Les sports de contacts plus sécuritaires grâce à un père ingénieux

Après avoir joué 10 ans avec les Stampeders de Calgary au sein de la Ligue canadienne de football, Jeff Pilon connaît bien les sports de contact. Lorsqu’il a vu les chocs qu’encaissaient son fils et ses coéquipiers dans l’équipe de crosse de son quartier, il s’est dit qu’il devait faire quelque chose.

Les enfants qui jouent à la crosse risquent des blessures cervicales, car ils n’ont pas encore développé la coordination nécessaire pour se parer de manière sécuritaire. Jeff a décidé de fabriquer un protège-cou capable de protéger les jeunes joueurs, afin qu’ils puissent participer plus prudemment à ce sport de contact qui connaît un engouement.

Armé d’un modèle fabriqué maison, Jeff a démarché auprès du centre d’innovation et de fabrication de Red Deer College afin d’identifier les faiblesses de son protège-cou et de créer un design qui les surmonte. Quelques versions plus tard, Jeff avait en main, prêt à tester sur le terrain, un prototype de démonstration de concept, qu’il a nommé Shell Shock.

« La crosse est un sport d’été prisé au Canada, dit Jeff. Je veux que les enfants puissent y jouer et être actifs physiquement, sans que leurs parents aient à se soucier de blessures graves. Shell Shock aidera réellement à développer le sport. »

Depuis qu’il a conçu le protège-cou Shell Shock, Jeff a lancé sa propre entreprise, Jukebox, et s’est allié en partenariat avec Philippe Jeanneau, designer chevronné d’équipement de sport afin de développer une gamme complète d’équipement de crosse, y compris gants et bâtons. Tous les sports de contact présentent des risques de blessures spécifiques et les joueurs ont des besoins très précis – des gants de hockey ne sont pas adaptés à la crosse, par exemple. Jeff souhaite offrir une protection spécifique à la crosse afin de permettre à ce sport de se développer.

Partenaires : Jukebox
Financement : Conseil national de recherches du Canada, Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI)

À propos de Red Deer Polytechnic

Red Deer Polytechnic is central Alberta’s largest post-secondary institution, serving more than 10,000 credit, non-credit and apprenticeship students. Since becoming a polytechnic institute in 2021,... Lire plus

Une photo vaut mille mots

Imaginez ceci : les femmes qui s’efforcent de s’installer dans un nouveau pays sont équipées de caméras. Quels renseignements les photos qu’elles prendront leur fourniront-elles sur le voyage qu’elles ont entrepris? Que révéleront-elles sur le nouveau pays?

Choon Lee Chai espère que les photographies apporteront des précisions et serviront à entamer la discussion sur les programmes et les services offerts aux femmes immigrantes dans une petite ville du centre de l’Alberta. Lui et ses collègues du Red Deer College et de la University of Calgary utilisent une subvention du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges pour vérifier auprès des femmes immigrantes si ces programmes répondent à leurs besoins ainsi que les aspects qui doivent être améliorés.

Une partie de leur recherche est une technique appelée « PhotoVoice ». Cinquante femmes participant au projet, qui est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines, vont prendre des photographies pour illustrer le rôle des services d’immigration dans leur vie quotidienne.

Le partage des photographies avec d’autres immigrants et les chercheurs permettra de révéler davantage de renseignements que ce qu’il serait possible d’obtenir avec de simples enquêtes concernant ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas au niveau des services de soutien de Red Deer destinés aux immigrantes, a expliqué en entrevue M. Chai, directeur du projet.

Les photographies ancrent la recherche dans la réalité et aident les femmes à déterminer les questions qui sont importantes pour elles. « Les photographies leur confèrent énormément de liberté pour explorer et exprimer leurs sentiments », a déclaré M. Chai. « L’un des principaux atouts de cet exercice est ce que la photographie vous rappelle des souvenirs. Elle suscite des réactions qu’une entrevue normale n’entraînerait pas. »

Les femmes immigrantes contribuent de façon importante à l’économie canadienne. Elles composent en effet environ 20 % de la population féminine totale du pays et de sa population active. Cependant, le taux de chômage des nouveaux immigrants est plus de deux fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, même si ces immigrants sont plus susceptibles de détenir un diplôme universitaire.

La première année du projet sera consacrée à la formation d’un conseil consultatif d’immigrants composé de représentants d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux et de gens d’affaires. Ensuite, environ 150 femmes immigrantes seront interrogées sur les services offerts dans le centre de l’Alberta (Red Deer et les collectivités environnantes).

Le présent projet fait suite à un autre, qui a également fait l’objet d’un partenariat entre le Red Deer College et la Central Alberta Immigrant Women’s Association. Il portait sur la sécurité économique des femmes immigrantes et a révélé qu’elles sont confrontées à de nombreux obstacles. Il était toutefois nécessaire d’effectuer un suivi, d’évaluer les services destinés à ces femmes et de les adapter à leurs besoins.

« Il est préférable qu’elles jouent un rôle dans ce suivi, » dit M. Chai. « Je ne veux vraiment pas que des chercheurs aillent dans la communauté et leur disent quel est le problème. Mon approche consiste à dire « vous avez des idées, vous avez des talents, travaillons ensemble.” »

Les photographies et les histoires seront partagées dans des expositions et dans des présentations. Des groupes de discussion seront mis sur pied avec les employeurs et les autres parties prenantes et la Central Alberta Immigrant Women’s Association travaillera avec les femmes pour modifier ou créer des programmes.

« Bien sûr, il y a des obstacles structurels auxquels la société dans son ensemble doit faire face, mais je ne veux pas négliger le fait que les femmes immigrantes ont beaucoup de points forts et d’idées », a déclaré M. Chai.

Industrie : Innovation sociale

À propos de Red Deer Polytechnic

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Remédier à la solitude au cœur de la foule

À première vue, les étudiants collégiaux et les sans-abri qui errent dans les rues des grandes villes ne vivent pas dans le même monde. Pourtant, nombre d’entre eux ont un trait en commun : ils souffrent de solitude. Des chercheurs d’Edmonton tentent de remédier à la situation.

Une équipe de recherche du Norquest College s’est associée à la Edmonton Public Library pour étudier les effets de la solitude sur les personnes marginalisées. Ce projet est financé par le Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges, qui relève du Conseil de recherches en sciences humaines.

Tout a commencé quand Bob Marvin, enseignant en travail social au Norquest College, a demandé aux étudiants d’un de ses cours de faire passer un questionnaire sur la solitude à d’autres étudiants. « C’était seulement pour initier les étudiants à la recherche, une tentative de démystifier la chose », explique-t-il en entrevue.

Or, le sondage a fait éclater au grand jour la solitude existant sur le campus, et beaucoup d’étudiants ont été surpris de découvrir qu’ils n’étaient pas seuls dans leur situation. En analysant les données du sondage, Marlene Mulder, membre du département de la recherche du collège, a fait une découverte surprenante. Les étudiants de deuxième année éprouvaient davantage de solitude que les étudiants de première année; 60 % disaient s’ennuyer de leur famille, ce qui est très élevé pour des étudiants collégiaux.

Mme Mulder était au fait que Norquest, seul collège public d’Edmonton, comptait une population étudiante inhabituelle. En effet, en raison de son programme d’anglais langue seconde, il accueille un pourcentage important de nouveaux arrivants au Canada. De plus, on y trouve un fort contingent d’étudiants autochtones, et un grand nombre d’étudiants qui ont vécu des moments difficiles et se sont inscrits au collège dans l’espoir d’un nouveau départ. « Par le passé, j’ai travaillé aussi bien auprès des nouveaux arrivants que des sans-abri. Les deux groupes mentionnent systématiquement la solitude. C’est un thème récurrent chez ces deux populations », dit-elle.

Mme Mulder se demandait quelle influence la solitude a sur les gens qui vivent en marge de la société, qu’ils soient Autochtones, sans-abris ou nouveaux arrivants. Quel est son effet sur leur « capital social », c’est-à-dire « les interactions sociales, la bonne volonté, la camaraderie et la sympathie qui ont une influence tangible sur nos vies. » Autrement dit, comme le résume Mme Mulder, les facteurs qui nous aident à avancer.

Ces réflexions l’ont menée à la Edmonton Public Library, qui emploie depuis plus de cinq ans des travailleurs sociaux afin d’aider les personnes marginales qui fréquentent la bibliothèque en quête d’un espace public sécuritaire. Les travailleurs sociaux ont établi une relation de confiance avec ces personnes isolées et les aident, dans la mesure du possible, à régler leurs problèmes de santé, de logement ou autre.

Partenaire du projet, la bibliothèque est le lien entre ses usagers et les chercheurs, auxquels elle donne l’occasion d’explorer les causes de la marginalisation, d’évaluer l’efficacité des mesures de soutien, de déterminer les besoins qui demeurent et peut-être de faciliter l’accès l’éducation pour certains participants.

Pour étoffer la recherche, les chercheurs ont obtenu l’apport de plus de 40 organismes communautaires. De plus, ils interrogeront des étudiants de Norquest qui sont sortis de la marge au sujet des facteurs qui leur ont permis de se construire une vie meilleure. Enfin, ils rencontreront des usagers de la bibliothèque dans le cadre de groupes de discussion.

Industrie : Innovation sociale

À propos de NorQuest College

As Alberta’s largest community college, NorQuest provides a work-relevant education that includes hands-on learning opportunities, workplace practicums, and supportive instructors. From class to career, NorQuest... Lire plus

L’innovation sociale : quantifier le quasi incalculable

Comment calculer la valeur du changement non quantifiable ou déterminer les clés d’un succès intangible? Planifier et évaluer l’innovation sociale représente tout un casse-tête. Toutefois, face aux besoins concurrents et aux maigres ressources, l’exercice s’impose.

« Plus on comprend ce qui a fait réussir ou échouer un projet, plus on peut extrapoler ensuite et promouvoir des pratiques exemplaires qui favoriseront la réussite d’autres initiatives », dit Russ Wilde, du Bow Valley College à Calgary.

Il dirige un projet dont l’objectif est d’élaborer des critères probants qui permettent d’évaluer l’innovation sociale et de reconnaître les facteurs qui en facilitent ou en minent le succès. Plus précisément, on veut créer des outils dont les parties prenantes se serviront pour choisir et planifier les projets d’innovation sociale, et pour en évaluer l’efficacité. Le financement vient du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges du Conseil de recherche en sciences humaines.

Pour le projet, Russ Wilde et ses collègues du Bow Valley College travaillent avec la ville de High River, United Way of Calgary and Area et Mount Royal University. L’initiative multi-phases et pluriannuelle commencera par un sondage auprès d’organismes impliqués en innovation sociale pour savoir comment ils décrivent les caractéristiques de cette dernière et quels en sont les obstacles et les catalyseurs.

Le questionnaire fait l’objet de la plus grande distribution possible — avec United Way comme partenaire, le projet peut sonder une vaste gamme d’innovations sociales — et continuera d’être transmis jusqu’à l’épuisement de nouveaux concepts dans les réponses. Toutefois, l’apport concret de ces concepts est critique dans le cadre du projet, car la panoplie d’activités qualifiées d’innovations sociales est immense. Il est difficile d’en établir une définition et, surtout, d’étudier le concept à grande échelle.

« Une des conclusions de notre étude nous indiquera si on peut bel et bien établir un ensemble de critères généraux qui s’appliquent à un large éventail de projets d’innovation sociale », affirme le chercheur principal, Scott Henwood.

À la lumière du questionnaire, de discussions avec les parties prenantes et d’une revue de la littérature, les chercheurs tenteront de cerner ce qui constitue une innovation sociale, quels facteurs doivent être réunis pour en assurer le succès, et ce qui en freine la réalisation.

Comme prochaine étape, les chercheurs créeront et testeront des outils servant à planifier et à évaluer les innovations sociales, incluant un essai avec la ville de High River, partenaire du projet. Après l’inondation dévastatrice dans cette communauté de 13 000 personnes au sud de Calgary en 2013, de nombreux nouveaux projets y ont vu le jour. Les chercheurs et le comité de direction pourront donc y choisir le meilleur cas d’innovation sociale pour mettre à l’épreuve leurs critères et leur capacité d’évaluation.

Le succès se mesure difficilement en innovation sociale, car les changements qui touchent profondément la vie des gens peuvent défier la « quantification ». L’équipe de Bow Valley estime que le résultat de son projet (une trousse à outils en ligne pour la planification et l’évaluation de l’innovation sociale) permettra d’appuyer les intervenants dans ces tâches complexes.

Industrie : Innovation sociale

À propos de Bow Valley College

As Alberta’s largest community college and a proud partner in Campus Alberta, Bow Valley College serves 15,000 learners each year in Calgary and throughout southern... Lire plus

Les technologies intelligentes permettent de contrôler les thermostats à distance

Un thermostat virtuel conçu au terme de recherches à la SAIT Polytechnic pourrait permettre aux gérants d’immeubles de contrôler le chauffage d’un bout à l’autre de grandes installations, et ce, sans fil.

Kalen-Hudson Group est un fabricant et un importateur de petits appareils électroniques, notamment des thermostats et d’autres dispositifs de contrôle. Ayant déjà travaillé avec les membres des services de recherche et d’innovation (ARIS) de la SAIT pour mettre des technologies à l’essai et les valider, Kalen-Hudson savait vers qui se tourner lorsqu’elle a eu besoin de concevoir un thermostat à contrôle intelligent et un modèle plus petit et économique destiné aux consommateurs.

« Pour pouvoir développer la technologie, avoir accès à des installations comme la SAIT et à la subvention de recherche nous donne la possibilité de concevoir quelque chose de nouveau qui peut faire concurrence aux produits des acteurs de premier plan. Sans cette possibilité, je ne sais pas si je serais capable de rivaliser avec eux », affirme Irfan Dhanani, propriétaire de Kalen-Hudson Group.

Pendant que les chercheurs du laboratoire RADLab (RFID Application Development Lab) de l’ARIS travaillaient de concert avec Kalen-Hudson pour concevoir le logiciel appuyant son nouveau thermostat wi-fi, son fournisseur, en Asie, a éprouvé des problèmes. Afin de poursuivre les travaux de conception de l’appareil, un chercheur étudiant a créé une application qui pourrait faire office de thermostat virtuel. Comme cette réalisation a permis de respecter l’échéancier et le budget prévus pour le projet, une plateforme d’interface client « en nuage » a pu être développée.

À la fin du projet, le moteur SaaS conçu par le laboratoire RADLab était en mesure de communiquer avec un grand nombre de ces nouveaux thermostats sans fil.

Cette nouvelle technologie permettra aux gérants d’installations et aux propriétaires bailleurs de contrôler les différentes pièces d’un grand immeuble par l’entremise d’une interface conviviale.

Partenaires : Kalen-Hudson Group

À propos de SAIT

SAIT (Southern Alberta Institute of Technology) is a leader in action-based learning, delivering relevant, skill-oriented education. We offer two baccalaureate degrees, three applied degrees, 73... Lire plus

Partenariat avec le secteur pour l’innovation en matière de techniques de bâtiment écologiques

Les acheteurs de maisons qui ont une conscience écologique à Calgary ont récemment acheté deux maisons à consommation énergétique nette zéro construite par des chercheurs étudiants da la SAIT Polytechnic.

Les techniques de bâtiment écologiques (TBÉ) sont l’un des principaux domaines de recherches de la SAIT au sein de la faculté de la recherche appliquée et des services d’innovation. Le projet de recherche en TBÉ a été mis sur pied en 2008 et a reçu une subvention de renforcement de l’innovation d’une durée de 5 ans en 2009, par l’entremise du programme de l’ICC. Le groupe de recherche s’est amélioré en matière d’expertise, de nombre de projets de recherche appliqués axés sur le secteur et de capacités de laboratoire.

L’un des partenaires clés de l’équipe de recherche est Avalon Master Builders, un chef de file de la construction écologique qui a conçu un ensemble de maisons à consommation énergétique nette zéro. Deux de ces maisons ont été construites sur le campus de la SAIT. Ces projets de recherche appliquée fournissent une expérience concrète en matière de construction écologique et permettent à l’équipe de TBÉ de faire des recherches sur les plus récents procédés de construction efficaces sur le plan environnemental, de les mettre à l’essai et d’en faire la démonstration. Les maisons achevées, situées dans deux quartiers de Calgary, appartiennent maintenant à des acheteurs ayant l’environnement à cœur.

Les étudiants et les chercheurs de la SAIT surveillent encore activement les systèmes de gestion de l’énergie dans les maisons Discovery 4 et Discovery 5. De plus, un projet étudiant visant à personnaliser et virtualiser le système de gestion de l’énergie de Discovery 4 a remporté le premier prix de l’exposition étudiante de la SAIT en 2013, ainsi que le prix DIRRT pour l’innovation étudiante, en plus de représenter la SAIT à l’édition 2013 du Student Applied Research Showcase de Polytechnics Canada. Discovery 4 a également été nommé « Projet personnalisé de l’année » pendant la cérémonie de remise des prix pour les maisons à consommation énergétique nette zéro, qui a eu lieu à Toronto en 2011. Avalon gérera la construction du nouveau laboratoire et centre de démonstration de TBÉ de la SAIT, d’une superficie de 371,6 m2 (4 000 pi2), qui devrait commencer au début de 2015.

Partenaires : Avalon Master Builder
Financement : Les Subventions d’établissement de centres d’accès à la technologie (ECAT)

À propos de SAIT

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Logement écoénergétique pour la vie en Arctique

Vivre de façon durable en région nordique, qu’est-ce que ça signifie? Avec deux mois de noirceur, des factures de services d’électricité dépassant 1 500 $ par mois, des températures inférieures à -40 °C et des conditions variables de pergélisol, vivre de façon écologique n’est pas toujours facile.

Le département de recherche appliquée et de services d’innovation (ARIS) de la SAIT Polytechnic a été sollicité par GBM Construction à Fort Simpson, aux T.-N.-O., pour concevoir une maison à consommation énergétique nette zéro à haut rendement.

Grâce à une consultation avec les ingénieurs, les architectes et les professionnels des métiers en poste à Fort Simpson, les chercheurs de l’ARIS spécialisés dans les techniques de bâtiment vertes ont associé des éléments passifs et actifs pour concevoir la meilleure maison écologique qui soit.

Conçue pour un climat extrême, la « maison arctique » est dotée d’une chaudière au bois à rendement élevé permettant de produire l’eau chaude utilisée pour le chauffage radiant et les besoins domestiques, ainsi que de sondes intégrées aux planchers permettant de détecter la chaleur du soleil et d’activer une petite pompe redistribuant l’eau chaude vers les endroits plus froids de la maison. De plus, comme la maison arctique produira plus d’énergie solaire qu’elle n’en dépensera pendant les longues heures d’ensoleillement de l’été, elle fournira l’énergie produite en trop au réseau électrique, et n’utilisera l’énergie de ce réseau qu’au besoin. Résultat? Une consommation énergétique annuelle nette zéro. « Je pense qu’il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir en région nordique. C’est un endroit fantastique pour mettre à l’essai des projets comme celui-ci », indique Derek Erasmus, propriétaire de GBM Construction.

Non seulement le projet offrira-t-il davantage de possibilités de conception écoénergétique aux Canadiens, mais les leçons qui en sont tirées permettront de perfectionner la conception de logements à consommation énergétique nette zéro partout dans le monde.

Partenaires : GBM Construction

À propos de SAIT

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Analyse de la fabrication de patins pour Graf Canada

Graf Canada Ltd. collabore avec des chercheurs du département de services de recherche et innovation appliquées de la SAIT Polytechnic en vue de mettre au point des patins plus légers et plus performants.

Les spécialistes des technologies de génie appliquées au sport et au mieux-être de la SAIT Polytechnic souhaitent fournir à Graf l’information dont elle a besoin pour fabriquer un plus grand nombre de composantes de patin ici, au Canada. La fabrication locale se traduirait par une qualité supérieure, des délais de production plus courts et la possibilité de passer de plus petites commandes. Le projet vise également à proposer à Graf quelques modèles préliminaires d’un patin intégrant de nouveaux matériaux et ayant été confectionné au moyen de nouveaux processus de fabrication.

En 2014, Graf a approché les services de recherche et innovation appliquées pour faire évaluer ses processus et ses matériaux de fabrication existants liés à la production de ses patins de hockey. L’entreprise cherche à améliorer la qualité et le coût de son produit tout en rapatriant une plus grande partie de ses activités de fabrication au Canada. De plus, la plupart des composantes et des processus actuels de Graf ne sont pas documentés à l’aide de fichiers de conception assistée par ordinateur adéquats et, par conséquent, l’entreprise ne peut les partager avec de potentiels partenaires de fabrication. Ce projet d’évaluation et de documentation constitue donc la première étape d’un plus vaste projet englobant la conception et la création d’un prototype d’un nouveau modèle de patin de hockey.

Industrie : Fabrication
Partenaires : Graf Canada Ltd.
Financement : Les Subventions de l’idée à l’innovation pour les universités et les collèges (INNOV-UC)

À propos de SAIT

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Pour aider les apiculteurs à s’occuper de leurs affaires

Neil Bertram, propriétaire de Bertram Honey Ltd., en avait assez des complications et du coût des techniques actuelles de récolte de la cire d’abeille.

En raison de la demande qui existe pour la cire d’abeille, non seulement dans l’industrie apicole, mais aussi dans d’autres industries (gomme à mâcher, cosmétiques, production alimentaire et produits pharmaceutiques), il voulait optimiser la quantité de cire extraite des cadres de ses ruches.

Comme d’autres apiculteurs, Neil Bertram plongeait les cadres de ses ruches dans l’eau bouillante pour faire fondre la cire, qu’il récupérait et pressait avant de l’envoyer à un établissement de traitement. L’apiculteur albertain s’était construit un fondoir à vapeur, mais avait besoin d’aide pour la mise au point finale et la commercialisation de l’appareil. Il a donc fait appel aux Services de recherche appliquée et d’innovation (Applied Research and Innovation Services – ARIS) du SAIT Polytechnic et leur a demandé de finaliser la mise au point de son fondoir, et de le fabriquer et de le valider.

Apiculteur de deuxième génération, Neil Bertram a travaillé avec la nouvelle équipe de chercheurs en agriculture culinaire et urbaine de l’ARIS à la mise au point d’un prototype économique, compact et durable de fondoir à vapeur destiné à récolter la cire des cadres des ruches. Le produit final sera reproductible à des fins de commercialisation, et aidera Bertram Honey à exploiter une source de revenus supplémentaire.

« J’espère présenter ce prototype commercialisable à l’industrie, » confie Neil Bertram. « Il conviendrait parfaitement aux entreprises apicoles de taille moyenne qui veulent prendre en charge l’extraction de la cire. »

Industrie : Agriculture
Partenaires : Bertram Honey Ltd.

À propos de SAIT

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Des moutons « intelligents » participent à une recherche sur l’alimentation ovine

Au cours de l’été 2014, 80 agneaux ont participé à une étude du Lakeland College et ont recueilli eux-mêmes les données!

On a confié à des agneaux pourvus d’une étiquette d’identification par radiofréquence (IRF) le mandat de comparer deux formules de rations de finition. Le système d’alimentation GrowSafe du Livestock Research Centre du Lakeland College recueillait les données sur la consommation quotidienne de ration et les comportements d’alimentation de chaque agneau.

L’étude était menée pour le compte du ministère de l’Agriculture et du Développement rural de l’Alberta. Susan Markus, chercheuse scientifique (élevage) au ministère de l’Agriculture de l’Alberta, a conçu l’essai pour valider les recommandations de SheepBytes® en matière d’alimentation. L’objectif de l’essai était de comparer la ration de finition à l’orge conventionnelle à une ration de finition dont la formulation contenait de l’équilibreur SheepBytes. Agriculture Alberta voulait vérifier si la croissance des agneaux d’engraissement correspondait à celle que promettait le SheepBytes et voir l’effet de la nutrition et de la gestion sur le classement des carcasses. Un deuxième essai semblable est prévu pour 2015.

Larry Bingham, coordonnateur de projets de recherche en agriculture, observe : « Cet essai présentait des défis intéressants. Le système GrowSafe est conçu pour les bovins, et a dû être adapté pour les agneaux. Ils avaient besoin d’un petit coup de pouce pour atteindre les mangeoires, et l’accès aux mangeoires devait être limité à un agneau à la fois. Les agneaux se sont très rapidement adaptés au système, et leurs efforts ont certainement contribué au succès de l’étude. »

À propos de Lakeland College

All colleges say they are educating the leaders of tomorrow. At Lakeland College in Alberta, our students are leading today. Students have the opportunity to... Lire plus