21 mai 2026

Comment les collèges sont source d’espoir, autant pour le Canada que pour leur collectivité

Par Pari Johnston, présidente-directrice générale de Collèges et instituts Canada

Cet article a été publié par The Academica Forum le 11 mai 2026.


La première chose que je remarque en arrivant sur un campus collégial, c’est l’énergie qui s’en dégage.

Elle se manifeste dans des gestes simples, mais révélateurs : des étudiantes et étudiants qui circulent avec intention entre leurs cours, des discussions animées qui débordent des laboratoires et des espaces communs, du personnel enseignant et des membres du personnel qui prennent le temps de saluer les apprenantes et apprenants par leur nom et de prendre de leurs nouvelles.

Au cours des deux dernières années, j’ai visité 56 collèges et instituts dans presque toutes les provinces et tous les territoires. Chaque établissement possède sa propre identité, façonnée par la communauté dans laquelle il est ancré.

Et pourtant, partout où je vais, je ressens la même chose : ce sont des milieux où les possibilités semblent concrètes, accessibles et partagées.

Ce sentiment est important. Il révèle quelque chose de profond sur le rôle des collèges publics dans l’avenir du Canada.

Partout au pays, ils accomplissent un travail essentiel : rapprocher les gens des occasions qui s’offrent à eux, arrimer la formation aux réalités des collectivités et des secteurs d’activité, et transformer les ambitions en résultats concrets.

Et lorsque le réseau collégial canadien agit de façon concertée autour d’objectifs communs, son impact est considérable – pour les apprenantes et apprenants, pour les collectivités et pour le pays tout entier.

Transformer les possibilités en parcours concrets

Lors de mes visites, je rencontre constamment des personnes qui amorcent un parcours, ou en bâtissent un tout nouveau.

Plusieurs sont des étudiantes et étudiants de première génération. D’autres concilient travail, famille et études. Certaines personnes ne s’imaginaient pas poursuivre des études postsecondaires avant de mettre les pieds sur un campus collégial. Et une personne sur cinq est déjà titulaire d’un diplôme universitaire.

Les collèges conçoivent leurs programmes en fonction de ces réalités. Ils misent sur la flexibilité, privilégient l’apprentissage pratique et travaillent directement avec les employeurs afin que la formation corresponde aux besoins du marché du travail.

Ils investissent aussi dans des mesures de soutien qui favorisent la réussite et créent des environnements où les apprenantes et apprenants se sentent reconnus, compétents et soutenus.

Le résultat est puissant.

Les diplômées et diplômés quittent avec bien plus qu’un diplôme : elles et ils repartent avec de la confiance, du pouvoir d’agir et des perspectives d’avenir. Leur impact se fait sentir dans leur milieu de travail, leur famille et leur collectivité.

Chaque personne diplômée devient une force qui contribue à faire avancer le pays : une personne soignante, un premier répondant ou une première répondante, une entrepreneure ou un entrepreneur, une innovatrice ou un innovateur, une bâtisseuse ou un bâtisseur.

La collation des grades, ce moment porteur d’espoir célébré chaque année dans des centaines de collectivités, représente bien plus qu’une réussite individuelle. Elle symbolise un engagement collectif envers l’avenir.

Une collaboration qui multiplie l’impact

Les collèges travaillent aussi de façon intentionnelle entre eux. Ils partagent des idées, coordonnent leurs actions et mettent en œuvre des solutions concrètes en matière de main-d’œuvre et d’innovation.

Lorsque les établissements s’alignent autour de priorités communes, leur impact se décuple. Une innovation née localement peut rapidement générer des retombées à l’échelle du pays.

Cet esprit de collaboration se reflète également dans leurs partenariats.

Employeurs, gouvernements, communautés autochtones et organismes sans but lucratif se tournent vers les collèges parce qu’ils savent collaborer efficacement et livrer des résultats rapidement.

Ensemble, ils créent des passerelles entre compétences, innovation et possibilités afin de répondre aux défis immédiats tout en préparant l’avenir.

Alors que le Canada investit dans des projets structurants liés à sa résilience économique et à sa sécurité nationale, le rôle du secteur collégial devient encore plus essentiel.

Les collèges et instituts ne sont pas seulement des établissements de formation. Ce sont aussi des carrefours régionaux qui soutiennent le développement de la main-d’œuvre, accompagnent la réussite étudiante et collaborent étroitement avec les employeurs pour créer des parcours adaptés aux besoins des industries.

Pensons au Northern Lights College, à Dawson Creek, en Colombie-Britannique, qui a collaboré avec Tourmaline Oil afin de développer une formation accélérée pour opérateurs et opératrices. Résultat : des pénuries de main-d’œuvre atténuées et une intégration rapide des diplômées et diplômés en emploi.

Ce modèle peut être adapté dans plusieurs secteurs et collectivités partout au pays.

L’éducation comme source de confiance et de résilience

Le Canada traverse actuellement une période de transformation profonde.

Les avancées technologiques modifient rapidement nos façons de travailler et d’apprendre. Les tensions géopolitiques et les réajustements commerciaux mettent à l’épreuve notre résilience économique. Les changements démographiques redéfinissent la composition de la main-d’œuvre et des collectivités. Et les besoins en compétences évoluent constamment.

Dans ce contexte, le Canada a besoin d’établissements publics solides, capables d’agir avec leadership.

Des établissements qui servent à la fois de repères et de liens entre les ambitions nationales et les réalités locales.

C’est précisément ce qui distingue notre secteur.

Les collèges publics du Canada sont faits pour ces moments. Ils savent s’adapter rapidement tout en demeurant profondément enracinés dans leur communauté.

Ils répondent aux besoins immédiats, tout en contribuant à bâtir des bases durables pour l’avenir.

Et ils l’ont toujours fait.

L’histoire le démontre.

Dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, des établissements partout au pays ont mobilisé leurs ressources pour soutenir l’effort national. En moins d’une semaine, le Southern Alberta Institute of Technology mettait ses installations au service du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique.

Un exemple marquant de ce que font les collèges et instituts depuis toujours : agir rapidement, mobiliser leur expertise et répondre aux besoins urgents du pays.

Cet esprit demeure bien vivant aujourd’hui.

Au début de la pandémie de COVID-19, les collèges et instituts ont rapidement épaulé leurs collectivités. À Niagara College, des équipes ont reconverti des laboratoires afin de produire des équipements de protection individuelle.

Partout au pays, des établissements ont adapté leurs installations, mobilisé leurs équipes et travaillé avec les partenaires de santé publique.

Non pas parce qu’on leur a demandé, mais parce que c’est ce que font des établissements profondément ancrés dans leur collectivité.

Nous répondons. Nous nous adaptons. Et nous servons.

Un objectif commun, un avenir plus fort

Ce qui me marque le plus après chacune de ces visites, c’est ce sentiment d’objectif commun.

Chaque campus raconte une histoire différente, mais ensemble, ils forment un réseau national guidé par une conviction forte : l’éducation est un levier de possibilités, de résilience et de développement pour le Canada.

Aujourd’hui, cette vision collective ouvre de nouvelles perspectives.

Les collèges et instituts, avec leur association nationale, tracent une orientation claire pour l’avenir, une orientation qui mise sur leurs forces, précise leurs priorités et les mobilise à l’échelle dont le pays a besoin.

Le chemin à venir exigera une collaboration encore plus étroite entre établissements, un meilleur arrimage avec les collectivités et les employeurs, ainsi qu’un engagement constant envers la réussite des apprenantes et apprenants.

Les collèges et instituts sont prêts.

Ancrés localement et connectés à l’échelle nationale, ils continueront à soutenir les apprenantes et apprenants, à renforcer les collectivités et à contribuer à la prospérité et à la résilience du Canada.

Des collèges solides bâtissent des collectivités fortes.

Et ensemble, grâce à une action réfléchie et concertée, ils contribueront à façonner un Canada confiant, inclusif et porteur d’espoir.

15 avril 2025

Au rendez-vous pour le Canada

Les élections fédérales auront lieu dans deux semaines et le Canada se trouve à un tournant. Le prochain gouvernement façonnera l’avenir de notre pays. Il fixera des priorités dans des domaines aussi variés que le logement, le développement de la main-d’œuvre, l’exploitation des ressources et la compétitivité mondiale.

Pour qu’un gouvernement puisse tenir ses promesses, les collèges, instituts, cégeps et écoles polytechniques publics du Canada sont incontournables.

S’unir au moment opportun

À CICan, nous travaillons tout au long de l’année avec le gouvernement fédéral pour veiller à ce que nos membres reçoivent tout ce qui leur est nécessaire pour prospérer. 

Cela passe par se faire entendre d’une voix nationale et unifiée pour le secteur à Ottawa, de travailler avec les bonnes personnes et les bons organismes partenaires, d’élaborer les bonnes politiques et de travailler sur les bons investissements, ainsi que de mettre à profit les aides adéquates pour permettre à notre secteur de continuer à faire ce qu’il fait de mieux : anticiper les besoins futurs et fournir des solutions accessibles, adaptables et durables en matière de formation, d’éducation et de recherche appliquée partout au pays et ce, pour relever les plus grands défis du Canada.

Dans tout ce que nous faisons, nous rassemblons nos membres pour qu’ils diffusent leurs connaissances, stimulent l’innovation et concilient leurs efforts afin d’avoir un impact audacieux et durable. Les élections de 2025 constituent un moment charnière, et leur impact sera considérable.

  • C’est la raison d’être de notre premier Sommet des Leaders, lequel aura lieu la semaine prochaine. Nous rassemblons les chefs de file du secteur, ainsi que ses partenaires, à un moment critique pour notre pays.

Ce dialogue national permettra à nos établissements d’être prêts à collaborer avec le gouvernement, quel qu’il soit, en réfléchissant de manière proactive et stratégique à ce que les Canadiennes et Canadiens attendent de nous et à la manière dont nous pouvons bâtir des coalitions de volontaires et, ensemble, aborder la situation. 

Les défis du Canada, nos solutions

Soutenir Équipe Canada (construire, former, faire croître, fabriquer et alimenter les emplois et les solutions qui font avancer ce pays) et les collèges, instituts, cégeps et écoles polytechniques publics sont deux éléments indissociables. Nous sommes réactifs, adaptables, profondément ancrés dans les collectivités et nous travaillons directement avec les employeurs dans toutes les régions du pays.

Les principaux partis du Canada ont commencé à dévoiler leurs programmes électoraux et leurs promesses. Et presque tous les enjeux électoraux critiques sont liés à notre travail et aux défis que nous contribuons à résoudre chaque jour.

C’est pourquoi il est essentiel d’investir dans nos établissements pour obtenir un impact durable et significatif. 

Construire et fabriquer des objets chez nous

  • Construction et création de logements : Près de 65 000 étudiantes et étudiants suivent actuellement une formation dans les collèges et instituts pour devenir nos futurs professionnel(le)s de la construction et technicien(ne)s en ingénierie, afin de construire de meilleures maisons plus rapidement. En outre, ils offrent plus de 300 programmes de préapprentissage qui forment les travailleuses et travailleurs qualifiés du secteur de la construction dont le Canada a un besoin urgent. 
  • Approvisionnement alimentaire : Les collèges et instituts offrent 164 programmes agricoles, et notamment dans les sciences des cultures, la gestion agricole et les technologies de serre. Ceux-ci forment les travailleuses, travailleurs et chef(fe)s d’entreprise à la production de denrées alimentaires pour la population canadienne.  
  • De plus, grâce à près de 3 000 projets de recherche appliquée, notre secteur travaille avec les fabricants et les producteurs canadiens pour améliorer la façon dont nous fabriquons et cultivons des produits au Canada, pour notre population. Parmi ces projets, 878 étaient spécifiquement destinés à soutenir les secteurs des ressources naturelles et de l’agriculture du Canada. 
  • Soins de santé et services sociaux : Près de 100 000 étudiantes et étudiants sont formés au sein des collèges et instituts dans le cadre de plus de 1 100 programmes dans le domaine de la santé, dont près de 300 programmes de soins infirmiers. Face à l’évolution démographique et au vieillissement de la population, il est plus important que jamais pour les collèges et les instituts d’innover dans le domaine des soins aux aînés et de l’innovation sociale.  
  • Défense et sécurité publique : Les collèges et instituts jouent également un rôle crucial en offrant une formation certifiée pour les professions à forte demande au sein des Forces armées canadiennes (FAC) et en accompagnant les anciennes et anciens combattants, les réservistes et leurs familles en transition vers des carrières civiles.  Près de 22 000 étudiantes et étudiants sont formés aux services de sécurité et de protection, dont 14 901 à la justice pénale et à l’administration pénitentiaire. 

Sur le commerce mondial et l’économie

  • Chaînes d’approvisionnement : Les collèges et instituts assurent le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement du Canada grâce à plus de 1 500 programmes liés à la fabrication. Nous formons les travailleuses et travailleurs qualifiés que sont les technicien(ne)s, ingénieur(e)s et spécialistes qui conçoivent, construisent et entretiennent les systèmes qui fabriquent et transportent les biens dont les Canadiennes et Canadiens dépendent chaque jour.  
  • Transport : Qu’il s’agisse de l’aérospatiale, de la construction automobile ou de la logistique ferroviaire et routière, nos diplômé(e)s prêts à l’emploi sont essentiels pour assurer l’efficacité, la fiabilité et la résilience des chaînes d’approvisionnement, ainsi que pour aider les entreprises canadiennes à commercialiser leurs produits.  
  • Partenariats mondiaux : Notre secteur renforce les capacités, diffuse les meilleures pratiques et offre une formation cohérente et de haute qualité qui met en relation l’éducation canadienne axée sur l’emploi et le reste du monde. Nos activités nous positionnent en tant que chefs de file en matière de développement des compétences et de la main-d’œuvre, d’innovation et de développement durable. Face à l’évolution des marchés mondiaux, l’exploitation de l’ensemble de nos actifs et de nos réseaux à l’étranger jouera un rôle clé dans la diversification des marchés.

Sur la productivité et la compétitivité

  • Une industrie résiliente et efficace : Avec près de 700 laboratoires de recherche à travers le Canada, les collèges et instituts s’associent aux industries canadiennes (en particulier les PME) pour mettre au point des solutions innovantes, fabriquées au Canada.  
  • Les centres de recherche appliquée des collèges et instituts aident également les entreprises à s’orienter vers de nouveaux marchés et à se procurer des composants de remplacement. Ils fournissent des analyses de marché qui garantissent que les entreprises peuvent continuer à fournir les produits et services essentiels dont dépendent les Canadiennes et Canadiens. 
  • Accélérer l’adoption des technologies : Ces collaborations, axées sur la mise au point de nouveaux produits, procédés et prototypes, donnent aux fabricants canadiens un avantage concurrentiel, stimulent la productivité, améliorent l’automatisation et aident les entreprises à s’adapter à l’évolution du marché, aux technologies émergentes et aux changements réglementaires.
  • Compétences numériques : À titre d’innovateurs, nos établissements sont toujours tournés vers l’avenir et jouent un rôle central dans la construction de l’infrastructure numérique du Canada. Nous proposons des formations accessibles et de pointe ainsi que des compétences axées sur l’industrie et adaptées à l’économie numérique, tout en exploitant des outils d’intelligence artificielle pour transformer les programmes afin de répondre à l’impératif numérique du Canada. 
  • Production et conversion de l’énergie : Pour réaliser les objectifs énergétiques du Canada, les collèges et instituts jouent un rôle de premier plan dans la formation des compétences afin de conduire la transformation énergétique du Canada et d’accroître notre capacité dans les énergies alternatives telles que le nucléaire, le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité, et de soutenir les industries existantes pour acheminer l’énergie vers le marché. Les investissements fédéraux dans nos établissements favorisent la transformation énergétique tout en équilibrant la croissance économique et la responsabilité environnementale. 
  • Ressources naturelles : Nous sommes à la pointe de la formation professionnelle, de la recherche et des solutions durables dans des secteurs à forte demande tels que l’exploitation minière et l’extraction et le traitement des minerais essentiels, afin de soutenir des industries en pleine croissance telles que les semi-conducteurs et la production de véhicules électriques. 

Prêt à soutenir Équipe Canada

Bien que l’avenir soit incertain, CICan et ses membres sont des partenaires engagés d’Équipe Canada. En tant que réseau public de formation le plus accessible du Canada, nous sommes le filet de sécurité des Canadiennes et Canadiens. Nous sommes parés à collaborer et à soutenir les priorités qui façonnent l’avenir du pays.

Cette élection est un moment clé pour le Canada. Et nous sommes au rendez-vous.

Apprenez-en davantage

01 avril 2025

Ajuster les solutions, bâtir la main-d’œuvre

Qu’ai-je en tête? avec Pari Johnston.

L’économie canadienne est éprouvée. L’instabilité mondiale, les tarifs douaniers cumulatifs, les turbulences dans les chaînes d’approvisionnement et une population vieillissante s’ajoutent aux pénuries de main-d’œuvre pour provoquer l’incertitude dans nos entreprises et chez les travailleuses et travailleurs. L’économie doit réorienter son axe et se rebâtir. Je soulignais récemment l’importance d’un secteur unifié en ces moments difficiles.  

Notre force face à une telle situation réside dans un effort collectif et unifié. Les programmes nationaux de renforcement des compétences de CICan agissent en ce sens.  

Ces programmes nous unissent, rassemblant 135 établissements publics (collèges, instituts, cégeps et polytechniques) à travers le pays pour cocréer des solutions qui répondent aux problèmes nationaux et font progresser les communautés. 

Notre réseau. Notre force. 

Ces programmes ne fonctionneraient pas sans nos membres qui, ancrés dans leurs communautés et à l’écoute des employeurs, transmettent leur savoir-faire, élaborent des solutions et développent outils et ressources pédagogiques dont ils amplifient la portée en les partageant dans tout notre réseau. D’autres établissements peuvent alors les adapter aux besoins locaux. 

Cet effort collectif alimente les formations pratiques, les nouveaux partenariats et la préparation aux emplois en forte demande.  

Ensemble, nous arrivons à : 

Ce n’est pas tout. En élaborant des formations en fonction des données du marché, en aidant les nouveaux arrivants à trouver du travail et en écologisant la formation dans les métiers, nos programmes soutiennent une économie souple et robuste.  

Avantages pour la population

Ces programmes dépassent les limites des campus. Ils fournissent à la main-d’œuvre canadienne des emplois intéressants et munissent les petites entreprises des régions rurales, éloignées, nordiques ou urbaines de talents prometteurs. Ils aident les secteurs à s’adapter, à croître et à améliorer leur compétitivité. 

Bref, nous rendons le Canada plus résilient. 

En formant et en perfectionnant la main-d’œuvre, nous contribuons à la croissance des entreprises. En répondant aux besoins émergents et immédiats du marché, nous aidons les communautés à se développer. En travaillant ensemble, nous plaçons le Canada en position de force pour l’avenir.  

Vous embarquez ? 

Nos membres peuvent s’impliquer en profitant de nos ressources, comme notre collection gratuite de plus de 200 simulations virtuelles en soins de santé, développées par des établissements canadiens, ou en offrant nos nouvelles microcertifications, cocréées par 12 membres et 28 entreprises partenaires pour renforcer les secteurs en expansion dans vos communautés.  

Abonnez-vous à notre bulletin Perspectives pour connaître de nouvelles façons de vous impliquer en profitant de nos programmes.   

Le Canada a besoin du savoir-faire de nos établissements. Nos programmes nationaux démontrent ce qu’il est possible de réaliser quand nous travaillons ensemble.  

25 novembre 2024

Les collèges et instituts se prononcent sur l’impact communautaire des réformes de la politique relative aux étudiants internationaux

Dans le prolongement de notre lettre ouverte du mois dernier, les collèges et instituts publics partout au Canada ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’impact néfaste des récentes réformes de la politique d’immigration fédérale sur leurs collectivités locales. Celles-ci incluent le plafonnement du nombre d’étudiants internationaux et les changements apportés au programme de permis de travail postdiplôme (PTPD).

Les responsables des collèges affirment que l’approche passe-partout d’Ottawa ne tient pas compte des réalités des besoins du marché du travail régional. Ils et elles ont également exprimé leur inquiétude quant au ton, à la rhétorique et à la rapidité de mise en œuvre de ces changements tout en évoquant certaines conséquences économiques et sociales importantes et lourdes de conséquences. Notons parmi celles-ci :

  • Le préjudice causé à la population du Canada et à ses collectivités : Restreindre l’accès aux talents qualifiés, négliger les différences régionales et les pressions démographiques, et ne pas investir dans les collèges et instituts publics mine la capacité du Canada à répondre aux besoins du marché du travail local, à combler les lacunes en matière de main-d’œuvre et à stimuler l’innovation dans les secteurs de croissance cruciaux.
  • L’atteinte à la réputation mondiale du Canada : Le déploiement rapide et confus de ces réformes a engendré de l’incertitude. Il a également terni l’image du Canada en tant que destination stable et accueillante pour les étudiants internationaux, ce qui a affaibli sa position sur le marché mondial de l’éducation et des talents.
  • Les menaces qui pèsent sur l’avenir des programmes destinés aux étudiantes et étudiants canadiens : Les changements politiques en cours compromettent la capacité à préserver et à offrir certains programmes aux étudiantes et étudiants canadiens, en particulier celles et ceux des collectivités rurales, éloignées et autochtones.
  • L’impact sur la réputation des collèges : La rhétorique autour de ces réformes a parfois injustement fait peser exclusivement sur les collèges et instituts la responsabilité de défis politiques nationaux anciens et de plus vaste portée, tels que les pénuries dans les domaines du logement et des soins de santé. Tout cela nuit au rôle essentiel rempli par les collèges et instituts à titre de fournisseurs de solutions pour la main-d’œuvre et ce, en réponse à ces mêmes défis et besoins urgents du marché du travail dans leurs régions.

Impacts régionaux

Ce qui suit est un aperçu de ce que nos membres disent sur l’impact de ces réformes pour les collectivités partout au Canada :

  • Île-du-Prince-Édouard : Le président du Holland College estime que le plafonnement du nombre d’étudiants internationaux fait du tort à la réputation du Canada.
  • Nouveau-Brunswick : Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et le New Brunswick Community College préviennent que les réformes auront un impact direct sur les entreprises et les collectivités du Nouveau-Brunswick.
  • Québec : La Fédération des Cégeps estime que les réformes sont floues, manquent de précision et ressemblent à de l’improvisation.
  • Ontario : Le Georgian College souligne la façon dont ces changements menacent la capacité des employeurs à combler des pénuries de main-d’œuvre critiques. Le président de la Seneca Polytechnic met quant à lui en évidence la pression financière aggravée par le gel des droits de scolarité pendant six ans, la réduction du nombre de visas pour les étudiants internationaux et les pressions inflationnistes. Collèges Ontario ajoute que l’annonce très préoccupante du gouvernement sur les restrictions supplémentaires imposées aux étudiants internationaux témoigne d’un penchant évident pour les universités.
  • Manitoba : Le président de l’Assiniboine College critique le manque de nuances régionales dans les changements apportés à la politique, lesquels ne tiennent pas compte des défis et des perspectives spécifiques au niveau local.
  • Saskatchewan : Selon la vice-présidente responsable des programmes et des étudiants au Great Plains College, cette approche uniforme ne tient pas compte des différences entre les régions ou les provinces du pays.
  • Colombie-Britannique : Le président de BC Colleges affirme que ce n’est pas le moment de décourager les étudiantes et étudiants de choisir les collèges publics.

Répercussions financières 

En outre, les répercussions financières de ces changements sont importantes, plusieurs établissements ayant fait état de graves déficits budgétaires et ayant annoncé des mesures pour y faire face : 

  • Le Selkirk College envisage de procéder à des compressions en raison du nouveau plafonnement imposé sur le nombre d’étudiants internationaux.
  • Le Fanshawe College fait état de lourdes conséquences budgétaires liées à la limitation des inscriptions.
  • Le Mohawk College prévoit un déficit de 50 millions de dollars et anticipe des licenciements en raison des restrictions en matière de visas.
  • L’Algonquin College prévoit un manque à gagner de 32 millions de dollars en raison des nouvelles règles applicables aux étudiants internationaux.
  • Le Camosun College annonce des licenciements en raison de la perte des revenus tirés des droits de scolarité.

Échos de la collectivité

Les responsables des collèges ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Les collectivités commencent elles aussi à s’exprimer :

  • La Chambre de commerce du Canada critique les réductions des objectifs en matière d’immigration, soulignant le rôle vital de l’immigration pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre et stimuler la croissance économique.
  • La mairesse de Fort St. John et le maire de Dawson Creek, en Colombie-Britannique, condamnent les changements fédéraux qui plafonnent le nombre d’étudiants internationaux de niveau postsecondaire acceptés dans le pays.
  • Le président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec et la directrice générale de l’Éducation internationale avertissent que les réformes du PTPD priveront le Québec d’une main-d’œuvre qualifiée indispensable dans des secteurs clés.
  • Restaurants Canada est déçu par l’absence de consultation sur les récents changements apportés au programme des travailleurs étrangers temporaires.

Un secteur unifié 

Si une chose est bien certaine, c’est que notre secteur est uni. Les établissements publics que nous sommes prennent très au sérieux la stabilité, l’efficacité et l’intégrité du programme des étudiants internationaux. Nos membres en dépendent pour pouvoir offrir les formations et les compétences nécessaires aux collectivités locales pour prospérer, au vu des réalités démographiques et du marché de l’emploi. Bien que nous soyons favorables et continuions à collaborer aux initiatives visant à gérer la croissance du programme de manière responsable, la rhétorique néfaste et les politiques imprévisibles ne doivent pas déstabiliser les établissements d’enseignement postsecondaire ou nuire aux collectivités qu’ils desservent. Nous avons besoin de solutions réfléchies, délibérées et prévisibles, combinées à un investissement accru dans nos établissements publics. Sans cela, le système postsecondaire de renommée mondiale du Canada est en péril. De plus, les défis auxquels sont confrontées notre économie et nos collectivités ne feront que s’accroître. 

Passer à l’action

Passez à l’action en mobilisant vos partenaires de l’industrie et de la collectivité pour qu’ils se rallient à notre message. Utilisez les gabarits de lettres suivants pour interpeller vos représentants provinciaux et fédéraux et nous aider à nous faire entendre plus largement :

 

Publications connexes 

Pour en savoir plus sur ces réformes de la politique et sur notre position, vous pouvez consulter nos précédentes publications : 

22 mars 2024

L’innovation au service de l’impact : points de vue de Pari Johnston, PDG de CICan, au Comité permanent de la science et de la recherche

Le jeudi 21 mars, Pari Johnston, présidente-directrice générale de CICan, a comparu devant le Comité permanent des sciences et de la recherche de la Chambre des communes au sujet de la répartition des fonds de recherche fédéraux entre les établissements postsecondaires canadiens.

Pari a présenté un témoignage convaincant sur l’amélioration de l’impact de la recherche appliquée dans les collèges et les instituts. Elle a souligné l’importance d’investir dans une approche repensée de la recherche appliquée dans les collèges, en insistant sur ses caractéristiques uniques, notamment la valeur accordée aux partenariats avec l’industrie, la pertinence locale et la capacité d’améliorer la productivité. Elle a en outre mis l’accent sur trois points essentiels :

  • Nous devons repenser le rôle des collèges au sein de l’écosystème élargi de la recherche et de l’innovation. Malgré notre expertise unique et démontrée en matière d’impact, en particulier en ce qui concerne la « traduction » de la recherche en innovation, les collèges et les instituts sont largement sous-financés (ils ne reçoivent que 2,9 % des fonds de recherche fédéraux) et pourraient faire beaucoup plus si le Canada s’engageait à financer les collèges comme des partenaires de recherche à part entière.
  • Les collèges et les instituts sont bien placés pour relever les grands défis politiques de notre pays, dont le logement et l’adaptation climatique. Pour tirer parti de ce potentiel, le gouvernement devrait adopter une approche de la recherche axée sur les défis, qui englobe tous les acteurs – y compris et surtout le secteur collégial – et qui prévoit des investissements à grande échelle.
  • Le Comité devrait mener une étude pour déterminer les obstacles qui empêchent les collèges et instituts de participer davantage à l’écosystème de la recherche et de l’innovation au Canada, ainsi que les avantages potentiels de leur rôle redéfini au profit de la population canadienne.

Regardez l’enregistrement vidéo de son témoignage ici :

22 novembre 2023

Bâtir un avenir meilleur : le rôle des collèges et instituts dans le logement étudiant

Le logement étudiant au Canada est en pleine crise. Les loyers augmentent, les options de logement abordable se raréfient et la population étudiante des collèges et instituts afflue, avide d’apprendre et d’avoir un impact positif sur notre économie. Il en résulte que nombre de ces étudiantes et étudiants vivent dans des lieux inadéquats, inabordables ou inappropriés à leurs besoins. Ces circonstances de vie, pour le moins médiocres, peuvent affecter non seulement leurs résultats scolaires, mais aussi leur santé et leur bien-être en général (source, 2019). Et ce n’est un secret pour personne que cette crise, comme tant d’autres, touche de manière disproportionnée les groupes en quête d’équité. Elle exacerbe les inégalités existantes et entrave l’accès à une éducation de qualité et donc à des débouchés professionnels valorisants.

Fort heureusement, les collèges et instituts reconnaissent que des logements étudiants sécuritaires, accessibles et abordables vont au-delà de la simple commodité. Ils sont indispensables à une éducation inclusive et de qualité. C’est la raison primordiale pour laquelle nous retroussons nos manches et plongeons tête la première pour établir de nouveaux partenariats et mettre en œuvre des solutions innovantes et pratiques. L’objectif est de permettre ainsi la conception, l’approbation et la construction rapide de nouveaux logements étudiants. Par exemple :

  • Le Cégep de Rivière-du-Loup travaille en collaboration avec la Commission scolaire de Kamouraska sur un projet de résidence étudiante. Il a mis au point un répertoire de toutes les offres de logement étudiant disponible.
  • Le Niagara College triple ses logements sur le campus dans le cadre de son nouveau plan directeur, lequel prévoit également des rénovations et des améliorations des résidences existantes sur le campus.
  • Les Humber College, Loyalist College et Georgian College ont tous conclu des partenariats pour mettre en relation les étudiantes et étudiants à la recherche de logement abordable avec des aînés ayant un espace disponible.
  • Le Vancouver Community College prévoit de réaménager sa propriété d’East Vancouver pour y inclure à la fois de nouveaux espaces éducatifs et une série de tours résidentielles de 25 étages au maximum, lesquelles pourraient accueillir plus de 3 300 logements.
  • Le Conestoga College utilise les recettes provenant des droits de scolarité des étudiants internationaux pour construire, acheter, louer ou rénover des bâtiments dans la région de Kitchener et y accueillir ses étudiantes et étudiants. Le collège a récemment acheté un immeuble de 12 étages dans le centre-ville de Kitchener pour l’utiliser comme résidence étudiante. Il a également acheté un immeuble de cinq étages à quelques rues du campus de Waterloo.
  • Le Selkirk College a initié un projet de construction de logements étudiants de 112 lits sur le campus de Castlegar et de 36 unités sur le campus Silver King de Nelson, dans le but d’améliorer les résultats des apprenants et de renforcer les collectivités.

Mais notre rôle ne se limite pas aux solutions de logement étudiant. Nous nous attaquons également aux pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs mêmes qui sont responsables de la construction des logements nécessaires à la population canadienne. Nous offrons en effet une large gamme d’expériences d’apprentissage pratique et de

Plus remarquable encore, ces programmes ont un impact positif avant même la diplomation. Prenons l’exemple du partenariat innovant entre le Mohawk College et CityHousing Hamilton (CHH). Dans le cadre de cette collaboration, soixante-trois étudiantes et étudiants du programme de technicien en ingénierie de la construction et de la rénovation de bâtiments du Mohawk College acquièrent une solide expérience d’apprentissage en milieu de travail dans le cadre d’un projet d’apprentissage par le service de 112 heures. Ce projet contribue à offrir des logements abordables aux personnes qui vivent et travaillent dans cette collectivité diversifiée qu’est Hamilton. Quant au Holland College, il s’est associé au gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et à l’Association de la construction de l’Île-du-Prince-Édouard pour inciter les étudiantes et étudiants des programmes de charpenterie, d’électricité de construction et de plomberie à construire 32 minimaisons pour les habitants de la province figurant sur le registre des logements sociaux.

Pourtant, malgré ces efforts remarquables, la réalité reste que la crise du logement s’étend au-delà de la population étudiante. Elle est façonnée par une multitude de facteurs qui échappent au contrôle des collèges et instituts. C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’une approche holistique pour répondre aux besoins de logement étudiant dans le cadre d’une réponse globale à la crise générale du logement au Canada. Nous recommandons au gouvernement d’investir 2,6 milliards de dollars sur trois ans dans un nouveau Programme de prêts et subventions pour le logement étudiant. Cette initiative permettra d’apporter une aide financière aux collèges et instituts pour la création de 40 000 lits étudiants partout au pays. Nous recommandons également au gouvernement de veiller à ce que les besoins spécifiques des étudiantes et étudiants en matière de logement soient pris en compte dans les politiques, la collecte de données et les programmes du gouvernement fédéral.

Pour en savoir plus sur nos recommandations, consultez notre déclaration publiée à l’occasion de la Journée nationale de l’habitation, le 22 novembre.

 

05 septembre 2023

Un aperçu du programme de plaidoyer de cet automne pour Collèges et instituts Canada

Les mois d’automne sont porteurs de dynamisme et d’énergie. Cette saison rime avec transformation et renouveau. Et c’est particulièrement vrai dans le secteur de l’enseignement postsecondaire, alors que les apprenantes et apprenants, les éducatrices et éducateurs et les administratrices et administrateurs entament une nouvelle année scolaire. Pour Collèges et instituts Canada (CICan), c’est le moment de réaffirmer notre volonté de créer un avenir meilleur pour les individus et les collectivités et d’intensifier notre programme de plaidoyer pour l’année à venir.    

Cette année, compte tenu de l’attention accrue que le gouvernement porte à la jeunesse, les objectifs de nos priorités prennent un nouvel élan. Nous concentrons nos efforts sur nos domaines prioritaires et mettons en œuvre des solutions pratiques qui renforcent la capacité de notre système à former des dirigeantes et dirigeants et des travailleuses et travailleurs confiants, résilients, issus de la diversité et prêts à relever les défis futurs et à propulser le Canada vers l’avant.    

Voici un aperçu de ces solutions, comme recommandé dans notre mémoire récemment présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2024 :  

  • Donner les moyens nécessaires pour aider : Les pénuries de main-d’œuvre persistent. C’est pourquoi nous continuons à nous assurer que nos membres reçoivent l’appui nécessaire pour jouer leur rôle critique qui est celui de préparer des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés et prêts à affronter l’avenir. Nous demandons au gouvernement d’augmenter les investissements dans le mécanisme d’indexation du Transfert canadien en matière de programmes sociaux. Ce dernier aide les provinces et les territoires à financer des programmes sociaux essentiels tels que l’enseignement postsecondaire. 
  • Donner aux apprenantes et apprenants un espace de vie : Conscients de la gravité de la crise du logement au Canada, les collèges et instituts souhaitent vivement faire partie de la solution. Nous faisons pression sur le gouvernement pour qu’il intègre les besoins uniques des étudiants en matière de logement dans les politiques, les programmes et les données fédérales en la matière. Nous demandons également la mise en place d’un nouveau Programme de prêts et de subventions au logement étudiant. 
  • Accompagner les apprenantes et apprenants dans un contexte de mondialisation : Posséder des compétences mondiales est indispensable dans notre monde interconnecté d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous plaidons en faveur de la continuité de programmes indispensables, tels que le pilote d’Expérience compétences mondiales. De plus, nous préconisons une augmentation de son financement afin de stimuler la mobilité étudiante sortante et de renforcer la position du Canada à l’international dans le domaine de l’éducation. 
  • Faire progresser la réconciliation : La réconciliation reste la clef de voûte de nos initiatives de plaidoyer. Nous continuons à nous attacher à obtenir des investissements substantiels dans des programmes tels que le Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire autochtones et dans des stratégies adaptées à l’enseignement postsecondaire des Inuits et des Métis, afin de stimuler la mobilité économique des Autochtones et d’enrichir le potentiel du Canada. 
  • Prendre soin de la santé mentale des apprenantes et des apprenants : La santé mentale des étudiantes et étudiants a une incidence sur leur capacité à s’épanouir. Alors que les problèmes de santé mentale ne cessent de croître, nous insistons sur l’importance d’investir dans les services d’aide à la santé mentale étudiante dans les établissements d’enseignement postsecondaire. 
  • Exploiter la recherche appliquée des collèges pour épauler les petites entreprises : Le rôle des collèges dans l’innovation et la résolution de problèmes urgents tels que les changements climatiques ne cesse de s’accroître. Nous plaidons pour renforcer la capacité des collèges à concourir pour le financement de la recherche, et aussi pour garantir l’égalité des chances dans l’écosystème de l’innovation au Canada.  

Comment ferons-nous en sorte que ces recommandations deviennent réalité? À titre de porte-parole des collèges et des instituts, nous concentrerons nos activités de plaidoyer des mois à venir sur les points suivants :  

  • Sensibiliser à la contribution inestimable de nos membres et veiller à ce que leurs attentes soient prises en compte au plus haut niveau gouvernemental à travers des rapports, des publications et des réunions avec de hauts fonctionnaires (consultez nos derniers mémoires à ce propos); 
  • Veiller à ce que nos membres participent activement à des débats critiques, tels que ceux des comités permanents de la Chambre des communes, ainsi qu’à des événements à haute visibilité, tels que notre toute prochaine édition annuelle de CICan sur la Colline; et 
  • Amplifier notre message collectif par des initiatives de communication stratégique ciblant les médias nationaux, régionaux et en ligne (consultez les dernières nouvelles de CICan à ce propos). 

Restez à l’écoute, car nous entamons une nouvelle année passionnante de plaidoyer, pour que les collèges et instituts continuent à propulser le Canada vers l’avant. 

15 août 2023

Donner vie au changement : Comment une microcertification gratuite a lancé la carrière d’Arlyn dans le secteur des soins de santé

«Alors que je travaillais encore dans le domaine de l’entretien ménager, je songeais à obtenir un certificat d’aide-soignante. J’ai vu dans le programme d’APSS l’occasion parfaite d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour entamer cette nouvelle carrière.» — Arlyn Estolero, diplômée APSS. 

En octobre 2021, Arlyn Estolero travaillait dans l’entretien ménager et n’avait aucune expérience dans le domaine des soins de santé. Elle songeait à changer de carrière et a pu voir une annonce concernant le programme de microcertification gratuit d’assistant-préposé en soutien aux soins (APSS) du NorQuest College. Les caractéristiques uniques du programme sont notamment une formation gratuite, un stage rémunéré et une allocation de 5 000 dollars pour se perfectionner. Tout cela a donné à Arlyn le coup de pouce nécessaire pour se lancer dans le domaine des soins de santé. 

Le programme d’APSS consiste en une microcertification gratuite destinée à attirer et à former de nouveaux travailleurs dans le domaine des soins de santé. Au cours des deux dernières années, plus de 1 000 étudiantes et étudiants ont pu bénéficier d’une formation en ligne, de stages rémunérés et d’une allocation de 5 000 dollars pour poursuivre leurs études. Cela a permis à des demandeurs d’emploi d’obtenir un emploi valorisant, de renforcer le secteur des soins et de venir en aide aux clients et au personnel de plus de 400 établissements. 

En tant qu’étudiante APSS, le stage rémunéré d’Arlyn dans quatre services différents d’une résidence-services s’est avéré extrêmement précieux. Arlyn a exprimé sa profonde gratitude pour le mentorat et les conseils qu’elle a reçus au long du programme. Le personnel bienveillant de l’établissement l’a patiemment formée et épaulée pendant qu’elle perfectionnait les compétences essentielles requises pour prospérer dans le secteur des soins de santé. 

Se remémorant son parcours transformateur, Arlyn déclare : «L’expérience pratique acquise dans le cadre du programme d’APSS a non seulement amélioré ma confiance en moi, mais elle m’a également permis d’acquérir une connaissance approfondie dans divers domaines des établissements de soins de santé. Cette expérience a eu une influence positive sur ma capacité à m’adapter et à contribuer efficacement à différents aspects des soins de santé.» 

Après avoir terminé le programme d’APSS, Arlyn a pu bénéficier d’une allocation de 5 000 dollars pour poursuivre ses études. Elle s’est donc inscrite à un programme de certificat d’aide-soignante. Elle a continué à travailler à temps partiel dans son centre de stage tout en préparant son certificat. Elle a toutefois pu donner la priorité à ses études grâce à l’aide financière que lui apportait l’allocation. 

En avril 2023, Arlyn était impatiente de trouver un emploi d’aide-soignante, enthousiasmée par la possibilité de prodiguer avec compassion des soins aux patients et aux résidents, et de faire partie intégrante d’une équipe de soins de santé. 

Arlyn soutient sans réserve le programme : «Mon développement personnel, l’évolution de ma carrière et les relations privilégiées que j’ai nouées au sein de la communauté des soins de santé n’auraient pas été possibles sans le programme d’APSS. Ce programme est très utile, en particulier pour les personnes qui n’ont pas d’expérience dans le domaine de la santé. » 

Le conseil qu’elle donne à celles et ceux qui envisagent de suivre le programme est simple, mais convaincant. Il s’agit de vivre l’expérience, d’être ouvert à l’apprentissage et de savourer la joie de faire une différence positive dans la vie des aînés et des patients. Une expérience qu’elle décrit comme étant à la fois agréable et gratifiante. 

Bien que seul un nombre restreint de collèges et instituts acceptent actuellement de nouveaux candidats au programme d’APSS, les étudiants actuels et les diplômés peuvent toujours profiter de l’allocation de 5 000 dollars pour se perfectionner.  

05 juillet 2023

Comment assurez-vous la pérennité des métiers?

Selon un rapport de la série Leadership avisé RBC, plus de 700 000 personnes exerçant un métier spécialisé au Canada prendront leur retraite d’ici 2028. Il révèle également que l’un des principaux défis du secteur est la sous-représentation persistante des femmes et des personnes immigrantes. Les obstacles à surmonter sont de taille. Tout comme les occasions à saisir.

Pour répondre à la demande de travailleuses et de travailleurs qualifiés au Canada, il faut prendre des mesures plus efficaces pour attirer les personnes issues de groupes sous-représentés vers les programmes de préapprentissage et, par la suite, vers une carrière prometteuse. C’est là que nous entrons en scène.

Nous rassemblons les collèges et les instituts de tout le pays de manière à maximiser notre impact collectif.

Les programmes d’apprentissage sont des opportunités d’apprentissage intégré au travail (AIT) qui combinent la formation en milieu de travail et les cours théoriques. Ce sont des expériences précieuses tant pour les étudiants qui se lancent dans les métiers que pour les employeurs. Les apprentissages aident les employeurs à recruter de nouveaux talents et garantissent que les étudiants et étudiantes obtiennent un diplôme assorti des compétences dont les employeurs ont besoin.

  • Les programmes de préapprentissage préparent les étudiants à intégrer les systèmes d’apprentissage, à développer leurs compétences professionnelles, à exercer leur métier, et à trouver un emploi en tant qu’apprentis.

Les collèges et instituts sont des chefs de file des parcours d’apprentissage accessibles. En tant qu’experts des formations pratiques, ils offrent plus de 300 programmes d’apprentissage dans plus de 20 métiers spécialisés. Et plus de 80 de ces programmes visent à favoriser les groupes traditionnellement sous-représentés dans les métiers.

Il y a trois ans, en partenariat avec le Forum canadien sur l’apprentissage, nous avons lancé un programme visant à accroître la participation des groupes sous-représentés dans les métiers spécialisés – notamment les femmes, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les personnes en situation de handicap et les jeunes – et contribuer à leur réussite.

Le programme Favoriser l’accès à des parcours inclusifs en préapprentissage aide les personnes ayant des obstacles à l’éducation à accéder à une formation sur mesure qui favorise le développement des compétences, les possibilités d’apprentissage appliqué et la poursuite d’une carrière stimulante.

Nous avons recueilli des données, mené des entretiens et élaboré des ressources – notamment un état des lieux, un répertoire des programmes de préapprentissage, un outil sur la diversité et l’inclusion – pour avoir un impact a travers le secteur.

Rendez vos programmes plus inclusifs! Utilisez l’outil de diversité et d’inclusion pour évaluer un programme avant, pendant et après sa mise en œuvre. Cet outil propose des pratiques exemplaires pour aider à rendre vos programmes de préapprentissage plus inclusifs pour les groupes sous-représentés.

Et maintenant?

Une expérience révélatrice. Sur les 84 participants qui ont terminé le programme avec succès, 77 % ont exprimé leur intérêt pour une carrière dans des domaines liés aux métiers, et 60 % ont exprimé le souhait de suivre un apprentissage.

Si nous voulons construire un secteur des métiers plus durable, nous avons besoin de plus de main-d’œuvre qualifiée en plomberie, en chaudronnerie, en conduite d’équipement lourd et en soudage qui reflète la diversité de nos communautés.

En misant en priorité sur la diversité, l’inclusion et à l’accès équitable aux possibilités de formation, un plus grand nombre de personnes s’imagineront dans divers métiers spécialisés.

05 juin 2023

Le programme de stages le plus populaire au Canada prépare les jeunes au succès

Trouver un emploi n’est pas une mince affaire, surtout sur le marché du travail d’aujourd’hui. Les employeurs ont besoin de jeunes ayant les compétences nécessaires pour s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouvelles façons de faire des affaires, tout en s’attaquant aux défis mondiaux tels que le changement climatique et les inégalités. Lancement de carrière peut vous aider.   

En fait, depuis 2015, Lancement de carrière a aidé plus de 2 100 jeunes à acquérir des compétences pour trouver un emploi intéressant et apporter des changements positifs dans leurs communautés grâce à des expériences d’apprentissage pratiques. Comment faisons-nous cela? 

Lancement de carrière offre des subventions salariales et des incitations à l’embauche aux petites et moyennes entreprises pour les aider à embaucher des jeunes. Les employeurs ont accès aux meilleurs talents et à un soutien pour développer leur entreprise ; et les jeunes – y compris les étudiants et les diplômés récents des collèges et des instituts – de tous horizons, identités et capacités obtiennent un travail rémunéré et des opportunités d’apprentissage pour démarrer leur carrière. 

  • Lancement de carrière offre aux jeunes des opportunités de travail et d’apprentissage. En 2022-2023, plus de 250 jeunes ont participé à des stages via Lancement de carrière ! 

Dans des secteurs comme les ressources naturelles, les technologies propres, les technologies numériques et ImpAct – ce que nous appelons les opportunités de travail qui contribuent à un changement positif par le biais des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies – nos programmes de stages sont financés par le gouvernement du Canada et aident à rendre le Canada, les apprenants et les employeurs « à toute épreuve ».  

Être « à toute épreuve » signifie que nous sommes prêts pour le succès futur, peu importe comment le monde change et évolue. 

Des expériences d’apprentissage intégrées au travail accessible, telles que les stages Lancement de carrière, aident les employeurs à recruter de nouveaux talents et à assurer la transition réussie des étudiants et des diplômés vers le marché du travail, en particulier ceux qui sont souvent sous-représentés dans l’enseignement postsecondaire et sur le marché du travail, comme les femmes, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les jeunes vivant avec un handicap, les communautés racialisées et les personnes 2SLGBTQI+. 

  • Saviez-vous qu’en 2022-2023, 50 % de tous les stagiaires Lancement de carrière étaient des femmes ? L’ODD 5 Égalité des genres nous met au défi de mettre en place des stratégies pour atteindre l’égalité des genres et autonomiser toutes les femmes et les filles. 

À l’intersection de l’ODD 4 Éducation de qualité, de l’ODD 5 Égalités des genres, de l’ODD 8 Travail décent et croissance économique et de l’ODD 10 Inégalités réduites, Lancement de carrière reconnaît la valeur de donner à tous les Canadiens et Canadiennes la possibilité de trouver un emploi valorisant. 

Nous sommes fiers de notre succès. Lancement de carrière crée des liens entre les stagiaires et les employeurs qui ne s’arrêtent pas à la fin du stage. 

  • De tous les étudiants et diplômés récents qui ont effectué un stage grâce à Lancement de carrière en 2022-2023, 83 % sont maintenant employés dans leur domaine ou poursuivent leurs études. Et, parmi les personnes actuellement employées, 70 % travaillent toujours avec l’organisation qui a accueilli leur stage. 

C’est pourquoi nous disons que Lancement de carrière est le programme de stages le plus populaire au Canada. Vous voulez en savoir plus sur Lancement de carrière ? Visitez lancementcarriere.ca pour savoir comment vous pouvez renforcer votre organisation et créer des opportunités pour des jeunes travailleurs.