15 octobre 2024

Dans le cadre du débat sur la main-d’œuvre au Canada, notre voix importe

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

Cette semaine, je participe au Sommet sur la main-d’œuvre 2024 organisé par Randy Boissonnault, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et des Langues officielles. Ce sommet rassemblera plus de 200 leaders d’opinion. Il a pour but de recueillir divers points de vue sur la façon de bâtir au Canada un marché du travail moderne, inclusif et productif pour le 21e siècle.

Notre présence est une excellente occasion de démontrer l’impact de notre réseau au moment d’aborder les besoins régionaux et nationaux en main-d’œuvre et de relever les plus grands défis auxquels le Canada est confronté.

À l’ordre du jour : 

  • Changements démographiques et futurs programmes du marché du travail au Canada 
  • Technologie, économie numérique et évolution de la nature du travail
  • Développer les compétences pour répondre aux besoins en main-d’œuvre d’une économie faibles émissions de carbone
  • Améliorer les résultats des groupes sous-représentés et défavorisés sur le marché du travail 
  • Veiller au perfectionnement des travailleuses et travailleurs en milieu de carrière, soutenir les petites et moyennes entreprises, et plus encore. 

Toutes les Canadiennes et tous les Canadiens comptent sur les diplômées et diplômés des collèges et instituts.

Si l’on réfléchit attentivement aux liens entre ce que nous enseignons et ce dont notre pays et nos collectivités ont besoin, les collèges et instituts se posent en partenaires naturels pour relever les plus grands enjeux de politique publique du Canada.

Nous formons celles et ceux qui bâtissent, cultivent, fabriquent, soignent, assurent les premières interventions, innovent et créent des emplois dont dépend la population canadienne. Nos actions nous permettent d’avoir une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à nos besoins en logement et en soins de santé, ainsi que de veiller à ce que les travailleuses et travailleurs reçoivent les outils nécessaires pour prospérer dans les industries vertes et numériques. Sans oublier que tout cela rend les petites entreprises canadiennes plus innovantes, efficaces et productives.

Je participe à ce Sommet national, car je suis votre porte-parole à Ottawa.

Notre travail à titre d’association nationale consiste à faire comprendre aux responsables, aux décideurs, aux employeurs et à la population canadienne que les collèges et instituts sont des partenaires de l’écosystème à forte valeur ajoutée. Notre proposition de valeur unique et différenciée découle de notre capacité à former et à recycler des apprenantes et apprenants résilients, adaptables et issus de la diversité. Ces individus posséderont ainsi les compétences du 21e siècle nécessaires pour entrer rapidement sur le marché du travail et contribuer à la croissance de l’économie canadienne.

CICan non seulement comprend, mais aussi promeut sans réserve cet impact. Ces dernières semaines, nous avons appris que ce n’est toujours pas le cas au niveau du gouvernement fédéral, ce qui est pourtant primordial.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) met en œuvre des politiques imposées d’en haut qui vont sérieusement saper la capacité du réseau des collèges publics à assumer son mandat. Pendant ce temps, Emploi et Développement social Canada (ESDC) lance un débat national sur les moyens de tirer parti de cette même capacité pour répondre aux besoins pressants, actuels et futurs, en matière main-d’œuvre. Une telle contradiction révèle un manque de cohérence politique flagrant et suscite la question suivante : les bons interlocuteurs sont-ils associés à ces discussions et décisions nationales? Faute de quoi, nous risquons de décevoir la population canadienne et les collectivités locales.

Notre message (en des mots clairs) est que grâce aux collèges et aux instituts, les étudiantes et étudiants acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour trouver de bons emplois et contribuer à relever les défis les plus pressants du Canada. Grâce à leurs relations étroites avec la collectivité et l’industrie, les membres de CICan sont les partenaires de terrain qui stimulent le développement durable au niveau local et trouvent des solutions pratiques pour construire plus de logements et intégrer efficacement plus de nouveaux arrivants. En plus de quoi ils appuient les entreprises locales et forment les travailleuses et travailleurs dont notre pays a désespérément besoin et ce, particulièrement dans les domaines critiques que sont la santé et la petite enfance.

Ce Sommet est l’occasion idéale de rapprocher les points de vue et de relater l’impact de l’action menée.

01 octobre 2024

L’écosystème de la recherche au Canada doit être porteur d’impact

Par Pari Johnston, présidente-directrice générale de Collèges et instituts Canada.

Ce texte d’opinion a été publié par le Hill Times le 25 septembre 2024.

L’écosystème de la recherche et de l’innovation au Canada est prêt pour une refonte. Depuis des années, nos dépenses publiques en recherche et développement sont inférieures à celles des autres pays du Groupe des Sept (G7) et de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), et nos résultats en matière d’innovation commerciale sont sous la moyenne. Autrement dit, nous ne tirons pas pleinement parti de nos propres recherches.

La bonne nouvelle, c’est que des changements se profilent à l’horizon. Le rapport sur le système fédéral de soutien à la recherche de l’année dernière (« le rapport Bouchard ») a clairement indiqué que bon nombre d’entre nous, dans l’écosystème de la recherche au Canada, doivent bien réfléchir à ce qu’ils essaient d’accomplir. Récemment, les investissements fédéraux et les démarches pour créer un nouvel organisme-cadre de financement de la recherche fondamentale indiquent une évolution prometteuse vers une approche plus stratégique, pluridisciplinaire et interdisciplinaire qui mobilise notre écosystème de recherche et d’innovation pour relever les défis les plus pressants du pays et du monde.

Il est plus important que jamais de repenser notre stratégie si nous voulons relever les défis politiques et avoir un impact sur notre écosystème de recherche; et les collèges et instituts du Canada sont particulièrement bien placés pour le faire.

En 2021-2022, notre secteur a contribué à plus de 8000 projets de recherche appliquée qui ont débouché sur 6500 nouveaux processus, produits et prototypes dans des domaines comme la construction de logements, la fabrication de pointe, l’agriculture et la production alimentaire écoresponsables, et l’innovation sociale. Ce sont par exemple la mise au point d’un nouveau prototype susceptible d’aider une entreprise locale à réduire ses déchets, ou l’essai d’un nouveau panneau isolant pour la construction de logements modulaires. Ce sont les résultats tangibles qui rendent les entreprises canadiennes plus efficaces, compétitives et productives.

La recherche appliquée qui se fait dans les collèges et les instituts est axée sur les besoins des partenaires et sur les problèmes à résoudre. Nous nous inspirons des communautés que nous servons, ce qui nous permet d’avoir des retombées sur le terrain et d’améliorer l’adoption, l’adaptation et l’intégration des technologies.

Puisque 80 % des projets sont achevés en moins d’un an, c’est aussi de l’innovation « à la vitesse de l’entreprise ». Et surtout, dans les projets de recherche menés par des collèges, 98 % des partenaires sectoriels sont au Canada et conservent leur propriété intellectuelle.

Mais les statistiques n’illustrent que la moitié de l’histoire. L’autre moitié, ce sont les retombées, la pertinence et la portée de la recherche réalisée par les collèges et instituts qui se traduisent en avantages réels pour la population canadienne et pour la viabilité à long terme des entreprises canadiennes.

Ces retombées sont plus importantes que jamais, car il est urgent de répondre aux grands enjeux de politique publique, comme la construction de logements écologiques et abordables; la préparation aux grandes catastrophes naturelles et la prévention de ces catastrophes; la conception de villes et d’espaces respectueux de l’environnement; la transition vers des énergies propres. 

Je me réjouis que le rapport Bouchard, la création d’un nouvel organisme-cadre de financement de la recherche et les possibilités de partenariat avec Horizon Europe remettent en lumière la recherche axée sur la mission, ce qui me rend optimiste quant à notre impact potentiel.

Pourtant, le secteur des collèges et instituts ne reçoit actuellement que 2,9 % du financement fédéral de la recherche accordé par les trois organismes subventionnaires. De plus, de nombreux programmes de recherche fédéraux ne sont pas suffisamment adaptés à la réalité des collèges et instituts, que ce soit par rapport à l’admissibilité des établissements, aux restrictions associées au financement ou aux processus de sélection. Cette situation doit changer si nous voulons exploiter tout le potentiel de recherche appliquée au collégial et maximiser les retombées du financement fédéral consacré à la recherche.

Les stratèges de l’innovation demandent depuis longtemps une stratégie industrielle axée sur les défis pour le Canada; je pense que nous devons également adopter une stratégie de recherche axée sur les défis pour appuyer ce programme. Il faut donc jeter un nouveau regard sur le rôle, la valeur ajoutée, les capacités et les connexions de tous les partenaires de l’écosystème de la recherche afin de concentrer nos efforts et nos ressources sur la résolution de problèmes concrets auxquels nos communautés, nos régions et notre pays sont confrontés. C’est précisément ce que les collèges et les instituts font le mieux.

L’avenir de l’écosystème de la recherche au Canada doit également aider les groupes historiquement exclus à mener des recherches orientées vers les retombées. Tirant parti de l’expertise des collèges et des instituts en recherche appliquée, de leurs réseaux de partenaires dans tous les secteurs et de leurs installations de pointe, la recherche axée sur les défis peut et doit devenir l’un des moteurs les plus puissants de l’innovation au Canada. Il faut, pour ce faire, tenir une réflexion ciblée sur la question du financement.

Grâce à notre approche axée sur la demande, notre éthique de collaboration et notre expertise en transfert des connaissances et en adoption des technologies par les partenaires industriels locaux, nous pouvons renforcer l’impact en aval d’un programme de recherche axé sur les défis dans des domaines comme le logement, la diversification économique dans les secteurs traditionnels et la fabrication innovante. 

L’écosystème de la recherche au Canada doit être repensé et redéfini de manière à produire des retombées pour la population et les entreprises canadiennes. Le chemin pour y parvenir passe par les collèges et les instituts.  

27 septembre 2024

Un engagement renouvelé en faveur de la réconciliACTION

À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre, nous avons une pensée pour les enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux et nous rendons hommage aux survivants et survivantes, à leurs familles et à leurs communautés. Cette journée est un puissant rappel du douloureux héritage des pensionnats et de la nécessité indéniable d’un changement significatif et durable.

La réconciliation ne doit pas en rester aux paroles; elle doit s’accompagner de gestes. Pour le milieu de l’éducation, cela signifie supprimer les obstacles qui freinent les étudiant·es autochtones, et reconnaître et valoriser les connaissances et les pratiques autochtones en les intégrant de manière significative dans les programmes d’études, la pédagogie et la recherche des collèges et instituts. Ce n’est pas qu’une question d’inclusion, c’est aussi le fait d’accueillir le pouvoir transformateur du savoir autochtone pour stimuler l’innovation et relever les plus grands défis du Canada.

  • Dans le blogue : Découvrez des exemples récents de collaboration entre les collèges et les communautés autochtones dans le cadre de projets de recherche axée sur les défis ici.

CICan concentrera ses efforts à amplifier les voix et le leadership autochtones de manière à faire progresser le savoir, les perspectives et les pratiques autochtones dans l’ensemble du secteur des collèges et instituts. Cet engagement fait partie intégrante de notre feuille de route pour 2026, dans laquelle la réconciliation ressort comme valeur fondamentale qui façonne nos actions, notamment :

  • Travailler avec les établissements membres dirigés par des Autochtones pour promouvoir leurs objectifs précis de développement du leadership, des capacités et de partenariats afin de répondre aux besoins des communautés.
  • Réclamer du soutien fédéral accru pour la population étudiante et la recherche autochtones.
  • Approfondir nos relations avec les organisations autochtones nationales pour les aider à améliorer la situation des étudiant(e)s des collèges et instituts.

En somme, l’engagement renouvelé de notre secteur en faveur de la réconciliation prendra la forme d’une version actualisée du Protocole d’éducation des Autochtones.  

Après 10 ans : un Protocole sur l’éducation des Autochtones renouvelé 

Depuis 2014, notre Protocole sur l’éducation des Autochtones sert de cadre pour améliorer les résultats scolaires des apprenant(e)s autochtones et aider nos établissements membres à soutenir leur population autochtone. Le Protocole ne concerne pas que les programmes; il concerne aussi les cadres de gouvernance, le respect mutuel et la responsabilité. À ce jour, 72 de nos établissements membres ont signé le Protocole.

  • Dans le blogue : Découvrez le dynamisme des établissements postsecondaires autochtone du Canada – un royaume de résilience, de progrès et de défis permanents – ici.

Cette année, qui coïncide avec le dixième anniversaire du Protocole, CICan entreprend de le réévaluer et le réactualiser. Grâce à une approche de création collaborative avec des conseillers, conseillères, partenaires et membres autochtones, ce renouvellement fera en sorte que le Protocole continue à répondre aux besoins et aspirations en constante évolution des communautés autochtones, implique encore plus de collèges et d’instituts et suscite des changements transformateurs dans l’ensemble de notre secteur. 

  • Le saviez-vous? Comme plus 86 % des Autochtones résident dans un rayon de 50 km d’un campus collégial, les collèges et instituts sont leurs principaux fournisseurs de programmes d’études postsecondaires. Nous offrons plus de 300 programmes menant à un titre de compétences conçus pour répondre aux besoins particuliers des populations autochtones et à ceux de leurs communautés. 

Prenez part au voyage collectif de la réconciliation 

La réconciliation est un chemin que nous devons parcourir ensemble. Du 27 au 29 octobre 2024, CICan, en partenariat avec l’Indigenous Institutes Consortium (IIC), accueillera le Colloque national sur l’éducation autochtone. Organisé sur les terres ancestrales du peuple micmac, ce colloque réunira des dirigeant·es de l’enseignement postsecondaire de tout le pays pour examiner comment l’éducation autochtone peut apporter des solutions aux plus grands défis du Canada. Nous y soulignerons également le 30e anniversaire de l’IIC et lancerons le renouvellement du Protocole sur l’éducation des Autochtones de CICan, qui célèbre son 10e anniversaire cette année. 

Prenez part à la discussion avec nous – détails et inscription ici.

13 septembre 2024

Feuille de route de CICan pour 2026

Nous vivons dans une période dynamique, changeante et déstabilisante. À CICan, nous évoluons pour répondre au moment. Nous avons une nouvelle équipe de direction et une nouvelle structure organisationnelle. Une nouvelle vision pour générer un impact avec un regard tourné vers l’avenir. Et un nouveau plan pour nous y rendre.

Notre Feuille de route pour 2026 orientera notre programme sur les priorités et les activités ayant un impact. Elle veillera également à nous positionner pour affronter l’évolution de ce contexte instable et complexe.

Notre mission et nos valeurs continueront de renforcer le système collégial canadien afin de relever les plus grands défis du Canada – et du monde – tels que le logement, les soins de santé, la main-d’œuvre future ainsi que la diversification et la croissance économiques.

Pour la première fois, nos cinq nouveaux Objectifs d’impact orienteront nos ressources vers les domaines prioritaires dans lesquels nous souhaitons apporter des changements tangibles. Dans lesquels les collèges et instituts peuvent produire des résultats pour leurs communautés et pour le pays. Et nos trois priorités stratégiques feront de CICan une organisation plus agile, adaptée à ses objectifs et mieux placée pour servir les intérêts de nos membres. Parce qu’après tout, nos 135 membres sont au cœur de tout ce que nous faisons.

Le moment est venu pour les collèges et instituts du Canada.

Ensemble, nous agirons pour les Canadiennes et les Canadiens en traçant une voie qui sera intentionnelle et intégrée pour renforcer l’impact de nos actions.

Plus de compétences, plus de logements

Dans un contexte où le paysage de l’enseignement postsecondaire est en pleine mutation, CICan se focalise plus que jamais sur ses objectifs.  

Notre vision s’articule pour la première fois autour de cinq nouveaux Objectifs à fort impact. Ceux-ci orienteront nos initiatives vers des domaines prioritaires où nous souhaitons apporter des changements concrets, là où les collèges et instituts sont en mesure de produire des résultats pour leurs collectivités et pour le pays.  

Stimuler le développement d’une main-d’œuvre prête à l’emploi pour le Canada

Un élément clé de cette vision est d’agir en qualité de porte-parole national pour les programmes de formation novateurs et inclusifs offerts par les collèges et instituts. Ces programmes de pointe comprennent des initiatives de mise à niveau des compétences et de recyclage professionnel. Ils habilitent des filières rapides et efficaces d’accès à l’emploi afin de remédier aux graves pénuries de main-d’œuvre que connaît le Canada. Ils forment ces hommes et ces femmes qui sont les constructeurs, les artisans, les soignants, les premiers intervenants et les innovateurs qui façonnent l’avenir économique du Canada. 

En quoi cela est-il important? Parce qu’une main-d’œuvre prête à l’emploi est le seul moyen de relever les plus grands défis actuels, que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde.

Le défi : Construire davantage de logements

La construction d’une maison type fait appel à plus de 30 métiers qualifiés et professions techniques différents, allant des charpentiers aux peintres, des plombiers aux électriciens, des maçons aux couvreurs en passant par les gestionnaires de chantier. Et il est attendu que nombre d’entre eux prennent leur retraite d’ici à 2028. Ce sont les collèges et instituts qui forment directement à ces emplois.  

  • De fait, les collèges et instituts sont des experts en apprentissage pratique. Ils proposent plus de 300 programmes de préapprentissage dans plus de 20 métiers spécialisés. En outre, plus de 80 de ces programmes sont conçus pour appuyer les groupes traditionnellement sous-représentés dans les métiers. 

Il sera essentiel d’exploiter pleinement le potentiel des collèges et des instituts pour développer la main-d’œuvre dans le secteur de la construction de logements si nous voulons garantir le succès et l’impact en aval des investissements fédéraux dans le secteur du logement.

Le défi : Construire de meilleurs logements

Stimuler l’innovation et la productivité du travail est un élément déterminant pour l’avenir du secteur de la construction au Canada. Selon un nouveau rapport des économistes de la Banque Toronto-Dominion, le Canada pourrait être confronté à une baisse du niveau de vie si la productivité ne s’améliore pas, le secteur de la construction étant particulièrement préoccupant en raison de sa productivité moribonde.

Les collèges et instituts ont tissé des liens communautaires étroits et disposent d’une expertise en matière de formation professionnelle, de recherche appliquée et de transfert de technologie. Ils sont donc des partenaires incontournables du progrès. Ils forment la main-d’œuvre technique nécessaire pour répondre aux exigences futures et pour bâtir de meilleurs logements par le biais de programmes de formation, de mise à niveau des compétences et de recyclage professionnel de pointe et inclusifs. 

  • L’Algonquin Centre for Construction Excellence est connu pour l’importance qu’il accorde aux métiers du Sceau rouge et à la construction durable, et la School of Construction du SAIT offre des programmes complets allant de la conception à l’exploitation. Ce sont de telles initiatives qui permettent aux étudiantes et étudiants d’acquérir les compétences avancées nécessaires pour stimuler l’innovation dans le domaine de l’immobilier.

Pour appuyer davantage les éducateurs dans leur tâche de former aux compétences indispensables au secteur de la construction, en particulier dans le domaine de la durabilité, CICan a récemment publié quatre Modules de formation écologique. Ces modules gratuits apportent aux éducateurs les outils nécessaires pour intégrer la sensibilisation au climat, les pratiques respectueuses de l’environnement et les perspectives autochtones dans leurs cours. Ils et elles préparent ainsi les étudiantes et étudiants à construire des logements intelligents et durables qui répondent aux besoins de l’environnement et de la collectivité. 

Les collèges et instituts jouent également un rôle de moteur dans la recherche innovante et durable. Par exemple, le High Performance Building Lab du BCIT étudie des modèles et des technologies visant à réduire la consommation d’énergie tout en améliorant le confort. Le Cégep de Trois-Rivières travaille quant à lui à la mise au point de matériaux d’origine biologique, comme le béton de chanvre et ce, afin de rendre les constructions plus écologiques et plus efficaces sur le plan énergétique. 

Investir dans la main-d’œuvre spécialisée en construction de logements nécessaire pour le Canada

Dans une perspective d’avenir, CICan concentre ses efforts sur l’obtention de financements fédéraux accrus pour
les initiatives de formation et d’acquisition des compétences dans les collèges et instituts.  Nous réclamons des investissements qui accélèrent la construction de logements tout en améliorant la productivité et l’innovation au sein de la main-d’œuvre du secteur de la construction. Nos recommandations pour l’automne 2024 au Comité permanent des finances de la Chambre des communes préconisent notamment d’élargir les possibilités de formation et les filières dans les métiers, de soutenir l’innovation des entreprises et de moderniser les infrastructures qui servent à l’acquisition de compétences stratégiques.

À lire : Les collèges et instituts du Canada : Des partenaires au service de la productivité

En capitalisant pleinement sur les collèges et instituts pour en faire des partenaires de premier plan, le Canada peut munir son secteur de la construction des compétences modernes et des pratiques novatrices nécessaires pour stimuler la productivité et construire plus rapidement davantage de logements et de meilleure qualité.

22 août 2024

Le plafonnement du nombre d’étudiants internationaux prouve son efficacité et les collèges tentent de faire face à ses répercussions

Par Pari Johnston, présidente-directrice générale, Collèges et instituts Canada.

Remettons les pendules à l’heure. Les rapports indiquent certes que le Canada approuve les permis d’études pour les étudiants internationaux plus rapidement que l’année dernière. Or, le plafonnement des demandes de permis d’études pour les étudiants internationaux produit l’effet escompté, à savoir une baisse du nombre de permis d’études approuvés.

Les titulaires de permis d’études sont-ils plus nombreux à entrer au Canada depuis le début de l’année? Certes oui. En revanche, les étudiants internationaux arrivés au Canada entre janvier et mai avaient très certainement demandé et obtenu leur permis d’études avant le 22 janvier, date d’entrée en vigueur du plafonnement.

En fait, les données publiées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) montrent que les demandes présentées par les étudiants internationaux sont en baisse de 36% d’une année sur l’autre. En ce qui concerne plus particulièrement les membres de CICan (le réseau canadien des collèges, instituts, cégeps et écoles polytechniques publics), le nombre de demandes a chuté de 54%.

Ne nous leurrons pas, cette politique a les effets recherchés. À savoir, réduire le nombre de demandes de permis pour les étudiants internationaux et, par extension, le nombre de permis approuvés. 

Nous avons consulté les membres de CICan pour mieux comprendre la réalité des faits sur le terrain. Qu’avons-nous pu entendre? Que les établissements se préparent à des conséquences importantes et inattendues.

Incontestablement, il est inutile de prendre davantage de mesures aussi radicales. 

Bien au contraire, le plafonnement risque déjà d’aggraver une tendance à long terme marquée par la réduction des dépenses provinciales, le gel des droits de scolarité et l’augmentation des coûts pour les établissements postsecondaires. 

D’ores et déjà, certains établissements procèdent à des réductions dans les embauches et dans le personnel enseignant. D’ores et déjà, les établissements limitent les admissions dans certains programmes, tandis que d’autres suppriment des programmes entiers, y compris dans des domaines essentiels comme l’éducation de la petite enfance, les soins continus et les technologies de l’environnement. D’ores et déjà, les établissements mettent un frein à certaines activités de recherche commerciale et à certains programmes de sensibilisation à destination des étudiants.

Si nous n’y prenons garde, nous pourrions porter un préjudice irréparable à notre réseau d’enseignement postsecondaire public.

Les collèges et instituts forment une main-d’œuvre qui est essentielle pour relever certains défis nationaux et mondiaux. Parmi ceux-ci, la construction de logements durables et abordables, la prestation de soins de santé de haute qualité et la transition vers les énergies vertes. Le manque chronique d’investissements a contraint ces établissements publics à dépendre davantage des frais d’inscription des étudiants internationaux pour assurer leur fonctionnement.

La diminution du nombre d’étudiants internationaux ne se contente pas de limiter l’accès des étudiantes et étudiants canadiens aux formations qui sont essentielles à la croissance de secteurs clés de notre économie, et en particulier dans les collectivités rurales, éloignées, nordiques et autochtones. Elle menace également la vitalité de notre secteur dans son ensemble. 

Il nous faut des solutions intelligentes, réfléchies et prévisibles.

Le ministre et les établissements d’enseignement supérieur veulent la même chose : une amélioration du Programme des étudiants étrangers pour qu’il fonctionne avec efficacité et intégrité. Plus que jamais, nous avons maintenant besoin de solutions mesurées et prévisibles qui traitent des enjeux fondamentaux, dont le manque de financement, l’aide aux étudiants internationaux et la planification stratégique à long terme. Il s’agit de ne pas se précipiter pour mettre en œuvre des politiques qui pourraient, par inadvertance, avoir des conséquences plus importantes que celles prévues. 

Le Canada doit prendre le temps de réfléchir à la manière dont ces brusques changements de politique pourraient compromettre la viabilité d’un secteur vital pour le bien public. La voie à suivre est celle d’une politique réfléchie qui reconnaisse la corrélation entre les étudiants internationaux et les collèges et instituts au sein du contexte économique et social global du Canada.  

Rien qu’en 2022, la contribution des étudiants internationaux à l’économie canadienne s’est élevée à 30,9 milliards de dollars et a bénéficié à 360 000 emplois.

Ce volet, porteur de notre économie, est en train de ralentir. Nous n’en voyons pas encore les répercussions, mais elles sont imminentes.   

06 août 2024

Moderniser l’écosystème de financement fédéral du Canada pour maximiser l’impact

Le paysage de la recherche et de l’innovation au Canada est prêt pour une refonte. Cela fait des années que les dépenses publiques de recherche et développement (R&D) du Canada sont inférieures à celles des autres pays du Groupe des Sept (G7) et de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE). De ce fait, nous sommes dans l’incapacité de récolter tous les fruits de notre recherche, dans notre propre pays.

Mais la bonne nouvelle, c’est que des changements se profilent à l’horizon. 

Le gouvernement du Canada souhaite instaurer un nouvel organisme-cadre de financement de la recherche en vue de renforcer l’impact du financement fédéral. L’objectif visé est d’améliorer la coordination entre les différents acteurs de la recherche et de susciter la collaboration pour relever les défis émergents. Voilà bien une initiative qui a tout pour plaire à notre secteur! 

La vision de CICan : Ancrer l’impact 

En réponse à la requête du gouvernement de recueillir des commentaires sur le modèle du nouvel organisme, CICan a consulté son Comité consultatif national de la recherche appliquée. Celui-ci est composé de vice-président(e)s et de doyen(ne)s de la recherche appliquée issus de collèges et instituts de partout au Canada.  

Nos recommandations portent sur les moyens à mettre en œuvre pour que le nouvel organisme puisse veiller à ce que les retombées de la recherche canadienne soient exploitées et maintenues au pays. Ceci profiterait directement tant aux collectivités qu’à l’économie du pays. Nous avons également expliqué en quoi les collèges et instituts sont idéalement placés pour mener des activités de recherche axées sur la réalisation d’une mission. Ils élaborent en effet des solutions concrètes à travers des travaux de recherche spécialisés, efficaces et axés sur les partenaires. Une telle approche est unique et procure des avantages concrets à la population canadienne.  

Parmi nos recommandations principales, citons : 

  1. Identifier et combler les lacunes de la recherche : Définir clairement les problèmes et les lacunes que le nouvel organisme est censé résoudre, en privilégiant un ancrage des bénéfices de la recherche au Canada. 
  2. Adapter la structure aux besoins des parties prenantes : Orienter la stratégie et le mandat du nouvel organisme pour qu’il réponde aux besoins des petites et moyennes entreprises et des collectivités mal desservies, dont les groupes autochtones. 
  3. Développer la capacité de recherche : Encourager les groupes traditionnellement exclus à mener des activités de recherche axées sur l’impact. 
  4. Veiller à la solidité des capacités de l’organisme : Affecter l’expertise et les ressources fonctionnelles appropriées à l’organisme-cadre. 
  5. Fournir des investissements adéquats : Doter l’organisme d’un budget autonome raisonnable lui permettant de réaliser ses objectifs. 

Pour découvrir la liste complète de nos recommandations et notre vision approfondie sur le rôle crucial des collèges et instituts, consultez notre mémoire en cliquant ici.

02 juillet 2024

Une nouvelle orientation stratégique

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

Les Canadiennes et Canadiens peuvent s’attendre à de nombreux changements au cours des 18 prochains mois. Dans la perspective des prochaines élections fédérales, il est clair que les collèges et instituts non seulement peuvent, mais aussi se doivent de concentrer leurs efforts sur les besoins les plus pressants du Canada.

Ma priorité est de parvenir à une plus grande intégration dans notre travail afin de maximiser l’impact.

En termes concrets, notre message est le suivant : les collèges et instituts sont les partenaires de terrain qui trouveront des solutions pour construire davantage de logements, intégrer un plus grand nombre de nouveaux arrivants, aider les entreprises locales à passer à l’économie verte et former les professionnels de la santé et des services à l’enfance dont notre pays a désespérément besoin.

Face à de tels enjeux nationaux, il est impératif pour nous de faire valoir notre proposition de valeur publique et politique, d’accroître notre impact et de conjuguer les efforts des établissements pour aboutir à des résultats concrets.

Les Objectifs à fort impact sont au cœur de notre orientation stratégique.

CICan est à la croisée des chemins. Nous avons une nouvelle équipe de direction et notre structure d’organisation a été modifiée. Grâce à votre contribution, nous avons mis à jour et prolongé notre Plan stratégique jusqu’en 2026.

Toutes nos actions sont focalisées sur les intérêts de nos membres en cette période de bouleversements.

La Feuille de route pour 2026 de CICan a été approuvée par notre Conseil d’administration au printemps dernier et guidera nos activités au cours des 18 prochains mois. Elle orientera le programme de CICan pour nous aider à définir les priorités et les activités ayant un impact. Elle veillera également à nous positionner pour affronter l’évolution de ce contexte instable et complexe.

La feuille de route introduit également des Objectifs à fort impact qui apporteront des réponses ciblées aux problèmes pressants qui se posent au Canada et à nos membres. Nos ressources seront dès lors affectées à des domaines prioritaires dans lesquels nous souhaitons apporter un réel changement.

Nous vous en dirons plus sur la Feuille de route dans les semaines et les mois à venir. 

Je suis persuadée que cela positionnera notre secteur dans une optique stratégique, permettant ainsi à CICan d’être plus focalisée et mieux adaptée. Nous serons ainsi capables de mieux servir nos membres et d’accroître notre impact sur les collectivités que nous desservons.

Ensemble, autour d’objectifs communs face à des défis collectifs, nous allons accomplir de belles choses pour le Canada et pour le monde.

CICan est à son apogée quand elle est nourrie de dirigeantes et dirigeants forts. Vos contributions nous permettent d’aller de l’avant en toute confiance. Vos priorités orientent notre plaidoyer, vos besoins guident nos services et votre impact inspire notre message.

Nous agirons pour les Canadiennes et les Canadiens en traçant une voie qui sera intentionnelle et intégrée pour renforcer l’impact de nos actions.

Consultez notre Feuille de route pour 2026.

28 juin 2024

Lauréates et lauréats : Concours d’art étudiant 2024 de CICan

C’est avec enthousiasme que CICan annonce les lauréates et lauréats de son Concours d’art étudiant 2024. La première édition de ce concours annuel a eu lieu il y a dix ans. Il offre aux étudiantes et étudiants des établissements membres de CICan partout au Canada une plateforme qui leur permet de faire connaître leurs compétences créatives et de se lancer dans la création d’œuvres d’art. Elle nous donne également la chance d’honorer la diversité des talents artistiques des étudiantes et étudiants de tout le pays.

Le sujet de cette année, « La créativité sans limites », a véritablement mis les participants au défi en éliminant toute contrainte de thème. L’imagination était la seule frontière. 

Nous avons reçu 85 propositions dans cinq catégories : photographie, dessin et peinture, textile et techniques mixtes, sculpture et gravure, et illustration numérique ou animation. Cinq étudiantes et étudiants talentueux ont été sélectionnés parmi ces candidatures.

Les lauréates et lauréats de chaque catégorie recevront un prix en espèces de 500 $, offert par notre partenaire d’affinité, TD Assurance. Ils et elles verront également leur œuvre d’art exposée à notre siège national à Ottawa.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé ! 

Les lauréates et lauréats du concours d’art étudiant 2024 de CICan sont :

Dessin

Cavia Porcellus

Ashaya Hargreaves | Red Deer Polytechnic

Peinture

White Buffalo Calf Woman

Natalia Sokolianska-Kiba | Bow Valley College

Photographie

Black And White

Kannan Ravi Sundar | Confederation College

Illustration numérique ou animation

Shinrin Yoku

Kim Earlie Sadang | Bow Valley College

Textile, techniques mixes sculpture ou gravure de reproduction

The Creature of Fire

Yin Chi Lam | St. Lawrence College

27 juin 2024

Notre année en termes d’impact

Qu’ai-je en tête? Avec Pari Johnston.

En cette année placée sous le signe du changement, notre fierté est de mise.

Je suis ravie de pouvoir vous livrer quelques réflexions sur nos réalisations, sur nos défis et sur la voie à suivre pour notre secteur sous le signe de l’unification.

Depuis mon arrivée en décembre, je me suis fixé comme priorité absolue d’aller sur vos campus et de vous écouter attentivement pour m’instruire tout en faisant preuve de curiosité. Au cours de mes six premiers mois, j’ai eu la chance de pouvoir visiter 30 établissements membres dans 7 provinces et de participer à plusieurs réunions d’associations collégiales provinciales.

Ce serait un euphémisme de dire que j’ai été éblouie par le dynamisme, la diversité et l’esprit communautaire de vos campus. Me rendre sur encore davantage de campus restera pour moi une priorité absolue pour les 18 mois à venir.

Les aspirations, les besoins et les défis que vous avez exprimés sont autant de vecteurs pour l’évolution des orientations stratégiques de CICan.

Vous avez eu toute mon oreille et je vous ai bien compris. Vos priorités orientent notre plaidoyer, vos besoins guident nos services et votre impact inspire notre message.

  • Nous concentrons notre programme de plaidoyer sur les grands défis du Canada et nous donnons plus de poids à notre voix dans les débats sur les politiques publiques nationales dont se préoccupent les Canadiennes et Canadiens. 
  • Nous modernisons notre approche des services aux membres pour multiplier les points de contact et les rendre plus fréquents, tout en nous attachant à rassembler les dirigeantes et dirigeants des collèges autour de sujets communs touchant à la stratégie et la durabilité de leurs établissements. 
  • Nos programmes nationaux et internationaux sont regroupés en mettant davantage l’accent sur les avantages pour les membres, la collaboration et le renforcement des capacités qui sous-tendent nos choix et nos actions.

Je suis pleinement convaincue que le moment est venu et que l’avenir est prometteur pour les collèges et instituts du Canada.

Je suis grandement enthousiaste à l’idée de continuer à renforcer notre impact et de positionner le travail de CICan de telle sorte qu’il vous serve au mieux et que nos membres soient à même de soutenir la population du Canada.

Cela ne veut pas pour autant dire que les pressions n’ont pas été importantes. CICan reste à l’affût et profondément concentrée sur la défense des intérêts de ses membres en cette période de bouleversements. Et je pense tout particulièrement aux réformes sans précédent apportées au Programme des étudiants étrangers du Canada, lesquelles s’inscrivent dans le cadre du plan du gouvernement fédéral visant à mieux gérer les niveaux totaux d’immigration en réduisant le nombre de résidents temporaires. Comme de bien entendu, nous œuvrons activement à ce que nos membres soient impliqués et bien informés.

Pour ce qui est de l’avenir, je crois fondamentalement que la valeur du secteur des collèges et instituts réside dans le fait que nous nous posons la question de connaître la nature des problèmes que nous résolvons pour les Canadiennes et Canadiens.

En réfléchissant attentivement aux liens entre ce que nous enseignons et recherchons et ce dont notre pays et nos collectivités ont besoin, les collèges et instituts se posent en partenaires naturels pour relever les plus grands enjeux de politique publique du Canada. Parmi ceux-ci, citons l’offre de logements durables et abordables, la transition vers des énergies propres, la gestion de l’économie des soins et le renforcement de la productivité et de la transformation industrielle. 

Vos actions nous permettent d’avoir une main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande de logements et de veiller à ce que les travailleuses et travailleurs reçoivent les outils nécessaires pour prospérer dans les industries vertes et numériques. Sans oublier qu’elles rendent les entreprises plus innovantes, efficaces et productives.

CICan non seulement comprend, mais aussi défend et promeut sans réserve cet impact.

Nous sommes fiers d’être le chef de file national qui rassemble le secteur de la sorte. Nous continuerons à défendre nos intérêts communs d’une voix ferme et coordonnée.

Notre travail consiste à faire comprendre aux responsables, aux décideurs et à la population canadienne que les collèges et instituts sont des partenaires de l’écosystème à forte valeur ajoutée, à la proposition de valeur unique et distincte.

C’est vous qui éduquez, qui innovez, qui créez des emplois, qui fabriquez, qui construisez et qui cultivez.

C’est vous qui avez un impact concret sur les thèmes qui font le quotidien des Canadiennes et Canadiens.

Au vu de ces grands défis politiques, nous pouvons revenir sur ce que nos programmes ont permis d’accomplir au cours de l’année écoulée. 

  • En voici quelques exemples. Pour ce qui est de la crise du logement au Canada et dans le secteur des soins de santé, nos actions ont rassemblé les collèges et instituts de tout le pays pour former une main-d’œuvre qualifiée et remédier aux graves pénuries de travailleuses et de travailleurs. Quant à l’action climatique, nos activités ont permis de renforcer les compétences et la littératie écologiques. Elles ont également aidé les entreprises et les organismes communautaires à réduire leur empreinte carbone et à mieux planifier le développement durable au Canada.

Il s’agit là de réalisations incroyables dont nous pouvons toutes et tous être très fiers, que ce soit en tant que membre impliqué dans ces projets de CICan ou à titre de secteur. Et elles figurent en bonne place dans notre Rapport d’impact 2023/2024. 

Notre action continue d’évoluer pour se concentrer sur les besoins les plus pressants du Canada, et ma priorité est de parvenir à une plus grande intégration afin de maximiser l’impact.

Consultez notre Rapport d’impact 2023/2024.