15 janvier 2024

L’impact grandissant des collèges et instituts canadiens en 2024

Chaque année faisant, le rôle des collèges et instituts canadiens est déterminant pour l’avenir de notre pays. Et 2024 ne dérogera pas à la règle. Toujours au rythme de l’évolution du paysage de l’innovation et de l’enseignement postsecondaire au Canada, nous intensifions notre action pour positionner les collèges et les instituts en tant que véritables intervenants d’excellence. Nous redoublons d’efforts dans des domaines essentiels, parmi lesquels la croissance verte, l’inclusion sociale et le développement des compétences pour la nouvelle économie. Nous promouvons également le bien-être étudiant, en particulier pour des questions cruciales telles que le logement et l’intégration des étudiants internationaux dans nos collectivités. Nous sommes déterminés à apporter des contributions substantielles et dynamiques ayant un impact positif sur les individus, les collectivités et la planète.

Intéressons-nous maintenant de plus près aux éléments stables et robustes ainsi qu’à ceux qui évolueront dans les collèges et les instituts en 2024 :

Cultiver l’impact de la recherche appliquée
Avec leurs plus de 8 800 partenaires dans le cadre de projets de recherche appliquée sur une base annuelle, les collèges et instituts canalisent leurs efforts en fonction de la demande pour générer un impact bénéfique aux entreprises et aux organismes à but non lucratif du Canada.  Nous nous concentrerons principalement sur l’amélioration de la compétitivité et de la productivité dans des domaines essentiels, tels que le projet d’une économie carboneutre. Apprenez-en davantage sur nos activités de recherche appliquée.

S’adapter pour développer les compétences du 21e siècle
Les collèges et instituts continueront à intégrer le changement pour aider les apprenantes et apprenants à acquérir les compétences les plus pointues et les plus demandées. Les compétences liées au développement durable, aux énergies renouvelables, aux pratiques écologiques et à d’autres domaines critiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité (et la littératie numérique en général) entreront en ligne de compte en 2024. Lisez-en plus sur la littératie verte.

Faire face au défi du logement étudiant
En dépit d’une aide gouvernementale limitée, les collèges et instituts seront en 2024 à l’avant-garde des initiatives prises pour relever les défis en matière de logement étudiant. De nouveaux partenariats et des solutions innovantes nous permettront de stimuler la création de logements étudiants tout en continuant à plaider en faveur d’une approche holistique pour répondre à la demande de logements étudiants. Et ce, tout en s’inscrivant dans la démarche plus large du Canada visant à résoudre la crise du logement qui sévit au pays. Apprenez-en davantage sur notre rôle dans le domaine du logement étudiant. 

Gérer la croissance des étudiants internationaux
Avec l’engouement persistant autour des étudiants internationaux, nous nous attachons à améliorer leurs expériences et leurs contributions. En même temps, nous préservons l’intégrité du système et protégeons l’image de marque durement gagnée de notre pays à titre de destination privilégiée pour l’enseignement postsecondaire. Cela implique une amélioration des services de soutien, la promotion de l’intégration culturelle, la mise en place d’environnements enrichissants et inclusifs, et la recherche de solutions durables et intégrées en faveur de la croissance à tous les niveaux de gouvernement. Apprenez-en davantage sur nos recommandations visant à améliorer le Programme des étudiants étrangers. 

Cultiver notre impact par le biais de partenariats
Riches de plus de 40 ans d’expérience dans la gestion de projets nationaux et internationaux, nos capacités en la matière ont un impact sur la société. CICan continuera à positionner ses membres comme des fournisseurs de solutions essentielles pour relever certains des défis économiques, environnementaux et sociétaux. En collaboration avec le gouvernement, les employeurs et d’autres partenaires, nous identifierons et abordons des enjeux dans des domaines tels que les métiers spécialisés, les soins de santé, le développement international, les industries vertes, la réalité virtuelle, l’équité, la diversité et l’inclusion. Apprenez-en davantage sur notre portefeuille de programmes.

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20 décembre 2023

ConnexionApprentis : des outils à portée de main

Ashley du Programme d’apprentissages Lancement de carrière a participé au balado The Construction Life pour la deuxième fois cette année. Elle y a parlé de ConnexionApprentis et a rappelé que les employeurs pouvaient obtenir jusqu’à 20 000 $ pour l’embauche de nouveaux apprentis et nouvelles apprenties. Ashley a également partagé le micro avec des employeurs qui ont profité du Programme d’apprentissages Lancement de carrière. 

Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans le labyrinthe des apprentissages. Mais voilà que ConnexionApprentis, une nouvelle plateforme de Collèges et instituts Canada financée par le gouvernement du Canada, vous offre des ressources personnalisées, des conseils et des pratiques exemplaires. ConnexionApprentis facilite le recrutement, la formation et la rétention, en particulier dans les secteurs de la construction et de la fabrication. 

En utilisant des plateformes comme ConnexionApprentis et en faisant appel à l’équipe de Lancement de carrière, toujours prête à vous aider, vous maximiserez le potentiel des apprentissages et préparerez vos entreprises pour l’avenir! 

Écoutez le balado ici. 

19 décembre 2023

Pour Moniz Contracting, Apprentissages Lancement de carrière est une solution gagnant-gagnant.

« Le programme nous a beaucoup aidés à atteindre nos objectifs de développement de la main-d’œuvre. Sans ce programme, je n’aurais pas été en mesure d’intégrer l’apprentie à ce moment-là. Elle a été un ajout très bénéfique à notre équipe. » – Ian Moniz, propriétaire, Moniz Contracting

Le secteur des métiers spécialisés connaît actuellement une pénurie de main-d’œuvre en plus de se préparer à une vague de départs à la retraite. L’initiative Apprentissages Lancement de carrière, financée par le gouvernement du Canada, représente donc une solution inespérée. La firme Moniz Contracting de Sorrento en Colombie-Britannique est un parfait exemple de son succès auprès des entreprises.

Le programme a accordé à Moniz une somme de 10 000 $ pour l’embauche d’une nouvelle apprentie, soutien qui, selon le propriétaire, a été déterminant puisqu’il a permis de recruter une employée supplémentaire sans avoir à assumer les frais de formation.

L’appui de l’employeur pour le programme ne fait aucun doute. Ian Moniz le recommande fortement, car en plus de profiter aux entreprises, il permet aux apprentis et apprenties de s’épanouir dans leur domaine. Tout le monde en ressort gagnant.

Chez Moniz Contracting, ce gain mutuel paraît évident. En à peine deux mois, l’apprentie savait manipuler les outils électriques et avait acquis des compétences spécialisées en construction et en câblage électrique.

L’expérience de Moniz démontre qu’Apprentissages Lancement de carrière apporte une solution à la pénurie de main-d’œuvre, en encourageant les entreprises à former de nouveaux talents et en favorisant la diversité dans les métiers. En s’inscrivant au programme, les entreprises des secteurs de la construction et de la fabrication s’assurent un montant de 5000 $ pour chaque personne recrutée, un incitatif bonifié à 10 000 $ si la recrue fait partie d’un groupe traditionnellement sous-représenté dans les métiers. D’ailleurs, plus de la moitié des nouvelles apprenties et nouveaux apprentis embauchés dans le cadre du programme appartiennent à l’un de ces groupes, ce qui souligne les retombées tangibles du programme.

Il est encore temps de s’inscrire! Devant la réussite du programme, nous invitons d’autres entreprises à profiter de ses avantages pour former une main-d’œuvre compétente, résiliente et diversifiée pour les années à venir.

28 novembre 2023

Réflexions de départ de notre présidente-directrice générale sortante, Denise Amyot

Chers amies et amis, collègues et membres de la communauté de CICan, 

Je suis aujourd’hui à l’aube d’un nouveau chapitre de ma vie et je me sens remplie de gratitude et de réflexion.   

Au cours des dix dernières années et demie, j’ai eu l’incroyable privilège de guider cette extraordinaire association qui joue un rôle essentiel dans l’avancement du travail accompli par ses membres partout au pays.  

Beaucoup d’entre vous le savent, les adieux ne sont pas chose facile pour moi. La décision de renoncer à un troisième mandat en tant que présidente-directrice générale de CICan a été extrêmement difficile à prendre. Préalablement à ma venue ici, ma carrière diversifiée a couvert trois provinces. J’ai eu le privilège d’exercer des fonctions à plusieurs titres, depuis le gouvernement territorial à Yellowknife jusqu’à des postes au sein du gouvernement fédéral dans de multiples domaines, allant de l’enseignement à des postes de haut niveau à la fonction publique fédérale.  

Depuis le début de mon entrée en poste, je suis profondément touchée par l’impact transformateur des collèges et des instituts sur les individus et les collectivités.

Dès mon enfance, mes parents n’avaient de cesse de souligner l’importance de l’enseignement supérieur. Bien qu’ils n’aient eux-mêmes jamais fréquenté un collège, voire l’école secondaire, j’ai été témoin de leur engagement en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie. De fait, ils ont pu bénéficier de cours à un stade plus avancé dans leur vie pour faire progresser leur carrière. Je pouvais en effet observer ma mère étudier assidûment le soir pour préparer un programme de gérontologie nécessaire à l’obtention d’un nouvel emploi, ou bien encore voir mon père exploiter les possibilités de l’ÉRA (évaluation et reconnaissance des acquis) pour faire progresser sa carrière d’ouvrier dans le secteur de l’imprimerie. Voilà qui illustre parfaitement l’importance du travail acharné et la valeur incontournable de l’éducation. Leur dévouement au travail et leurs conseils m’ont incitée à être la première de ma famille élargie, tant du côté maternel que du côté paternel, à entamer des études postsecondaires.

Avec le recul, ce sont toutes ces expériences personnelles et professionnelles, ainsi que mes activités de bénévolat, qui m’ont préparée à mon passage à CICan.  

En dix ans et demi à CICan, nous avons non seulement grandi en tant qu’association, mais nous avons également contribué à la croissance de nos membres. Grâce à nos activités de plaidoyer, au renforcement des capacités, aux initiatives en faveur des connaissances et à la mise en œuvre de nombreux programmes nationaux et internationaux, nous avons accompli de véritables prouesses.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, consciente de l’incroyable potentiel de CICan, j’aspirais à son essor. Je voulais rendre l’association attrayante pour notre personnel et nos membres. Je voulais aussi qu’elle soit reconnue en tant que partie prenante majeure par le gouvernement fédéral. Je suis enchantée que mes aspirations aient abouti et que nous ayons connu une croissance exceptionnelle. Quelques exemples parmi d’autres : 

  • Notre équipe a triplé de taille alors que notre portefeuille de projets a quintuplé pour atteindre une valeur de près d’un demi-milliard de dollars, le tout au bénéfice de nos membres.  
  • Nous étions 125 membres au départ. Aujourd’hui, nous sommes fiers de compter 140 membres. malgré la fusion de deux collèges pour n’en former qu’un.  
  • Le nombre d’étudiants internationaux a augmenté de façon phénoménale, atteignant des centaines de milliers dans le réseau collégial. Nous représentons le plus grand secteur pour les étudiants internationaux.  
  • Nous avons été reconnus comme l’un des Meilleurs employeurs de la région de la capitale nationale en 2023 et avons entamé notre quatrième année avec un régime de retraite.  
  • Nous sommes fiers d’avoir adhéré au Défi 50-30 à l’automne 2020 pour devenir l’un des cinq partenaires de l’écosystème choisis par le gouvernement du Canada pour porter ce défi. 
  • Notre engagement en faveur des objectifs de développement durable (ODD) nous a valu le grand prix de la World Federation of Colleges and Polytechnics, de même que notre série d’instituts de leadership.   
  • Nous sommes à l’origine du Protocole sur l’éducation des Autochtones, ce dernier soulignant l’importance des structures et des approches nécessaires pour faire progresser l’éducation autochtone. Il a été signé par 70 de nos membres.

Les réalisations et les moments de joie sont innombrables et me tiennent à cœur. Il a été particulièrement gratifiant d’assister à l’évolution de mon personnel, à la croissance de l’association et à leur reconnaissance dans les cercles gouvernementaux. Il est tout aussi valorisant de voir la transformation et la confiance accrue des participantes et participants à nos instituts de leadership. Nos réalisations nationales et internationales sont une source de grande fierté. Qui plus est, nos activités de plaidoyer ont été très fructueuses. Cela a été particulièrement le cas pendant les années difficiles de la pandémie de COVID-19, alors que nous collaborions avec 22 ministères fédéraux. 

Je suis très heureuse que nous ayons réussi à mettre en place une association plus durable, plus inclusive et plus interconnectée que jamais. Je pourrais ainsi continuer à énumérer nos réalisations, mais il me faut reconnaître que rien de tout cela n’aurait été possible sans le dévouement et l’engagement indéfectibles de l’équipe de CICan, du Conseil d’administration et de nos estimés membres. 

C’est ici l’occasion de reconnaître les contributions de toutes celles et de tous ceux qui ont permis à ces réalisations de voir le jour. Il est difficile d’exprimer sa gratitude, au vu de la multitude d’individus méritants. Je dois cependant remercier tout particulièrement mon exceptionnelle équipe, le personnel de CICan qui se dévoue sans compter. Votre passion, vos efforts incessants et votre soutien inébranlable ont été les piliers de notre réussite collective. Votre engagement sans défaut à l’égard de notre mission commune et votre poursuite incessante de l’excellence, quels que soient les défis à relever, ont été tout simplement exceptionnels.  

J’adresse mes remerciements les plus sincères à tous les membres qui ont siégé au Conseil d’administration ces dix dernières années et demie. Votre fidélité, votre confiance en moi, votre soutien et vos conseils judicieux ont été des plus précieux. Je salue votre volonté de voir au-delà du statu quo et votre engagement envers nos objectifs collectifs. 

À vous, nos membres, qui êtes le cœur et l’âme de CICan, j’exprime ma plus profonde gratitude. Sans vous, CICan n’existerait même pas. Merci de nous avoir accompagnés au cours des 52 dernières années, de nous avoir permis de défendre vos intérêts et d’avoir eu un impact positif sur la vie de tant d’individus au sein de vos établissements. Vos actions ont non seulement permis à vos collectivités de progresser, mais elles ont également contribué à un monde meilleur. 

Je suis optimiste quant à la poursuite de la croissance et la robustesse du secteur. La dynamique acquise ensemble au cours de la dernière décennie nous permet d’envisager des résultats encore plus brillants dans le futur. Le réseau des collèges et instituts porte une attention sans faille à l’excellence, à la diversité et à la responsabilité sociale. Il est donc bien positionné pour jouer un rôle central et façonner l’avenir de l’enseignement postsecondaire au Canada. Outre ces considérations, je suis convaincue que notre secteur continuera à jouer un rôle déterminant. Il contribuera à la prospérité économique du Canada, encouragera l’innovation et préparera la prochaine génération de chefs de file et de membres actifs dans nos sociétés. 

Quant à moi, je continuerai sur ma lancée et j’apporterai ma pierre à l’édifice. Je siégerai à des conseils d’administration aux niveaux national et international. J’aime toujours autant l’apprentissage des langues et je reste passionnée par le leadership et le coaching, domaines dans lesquels je viens de lancer mes propres services de consultation. Et, bien entendu, je me réjouis de voyager et de découvrir de nouveaux endroits avec mon conjoint. J’aspire également à voir ma famille, mes petits-enfants et mes amis bien plus souvent. 

Ce fut un honneur et un privilège de travailler avec vous toutes et tous. Merci de m’avoir permis de réaliser mon plein potentiel et de faire de mon passage à CICan une expérience aussi riche.    

Longue vie à CICan et au réseau des collèges et instituts! 

Denise 

Ressources connexes : 

Distinctions récentes :

Denise exprime sa profonde gratitude pour les prix et distinctions qui lui ont été décernés récemment :

16 novembre 2023

Construire pour demain : un avenir diversifié et dynamique dans les métiers

Publication initiale en novembre 2023, par Dina McNeil, directrice des projets et programmes, Collèges et instituts Canada 

La riche diversité du Canada est indéniable. Pourtant, alors que le pays a un besoin urgent d’un plus grand nombre de personnes exerçant un métier spécialisé, le manque de représentation dans ces métiers est flagrant. Des emplois gratifiants et bien rémunérés en construction et en fabrication sont offerts dans tout le pays. Les collèges et instituts jouent un rôle essentiel pour remédier à cette pénurie et remodeler le paysage en créant des programmes et en s’associant avec les secteurs pour ouvrir la voie à un avenir plus inclusif dans les métiers. 

Notre volonté d’organiser des activités de sensibilisation visant à faire des métiers une option invitante pour tous et toutes est au cœur de cette entreprise. Notre programme Explorer les métiers et les technologies en est la preuve : des collèges et des chefs de file sectoriels offrent aux élèves du secondaire une vue d’ensemble des métiers qui déconstruit les stéréotypes traditionnels. Ces activités pratiques incitent la prochaine génération à voir les métiers spécialisés non pas comme de simples emplois, mais comme des choix de carrière ambitieux, stimulants et accessibles à tous. 

Ces dernières années, nous avons réalisé des progrès remarquables en ce qui concerne la création d’emplois pour les femmes dans les métiers. Des initiatives comme le projet Engineering, Technology, and Trades for Women du Conestoga College montrent aux femmes que les métiers ne leur sont pas seulement accessibles, mais qu’ils sont aussi accueillants. Des campagnes de recrutement dynamiques renforcent ce discours et qualifient les carrières dans les métiers d’ « attrayantes et gratifiantes », message qui trouve un écho auprès d’un nombre croissant d’apprenantes.  

Sachant que le recrutement d’une main-d’œuvre diversifiée n’est qu’un début, nous soulignons l’importance de soutenir ces apprenantes afin de garantir leur succès durable dans les métiers. L’initiative Women in Trades and Technology de la Saskatchewan Polytech incarne cette approche en plaçant le mentorat au cœur de ses préoccupations. En mettant les étudiantes en contact avec des professionnels expérimentés, nous favorisons un environnement où l’orientation, le soutien et le sentiment d’appartenance sont primordiaux. 

Les programmes de préapprentissage adaptés aux groupes sous-représentés sont un autre moyen de favoriser la diversification du secteur des métiers spécialisés. Par exemple, le programme Pathways to the Trades du Lethbridge College prépare les nouveaux arrivants et nouvelles arrivantes à l’examen d’entrée d’Alberta Apprenticeship tout en améliorant leur intégration dans la culture du marché du travail canadien. Les participants et participantes découvrent un éventail de métiers, visitent des sites de recherche d’emploi, développent des stratégies de recherche d’emploi et des réseaux professionnels, et améliorent leurs compétences linguistiques propres à un métier. 

Les programmes de ce type servent de catalyseurs du changement dans les métiers. Le fait d’offrir ces opportunités a un effet d’entraînement : plus il y a de femmes, de nouveaux arrivants, d’Autochtones, de membres de minorités visibles et de personnes 2SLGBTQI+ qui accèdent aux métiers, plus un secteur est perçu comme domaine où ces personnes pourraient évoluer.  

Nous aidons également les secteurs de la construction et de la fabrication à créer des environnements de travail positifs et inclusifs grâce à notre nouvelle plateforme ConnexionApprentis. Développée en partenariat avec sept collèges et instituts canadiens, cette plateforme fournit des outils et des ressources sur mesure comme des stratégies de recrutement inclusives, des conseils pour favoriser une culture d’entreprise positive et l’accès à des formations sur la diversité et l’inclusion. Notre objectif est de faire en sorte que ces entreprises disposent des outils nécessaires non seulement pour recruter, mais aussi pour conserver et faire progresser une main-d’œuvre diversifiée.  

Après avoir doté les entreprises des outils nécessaires pour favoriser l’inclusion, il est tout aussi essentiel d’offrir des incitatifs tangibles qui favorisent les décisions d’embauche diversifiées. Notre Programme d’apprentissages Lancement de carrière, financé par le gouvernement du Canada, récompense les employeurs qui prônent la diversité dans leurs pratiques d’embauche. Les employeurs doublent leur prime, qui passe de 5000 à 10 000 $, s’ils embauchent un ou une nouvel·le apprenti·e d’un groupe sous-représenté. D’ailleurs, plus de la moitié des nouveaux et nouvelles apprenti·es embauchés dans le cadre du programme appartiennent à l’un de ces groupes, ce qui souligne les retombées tangibles du programme.  

Dans les collèges et les instituts, il n’y a pas que des enseignants et enseignantes; nous sommes des artisan·es du changement. Chaque nouveau programme que nous créons, chaque campagne de recrutement que nous menons, chaque étudiant·e que nous inscrivons et chaque initiative de mentorat que nous lançons nous rapproche de notre vision : un secteur des métiers qui reflète la diversité de la population canadienne. Mais il reste encore beaucoup à faire, et la réalisation de cette vision nécessite une action collective. Nous invitons les entreprises, le corps enseignant, les décisionnaires et le grand public à se joindre à nous dans cette aventure transformatrice. Appuyez ces initiatives, investissez dans l’avenir des métiers et, ensemble, construisons un avenir plus inclusif et plus prospère.

13 novembre 2023

De l’urgence d’investir dans les services de santé mentale sur les campus pour un Canada résilient (ODD-3)

La vie sur le campus peut être une expérience exaltante et transformatrice pour les apprenantes et apprenants. Mais elle peut aussi se révéler source de stress et de pression intenses. Les exigences liées au suivi des cours, les attentes sociales et les défis posés par l’indépendance nouvellement acquise peuvent peser lourdement sur la santé mentale des apprenantes et apprenants. Ces défis sont encore plus prononcés pour la population étudiante plus âgée. En effet, ces derniers doivent concilier carrière et responsabilités familiales. 

Ces dernières années, le stress lié à des facteurs tels que le changement climatique, la pandémie et la culture numérique ont intensifié les problèmes de santé mentale. Ces enjeux sont maintenant à l’avant-plan des discussions sur le bien-être. Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH en anglais) signale que les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont plus susceptibles de souffrir d’une maladie mentale ou de troubles liés à l’utilisation de substances que tout autre public (CAMH, 2023). Nous savons également qu’un étudiant sur deux a accès à des services de santé mentale par l’intermédiaire de son établissement postsecondaire. Cependant, les étudiantes et étudiants soulignent que les temps d’attente constituent le principal obstacle à l’accès à ces services (ACAE, 2022).

Ce sont les apprenantes et apprenants d’aujourd’hui qui seront les leaders de demain. Dans ce monde en perpétuelle évolution, leur bien-être est donc primordial. C’est ce que souligne aussi le troisième objectif de développement durable (ODD), «Santé et bien-être». Il met l’accent sur le rôle du bien-être dans la construction de notre avenir collectif. 

Notre engagement : 

Conscients de son importance capitale, les collèges et instituts ont à cœur de redoubler d’efforts pour instaurer un environnement sécuritaire et bienveillant à l’égard des étudiantes et étudiants aux prises avec des problèmes de santé mentale. Et par exemple : 

  • Le North West College a annoncé qu’il fournira désormais des services complets de tutorat et de santé mentale à ses étudiantes et étudiants, grâce à une aide financière de Cenovus Energy. 
  • Le Holland College a récemment annoncé le lancement de la campagne Thrive visant à soutenir la création d’un centre visible et accessible pour le bien-être, la résilience et la réussite étudiantes. 
  • Le programme «Healthy Minds, Healthy College» du Red River College est au cœur de sa stratégie de santé mentale globale. Il fournit des ressources essentielles pour la gestion du stress, des services de soutien psychologique et des ateliers sur la santé mentale afin de favoriser le bien-être des étudiantes et étudiants. 
  • Le Kenjgewin Teg propose un nouveau programme qui permet aux apprenants d’acquérir un large éventail de compétences fondamentales, tout en renforçant leur santé émotionnelle, spirituelle, physique et mentale. 
  • Le Georgian College dispose d’un plan stratégique solide en matière de santé mentale et de bien-être qui comprend des services de soutien psychologique, des ateliers et des événements visant à promouvoir le bien-être mental.  
  • Le Cégep de Saint-Laurent a mis en place une stratégie de santé mentale comprenant des services d’aide psychologique, des ateliers et des campagnes de sensibilisation, ainsi qu’un programme de «soutien psychosocial» pour aider la population étudiante à gérer son bien-être mental.
     

Les collèges et instituts se mobilisent également pour la mise en place de services de santé mentale sur le campus et d’un modèle de soins échelonnés garantissant aux étudiantes et étudiants le bon soutien au bon moment. Nous aspirons à une approche holistique, qui combine soutien psychologique et diverses aides à la santé mentale, qui rapproche les étudiants de leurs communautés, qui intègre les pratiques culturelles et qui appuie la recherche. En outre, notre participation à des initiatives telles que celles-ci témoigne de notre engagement à créer des environnements d’apprentissage sécuritaires et bienveillants.

De l’urgence d’agir : 

Les collèges et instituts sont résolus à soutenir leurs étudiantes et étudiants. Cependant, pour faire face à la gravité des problèmes de santé mentale, il faut un véritable engagement de la part des gouvernements, ainsi que des actions coordonnées dotées des ressources adéquates. 

Dans son programme pour 2021, le Parti libéral du Canada a fait la promesse d’investir 500 millions de dollars sur quatre ans pour les conseillers en santé mentale sur les campus. C’est là un pas important qui va dans la bonne direction. Toutefois, les mesures concrètes se font encore attendre. 

Notre appel à l’action : 

La prospérité du Canada dépend de la capacité de nos apprenantes et apprenants à bénéficier du soutien personnalisé en santé mentale dont elles et ils ont besoin. CICan et ses membres demandent dès lors instamment au gouvernement du Canada de respecter ses engagements dans les plus brefs délais. Il importe que nous agissions dès maintenant pour que la force et la résilience de nos apprenantes et apprenants puissent propulser le Canada vers l’avant. Vous trouverez plus d’informations sur nos recommandations dans : Mémoire soumis par Collèges et instituts Canada au Comité permanent des finances de la Chambre des communes – Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2024.

28 septembre 2023

Le postsecondaire : le point de départ pour combler l’écart de compétences au Canada

Par Denise Amyot, présidente-directrice générale, Collèges et instituts Canada
Publié dans The Hill Times

Dans une économie aussi diversifiée et vaste que celle du Canada, prévoir et satisfaire les besoins en compétences est une tâche complexe. Certes, nous avons besoin de professionnels de métiers et de la santé qualifiés. Par contre, les professionnels de l’éducation préscolaire, de la conception de logiciels et de l’entrepreneuriat sont tout aussi indispensables à la croissance de notre économie en évolution. La mondialisation complique considérablement notre profil national de compétences et, plus que jamais, les employeurs canadiens ont besoin de candidats et candidates dotés d’une combinaison optimale de compétences professionnelles et mondiales.

Les collèges et instituts ont toujours axé l’enseignement sur des compétences recherchées par le marché du travail. Ils offrent d’ailleurs plus de 10 000 programmes conçus avec les secteurs pour veiller à ce que les objectifs d’apprentissages correspondent aux attentes des employeurs.

Les expériences d’études et de travail à l’étranger complètent cette équation. Les « compétences mondiales » sont les compétences communes à tous les professionnels, telles que la communication, la collaboration et la capacité d’adaptation. Les expériences à l’étranger permettent aux étudiants et étudiantes d’acquérir ces compétences avant d’intégrer le marché du travail. Cependant, les statistiques montrent que les Canadiens et Canadiennes sont moins susceptibles que leurs homologues du G7 à vivre de telles expériences. Dans un contexte mondial, c’est un désavantage. Heureusement, les programmes comme Expérience compétences mondiales (ECM) peuvent combler cet écart.

Financé par Emploi et Développement social Canada et géré conjointement par Collèges et instituts Canada et Universités Canada, ECM facilite l’accès aux expériences d’apprentissage à l’étranger pour les Canadiens et Canadiennes aux études postsecondaires. Dans le cadre du programme, les établissements organisent et concrétisent des expériences d’études et de travail à l’étranger qui favorise l’acquisition des compétences mondiales recherchées par les employeurs et nécessaires à l’économie canadienne.

Par exemple, le programme de soutien à la mobilité internationale des entrepreneurs autochtones I’M SIENT (International Mobility Supporting Indigenous Entrepreneurs) du Sault College en Ontario est une initiative financée par ECM qui permet aux étudiants et étudiantes autochtones de perfectionner leurs compétences techniques et analytiques et d’appliquer leurs connaissances avec des pairs et des entrepreneurs autochtones du Yucatan, au Mexique. Le potentiel de compétences de cette initiative est incalculable, d’autant plus qu’elle cible des groupes généralement sous-représentés dans la main-d’œuvre canadienne et les études postsecondaires.

ECM mise sur les forces d’un réseau de plus de 250 établissements postsecondaires pour favoriser l’intégration d’environ 11 000 étudiantes et étudiants canadiens sur quatre ans (particulièrement ceux et celles qui ont traditionnellement un accès limité à ces expériences) à une population active concurrentielle.

À ce jour, plus de 5000 étudiants et étudiantes, dont 75 % s’identifient comme membres d’un groupe traditionnellement sous-représenté, ont participé à une expérience d’étude ou de travail financée par ECM dans une centaine de pays. Parmi eux, 64 % sont à faible revenu, 18 %, en situation de handicap et 13 %, autochtones.

Le postsecondaire a toujours été la clé pour relever les défis du marché du travail. En effet, l’évolution du monde de l’emploi doit absolument se refléter dans l’éducation, et les expériences d’apprentissage hors de la salle de classe et du pays sont plus pertinentes que jamais.

Les expériences d’études et de travail à l’étranger, telles que celles financées par ECM, exposent les étudiants et étudiantes à de nouveaux environnements, défis et mentalités qui leur permettent d’acquérir des compétences, de la confiance et une appréciation pour la diversité. Elles constituent de plus un élément clé de la Stratégie en matière d’éducation internationale du gouvernent du Canada.

Les participants et participantes d’ECM ont identifié l’adaptabilité, la collaboration, le réseautage, la résolution de problème, les compétences linguistiques et la communication parmi les principales compétences acquises lors des expériences financées par le programme. D’ailleurs, chacune de ces compétences concorde avec l’initiative Compétences pour réussir du gouvernement du Canada, qui liste neuf compétences nécessaires pour participer et s’épanouir aux études, au travail et dans la vie.

Le Canada a besoin d’un flux permanent de talents compétitifs à l’échelle mondiale. Le financement permanent de programmes comme ECM profite donc aux étudiants, aux étudiantes et aux employeurs tout en aidant les établissements d’enseignement à offrir encore plus d’expériences d’études et de travail à l’étranger sécuritaires, enrichissantes et accessibles.

Avec un financement garantissant sa pérennité et sa croissance, ECM pourra cumuler les succès, former davantage de professionnels à la réussite et approfondir les liens interpersonnels à l’échelle mondiale. Les Canadiens et Canadiennes qui vivent des expériences à l’étranger rapportent de nouvelles compétences chez nous. La vitalité de notre main-d’œuvre en dépend.

12 septembre 2023

Les collèges et instituts mettent fin à la stigmatisation des métiers

Par Denise Amyot, présidente-directrice générale, Collèges et instituts Canada 

Publié dans Éducation pour l’emploi, automne 2023.

D’ici à 2028, ce sont plus de 700 000 personnes de métier qualifiées qui prendront leur retraite au Canada. Voilà ce que révèle un rapport de Leadership avisé RBC en 2021 (Powell & Richardson, 2021). Il précise également que l’un des principaux défis du secteur est la persistance de la sous-représentation des femmes et des immigrants. Les défis à relever sont certes considérables pour l’avenir du secteur. Mais les débouchés le sont tout autant.  

Les travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés bâtissent et réparent des structures telles que des maisons, des écoles, des hôpitaux et des routes, en plus d’autres infrastructures essentielles. Sans ces hommes et ces femmes, notre économie serait à l’arrêt. Et pourtant, on constate une diminution du nombre de titulaires de certificats d’apprentissage en âge de travailler. Selon les données du dernier recensement, ces chiffres ont soit stagné, soit diminué de 10% entre 2016 et 2021.  

Cette tendance est de mauvais augure pour l’avenir du secteur. Il est urgent d’agir pour la combattre. La bonne nouvelle, ce sont les nouveaux investissements des gouvernements pour recruter de nouveaux travailleurs qualifiés. La mauvaise nouvelle, en revanche, est que le secteur reste confronté à la stigmatisation, aux idées préconçues et aux restrictions d’accès.  

Modifier la perception liée aux revenus 

Dans les métiers spécialisés, un compagnon est un individu qui a réussi son examen et reçu un certificat de qualification de la part de l’autorité provinciale ou territoriale compétente en matière d’apprentissage. On peut devenir compagnon soit en suivant une formation en apprentissage, soit en passant l’examen sans avoir suivi d’apprentissage formel. On parle dans ce dernier cas de figure d’ouvrier professionnel. 

Bien qu’il existe de nombreuses filières différentes pour faire carrière dans les métiers, la formation en apprentissage formel permet d’améliorer l’employabilité. En moyenne, les personnes qui suivent une formation formelle déclarent gagner davantage que les ouvriers professionnels. C’est ce que révèle un rapport publié en 2021 par l’Education Policy Research Initiative et le Conseil de l’information sur le marché du travail (Finnie, Dubois, & Miyairi, 2021).  

Si l’on compare les chiffres, le rapport a révélé que le salaire moyen des personnes de métier s’élevait à 62 000 dollars au cours de la première année suivant l’obtention du certificat. En outre, le rapport révèle que celles et ceux qui suivent une formation formelle en apprentissage gagnent près de 10% de plus que les ouvriers professionnels au cours de la première année après la délivrance de leur certificat. Le rapport indique également que les compagnons qui suivent une formation en apprentissage ont probablement de meilleures relations avec les réseaux professionnels formels et informels. Il en ressort aussi qu’ils sont plus à même de trouver des emplois mieux rémunérés que les ouvriers professionnels. 

Des données similaires de Statistique Canada montrent également que les compagnons dans certains domaines liés à la construction, comme les monteurs de lignes électriques, les opérateurs de grues et les techniciens en instrumentation et contrôle industriels, peuvent gagner plus de 100 000 $ par année. 

Experts en apprentissage pratique 

Les apprentissages combinent formation en milieu de travail et études en salle de classe. Ces expériences sont précieuses tant pour les étudiantes et étudiants qui se lancent dans les métiers que pour les employeurs. Les apprentissages aident les employeurs à recruter de nouveaux talents et permettent aux étudiantes et étudiants de décrocher un diplôme validant les compétences requises par les employeurs.  

Les programmes de préapprentissage préparent les étudiants à entrer en apprentissage, à développer leurs compétences professionnelles et leur préparation au métier, ainsi qu’à trouver un emploi en tant qu’apprentis. Cette filière contribue à remédier aux pénuries de main-d’œuvre dans les métiers en donnant aux étudiants la possibilité de découvrir une carrière potentielle tout en minimisant les enjeux. 

Les collèges et instituts sont des experts de l’apprentissage pratique. Ils proposent plus de 300 programmes de préapprentissage dans plus de 20 métiers spécialisés. En outre, plus de 80 de ces programmes sont conçus pour appuyer les groupes traditionnellement sous-représentés dans les métiers.  

Par exemple, le Nunavut Arctic College offre cinq programmes de préapprentissage conçus pour préparer ses étudiantes et étudiants à des carrières dans des métiers tels que l’entretien des logements, la menuiserie et la mécanique des systèmes de chauffage. Cette approche pluridisciplinaire permet aux apprenantes et apprenants d’acquérir non seulement des connaissances et des compétences techniques, mais aussi de renforcer leur confiance en eux. Ce qui est important pour leur réussite.  

Au George Brown College, le programme Women Transitioning to Trades and Employment (Femmes en transition vers les métiers et l’emploi) accompagne les femmes et les personnes non binaires, trans et bispirituelles à la recherche d’un emploi stable dans les métiers et les domaines liés à la construction. Ce programme a pour but d’augmenter le nombre de personnes issues de groupes sous-représentés souhaitant s’orienter vers les métiers et y prospérer. 

Les collèges et instituts organisent aussi régulièrement des activités interactives pour les élèves du secondaire. Elles servent à leur apprendre à se repérer dans les offres de formation, à identifier les compétences nécessaires pour réussir et à se familiariser avec les méthodes permettant de s’engager sur la voie de la réussite.  

Ce ne sont là que quelques exemples des types d’apprentissages de haute qualité qui préparent les individus à des carrières prometteuses dans les métiers.  

Renforcer l’intérêt et la passion professionnelle 

Il y a trois ans, en partenariat avec le Forum canadien sur l’apprentissage, Collèges et instituts Canada (CICan) mettait en œuvre un programme visant à accroître la participation des groupes sous-représentés dans les métiers spécialisés afin de contribuer à leur réussite. Il visait notamment les femmes, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les personnes en situation de handicap et les jeunes.   

Le programme, intitulé « Favoriser l’accès à des parcours inclusifs en préapprentissage », a permis à des personnes confrontées à des obstacles à l’éducation d’accéder à une formation sur mesure conçue pour faciliter le développement des compétences, les possibilités d’apprentissage pratique et l’accès à une carrière épanouissante. Afin d’avoir un impact sur l’ensemble du secteur, nous avons recueilli des données, mené des entretiens et mis au point une panoplie de ressources. Citons parmi celles-ci une analyse environnementale, un inventaire des programmes de préapprentissage, un outil sur la diversité et l’inclusion, etc.  

Sur les 84 participants ayant suivi et réussi le programme, 77% ont exprimé leur intérêt à poursuivre une carrière dans un domaine lié aux métiers. Et 60% d’entre eux ont exprimé le désir de suivre un apprentissage.  

Ces résultats mettent en évidence que les programmes de formation formelle peuvent renforcer la passion pour les métiers. Cela est particulièrement vrai pour les personnes traditionnellement sous-représentées dans le secteur. Si nous voulons bâtir un avenir durable, il nous faut davantage d’hommes et de femmes pour la plomberie, la chaudronnerie, l’exploitation d’équipements lourds et la soudure. Ceci permettra de refléter la diversité de nos collectivités.  

L’avenir du secteur 

Nous savons qu’il existe actuellement un fossé entre les employeurs du secteur des métiers et les apprentis. Il peut être difficile pour les employeurs de recruter et de fidéliser de jeunes travailleuses et travailleurs. La rentabilité est souvent affectée par le temps investi dans la formation et les apprentis, aussi enthousiastes soient-ils, ont parfois du mal à trouver un stage. Il faut trouver des solutions à ces défis au fur et à mesure que nos besoins et nos préférences évoluent.  

En tant que porte-parole national des collèges et instituts, nous rassemblons nos établissements dans le cadre de programmes et de projets nationaux. Ces derniers visent à trouver des solutions à des défis économiques et sociaux similaires à ceux rencontrés aujourd’hui dans le secteur des métiers. Il peut notamment s’agir d’accorder des subventions salariales pour aider les étudiantes et étudiants à décrocher un emploi, de mettre au point de nouvelles microcertifications et des méthodes d’enseignement novatrices, d’aider les nouveaux arrivants sur le marché du travail, et bien plus encore.  

Apprentissages Lancement de carrière, par exemple, offre des incitatifs financiers et d’autres ressources aux petits et moyens employeurs des secteurs de la construction et de la fabrication pour les aider à embaucher de nouveaux apprentis. Le programme permet aux employeurs d’accéder aux talents nécessaires pour faire prospérer leur entreprise. Il leur permet aussi de bénéficier d’incitatifs pour recruter, embaucher et intégrer de nouveaux apprentis, sans oublier le soutien nécessaire pour naviguer dans les systèmes de certification des apprentis au Canada, ceux-ci variant d’une province à l’autre. Mais aussi, il contribue à accroître la diversité dans les métiers en incitant les employeurs à embaucher des apprentis issus de groupes traditionnellement sous-représentés dans le secteur et en leur fournissant les ressources nécessaires pour les accompagner dans leur démarche. 

Les collèges et instituts forment un réseau pancanadien de fournisseurs de compétences. À ce titre, ils rendent de telles ressources facilement accessibles aux collectivités et aux employeurs de l’ensemble du pays. Et de fait, avec ses quelque 700 campus, plus de 95% des Canadiens et plus de 86% des peuples autochtones se trouvent à moins de 50 km d’un collège ou d’un institut. 

Une carrière dans les métiers spécialisés est gratifiante, bien rémunérée et implique un travail hautement qualifié et des connaissances spécialisées – sans parler des possibilités de posséder sa propre entreprise. Nous devons nous efforcer de remettre en question les idées reçues sur la formation professionnelle et les carrières spécialisées telles que les métiers. Elles sont cruciales pour chacune de nos collectivités.  

Les collèges et instituts sont des chefs de file dans le domaine de l’apprentissage axé sur les compétences de haute qualité. Ils font donc partie de la solution. 

05 septembre 2023

Un aperçu du programme de plaidoyer de cet automne pour Collèges et instituts Canada

Les mois d’automne sont porteurs de dynamisme et d’énergie. Cette saison rime avec transformation et renouveau. Et c’est particulièrement vrai dans le secteur de l’enseignement postsecondaire, alors que les apprenantes et apprenants, les éducatrices et éducateurs et les administratrices et administrateurs entament une nouvelle année scolaire. Pour Collèges et instituts Canada (CICan), c’est le moment de réaffirmer notre volonté de créer un avenir meilleur pour les individus et les collectivités et d’intensifier notre programme de plaidoyer pour l’année à venir.    

Cette année, compte tenu de l’attention accrue que le gouvernement porte à la jeunesse, les objectifs de nos priorités prennent un nouvel élan. Nous concentrons nos efforts sur nos domaines prioritaires et mettons en œuvre des solutions pratiques qui renforcent la capacité de notre système à former des dirigeantes et dirigeants et des travailleuses et travailleurs confiants, résilients, issus de la diversité et prêts à relever les défis futurs et à propulser le Canada vers l’avant.    

Voici un aperçu de ces solutions, comme recommandé dans notre mémoire récemment présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2024 :  

  • Donner les moyens nécessaires pour aider : Les pénuries de main-d’œuvre persistent. C’est pourquoi nous continuons à nous assurer que nos membres reçoivent l’appui nécessaire pour jouer leur rôle critique qui est celui de préparer des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés et prêts à affronter l’avenir. Nous demandons au gouvernement d’augmenter les investissements dans le mécanisme d’indexation du Transfert canadien en matière de programmes sociaux. Ce dernier aide les provinces et les territoires à financer des programmes sociaux essentiels tels que l’enseignement postsecondaire. 
  • Donner aux apprenantes et apprenants un espace de vie : Conscients de la gravité de la crise du logement au Canada, les collèges et instituts souhaitent vivement faire partie de la solution. Nous faisons pression sur le gouvernement pour qu’il intègre les besoins uniques des étudiants en matière de logement dans les politiques, les programmes et les données fédérales en la matière. Nous demandons également la mise en place d’un nouveau Programme de prêts et de subventions au logement étudiant. 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants dans un contexte de mondialisation : Posséder des compétences mondiales est indispensable dans notre monde interconnecté d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous plaidons en faveur de la continuité de programmes indispensables, tels que le pilote d’Expérience compétences mondiales. De plus, nous préconisons une augmentation de son financement afin de stimuler la mobilité étudiante sortante et de renforcer la position du Canada à l’international dans le domaine de l’éducation. 
  • Faire progresser la réconciliation : La réconciliation reste la clef de voûte de nos initiatives de plaidoyer. Nous continuons à nous attacher à obtenir des investissements substantiels dans des programmes tels que le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire autochtones et dans des stratégies adaptées à l’enseignement postsecondaire des Inuits et des Métis, afin de stimuler la mobilité économique des Autochtones et d’enrichir le potentiel du Canada. 
  • Prendre soin de la santé mentale des apprenantes et des apprenants : La santé mentale des étudiantes et étudiants a une incidence sur leur capacité à s’épanouir. Alors que les problèmes de santé mentale ne cessent de croître, nous insistons sur l’importance d’investir dans les services d’aide à la santé mentale étudiante dans les établissements d’enseignement postsecondaire. 
  • Exploiter la recherche appliquée des collèges pour épauler les petites entreprises : Le rôle des collèges dans l’innovation et la résolution de problèmes urgents tels que les changements climatiques ne cesse de s’accroître. Nous plaidons pour renforcer la capacité des collèges à concourir pour le financement de la recherche, et aussi pour garantir l’égalité des chances dans l’écosystème de l’innovation au Canada.  

Comment ferons-nous en sorte que ces recommandations deviennent réalité? À titre de porte-parole des collèges et des instituts, nous concentrerons nos activités de plaidoyer des mois à venir sur les points suivants :  

  • Sensibiliser à la contribution inestimable de nos membres et veiller à ce que leurs attentes soient prises en compte au plus haut niveau gouvernemental à travers des rapports, des publications et des réunions avec de hauts fonctionnaires (consultez nos derniers mémoires à ce propos); 
  • Veiller à ce que nos membres participent activement à des débats critiques, tels que ceux des comités permanents de la Chambre des communes, ainsi qu’à des événements à haute visibilité, tels que notre toute prochaine édition annuelle de CICan sur la Colline; et 
  • Amplifier notre message collectif par des initiatives de communication stratégique ciblant les médias nationaux, régionaux et en ligne (consultez les dernières nouvelles de CICan à ce propos). 

Restez à l’écoute, car nous entamons une nouvelle année passionnante de plaidoyer, pour que les collèges et instituts continuent à propulser le Canada vers l’avant. 

17 août 2023

Les simulations virtuelles changent l’avenir de l’éducation en soins de santé (ODD 4)

Les défis de longue date liés à l’obtention de stages cliniques pour les programmes de soins de santé, exacerbés par la COVID-19, ont considérablement limité les possibilités pour les étudiantes et étudiants d’acquérir une expérience précieuse en milieu de travail. Ces défis sont encore plus prononcés pour les étudiantes et étudiants vivant en dehors de grands centres urbains ou ceux et celles appartenant à des groupes sous-représentés qui font face à des obstacles supplémentaires à l’accès.    

Pour s’assurer que la prochaine génération de professionnels de la santé est bien outillée, les éducateurs en santé recherchent des opportunités d’apprentissage créatives. Plus que jamais, les simulations virtuelles émergent comme une modalité pour aider les étudiantes et étudiants à développer un éventail plus large de compétences cliniques de manière évolutive et rentable. 

L’ODD-4 nous met au défi de mettre en place une éducation de qualité inclusive et équitable et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour toutes et tous. Cela signifie que nous devons trouver des façons novatrices de développer des outils d’apprentissage qui peuvent améliorer les ressources éducatives et mener à l’obtention d’un emploi pour tous les étudiants et toutes les étudiantes au Canada, peu importe l’endroit où ils(elles) vivent. 

Virtu-AIT est un projet innovant d’apprentissage intégré au travail qui a permis aux éducateurs de collaborer avec des experts en simulation pour créer des simulations virtuelles. Grâce à cette collaboration, les éducateurs de partout au Canada peuvent accéder librement à plus de 185 simulations virtuelles sous forme de ressources éducatives ouvertes conçues pour offrir aux étudiantes et étudiants qui suivent les programmes de soins infirmiers, de sciences de laboratoire médical, de soins paramédicaux et d’échographie des expériences d’apprentissage pratiques afin d’améliorer leurs compétences et connaissances cliniques. En fait, en une année, les ressources éducatives ouvertes du programme Virtu-AIT ont été consultées par 12 000 éducateurs, étudiants et membres de la communauté. En outre, plus de 4 700 étudiantes et étudiants ont acquis des compétences prêtes à l’emploi grâce à Virtu-AIT tout en étant connectés à des partenaires du marché du travail. 

Bien que les nouveaux modèles éducatifs et les nouvelles méthodes d’enseignement peuvent ouvrir de nouvelles possibilités aux étudiantes et étudiants, ils peuvent souvent représenter un défi pour les éducateurs. C’est pourquoi Virtu-AIT et Simulation Canada ont également organisé une série d’ateliers uniques en leur genre pour aider les éducateurs à intégrer la simulation virtuelle dans leurs programmes éducatifs.  

  • Plus de 100 éducateurs de collèges et d’instituts ont eu l’occasion d’apprendre auprès d’experts de renommée mondiale dans le domaine de la pédagogie de la simulation virtuelle et de partager les meilleures pratiques et stratégies entre eux. 

Alors que nous continuons à nous efforcer d’atteindre l’ODD 4, Virtu-WIL est un témoignage de notre engagement collectif à fournir une éducation de qualité et des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. 

Virtu-AIT est financé par Emploi et Développement Social Canada dans le cadre de L’initiative d’apprentissage innovant intégré au travail.