femmes détenant un titre d’études postsecondaires dans une région classifiée « très éloignée », 48,7 % d’entre elles détenaient un certificat ou un diplôme d’un collège ou d’un institut (comparé à un titre universitaire au niveau du baccalauréat ou supérieur (27,9 %) ou un certificat d’apprenti ou d’une école de métiers (15,9 %)).

Trop long ; pas lu ! Dans les communautés plus éloignées, plus de femmes se tournent vers les collèges et les instituts pour poursuivre les études postsecondaires. Et, l’accessibilité à ces établissements est indispensable pour soutenir l’éducation et l’autonomisation des femmes à travers tout le Canada !

En cette Journée internationale des femmes, nous #BrisonLeBias !

Le 8 mars, c’est la #JIF2022, qui célèbre les réussites sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes, mais sert aussi d’appel à l’action pour accélérer l’équité des sexes. Comment pouvons-nous créer davantage de possibilités permettant aux femmes d’atteindre leur plein potentiel ?

23 février 2022

Petit, mais costaud

Envie de retourner à l’école ? Nombreux sont ceux qui y songent. De nouvelles données de Statistique Canada portant sur les choix éducatifs des travailleuses et travailleurs licenciés montrent que 10% des Canadiennes et des Canadiens ayant fait des études postsecondaires et confrontés à une perte d’emploi sont retournés à l’école dans les trois ans après le licenciement. Et parmi ces derniers, plus de 40% des femmes et plus de la moitié des hommes se sont tournés vers les collèges et les instituts pour se perfectionner. Ce n’est pas une surprise pour beaucoup d’entre vous.

Les collèges et instituts sont à la portée de tout un chacun, et leurs programmes sont ancrés dans les besoins des employeurs. Un apprentissage court, souple et reposant sur l’expérience aide la population à acquérir les compétences axées sur l’emploi nécessaires pour s’épanouir immédiatement sur le marché du travail. Les microcertifications sont la nouvelle arme cachée. Par exemple :

À la Saskatchewan Polytechnic, les microcertifications Surge sont des possibilités d’apprentissage courtes et ciblées qui aident les étudiantes et les étudiants à accroître leurs compétences dans des domaines spécifiques (comme les communications numériques, le leadership autochtone, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, ainsi que le financement des petites entreprises) !

De même, au Conestoga College, le service d’éducation permanente offre 60 microcertifications qui sont courtes, flexibles, innovantes, concrètes et axées sur les besoins de l’industrie (dans des domaines tels que la conception Web de base, les compétences de vente interentreprises, les valeurs et l’identité autochtones, la gestion des conflits et les pratiques d’enseignement inclusives).

Au Medicine Hat College, des microcertifications ont été élaborées avec des partenaires de l’industrie dans des domaines comme l’hospitalité et le tourisme, la technologie et l’agriculture.

Au Olds College, le programme Environmental Management of Cannabis Production offre aux apprenantes et apprenants un aperçu de la durabilité dans l’industrie émergente du cannabis (comme la réduction des impacts environnementaux de la production et de la transformation, et l’élimination efficace des déchets de sous-produits).

Au Cégep André-LaurendeauPerfectionnement en comptabilité pour travailleurs autonomes et petites entreprises est un microprogramme de perfectionnement qui enseigne les bases des logiciels de comptabilité et de finance pour les travailleuses et travailleurs autonomes et les propriétaires de petites entreprises.

Au Manitoba Institute of Trades and TechnologyCyberWave est un centre d’excellence qui s’attaque aux pénuries de main-d’œuvre dans le domaine de la cybersécurité avec des options de formation spécialisées, des possibilités d’apprentissage intégré au travail et de la recherche appliquée. Les étudiantes et étudiants peuvent choisir des filières professionnelles (comme l’évaluation de la vulnérabilité et les tests de pénétration, la défense et l’exploitation des réseaux, et la cybercriminalité) ou suivre des microprogrammes uniques pour pallier des lacunes de compétences plus spécifiques.

Au Cégep de Sept-ÎlesCybersécurité dans l’industrie minière et l’industrie connecté se penche sur les enjeux propres à l’industrie minière. La formation comprend 6 modules pour une totalité de 66 heures de formation.

  • Ce programme a été développé en collaboration avec le Cégep de la Pocatière, le Cégep de Thetford et l’Institut national des mines du Québec !

Au Red River College Polytechnic, la microcertification COVID-19 Nasopharyngeal Sample Collection forme des groupes spécifiques d’étudiantes et étudiants en soins de santé et autres professionnels du domaine au prélèvement sécurisé d’échantillons de COVID-19Quelques mois après le début de la pandémie, ce cours a permis d’augmenter considérablement la capacité de collecte d’échantillons de la COVID-19 pour Santé publique Manitoba !

Au Camosun College, les microcertifications Clean Energy and Efficient Buildings donnent aux étudiantes et étudiants les compétences nécessaires pour concevoir des bâtiments carboneutres efficaces, salubres, durables et respectueux du climat.

Au Holland College, la microcertification New Manager Training se concentre sur les compétences professionnelles pour les nouveaux dirigeants (comme la communication, la gestion du rendement, la consolidation des équipes et le comportement organisationnel).

  • Les étudiantes et étudiants peuvent opter pour un badge numérique lorsqu’ils terminent chaque module, ou une microcertification jalon s’ils terminent tous les modules de la série !

Mais qu’est-ce donc qu’une microcertification ?

En consultation avec nos membres, les employeurs et les parties prenantes, nous avons défini l’an dernier un cadre national qui propose une définition standard et des principes directeurs :

L’éducation a changé et les apprenantes et apprenants veulent une formation à toute épreuve. Grâce aux microcertifications, nos membres collaborent avec l’industrie pour anticiper les besoins de notre économie afin d’offrir, tant aux cerveaux qu’aux mains qui effectuent le travail, des occasions de se former, de se perfectionner ou bien encore de se recycler.

18 février 2022

Comment adapter les programmes d’Éducation pour l’emploi à une nouvelle réalité

Par Paul Brennan, vice-président retraité, Partenariats internationaux, CICan (1993-2017)

Il y a quinze ans, CICan a entrepris une transformation fondamentale de ses projets d’aide au développement international. Cette réforme a mené à la mise en place de l’approche Éducation pour l’emploi (ÉPE), qui reste à ce jour son initiative phare à l’international. Bien qu’elle ait apporté sa collaboration au développement international depuis les années soixante-dix, cette approche représentait un changement d’importance pour l’association et pour ses membres. Cela lui a permis de passer d’une approche selon laquelle le Canada contrôlait la plupart des aspects du développement à une approche accordant aux partenaires étrangers un pouvoir beaucoup plus important pour la sélection et la mise en œuvre des projets. De plus, l’association est passée de la réalisation de petits projets isolés dans de nombreux pays à celle d’une douzaine de projets simultanés dans un nombre de pays restreint de sorte à contribuer à un plan de réforme sectorielle susceptible de produire des résultats plus durables, dont l’emploi et l’auto-emploi des apprenants. En tant que vice-président des Partenariats internationaux de CICan, j’ai eu la chance de participer à cette transition et de voir nos partenariats se développer au fil des ans.

L’évolution de l’ÉPE qui se poursuit aujourd’hui est documentée dans un article publié sur la page Web des 50 ans de CICan sur l’historique des partenariats internationaux ainsi que dans mon étude Leadership de la transition vers un développement axé sur les partenaires.

Tandis que nous célébrons le 50e anniversaire de l’association et marquons les 15 ans des programmes d’ÉPE, CICan m’a demandé d’offrir quelques perspectives d’avenir en tenant compte des bouleversements de ces deux dernières années ainsi que des défis et possibilités émergents. Voici les deux aspects sur lesquels j’ai choisi de porter mon attention : A) accroître l’appropriation du développement et sa portée, et B) encourager une meilleure intégration et le réseautage.

A) Accroître l’appropriation du développement et sa portée

Du fait de la croissance des disparités auquel on assiste au sein même des pays et d’un pays à un autre, l’élargissement des initiatives ÉPE quant à leur échelle et au nombre de pays visés est devenu plus que jamais une priorité majeure. Mais pour étendre la portée des programmes fructueux, il faut trouver d’autres donateurs ou fondations prêts à co-investir dans l’aide au développement. C’est ainsi que CICan a récemment obtenu de la Fondation Mastercard l’accès à 30 millions de dollars américains supplémentaires en complément aux quelque 20 millions de dollars de financement d’Affaires mondiales Canada (AMC) pour le travail qu’elle a entrepris en collaboration avec des collèges au Kenya. Cela pourrait permettre de passer de quelques cas de réussite dans deux ou trois secteurs, ou régions, d’un même pays, à une réforme systémique durable dans l’ensemble du pays. Le moment est aussi venu d’étudier la possibilité de travailler simultanément avec d’autres associations et organismes bilatéraux à l’étranger.

Pour obtenir de tels résultats durables, il est essentiel de veiller à ce que les pays hôtes s’approprient beaucoup plus le processus de développement et les budgets à y consacrer, et les contrôlent, plutôt que d’être tirés dans différentes directions et devoir satisfaire aux exigences dictées par les priorités et responsabilités multiples et légèrement différentes des donateurs et associations investis, comme c’est souvent le cas dans les modèles de cofinancement. La complexité du processus peut finir par empêcher les partenaires sur le terrain de s’approprier le développement pour le céder au personnel des donateurs et organismes spécialisés qui en connaissent bien les exigences. L’idéal serait que les pays concernés élaborent d’abord leurs plans directeurs d’ÉPE et qu’ensuite, ils se trouvent des donateurs et organismes capables de s’y intégrer, et non l’inverse. Le gouvernement tunisien y est parvenu il y a quelques années avec des résultats probants. Les pays partenaires insistent à présent pour que la « coopération au développement » soit réellement dirigée par leurs soins plutôt que par les organismes donateurs et leurs partenaires du Nord.

Nous ne pouvons d’ailleurs plus limiter l’accès à l’éducation et à la formation menant à un emploi à ceux et celles qui ont la chance de pouvoir fréquenter l’un des quelques établissements qui bénéficient d’un soutien international sur le terrain. À présent que nous savons beaucoup mieux qu’auparavant comment travailler en ligne, l’utilisation de la technologie est aussi une stratégie majeure à explorer pour élargir nettement la portée de projets à un nombre bien supérieur d’établissements et d’apprenants. Cela demande à ce que l’accès aux réseaux à bande large soit étendu aux régions mal desservies où la pauvreté s’accroît. Les donateurs et les associations investis dans l’aide au développement pourraient solliciter la contribution de fournisseurs internationaux et locaux de services à large bande qui souhaitent atteindre ces clients potentiels, de même qu’investir dans des sources d’électricité renouvelables. En favorisant l’accès à la bande large, à une pédagogie adaptée et à des mentors locaux, on pourrait étendre considérablement la portée des programmes d’ÉPE.

Enfin, élément délicat, mais indispensable pour aller de l’avant, il faut aider les partenaires à éradiquer la corruption qui existe au sein de leurs systèmes. En effet, si l’on continue de l’ignorer, cette corruption sabordera l’obtention de résultats, freinera l’enthousiasme pour le changement et consolidera les tendances et les régimes autoritaires. Grâce à une large diffusion des résultats convenus, des allocations budgétaires de même que des rôles et des responsabilités de chaque partenaire, il sera possible de fournir aux participants intègres l’information utile pour mieux être en mesure de demander des comptes à leurs dirigeants et à leurs collègues.

B) Encourager une plus grande intégration et le réseautage

Appuyer la création et la pérennisation des réseaux de dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur, de formateurs, de chargés de cours, de fonctionnaires et de responsables de conseil des ressources humaines des employeurs, constitue un moyen peu coûteux, mais efficace de développer l’apprentissage et l’innovation dans les pays en développement. Comme en témoignent les questions posées chaque jour par des participants du monde entier sur le forum d’apprentissage de l’UNESCO-UNEVOC pour l’EFTP et les ressources qui y sont partagées, le potentiel de tels groupes est indéniable. Les donateurs doivent soutenir les réseaux de ce type pour optimiser leur rôle et les résultats visés. L’appartenance à des réseaux aussi actifs renforce la confiance des participants pour élaborer leur propre plan, accéder aux ressources existantes et les adapter. Des réseaux comme celui de la  Commonwealth Association of Polytechnics in Africa (CAPA), pour l’Afrique anglophone, ou tout autre réseau équivalent opérant dans d’autres parties du globe, ont besoin d’être plus activement soutenus et encouragés par la Fédération mondiale des collèges et écoles polytechniques (« la WFCP »). S’il est vrai que les donateurs ne prennent pas souvent cela en considération dans leurs plans, il s’agit pourtant d’un élément clé pour renforcer l’appropriation du développement et sa viabilité.

Les associations et les organismes de financement doivent mieux aligner leurs priorités ou, du moins, faire en sorte que les projets et les établissements d’enseignement aient pour objectif de réaliser un éventail de résultats connexes en même temps. Ces deux dernières années, il est apparu de façon encore plus manifeste qu’une multitude d’enjeux de nature diverse sont tous reliés les uns aux autres et doivent être abordés selon des approches réellement intégrées à multifacettes. Bien qu’il soit essentiel, pour réduire la pauvreté et les inégalités, de donner la priorité à l’éducation des filles et des femmes, il faut aussi, et en même temps, aider les populations les plus démunies à prévenir et à atténuer les catastrophes climatiques ou les pandémies. Si l’on se trouve dans un village pauvre ou un bidonville, ce n’est pas parce que l’on se sera donné une priorité que l’on va devoir négliger les autres réalités.

Enfin il est temps, pour les collèges et les instituts du Canada, de se débarrasser de ces vieilles habitudes que nous avons prises de séparer nos activités à l’international entre l’aide au développement, le recrutement des étudiants étrangers et la mobilité des Canadiens à l’étranger, et de calquer les divisions des programmes d’études canadiens sur ce qui se fait à l’échelle internationale. Les collèges les plus novateurs ont commencé à intégrer tous ces aspects dans le plan général de leur établissement de sorte à être plus efficaces et plus performants. Pourquoi ne pas mettre sur pied des partenariats internationaux à multifacettes là où il y a effectivement non seulement une mise en commun des compétences et du savoir-faire, mais aussi un apprentissage mutuel et une mobilité réciproque, des classes conjointes en ligne, des activités de recherche appliquée conjointes, et même des programmes conjoints avec échanges d’étudiants et d’enseignants, plutôt que de garder chaque activité isolée et de conserver une grande partie du contrôle au Canada?

Les défis massifs et urgents que la prochaine génération devra relever nous obligent à former rapidement un bien plus grand nombre de citoyens du monde et de dirigeants actifs sur toute la planète, et à être plus intelligents et plus efficaces pour atteindre des résultats durables à de multiples niveaux. À ce stade, pour qu’il y ait développement, il faut en accroître l’appropriation, la portée, la responsabilité, l’intégration et le réseautage.

07 février 2022

Le développement international se doit d’être durable

La Semaine du développement international (SDI) met en lumière les contributions importantes apportées par les Canadiennes et des Canadiens partout dans le monde. Pour sa 32e année, elle a comme thème #VisezLesObjectifs. Cela résonne comme un appel à l’action pour CICan, pour nos membres et pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.

En cette #SDI2022, agissons ensemble en signant l’Acccord sur les ODD ! En tant que signataires, nous maximisons l’impact de nos efforts, nous partageons nos connaissances, nous nous engageons à en faire plus, tout en nous tenons mutuellement responsables de nos actions.

Du côté de CICan, le développement durable nous tient à cœur ! Chacun de nos programmes est lié aux objectifs de développement durable des Nations unies. Ceux-ci servent de modèle de collaboration pour veiller à ce que nos actions contribuent à un changement positif pour les individus, les collectivités et la planète.

Nous fêtons également cette année notre 50e anniversaire et jetons un regard rétrospectif sur nos projets internationaux, sur l’évolution de nos activités de développement international au fil des ans et sur la contribution internationale du modèle éducationnel canadien en matière de durabilité.

Commencez par ÉPE, notre programme multinational phare, pour ensuite remonter dans le temps !

Le « jumelage entre établissements », ça vous dit quelque chose ? C’est notre manière de transmettre l’expertise canadienne auprès de nos partenaires internationaux ! Dès le milieu des années 1970, nos comités consultatifs souhaitaient que les collèges et instituts canadiens puissent contribuer à la croissance de leurs homologues dans les pays en développement. C’est ainsi qu’ont débuté nos projets internationaux !

Les accords de « jumelage » associaient des collèges et instituts canadiens à des établissements partenaires internationaux afin de favoriser l’accès à une éducation et une formation de qualité, tout en les aidant à adapter leurs programmes de formation aux besoins du marché du travail de leur pays.

  • En 1991 (la même année que la toute première SDI), nos établissements membres étaient impliqués dans 65 partenariats dans plus de 30 pays !

Avançons maintenant rapidement jusqu’en 2007, lorsque nous avons démarré nos premiers projets d’Éducation pour l’emploi (ÉPE) au Mozambique, en Tanzanie et au Sénégal.

  • L’approche ÉPE est unique en son genre. Elle accorde une place centrale à une éducation de qualité, à l’équité des genres, à la réduction des inégalités, au travail décent et à la croissance économique, ainsi qu’à l’action climatique (ODD 4, 5, 8, 10 et 13) dans son optique du développement international.
  • Aujourd’hui, nos projets ÉPE sont déployés dans 15 pays: (Bélize, Chili, Colombie, Dominique, Grenade, Guyane, Jamaïque, Kenya, Mexique, Mozambique, Pérou, Sénégal, Sainte-Lucie, Tanzanie et Tunisie). Chacun des projets contribue à atteindre les 17 ODD en donnant à tous les individus les moyens de réaliser pleinement leur potentiel grâce à l’éducation. 

En 50 ans, nous en avons appris beaucoup sur les moyens de favoriser un développement international durable. Tous nos programmes internationaux mettent fièrement en valeur et défendent cette capacité des collèges et instituts canadiens dans le monde entier.

Signer l’Accord sur les ODD est une belle façon de souligner à l’échelle internationale votre leadership en matière de développement durable – maintenant et pour les prochains 50 ans ! Aidez-nous à atteindre notre objectif ! Nous visons un total de 45 membres signataires d’ici le 22 avril, qui marque la Journée de la Terre.

04 février 2022

Réflexions sur 50 ans de croissance et sur notre avenir commun

Par Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et instituts Canada

Il y a cinquante ans, les collèges et instituts de tout le Canada ont décidé de s’unir et de se donner un moyen de s’exprimer d’une seule voix. Ils avaient réalisé que tout en étant chacun ancrés dans les collectivités qu’ils desservaient, ils avaient beaucoup à gagner en travaillant ensemble et en veillant à ce que le système collégial dans son ensemble se fasse entendre.

Il s’agissait pour la plupart de très jeunes établissements n’ayant que quelques années d’existence. Nombre d’entre eux avaient été créés dans les années 60 ou avaient vu leur mandat renouvelé dans un souci de rendre l’éducation accessible à toutes et à tous, et de répondre aux besoins d’un marché du travail en rapide évolution.

C’était une époque de bouleversements sociaux et économiques, une époque de grandes interrogations et d’énormes possibilités durant laquelle on préconisa des solutions novatrices pour créer une société plus équitable et générer des progrès réels. Les collèges et les instituts du Canada furent des acteurs de premier plan dans ce mouvement.

Leur mandat était tout à fait révolutionnaire : il s’agissait en effet de dispenser un enseignement technique et professionnel à une échelle encore jamais vue tout en portant l’attention sur le besoin d’offrir des services aux collectivités locales. C’était un véritable effort de démocratisation de l’éducation qui allait avoir des conséquences de grande ampleur et contribuer à la création de ce que l’on appelle aujourd’hui la classe moyenne. Le but ultime était de soutenir l’essor économique de l’après-guerre, lequel nécessitait une main-d’œuvre qualifiée pour alimenter les nouvelles industries.

Ces nouveaux établissements connurent un grand succès et eurent une grande portée. Entre les années 60 et le début des années 70, le système collégial s’étendit de manière spectaculaire dans tout le pays. On créa d’ambitieux réseaux provinciaux, mais, en 1970, il devint évident qu’il leur fallait aussi un porte-parole national pour mieux les représenter et les aider à se développer.

C’est ce qui conduisit à la création de l’Association des collèges communautaires du Canada, constituée officiellement en 1972, et qui serait plus tard connue sous le nom de Collèges et Instituts Canada.

Cinquante ans plus tard, beaucoup de choses ont changé. Cela inclut très certainement nos membres, qui fournissent des formations à la fine pointe, appuient l’innovation par le biais de la recherche appliquée et offrent une grande variété de titres, incluant des baccalauréats, des programmes post-diplômes et une foule de micro-certifications. Il reste que le Canada doit à nouveau réagir face à des possibilités comparables dans un contexte de grands changements.

Les nouvelles technologies et façons de faire continuent de transformer le monde du travail à un rythme incroyable. De fait, on pourrait dire que le marché du travail n’a pas connu de changements aussi radicaux depuis l’après-guerre. Les emplois de demain, ceux d’après la pandémie, seront radicalement différents des emplois d’il y a à peine quelques années.

En même temps, les mouvements mondiaux, au sens propre comme au sens figuré, nous obligent à repenser la façon dont nous interagissons avec autrui et dont nous composons avec les préjugés et la discrimination enracinés dans notre société. L’équité, la diversité et l’inclusion ne sont pas de nouveaux concepts, mais il est temps que nous nous engagions pleinement à les appliquer. La réconciliation avec les collectivités autochtones est une autre priorité majeure pour les particuliers et les institutions, et il reste beaucoup à faire à ce chapitre. Notre système d’enseignement postsecondaire doit encore une fois démontrer qu’il peut se développer et évoluer pour répondre aux besoins changeants des apprenants, des employeurs et des collectivités.

Peu importe où les besoins se feront sentir, CICan poursuivra son travail de soutien et de représentation des collèges et des instituts du pays. La croissance phénoménale qu’elle a connue au cours des cinquante dernières années a clairement démontré les répercussions positives qu’elle peut avoir, et elle peut encore en avoir beaucoup plus.

Aujourd’hui, alors que nous entamons une année de célébration pour marquer cinquante ans d’existence dont nous sommes fiers, nous voulons aussi regarder vers l’avenir et c’est là que vous entrez en jeu.

Nous invitons tous nos membres, partenaires, étudiants, diplômés et amis à se joindre à nous pour réfléchir au chemin parcouru et à la direction à prendre. Nous souhaitons entendre ce que vous avez à nous dire à ce sujet et nous engageons à diffuser tout au long de cette année anniversaire les textes, articles et lettres ouvertes que vous aurez préparés afin d’exposer vos différents points de vue notamment sur l’avenir du travail, de l’éducation, de la recherche, de l’innovation, de la réconciliation, de l’inclusion et de la collaboration.

Pour en savoir plus sur la façon de contribuer à ce projet, cliquez ici.

Au plaisir de découvrir ce que vous avez à nous dire !

27 janvier 2022

Développement international : Introduction au programme Éducation pour l’emploi

Chaque année, lors de la Semaine du développement international, le thématique « Visez les objectifs » nous invite à nous engager collectivement pour mettre en œuvre des changements positifs et créer un monde meilleur !

L’approche au développement international et durable propre à notre programme d’Éducation pour l’emploi (ÉPE), est un des moyens par lequel nous, à CICan, contribuons à #VisezLesObjectifs ! Avec huit projets actuellement menés dans quinze pays, ÉPE nous aide à #VisezLesObjectifs de plusieurs manières, dont les suivantes. 

  • Objectif de développement durable 4 : Accès à une éducation de qualité. En résumé, le programme ÉPE se base sur des partenariats entre collèges et instituts canadiens et établissements d’EFTP dans les pays en développement. Par l’entremise de ces partenariats, les établissements canadiens partagent leurs expertises en matière d’élaboration et à de mise en œuvre de programmes axés sur les compétences. Ils fournissent également des formations et créent des stratégies pédagogiques pour le personnel enseignant local. De plus, ils renforcent les relations avec les entreprises et les employeurs locaux dans l’objectif ultime de bâtir un système d’éducation complet, durable et inclusif adapté aux réalités socioéconomiques de chaque pays.  
  • Objectifs de développement durable 5 et 10 : Égalité entre les sexes et Réduction des inégalités. Une des clés de la croissance économique continue, c’est un marché du travail inclusif et diversifié. Ainsi, l’objectif principal de chacun des partenariats établis dans le cadre des programmes ÉPE est d’aider les populations vulnérables à atteindre la parité. Dans plusieurs pays, cela veut dire aider les femmes – en fait, tout programme ÉPE soutient directement la Politique d’aide internationale féministe du Canada – les populations autochtones, les minorités radicalisées, les personnes immigrantes et d’autres groupes vulnérables.
  • Objectif de développement durable 8 : Accès à des emplois décents. Le système collégial canadien mise depuis toujours sur la collaboration avec les employeurs pour élaborer des programmes qui répondent aux besoins pressants du marché de l’emploi et pour former des diplômés prêts à trouver et à maintenir de bons emplois. L’approche ÉPE met à profit cette expertise pour améliorer les résultats des diplômés sur le marché du travail dans les pays en développement et pour encourager la croissance économique locale. 
  • Objectif de développement durable 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Alors que l’année 2030, la date prévue pour réussir les objectifs de développement durable, s’approche, il est plus important que jamais d’élaborer des stratégies de développement qui intègrent les principes de durabilité et d’intendance écologique au sein d’une économie verte. En partageant l’expertise des collèges et instituts canadiens avec les pays en développement, les programmes ÉPE aident à transformer certains secteurs clés comme l’extraction, les ressources naturelles, la gestion des eaux et côtière, et l’écotourisme en misant sur des compétences vertes flexibles et évolutives. De plus, ils se basent sur des partenariats entre les établissements d’EFTP et les entreprises locales visant la création de solutions durables. 

Pour en savoir plus sur l’Éducation pour l’emploi et le développement international, découvrez notre tout nouveau programme d’ÉPE : Mille femmes : Je suis Femme, j’Existe, je Participe ! Il y a actuellement des projets ÉPE en cours aux Caraïbes (Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Jamaïque et Sainte-Lucie), en Afrique (Kenya, Mozambique, Sénégal, Tanzanie et Tunisie), et dans les pays membres de l’Alliance du Pacifique (Chili, Colombie, Mexique et Pérou). 

En plaçant l’éducation de qualité, l’égalité entre les sexes, l’emploi décent, la croissance économique et l’action climatique au cœur de sa stratégie de développement international, les programmes Éducation pour l’emploi abordent tous les dix-sept objectifs de développement durable en aidant chacun et chacune à réaliser leur plein potentiel grâce à l’éducation.  

24 janvier 2022

Une bonne santé, c’est aussi une bonne santé mentale

À l’heure actuelle, la bonne santé et le bien-être (objectif de développement durable n° 3) figurent parmi les ODD les plus sensibles au niveau mondial. La pandémie touche en effet tous les pays. Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge est un élément essentiel du développement durable. Or, la santé mentale, mise à mal pendant la pandémie, est intrinsèque au bien-être.

Si la sensibilisation et la lutte contre la stigmatisation des problèmes de santé mentale commencent à porter leurs fruits, il reste pressant d’en faire toujours plus. Nous avons besoin de davantage de travailleuses et travailleurs dotés des outils nécessaires pour intervenir face aux problèmes et aux urgences en matière de santé mentale. Ils doivent également pouvoir traiter et prévenir les maladies mentales, en plus de collaborer avec leurs collectivités pour apporter de l’appui aux individus et aux organisations.

Sur les campus, cela fait un an et demi que la Commission de la santé mentale du Canada et le Groupe CSA ont lancé la première norme nationale au monde sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire.

Le 26 janvier, c’est la Journée Bell Cause pour la cause.

Mercredi, Bell versera un don aux programmes canadiens de santé mentale chaque fois que vous agirez pour sensibiliser la population et réduire la stigmatisation liée à la santé mentale. Vous pouvez participer par téléphone ou par messages texte, ainsi que sur Facebook, Instagram, LinkedIn, Pinterest, Snapchat, TikTok, Twitter ou YouTube. Joignez-vous à la conversation et faites en sorte que nos actions comptent.

L’Accord sur les ODD : Aidez-nous à mettre en valeur le leadership canadien dans ce domaine !

L’Accord sur les ODD célèbre et fait valoir le rôle essentiel de l’éducation afin de réaliser les objectifs de développement durable (ODD). En tant que signataires, nous maximisons l’impact de nos efforts, nous partageons nos connaissances, nous nous engageons à en faire plus, tout en nous tenons mutuellement responsables de nos actions.

Aidez-nous à atteindre notre objectif ! Nous visons un total de 45 membres signataires d’ici le 22 avril, qui marque la Journée de la Terre. Signer l’Accord sur les ODD est une belle façon de souligner notre leadership mondial en matière de développement durable. En savoir plus sur notre objectif.

Pourquoi signer l’Accord sur les ODD ?

À CICan, nous avons signé l’Accord sur les ODD l’année dernière, comme l’ont fait également 15 membres de CICan (jusqu’à présent) ! Regardez la vidéo : Découvrez pourquoi ils ont décidé de faire ce pas et voyez ce que nous pouvons accomplir par le biais de l’action collective.

  • Félicitations aux signataires! Cégep du Vieux Montréal, Cégep Édouard-Montpetit, Cégep Gaspésie et des Îles, Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, Confederation College, Dawson College, Georgian College, Humber College, Lethbridge College, Nova Scotia Community College, Olds College, Saskatchewan Polytechnic, Selkirk College, Seneca College, Sheridan College.