24 février 2020

L’égalité des genres : lancement d’un nouveau programme et appel à l’action renouvelé

Lors de la Journée internationale des femmes (JIF), nous célébrons les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes autour du monde. La journée marque aussi un appel à l’action pour accélérer les progrès en matière d’égalité des genres. En ce 8 mars, la #JIF2020 nous encourage à réfléchir à l’individualisme collectif à des fins progressistes. Soit ce que chacun d’entre nous peut faire pour accroître la sensibilisation aux questions concernant l’égalité des femmes, pour prendre position, pour dénoncer les inégalités et pour applaudir les importantes avancées enregistrées.

Cette année, la #JIF2020 nous demande de réfléchir aux façons de mieux soutenir #ChacunPourLÉgalité (#EachForEqual) tous les jours. Sur les campus partout au pays, les collèges et les instituts canadiens mènent des programmes et initiatives novateurs avec pour but d’aider leurs collectivités à réaliser des progrès vers un monde plus égalitaire. Par exemple, le programme de préapprentissage en menuiserie du Confederation College offre aux femmes une formation tout à fait gratuite les encourageant à entamer une carrière dans les métiers spécialisés. De la même façon, le programme de découverte et d’apprentissage des métiers au BCIT vise à aider les femmes à suivre une formation technique. Le Cégep de Trois-Rivières lui aussi a récemment réalisé une vidéo mettant en vedette des femmes inscrites au programme de Technologies de l’Électronique industrielle. En Alberta, le NorQuest College a récemment fêté le 10e anniversaire de son programme de bourses 1000 femmes, 1000 possibilités et en Nouvelle-Écosse, le NSCC a dernièrement lancé un programme de bourses destinées aux femmes et aux Canadiens autochtones souhaitant poursuivre une formation dans le secteur maritime. De plus le NSCC offre des opportunités avec son programme de femmes entrepreneures.

De nombreux collèges et instituts s’impliquent aussi dans nos programmes l’Éducation pour l’emploi (ÉPE), qui font partie de nos efforts pour promouvoir l’égalité des femmes à l’étranger. Ainsi, chacun des partenariats établis dans le cadre de ces programmes a pour objectif principal d’aider les populations vulnérables à atteindre la parité. Dans plusieurs pays, cela veut dire aider les femmes – en fait, tout programme ÉPE soutient directement la Politique d’aide internationale féministe du Canada. Et contribue à la réalisation des objectifs de développement durables 5, 4 et 8 ! Nos programmes d’ÉPE opèrent actuellement dans 15 pays :

Pour marquer la JIF nous avons aussi le plaisir d’annoncer un tout nouveau programme au Sénégal, Mille femmes : Je suis femme, j’existe, je participe, qui favorisera la formation professionnelle et technique des femmes sénégalaises. L’initiative a été annoncée par le premier ministre Justin Trudeau dans le cadre de sa visite au Sénégal et misera sur le déploiement de formations adaptées aux besoins des femmes actives dans de nombreux domaines ! Vous pouvez aussi en apprendre davantage sur les programmes d’Éducation pour l’emploi, le développement des compétences et l’égalité des genres dans notre rapport : Le développement des compétences au service de l’autonomisation des femmes : Intégration de l’égalité des genres en EFTP.

À l’approche de la #JIF2020, assurez-vous de nous faire part de ce que font vos établissements, votre personnel et vos étudiants sur vos campus à travers le pays. Partagez vos programmes et initiatives sur les réseaux sociaux pour que nous puissions amplifier vos succès !

Pour atteindre l’égalité des genres, nous ne pouvons pas attendre. Collectivement, nous avons tous un rôle à jouer pour rendre les salles de conférence, les milieux de travail, les gouvernements et les médias plus égalitaires – et ainsi faire de la prospérité égalitaire une réalité.

10 février 2020

Réalités changeantes

Un récent rapport de Pulse on VR sur l’état de la réalité virtuelle au Canada indique que l’industrie mondiale de la réalité virtuelle, en 2017, a généré des revenus de six milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 84 % par rapport à l’année précédente. Le rapport conclut que cette tendance risque de continuer et que le continuum de la réalité virtuelle comprend maintenant la réalité mixte (RM), la réalité augmentée (RA), la réalité étendu (« extended » – XR – en anglais) et la réalité virtuelle (RV), ainsi que toutes leurs itérations!

Bien qu’on soit loin de vivre dans un monde entièrement virtuel, les implications du virtuel sont néanmoins très réelles. Même les grands festivals de cinéma, dont Cannes, Sundance et TIFF, incluent dans leurs programmes des œuvres qui pourraient représenter l’avenir du cinéma. Mais dans le monde de l’éducation, la réalité virtuelle va bien au-delà du divertissement. 

Au sein des collèges et des instituts canadiens, les expériences de réalité virtuelle, augmentée, mixte et étendue constituent une part croissante de la programmation. Non seulement ces établissements offrent des programmes permettant aux étudiants d’apprendre à utiliser et à développer des technologies de réalité virtuelle, des simulateurs immersifs et des amplificateurs graphiques, mais les technologies elles-mêmes sont intégrées aux programmes pour enrichir l’enseignement et la recherche. En voici quelques exemples.

  • Le Lethbridge College a nommé sa première chaire de recherche appliquée en réalités virtuelles et augmentées, ce qui vient soutenir le nouveau certificat d’un an en réalités virtuelles et augmentées pour faire croître l’écosystème des réalités virtuelles et augmentées dans le sud de l’Alberta. Le collège a aussi accueilli son deuxième congrès d’une journée, « Merging Realities » (« réalités en fusion ») offert entièrement par voie virtuelle.
  • Le Centre virtuel d’immersion clinique (CVIC) du Collège de Shawinigan utilise la réalité virtuelle et les simulations immersives pour aider les étudiants à acquérir des compétences de communication, de prise de décision, de jugement clinique et de priorisation, ainsi que des compétences techniques, dans un environnement hospitalier réaliste.
  • Le NAIT fait partie du Heroes in Mind, Advocacy and Research Consortium (HiMARC), un groupe qui mène actuellement une étude sur la désensibilisation et la reconsolidation de la mémoire à l’aide d’approches multi-modèle et axées sur le mouvement (Motion-Assisted, Multi-Model Memory Desensitization and Reconsolidation, ou 3MDR) qui utilise des stimuli virtuels pour traiter les personnes qui souffrent de troubles de stress post-traumatique.
  • Les étudiants du programme de technicien de service automobile du BCIT peuvent se servir de technologies de réalité virtuelle mixte pour voir, manipuler, démonter et remonter des hologrammes 3D de pièces automobiles illustrées dans des situations réelles. Aussi, l’année dernière, l’établissement a mobilisé la réalité virtuelle pour offrir un cours d’introduction sur les compétences liées aux chemins de fer à un petit groupe d’étudiants autochtones vivant près de Prince George.
  • Le programme coopératif de réalité virtuelle et de métiers du Red Deer College collabore avec la Première Nation Montana pour renouveler le modèle traditionnel d’apprentissage et utilise la réalité virtuelle pour former les apprentis avant leur arrivée sur le marché du travail.
  • Une nouvelle dose de réalité virtuelle sur le campus King du Seneca College offre aux étudiants en soins infirmiers une expérience personnelle qui privilégie la perspective d’un patient atteint de démence afin d’inspirer l’empathie. Le collège offre aussi aux étudiants en compétences sous-marines une expérience virtuelle des caissons hyperbares pour éviter le mal de décompression.
  • Grâce à un partenariat unique avec EON Reality, le Mohawk College a inauguré un nouveau centre numérique interactif en réalités augmentées et virtuelles qui permet aux étudiants d’apprendre et de développer de nouvelles applications, avec le soutien d’experts d’EON, dans certaines industries clés comme la fabrication, la défense aérospatiale, l’énergie et la médecine.
  • Les étudiants du programme de technologie de génie biomédical du Clair College peuvent apprendre l’anatomie et la physiologie en faisant des visites virtuelles d’hôpitaux et d’installations biomédicales à l’étranger et en démontant et en remontant des squelettes et des muscles grâce à la réalité virtuelle.
  • Au Collège d’Alma, dans le contexte du Projet 360 de deux ans, les étudiants en soins infirmiers peuvent bénéficier de vidéos pédagogiques immersives à 360 degrés qui offrent un nouvel aperçu sur le milieu hospitalier, notamment le bruit des machines, les mouvements du personnel médical et certaines circonstances moins communes comme celles impliquant les personnes atteintes de maladies mentales.
  • Le NorQuest College, en Alberta, utilise un outil d’enseignement de réalité virtuelle similaire pour permettre aux étudiants de voir et d’entendre des situations médicales, d’y participer et même de pratiquer les injections d’insuline.
  • Le tout nouveau studio de capture à réalité mixte du Durham College offre aux organisations partenaires un accès aux expertises techniques, aux talents des étudiants et à un plateau de capture de mouvements de pointe pour aider à créer des simulations immersives et interactives aux fins de formation et d’optimisation de la performance.

Bien que le potentiel de la réalité virtuelle dans tous les secteurs puisse sembler illimité, la formation et le développement des compétences demeurent essentiels à son évolution. À titre de chefs de file en formation et en recherche, les collèges et les instituts aident le Canada à mobiliser ce potentiel pour le bien social et économique de la population canadienne tout entière.

13 janvier 2020

L’avenir, c’est maintenant : nos souhaits pour les années 20

Bienvenue en 2020! Les grandes œuvres de science-fiction des 19e et 20e siècles avaient des perspectives très variées sur l’année 2020. Certaines étaient fondamentalement différentes du monde que nous connaissons aujourd’hui, tandis que d’autres présentaient une réalité plutôt imaginable augmentée de nouvelles technologies.

Bien que ces visions n’aient pas été entièrement réalisées, une part impressionnante des technologies imaginées a déjà vu le jour. Nous faisons l’impression 3D d’objets du quotidien, des robots effectuent des tâches jugées trop dangereuses ou qui exigent trop de temps pour les êtres humains, les technologies de télédétection optiques et acoustiques cartographient le monde sous-marin et les scientifiques peuvent détecter les signaux radio émergeant des coins les plus reculés de l’univers.

Les Nations Unies ont établi le Programme de développement durable à l’horizon 2030 afin d’orienter l’utilisation de ces technologies et l’action collective pour le bien de la planète et de l’humanité au cours des dix prochaines années. Sans complètement laisser libre cours à notre imagination, voici notre vision optimiste de la prochaine décennie.

  1. À la suite du développement d’un cadre national pour intégrer à la formation postsecondaire les principes d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses conséquences, tous les diplômés recevront un titre de compétences relatif au climat.
  2. Tous les travailleurs touchés par l’automatisation seront pleinement réintégrés dans la population active grâce aux programmes de rééducation et de perfectionnement, aux micro-diplômes et aux programmes à temps partiel, en ligne, hybrides et accélérés.
  3. Grâce à des systèmes de soutien global pour les étudiants autochtones et des programmes favorisant la vérité et la réconciliation, les taux de réussite postsecondaire et les résultats sur le marché du travail des personnes autochtones et non autochtones seront sur un pied d’égalité.
  4. Les entreprises et le gouvernement reconnaîtront pleinement la capacité de recherche et d’innovation des collèges et des instituts d’offrir des solutions aux enjeux les plus pressants.
  5. Conformément à l’objectif du gouvernement du Canada d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, les villes et les communautés durables de demain offriront uniquement des transports publics neutres en carbone. Cela inclura les infrastructures qui permettent l’utilisation et la recharge des véhicules électriques sur nos campus.
  6. Les immeubles, les salles de classe et les installations de recherche sur campus seront construits à partir de ressources recyclées pour réduire la production de déchets et seront modernisés pour assurer une consommation énergétique nette zéro.
  7. Chaque étudiant postsecondaire aura l’occasion d’apprendre et de développer des compétences mondiales et interculturelles par l’entremise d’expériences scolaires et de travail à l’étranger.
  8. Alors que chaque année les établissements canadiens accueillent de plus en plus d’étudiants internationaux, des programmes élargis d’accueil et d’orientation, de formation linguistique et de soutien à l’intégration assureront le succès et l’intégration de tout étudiant international.
  9. Au fur et à mesure que le réchauffement climatique continue de créer des déplacements géographiques, plusieurs collèges et instituts des territoires intérieurs et nordiques deviendront de leaders dans des domaines surprenants, dont la recherche marine, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles et en eau douce.
  10. Grâce aux incubateurs d’entreprises étudiantes sur campus, les jeunes auront accès aux ressources nécessaires pour maximiser leur potentiel d’innovation et pour lancer des petites entreprises qui correspondent à leurs propres valeurs.
  11. Les petites et moyennes entreprises bénéficieront de l’appui des collèges et des instituts, agissant comme moteur de développement et de recherche pancanadien, pour devenir concurrentielles sur le plan international.
  12. La santé mentale étant reconnue comme une des composantes essentielles de la santé et du bien-être grâce à des initiatives comme Bell Cause pour la cause et la nouvelle norme nationale sur la santé mentale des étudiants de la Commission de la santé mentale du Canada, tous les établissements postsecondaires seront dotés des services de soutien de santé mentale nécessaires pour assurer le succès de tous leurs étudiants.
  13. Tous les employeurs appuieront l’apprentissage continu pour les employés en versant des sommes équivalentes aux contributions gouvernementales, en offrant des programmes de remboursement de frais de scolarité et en permettant aux employés de consacrer une portion de leur temps aux activités de développement professionnel et personnel.
  14. Tous les Canadiens auront accès au service Internet à haute vitesse et au réseau 5G, où qu’ils vivent. L’accès universel d’Internet à haut débit sera notamment réalisé dans les communautés rurales, éloignées et nordiques.
  15. L’apprentissage intégré au travail dans tous les programmes permettra à chaque étudiant d’acquérir les compétences techniques et entrepreneuriales pratiques nécessaires pour répondre aux attentes des employeurs dès son entrée sur le marché du travail.
  16. Les programmes spécialisés seront accessibles et abordables partout au Canada, peu importe où l’on se trouve, grâce aux simulations de haute qualité, à la réalité augmentée et virtuelle et aux ressources pédagogiques ouvertes.
  17. Tous les apprenants, dont ceux issus de populations sous-représentées, dont les femmes, les étudiants LGBTQ2S+ et les étudiants en situation de handicap pourront poursuivre une formation postsecondaire sans avoir à surmonter d’obstacles physiques, émotionnels, financiers ou psychologiques.
  18. Lorsque les robots, les drones et les autres processus automatisés effectuent les tâches quotidiennes, nous pourrons consacrer plus de temps à l’innovation et à la résolution de problèmes mondiaux.
  19. Les Canadiens vieilliront de manière confortable et sécuritaire grâce aux formations et aux programmes collégiaux de recherche appliquée dans les domaines des soins des personnes aînées, du vieillissement et de la gérontologie.
  20. Partout dans le monde, la formation professionnelle et l’enseignement technique (FPET) seront complètement déstigmatisés et les différents titres de compétences seront pleinement reconnus par les employeurs comme des formations de qualité supérieure.

Le début d’une nouvelle décennie est le moment idéal pour réfléchir au chemin déjà parcouru et aux objectifs futurs. En fixant les bons objectifs, en travaillant ensemble pour créer de nouvelles solutions et en investissant dans les bonnes infrastructures et les bonnes compétences, qui sait jusqu’où nous pourrons aller.

11 novembre 2019

Améliorer la qualité de vie des personnes âgées au Canada

Selon l’Organisation des Nations Unies, en 2017, il y avait 962 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit plus du double qu’en 1980. D’ici 2050, l’ONU prévoit que ce chiffre atteindra près de 2,1 milliards ! Nous observerons la même croissance au Canada, où Statistique Canada rapporte que d’ici 2036, les personnes âgées représenteront 25 % de la population. Ce changement démographique aura d’importantes répercussions tant pour le système de santé et les finances publiques que pour le marché du travail et le perfectionnement de la main-d’œuvre.

En 2017, le Comité sénatorial permanent des finances nationales a publié un rapport intitulé SOYONS PRÊTS : Pour une nouvelle génération d’aînés actifs qui formulait des recommandations pour affronter les défis à venir au Canada relativement à la démographie, et recommandait l’élaboration d’une stratégie nationale sur les aînés.

Les collèges et instituts jouent un rôle important pour faire face aux défis identifiés dans le rapport du Sénat. Ces derniers offrent des opportunités de recherche et de formation afin d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées, ils permettent d’incorporer de nouvelles technologies en soins pour les aînés et réagissent aux besoins du marché du travail au sein du secteur. Par exemple :

  • Au Centre for Elder Research du Sheridan College, des projets de recherche appliquée visent à déterminer, à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies novatrices dans le but d’améliorer la qualité de vie des adultes plus âgés et celle de leur famille. Les domaines de recherche incluent les impacts des technologies émergentes, comme la réalité virtuelle, le soutien pour les immigrants plus âgés et un projet unique tentant de mieux comprendre l’intimidation entre adultes plus âgés.
  • L’Institute for Aging Well du Bow Valley College propose des programmes conçus pour créer un point de vue positif sur le vieillissement sain, permettant le transfert intergénérationnel des connaissances en plus de fournir des occasions de recherche appliquée et d’entrepreneuriat, axées tout particulièrement sur l’intégration de différents points de vue sur le vieillissement de la part de nouveaux Canadiens et d’immigrants.
  • Depuis 2006, le Centre for Education and Research on Aging de l’University of the Fraser Valley fait figure de chef de file en enseignement et en recherche gérontologiques axés sur la participation communautaire. Le programme offert par l’entremise du centre inclut des cours en services à la personne et soins infirmiers, qui examinent les effets du vieillissement sur les émotions, la perception, l’apprentissage et la cognition.
  • Le projet de recherche « Vieillir heureux chez soi » entrepris par le CIRADD, un CCTT affilié au Cégep de la Gaspésie et des Îles a pour objectif de rencontrer les aînés afin de mieux connaître leurs besoins et leurs préoccupations, et d’identifier conjointement des pistes de solutions adaptées aux réalités des aînés et de leurs communautés.
  • Avec son initiative Third Age Learning at Kwantlen (« Apprentissage du troisième âge ») la Kwantlen Polytechnic offre aux adultes âgés de plus de 50 ans une expérience d’apprentissage participative par le biais de discussions, de visites de campus et d’enseignement sans notes ni cours préalables. Les cours portent sur une variété de sujets, y compris la santé, le bien-être, l’art et la culture.
  • Le Niagara College s’est récemment joint au réseau Age-Friendly University Global Network (Réseau mondial des universités adaptées aux personnes âgées), qui vise à encourager la participation des personnes âgées dans les activités de niveau postsecondaire, y compris l’apprentissage tout au long de la vie et la poursuite de deuxièmes carrières, le développement personnel et professionnel, et la recherche.
  • Le Garbarino Girard Centre for Innovation in Seniors Care du Algonquin College a effectué sa première étude de recherche clinique en 2017 sur les systèmes d’évaluation intégrée afin de surveiller la santé du cerveau. Cela contribue à l’identification précoce du déclin cognitif, dont la démence. Le centre offre également de la formation pratique pour les étudiants en soins gériatriques grâce à son laboratoire d’apprentissage, ses appartements intelligents, ses installations de recherche appliquée et ses partenariats communautaires.
  • Au Yukon College, le programme de perfectionnement et de recyclage des compétences Targeted Initiative for Older Workers (TIOW) s’adresse tout particulièrement aux Canadiens plus âgés. Le programme aide les travailleurs sans emploi de 50 à 70 ans à développer des compétences favorisant l’employabilité, dont des compétences en informatiques, et à améliorer leur niveau d’alphabétisation lié à l’emploi.
  • Le Mobile Ideaspace du New Brunswick Community College est un centre de recherche qui se spécialise entre autres en conception de technologies d’information et de communication mobiles (TIC mobiles) qui aident les personnes qui vieillissent à vivre une expérience positive axée sur la communauté. Cela inclut notamment la surveillance à distance, les soins à domicile, le soutien pour les activités quotidiennes, la prévention des chutes, la biométrie et le traitement de l’image.
  • Le Schlegel Centre for Advancing Seniors Care du Conestoga College propose des opportunités en matière d’éducation et de formation, de perfectionnement de la main-d’œuvre et en recherche appliquée afin d’améliorer la qualité de vie et les soins pour les personnes âgées au Canada. Son approche unique inclut les salles de classe interactives des villages Schlegel où les étudiants apprennent tout en travaillant dans des environnements de soins de longue durée et de retraite. Ils peuvent y participer à des ateliers d’échange des connaissances qui les encouragent à adopter des approches fondées sur des données probantes pour le développement de nouveaux processus et produits.
  • L’Attestation d’études collégiales (AEC) en gérontologie offerte par le Cégep de Saint-Jérôme permet aux étudiants d’acquérir les compétences nécessaires pour travailler auprès des personnes âgées et leur apporter des soins. Elle vise également à comprendre la biologie et la physiologie liées au vieillissement du corps, leur permet d’acquérir les compétences relationnelles et les compétences en communication pertinentes tout en fournissant une expérience pratique en soins à domicile.

Les centres de recherche et les options de formation de ce genre ouvrent déjà la voie au sein d’un secteur essentiel en pleine croissance. Alors que les populations mondiales continuent de vieillir, nous pouvons nous attendre à voir les centres de recherche appliquée, les projets et les opportunités de formation pratique se développer encore davantage afin de répondre à la demande au Canada et à l’échelle mondiale.

25 octobre 2019

L’innovation en pleine croissance dans l’industrie des boissons au Canada

Les vignobles, les brasseries et les distilleries représentent un volet novateur et en pleine croissance du secteur agricole et agroalimentaire canadien. Selon le gouvernement du Canada, en 2016, le secteur des vins à lui seul a généré des revenus de 1,2 milliard de dollars et a soutenu 5600 emplois! Depuis, le gouvernement fédéral continue à investir dans la croissance de l’industrie agroalimentaire par l’entremise du Partenariat canadien pour l’agriculture, un fonds d’une valeur de 3 milliards de dollars pour planifier les investissements gouvernementaux au cours des cinq prochaines années.

Étant donné que les collèges et les instituts sont des leaders en formation et en innovation agricoles, ainsi qu’en pratiques environnementales agroalimentaires durables, il n’est guère surprenant qu’ils mènent la charge dans l’industrie des boissons également. En fait, ces établissements hébergent plusieurs installations de pointe et sont parmi les premiers à offrir des formations adaptées aux besoins des vignobles, des brasseries et des distilleries. En voici quelques exemples:

  • Le programme de maître-brasseur et gestion des opérations de brasserie d’Olds College offre une formation sur l’art et la science du brassage, notamment les compétences nécessaires à la fabrication technique de la bière, à la recherche sur les nouvelles recettes, à l’obtention d’ingrédients locaux et à la gestion d’une brasserie artisanale. Comme chef de file en innovation agricole, le collège mène aussi des recherches sur de nouvelles cultures comme le quinoa, le chanvre et le houblon.
  • Le Canadian Food and Wine Institute du Niagara College héberge un vignoble d’enseignement, une brasserie d’enseignement et une distillerie d’enseignement. Le collège fait pousser ses propre vignes et du houblon, en plus d’un verger d’arbres fruitiers et d’un potager occupant 40 acres. L’institut offre les programmes de technicien de vignoble et de viticulture, de gestion de commerce viticole, de maître-brasseur et gestion des opérations de brasserie et le premier programme de distillation artisanale au Canada. Ces programmes permettent aux étudiants d’acquérir une compréhension approfondie des dimensions scientifiques, technologiques et commerciales de ces industries. De plus, la semaine dernière, l’institut a accueilli son premier sommet sur l’innovation dans l’industrie alimentaire et des boissons.
  • Le programme d’opérations de brassage et de brasserie de deux ans de la Kwantlen Polytechnique University (KPU), le seul diplôme en son genre en Colombie-Britannique, marie l’acquisition des fondements scientifiques du brassage à l’apprentissage pratique dans la brasserie pilote de l’établissement. Les étudiants explorent l’histoire du brassage, l’équipement et les technologies de brassage, l’emballage et les ventes, la chimie du brassage et la formulation de recettes.
  • Reconnu comme chef de file en études culinaires, le Vancouver Community College offre, en partenariat avec Wine & Spirits Education Trust (WSET), un programme à temps partiel de sommelier qui mène à la certification WSET pour les étudiants.
  • Le Centre d’innovation en brassage artisanal du Durham College offre un accès à son expertise, à ses installations de pointe et à ses services de recherche pour soutenir les brasseurs artisanaux tout en offrant aux étudiants la possibilité de participer à des projets de recherche pour raffiner les recettes et les méthodes de brassage.
  • Récemment, le Collège La Cité a ajouté à son programme de sommelier un cours axé spécifiquement sur la bière, les spiritueux et les boissons non alcoolisées, notamment les accords d’eaux minérales.
  • En 2016, le Cégep de Jonquière a lancé le tout premier programme de microbrasserie au Québec (Techniques de production en microbrasserie) et, l’année dernière, a officiellement ouvert sa propre brasserie artisanale pour enrichir la formation à l’aide d’expériences d’apprentissage pratique. Ce programme offre aux étudiants une formation touchant la fabrication de la bière, le contrôle de la qualité, la science du brassage, la chimie des ingrédients et la stérilisation et l’entretien des équipements.
  • Le Cégep de Saint-Félicien est aussi sur le point de lancer son premier programme de transformation des alcools fins pour faire avancer l’industrie de distillation au Québec. L’attestation d’études collégiales de Développement de produits des terroirs (alcools fins, eaux-de-vie, mistelles, eaux naturelles et pétillantes aux saveurs boréales) enseignera aux étudiants comment produire des boissons alcoolisées et non alcoolisées de haute qualité à base de saveurs boréales locales.
  • Au Nova Scotia Community College (NSCC), le certificat de viticulture et vins de climat frais d’un an explore l’industrie du vin au Canada atlantique en abordant les bases de la culture des raisins, la fabrication du vin, du commerce du tourisme, des ventes et du marketing. Parmi les cours offerts, notons la biologie de la viticulture, la récolte et la santé des vignobles, la gestion des parasites, le vieillissement et la mise en bouteille.
  • Le Okanagan College est connu pour sa gamme de formations reliées aux industries touristique et viticole, y compris le certificat en Vente de vin et son diplôme en Technologies de la viticulture. Le collège a aussi  inauguré le deuxième Centre d’accès à la technologie en Colombie-Britannique, le Centre des technologies des boissons, qui servira de centre de services aux entreprises et offrira de l’assistance en matière de recherche appliquée aux industries du vin, de la bière, des cidres et des spiritueux à travers la province.

Au fur et à mesure que l’innovation nous aide à faire face aux défis du changement climatique et de la croissance durable, l’industrie des boissons du Canada continuera à grandir et à bénéficier de l’expertise des collèges et des instituts en matière d’hôtellerie, de tourisme, de gastronomie, d’agriculture et d’innovation.

30 septembre 2019

L’intelligence artificielle et l’avenir de l’apprentissage

L’intelligence artificielle est présente partout dans l’actualité ces jours-ci, mais qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir du travail et de l’apprentissage? Avec l’amélioration de processus aussi variés que la collecte et l’analyse de données et la fabrication intégrée par ordinateur, ce sont les limites de notre imagination qui sont testées. Dans le milieu de travail actuel, la robotique, l’automatisation et l’intelligence artificielle sont devenues réalité. Il n’est donc guère surprenant qu’en 2017 le gouvernement du Canada ait fait appel au CIFAR, l’Institut de recherche mondial au Canada, pour mener l’élaboration d’une stratégie pancanadienne sur l’intelligence artificielle.

En attendant le lancement de la stratégie officielle du gouvernement canadien sur l’intelligence artificielle et dans un contexte où la nature de l’enseignement, l’apprentissage et le travail ne cessent d’évoluer, il est clair que les collèges et instituts mènent la charge en ce qui concerne l’élaboration de nouveaux programmes, de projets de recherche et de méthodes d’apprentissage visant à former une main-d’œuvre en mesure de s’adapter à la réalité de l’intelligence artificielle dans pratiquement toutes les industries. Par exemple :

  • Les étudiants du programme de technologie des systèmes informatiques du BCIT peuvent maintenant suivre une spécialisation de deuxième année en intelligence artificielle et apprentissage automatique axée sur la conception et la création de logiciels pour le traitement, la visualisation, l’analyse et la modélisation de jeux de données pour la prise de décision et la prévision.
  • L’AI Hub du Durham College permet aux partenaires industriels du collège d’accéder aux expertises techniques, aux installations et plateformes de pointe et aux talents des étudiants afin de trouver des solutions novatrices, intelligentes et autonomes qui encouragent la productivité et la croissance. Le collège a aussi lancé un tout nouveau certificat post-diplôme en analyse, conception et mise en œuvre de l’intelligence artificielle afin de combler le besoin en travailleurs qualifiés pour réaliser l’intégration de l’IA.
  • Le Dawson College est en voie de devenir un chef de file dans le domaine de l’intelligence artificielle, ayant récemment annoncé son plan pour transformer le collège en centre d’excellence en IA offrant du mentorat entre pairs pour le personnel enseignant, l’élaboration de matériaux pédagogiques et un programme en éthique de l’IA. Son investissement de 1,5 million de dollars représente la plus grande somme consacrée par un cégep à une initiative portant sur l’IA.
  • Le Centre d’intelligence artificielle appliquée JACOBB est un Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep John Abbott College et au Collège de Bois-de-Boulogne qui vise à accélérer l’intégration de l’IA au sein de l’économie québécoise, surtout dans les secteurs des sciences de la santé, des services financiers et des mégadonnées (« big data »). Le Collège de Bois-de-Boulogne travaille aussi en collaboration avec le Cégep de Sainte-Foy pour lancer un nouveau programme : Spécialisation technique en intelligence artificielle. En réponse à la demande de l’industrie, ce programme prépare les étudiants en leur enseignant les compétences techniques nécessaires pour travailler dans les domaines de la recherche, de la mise en œuvre et de l’élaboration de solutions associées à l’IA.
  • Le certificat en robotique, automatisation et contrôle du NAIT fait appel à la fois aux cours et aux laboratoires pour présenter aux étudiants les processus automatisés comme l’hydraulique et la pneumatique, la transmission de données, la robotique mobile, les systèmes automatisés et la fabrication intégrée par ordinateur. Le centre des services étudiants du collège est aussi en train de développer un robot conversationnel à IA, nommé IllumiNAIT, pour répondre aux questions fréquemment posées aux départements des services de renseignements et d’avancement de carrière.
  • Une professeure du Mohawk College et ses étudiants travaillent aussi à créer un robot conversationnel conçu pour stimuler l’engagement du public dans l’industrie journalistique par l’entremise du centre d’entrepreneuriat SURGE.
  • La ferme intelligente d’Olds College utilise les technologies de pointe en exploitation agricole, dont l’analyse de données, l’apprentissage automatique et l’IA pour transformer les données en informations et connaissances permettant d’améliorer la productivité et de faire face aux défis, tout en gérant les ressources de manière efficace et durable. La ferme intelligente représente aussi un milieu d’apprentissage à la fine pointe pour les étudiants en agriculture.

Alors que les industries liées à l’intelligence artificielle continuent leur croissance, les collèges et les instituts misent sur la formation et la recherche afin d’aider le Canada à mobiliser le potentiel de l’intelligence artificielle et à en tirer des avantages sociaux et économiques pour l’ensemble des Canadiens.

03 septembre 2019

Au service des médias canadiens

Le paysage médiatique d’aujourd’hui subit d’énormes changements qui présentent à la fois des défis et des possibilités uniques. Plus que jamais, les médias, les organisations et les individus adoptent sans hésitation des stratégies novatrices pour partager les informations : de la presse écrite, la radio et la télévision traditionnelles jusqu’aux médias sociaux et en ligne, du journalisme écrit jusqu’aux images virales et au contenu vidéo.

Dans son plus récent rapport, J-Source, The Canadian Journalism Project, indique que bien que le nombre de journalistes travaillant dans les salles de rédaction traditionnelles au Canada ait diminué depuis les dix dernières années, la définition du journaliste a également changé. Avec un si grand choix de moyens de communication, la définition de ce qui constitue un journaliste ou une source d’actualité fiable n’est plus toujours aussi simple que ça.

Dans le contexte des élections fédérales en octobre prochain, il importe que les Canadiens aient accès à des sources fiables d’informations factuelles dans les médias, ce à quoi les collèges et les instituts canadiens contribuent. Partout à travers le pays, des étudiants et des étudiantes perfectionnent les compétences nécessaires pour lancer d’importantes carrières dans les domaines des communications, des médias et du journalisme. En voici quelques exemples.

  • Au Lethbridge College, le diplôme de deux ans en Communications et médias numériques prépare les étudiants à envisager l’avenir de la diffusion des nouvelles en se concentrant sur les changements survenus au sein des médias, des informations et du divertissement traditionnels. Les étudiants explorent les tendances et les équipements dernier cri dans l’industrie : un studio de radio et de télévision, une salle de rédaction réelle où ils publient le magazine Endeavour et les technologies de narration et de journalisme 360°.
  • Le programme de journalisme du Langara College offre une introduction complète à l’industrie. Il couvre la théorie des communications, les pratiques exemplaires audio et vidéo et offre des cours intensifs en radio, télévision, données et journalisme mobile, le tout axé sur l’intégrité et la qualité dans les médias. Les étudiants publient aussi la revue Langara Journalism Review, un aperçu annuel des défis auxquels les journalistes sont confrontés.
  • Le Loyalist College offre le seul programme pluriannuel en photojournalisme au Canada qui prépare les étudiants à lancer une carrière comme photojournaliste, journaliste-photographe, réalisateur et monteur multimédia ou spécialiste d’édition numérique avec compétences en maniement de la caméra, capture vidéo, reportage, rédaction, évaluation des nouvelles et principes de narration.
  • Au Nova Scotia Community College (NSCC), les étudiants du programme de journalisme radio et télévision apprennent à penser de façon critique et à effectuer de la recherche grâce à des cours axés sur la rédaction pour une variété de publics et la formulation de textes factuels et équitables. Les étudiants sont aussi formés en entrepreneuriat et apprennent à exploiter les outils, les ressources et les compétences en travail autonome nécessaires pour travailler à titre de journaliste indépendant.
  • Le Canadore College offre un tout nouveau certificat d’un an en Récits visuels autochtones qui enseigne diverses formes de récits et de performances autochtones dans le contexte des technologies médiatiques, dont la photographie, la réalisation, le son et la réalisation de vidéos et de films. En facilitant le partage d’histoires, de langues et de visions du monde, le programme vise à encourager et à renforcer les voix autochtones dans les médias.
  • Le Cégep de Jonquière a établi un partenariat avec le Kiuna College pour créer un DEC en Techniques de communication dans les médias conçus spécialement pour les étudiants autochtones afin de répondre aux besoins de diversité culturelle et de main-d’œuvre autochtone hautement qualifiée en journalisme au Québec.
12 août 2019

Transports novateurs : du réaménagement des véhicules autonomes au pilotage de drone

Selon Transports Canada, les transports constituent la deuxième plus importante source de gaz à effet de serre (GES) au Canada, c’est-à-dire le quart du total des émissions au pays. Face à ces chiffres, l’innovation dans le secteur des transports est d’une importance critique pour minimiser les émissions de GES en conformité avec les objectifs établis par l’Accord de Paris. Ainsi, l’un des cinq thèmes de Transports 2030, le plan stratégique du gouvernement du Canada pour l’avenir des transports, est « le transport écologique et innovateur ».

Le transport, c’est bien plus que les avions, les trains et les voitures. Le mandat de Transports Canada est de « veiller à ce que le réseau de transport du Canada contribue à la réalisation de notre ambitieux programme de création d’emplois et de croissance économique ».

Les collèges et les instituts contribuent à l’innovation dans l’industrie des transports en menant des projets de recherche visant à moderniser et à transformer le transport routier, ferroviaire, aérien et par eau en proposant des solutions aux problèmes que vivent les conducteurs et les pilotes et en assurant la prestation de formations à jour, accessibles à tous et en perpétuelle évolution dans tous les domaines des transports. En voici quelques exemples :

  • Le programme First Peoples’ Aviation Technology offert au First Nations Technical Institute (FNTI), le seul programme postsecondaire autochtone en aéronautique au Canada, est offert en partenariat avec le Canadore College. Le FNTI a aussi récemment organisé son premier camp en aéronautique pour jeunes autochtones, l’Indigenous Youth Aviation Camp, pour encourager les prochaines générations à faire carrière comme pilote, un rôle dont l’importance est perçue comme étant critique pour la durabilité de plusieurs communautés autochtones.
  • Le Centre québecois de formation aéronautique (CQFA) au Cégep de Chicoutimi offre plus de 50 formations dans le secteur de l’aéronautique. De plus, il s’agit du seul établissement au Canada qui offre des formations dans tous les trois domaines de spécialisation : aéronefs multimoteurs commerciaux, pilote de brousse (hydravion) et hélicoptère. Pour plus d’informations sur les technologies et les formations en aéronautique et en aérospatiale, dont celles du Cégep Édouard-Montpetit, Confederation College, BCIT et Red River College, consultez ce numéro de Perspectives.
  • Au Fanshawe College, le Norton Wolf School of Aviation Technology offre un certificat en opérations de systèmes aériens commerciaux télépilotés qui fournit aux étudiants les connaissances et les compétences nécessaires pour concevoir, soutenir, opérer et maintenir les véhicules aériens sans pilote (UAV), ou drones. Étant donné le potentiel des drones pour recueillir des données dans les régions rurales, éloignées et nordiques, l’Aurora College aussi a récemment lancé un cours intensif de trois jours sur l’opération des UAV.
  • L’Institut du véhicule innovant (IVI), un centre collégial de transfert de technologie (CCTT) associé au Cégep de Saint-Jérôme, se spécialise dans la recherche appliquée, le développement, l’évaluation et la mise en application de technologies novatrices dans le secteur des transports. Un de ces projets comprend le développement d’une trousse de réaménagement compatible avec la conception modulaire qui peut transformer les véhicules ordinaires en véhicules autonomes.
  • Le Durham College participe au réseau d’innovation de véhicules autonomes Autonomous Vehicle Innovation Network (AVIN), un partenariat communautaire conçu pour aider les petites et moyennes entreprises à développer, à créer des prototypes, à tester et à valider les technologies automobiles transformatrices. En permettant aux entreprises technologiques d’accéder aux expertises du personnel, aux talents des étudiants et aux installations de recherche des plus modernes, le Durham College les aide à élargir les capacités des véhicules autonomes dans un milieu sécuritaire et contrôlé.
  • Le programme de chef de train offert par le Rail Training Centre du Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) produit des diplômés hautement qualifiés pour une industrie qui connaît actuellement une croissance importante. Les étudiants reçoivent une formation pratique avec de vrais équipements dans des domaines aussi variés que la manipulation des matières dangereuses, la sécurité ferroviaire et les composantes mécaniques des wagons de chemin de fer.
  • Depuis 2013, l’Institut technologique de maintenance industrielle (ITMI), un CCTT associé au Cégep de Sept-Îles, reçoit une subvention de professeurs-chercheurs industriels du CRSNG axée sur l’entretien et les opérations ferroviaires. Les recherches menées par l’ITMI touchent le traitement automatique des données, les protocoles de communications dans les régions nordiques et isolées et les systèmes d’avertissement pour chefs de train conçus pour prévenir les risques de déraillement.

Alors que l’innovation dans le domaine des transports continue d’accélérer, les collèges et les instituts fournissent des solutions aussi audacieuses que novatrices pour faire avancer la sécurité, l’efficacité et la performance environnementale des transports au Canada.

24 juillet 2019

Croissance du secteur touristique au Canada

Pour bien des gens au Canada et ailleurs au monde, la saison estivale est une invitation à profiter des journées plus longues et plus chaudes et à aller à la rencontre de nouveaux lieux et de nouvelles cultures. Saviez-vous que le secteur touristique canadien génère annuellement des activités économiques d’une valeur de 102 milliards de dollars, compte 1,8 million d’emplois et constitue plus de 2 % du PIB?

Étant donné l’importance de ce secteur, le Budget 2019 propose plusieurs mesures pour soutenir le tourisme, ainsi que les entreprises et les organisations qui cherchent à créer, à améliorer ou à élargir les infrastructures, les expériences ou les produits associés au tourisme. Parmi les engagements, notons l’ajout d’une septième table sectorielle de stratégies économiques consacrée au tourisme. De plus, en mai 2019, Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, a révélé la nouvelle stratégie du Canada en matière de tourisme : Créer des emplois pour la classe moyenne : Une stratégie fédérale pour la croissance du tourisme. La stratégie propose des objectifs ambitieux de croissance, dont 54 000 nouveaux emplois dans le secteur du tourisme et une augmentation de 25 % des recettes touristiques d’ici 2025.

Les collèges et les instituts canadiens joueront un rôle important dans l’atteinte de ces objectifs, surtout en raison de leur engagement envers la durabilité et leur lien unique au développement communautaire. Voici un aperçu des formations et des recherches associées au tourisme et à l’hôtellerie déjà en cours au sein d’établissements à travers le pays :

    • L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) est le centre canadien d’excellence du secteur du tourisme. Plus de 13 500 diplômés y ont reçu une formation sur les compétences avancées en hôtellerie dans son hôtel quatre étoiles exploité par les étudiants, ainsi que dans deux restaurants d’application pédagogique au centre-ville de Montréal : le Restaurant de l’ITHQ et le resto-école La Relève gourmande. L’institut mène aussi des recherches en hôtellerie afin de répondre aux besoins en constante évolution du secteur.
      • ExperiSens est un nouveau Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) à l’ITHQ qui se spécialise dans la recherche sur l’expérience multisensorielle de la clientèle et travaille avec les petites et moyennes entreprises pour créer de nouveaux produits, services, concepts et stratégies novatrices permettant d’engager et d’optimiser les comportements et l’expérience de la clientèle.
    • Le Red River College (RRC), pour sa part, offre un programme de Gestion, hôtellerie et tourisme qui fournit une formation sur les principes fondamentaux d’affaires et de service à la clientèle avant de se concentrer davantage sur l’entrepreneuriat touristique et de demander aux étudiants de concevoir une attraction touristique en appliquant les compétences acquises au cours des sessions précédentes. Le RRC exploite aussi Jane’s, un restaurant d’application pédagogique situé dans une ancienne banque au centre-ville de Winnipeg.
    • Thompson Rivers University offre un diplôme de troisième cycle en innovation et entrepreneuriat touristiques qui enseigne aux étudiants qui possèdent déjà des connaissances de base en tourisme comment mettre à profit leurs compétences de recherche pour concevoir, créer, opérer et évaluer les événements et les festivals.
    • Pour les personnes plus aventurières, le College of the Rockies offre deux programmes, Activités commerciales en tourisme d’aventure et Formation en compétences d’alpinisme d’aventure, qui profitent de la présence des majestueuses Montagnes Rocheuses pour fournir aux étudiants une formation pratique en compétences d’aventure comme l’escalade, le kayak en eaux vives, le ski en arrière-pays et la sécurité en cas d’avalanche, tout en abordant le marketing, la durabilité, le commerce et l’entrepreneuriat.
      • Le Cégep de la Gaspésie et des Îles offre un programme technique de Tourisme d’aventure où les étudiants apprennent à planifier les voyages dans un environnement naturel, à enseigner les compétences et les techniques, à interpréter l’environnement et à intervenir en situation d’urgence.
      • Au Native Education College, les étudiants en Opérations de tourisme autochtone acquièrent des connaissances et des compétences pratiques relatives à l’écotourisme, à l’interprétation du patrimoine et au tourisme interculturel dans un programme axé sur l’intégration de la culture et le patrimoine autochtones à l’industrie touristique.
      • L’institut culinaire du Canada du Holland College offre un diplôme de deux ans en Gestion de l’hôtellerie internationale. En partenariat avec des hôtels locaux, les étudiants apprennent à gérer un restaurant, un club de vacances, un hôtel ou une boîte de nuit sous l’optique de la diversité culturelle et des normes mondiales. Le restaurant d’application pédagogique The Dining Room offre de savoureux repas et une vue imprenable sur l’océan.
      • Le certificat de deuxième cycle en Leadership en matière de services d’hôtellerie mondiale du Seneca College offre aux étudiants des connaissances sur les compétences en leadership nécessaires pour assumer des rôles de gestion au sein de l’industrie d’hôtellerie mondiale.

Voilà que quelques exemples de ce que les collèges et les instituts peuvent offrir aux étudiants qui cherchent à transformer les vacances d’été en carrière valorisante au sein du secteur grandissant du tourisme au Canada.

10 juin 2019

Développer la sécurité publique au sein des communautés, partout au Canada

Les professionnels de la sécurité publique, notamment les agents de la paix, les pompiers et les ambulanciers paramédicaux font partie intégrante de communautés solides : ils protègent la population et les biens, répondent aux situations d’urgence et sauvent des vies. Partout au pays, les occasions de formation et les projets de recherche appliquée des collèges et des instituts préparent les Canadiens à travailler dans le secteur de la sécurité publique. Ils contribuent aussi à faire progresser la capacité des professionnels à réagir aux situations d’urgence et à s’assurer que le cadre de gestions des urgences du Canada puisse être mis en œuvre avec succès au sein des communautés présentant divers défis. Par exemple :

  • Le Justice Institute of British Columbia (JIBC) constitue le principal formateur en sécurité publique au Canada, formant des professionnels dynamiques dans les domaines de la justice et de la sécurité publique par l’entremise d’enseignement, de formation et de projets de recherche appliqués. Chaque année, environ 26 000 étudiants bénéficient de ses formations sur le campus et en ligne.
    • Grâce à son Centre de recherche appliquée, le JIBC permet également de faire progresser la justice et la sécurité publique en offrant des solutions à des enjeux concrets ayant des répercussions sur les premiers répondants, les gestionnaires d’urgences et les autres professionnels de la sécurité publique. Cela inclu le développement d’un outil de dépistage de la santé mentale pour le personnel en sécurité publique, grâce au financement provenant des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
    • Le JIBC a également élaboré un guide Web intitulé Planification de la résilience autochtone en cas de désastre pour aider les communautés des Premières nations, métisses et inuites à évaluer leur état de préparation en cas de situations d’urgence et à développer des plans de résilience spécialement conçus pour s’adapter aux cultures autochtones et pour assurer la continuité des connaissances traditionnelles.
  • Les chercheurs du Grande Prairie Regional College se sont associés à la GRC, aux Services de santé de l’Alberta et à la Ville de Grande Prairie en élaborant un Projet pour une équipe de policiers et de gestion de crise afin d’examiner et d’améliorer la réponse policière face aux problèmes de santé mentale dans les communautés éloignées.
  • Le diplôme de deux ans en études juridiques avec spécialisation axée sur les Autochtones du Bow Valley College forme les étudiants à des carrières dans le secteur de la justice, traitant de sujets comme la psychologie et la santé mentale, les méthodes correctionnelles et les stratégies d’intervention auprès des jeunes.
  • Le programme en études juridiques et criminologie du Nord du Yukon College propose également une perspective qui tient compte des particularités uniques du Nord en matière de criminalité, de justice, de comportement criminel et de réactions sociales face à la criminalité.
  • Pour les professionnels en sécurité publique et des services d’urgence, le Fanshawe College offre un programme de leadership en sécurité publique d’un an pour faire avancer leur carrière en enseignant les compétences en leadership nécessaires pour occuper des rôles comme sergent-chef, capitaine, infirmière responsable ou directeur des SMU.
  • Au Durham College, les étudiants en technique en systèmes de sécurité pour les incendies et la vie apprennent la conception et les spécificités de différents systèmes de sécurité, notamment les codes du bâtiment, la conception des alarmes d’incendie et la dynamique du feu.
  • l’Institut 911 du Collège la Cité rassemble sous un même toit les enseignements d’emplois liés aux multiples situations d’urgence, offrant aux futurs policiers, pompiers, paramédics, répondants et répartiteurs du 911 et professionnels du domaine de la sécurité un environnement inégalé de simulation hautement réaliste.
  • Le Cégep de Sainte-Foy offre sept programmes en santé et sécurité publique, y compris le programme en soins préhospitaliers d’urgence, qui bénéficie d’équipements et de mannequins sophistiqués, programmés afin de refléter des situations ciblés au Centre S du cégep, un centre spécialisé en simulations cliniques.
  • La formation en sécurité publique au Cégep Garneau inclut la protection des citoyens et le maintien de l’ordre public grâce au programme de techniques policières ainsi que la prévention du crime et la resocialisation des personnes délinquantes avec le programme de techniques d’intervention en délinquance.
  • Le programme Techniques policières des Premières Nations au Collège d’Alma offre une formation en sécurité publique avec un accent particulier sur les réalités et les enjeux auxquels les communautés autochtones sont souvent confrontées.
  • L’école de police de l’Atlantique du Holland College propose une formation pour faire carrière dans le domaine de la sécurité publique en tant que pompier, agent correctionnel et agent de conservation chargé de l’exécution de la loi. Il offre aussi des cours axés sur le perfectionnement des compétences en cours d’emploi pour les personnes souhaitant faire avancer leur carrière. L’école de police de l’Atlantique fait également figure de chef de file dans le développement du Réseau canadien du savoir policier (RCSP), un réseau novateur de partage de la formation et des connaissances entre les policiers et les professionnels en sécurité publique.

Ces types de programmes, partenariats communautaires et projets de recherche appliquée constituent des éléments essentiels au développement des capacités du Canada en matière de sécurité publique et de gestion des urgences.