Qu’ai-je en tête ? Avec Pari Johnston.
J’aimerais avant tout remercier sincèrement l’Aîné Martin Heavy Head et Samantha Fox, présidente par intérim du Red Crow Community College (le membre le plus récent de CICan), de nous avoir si chaleureusement accueillis et de nous avoir permis de tenir ces discussions si importantes sur le territoire traditionnel du Traité 7.
Je ressors vraiment dynamisée du Colloque national sur l’éducation autochtone, qui s’est tenu à Calgary à la fin d’octobre. Un grand merci à Marsha Joseph et à nos partenaires organisateurs de l’Indigenous Institutes Consortium.
Principaux enseignements
De Michael Fox d’Indigenous & Community Engagement : j’ai été frappée par les quatre P de la réconciliation économique – participation, partenariat, procurement (approvisionnement) et promotion. Je suis reconnaissante d’avoir compris qu’en travaillant ensemble à des projets axés sur la communauté, il est possible d’offrir davantage aux communautés autochtones et plus efficacement, dans l’optique d’un meilleur Canada. Merci pour votre témoignage percutant et votre appel à l’action : les grands projets d’importance nationale doivent être fondés sur les droits et les possibilités des populations autochtones.
De Carol Anne Hilton d’Indigenomics : je me souviendrai toujours de votre observation judicieuse sur l’opportunité – et l’inopportunité – des recoupements entre les systèmes de connaissances autochtones et des outils comme l’IA, à savoir dans quelles circonstances et pour quelles raisons ils ne peuvent pas et ne doivent pas se confondre. Comme vous l’avez clairement énoncé, l’IA peut servir, mais elle ne remplacera jamais le savoir et la sagesse autochtones des Aînés ou du territoire.
De Tia Larocque-Graham du Saskatchewan Indian Institute of Technologies, Jennifer Taback de Design de Plume et du Cambrian College, et Lora Tisi du Niagara College, qui ont participé à la table ronde sur le leadership et l’entrepreneuriat autochtones que j’ai eu le privilège d’animer : j’applaudis votre conseil prodigué aux participantes et participants, soit que le véritable leadership consiste à faire confiance à sa voix, même lorsqu’on est la seule personne autochtone dans un groupe. Il est plus important que jamais pour les jeunes Autochtones, qui sont la prochaine génération de leaders, de voir des Autochtones réussir dans tous les domaines. Votre message commun a atteint sa cible : on ne peut pas être ce que l’on ne voit pas.
Bien entendu, les plus de 200 participantes et participants – aînés et aînées, étudiantes et étudiants, et détenteurs de savoir autochtone – ont eu de nombreuses autres discussions enrichissantes au cours de séances interactives mettant en valeur des exemples de changement et de progrès dans les organisations. On nous a rappelé une fois de plus qu’il y a beaucoup à apprendre et à gagner des approches dirigées par les Autochtones, dans un véritable esprit de création et de maintien de partenariats, des approches bénéfiques pour toutes nos activités et toutes les personnes avec qui nous travaillons.
Je remercie également Maurice Manyfingers et Misheck Mwaba, président du Bow Valley College, de leur collaboration et de leur accueil.
Une première pour CICan, mais pas la dernière
C’était une étape et une célébration monumentales, une première initiative nationale dirigée par des Autochtones pour CICan : un partenariat historique avec le Nicola Valley Institute of Technology, le Saskatchewan Indian Institute of Technologies et la Six Nations Polytechnic.
Ce fut toute une expérience et une grande leçon d’humilité que d’être invitée dans le cercle et de participer à la cérémonie traditionnelle du calumet. Cette cérémonie marquait la conclusion de notre partenariat et de notre « traité », CICan et les trois instituts autochtones poursuivant les cérémonies de partenariat et solidifiant leur engagement, avec pour témoins l’ensemble des participantes et participants au colloque.
En outre, la signature du protocole d’entente a été un gage de relations respectueuses et de réconciliation.
Nous sommes reconnaissants à la Fondation BHP pour ses conseils et le financement accordé.
En tant qu’organisation, nous aspirons à « travailler ensemble », ce que désigne le terme mamawi. Nous avons une formidable occasion de collaborer avec les apprenantes, les apprenants, les communautés autochtones ainsi qu’avec les membres de CICan pour que toute la population canadienne bénéficie de nos efforts pour envisager la création d’entreprises, l’entrepreneuriat et la recherche économique sous un nouvel angle, et les ancrer dans les modes de connaissance et d’existence autochtones.
Nous prendrons connaissance avec plaisir des valeurs qui seront enseignées par des spécialistes inuits, métis et des Premières Nations.
- Vous avez manqué quelque chose ? Lisez le communiqué de presse avec des citations de chaque membre du cercle de gouvernance et mon entrevue accordée au Calgary Herald (anglais).

Nous espérons qu’avec nos partenaires, Mamawi fera la démonstration d’une réconciliation significative par l’action. En soutenant les approches dirigées par les Autochtones, nous développerons une collaboration plus inclusive et axée sur la communauté, et obtiendrons des résultats fructueux dans l’ensemble du système collégial.
Par l’intermédiaire de Mamawi, nous contribuons au développement du potentiel des apprenants, des communautés et des établissements de tout le pays. Dans le cadre d’une approche dirigée par les Autochtones, un nouveau cercle de gouvernance supervisera l’initiative et assurera la reddition de comptes.
Nous comprenons que nous jouons un rôle collectif de gardiens mutuels de cette initiative visant à accroître la réconciliation économique au pays. CICan et moi-même sommes engagées dans ce parcours d’apprentissage.
Passer des principes à l’action
Si vous avez assisté au Colloque national sur l’éducation autochtone d’Halifax en 2024, vous vous souviendrez de l’insistance mise sur la participation du réseau aux discussions visant à renouveler le Protole d’éducation autochtone de CICan pour souligner son 10e anniversaire.
Un an plus tard, j’ai l’honneur de saluer le travail du Comité consultatif national de l’éducation autochtone de CICan, présidé par Denise Pictou-Maloney du Nova Scotia Community College.
Pour leur travail à la réaffirmation et au renouvellement du protocole, je félicite les membres du comité consultatif :
- Kory Wilson, directeur général, Initiatives et partenariats autochtones, British Columbia Institute of Technology
- John Chenoweth, président, Nicola Valley Institute of Technology
- Jason La Rochelle, directeur, Bureau de l’autochtonisation, Justice Institute of British Columbia
- Anita Cameron, directrice, Relations stratégiques autochtones, Saskatchewan Polytechnic
- Mara-Lee Moroz, directrice des ressources humaines et de la culture, Olds College
- Robert Rayko, animateur culturel et communautaire, Portage College
- Tracy Brant, présidente, Programmes d’éducation autochtones, Red River College
- Jason Seright, vice-président, Inclusion et appartenance, Humber College
- Dany Losier, responsable du développement et de la formation continue, Collège communautaire du Nouveau-Brunswick
- Neil Cooke, président-directeur général, Institut des métiers et de la technologie du Manitoba (MITT)
- Kim Martin, doyenne de l’éducation autochtone, Cégep John Abott College
- Ainsi que l’ancienne vice-présidente aux relations extérieures et avec les membres de CICan, Anna Tonneguzzo
Fondé sur les modes de connaissance et d’existence, la justice et la responsabilité autochtones, le protocole démontre une fois de plus l’engagement permanent de CICan envers ses membres.
Nous sommes fiers d’annoncer que 77 établissements ont signé le protocole, ce qui représente 60 % de nos membres. Au cours des prochains mois, vous entendrez parler davantage des principes renouvelés du protocole et de la façon d’accéder aux ressources qui y sont associées.
Restez à l’affût pour découvrir nos façons de transformer les mots en réconciliACTION.
La suite
Tout en poursuivant ma réflexion sur les discussions et les échanges du colloque, je n’oublie pas la tâche ardue qui nous attend, de même que l’importance d’écouter nos partenaires et nos membres – autochtones ou non – et d’apprendre d’eux. Nous poursuivrons nos efforts pour devenir l’association nationale dont nos membres – et le Canada – ont besoin, aujourd’hui et à l’avenir.
Mamawi et le protocole sont les pierres angulaires de nos progrès et de nos projets.
Je poursuis avec énergie l’objectif de renforcer les qualités de leader en innovation de CICan et de défenseuse des intérêts de ses membres.
Je remercie de leur appui notre conseillère autochtone à la direction, Wendelyn Johnson, notre Comité consultatif national de l’éducation autochtone, le cercle de gouvernance Mamawi et nos partenaires.
Le fait d’avoir reçu le wampum à deux voies de la Six Nations Polytechnic nous incite à devenir de meilleurs alliés pour nos partenaires et les peuples autochtones, tout en respectant les différences et les particularités de nos modes d’existence et de connaissance.
CICan aspire à grandir et à apprendre avec vous.
