Système d’irrigation de précision pour pelouses

Le plus grand consommateur de l’eau municipale est l’arrosage des pelouses urbaines.

Une entreprise albertaine travaillant à la mise au point de techniques d’irrigation a reconnu que la rareté de l’eau et le besoin de systèmes d’irrigation d’une efficacité accrue pouvaient représenter une occasion de marché.
L’entreprise, 1318552 Alberta Limited, a fait appel au Olds College pour mettre à l’essai son tout nouveau système d’irrigation pour pelouses résidentielles et commerciales. Un logiciel ajuste l’écoulement de l’eau à la tête d’arrosage en fonction de la forme et de l’étendue des zones arrosées. Ce système requiert moins d’arroseurs et moins de canalisations souterraines, ce qui réduit les coûts d’installation.

Grâce à son partenariat avec le collège, l’entreprise a pu profiter de l’expertise des spécialistes en irrigation et d’installations d’essai intérieures et extérieures des plus modernes. Les essais initiaux ont permis de conclure que le système assurait une uniformité de distribution de l’eau supérieure aux normes de l’industrie. La facilité d’installation et le logiciel d’optimisation de l’écoulement de l’eau sont les principaux avantages concurrentiels du système.

« Le Olds College nous offrait une occasion unique de comparer notre système à une norme de l’industrie, » explique Cam Cote, le représentant de l’entreprise. « Dans l’installation intérieure, nous avons pu installer un arroseur et contrôler avec précision l’écoulement de l’eau grâce à la pompe à vitesse variable. Nous avons donc pu faire les ajustements nécessaires à l’arroseur et au logiciel. À l’extérieur, nous avons pu comparer notre système avec le nouveau système de décodeurs. Jamais nous n’aurions pu avoir accès à de telles installations ailleurs! »

Un élément essentiel de Prairie Turfgrass Research Centre, le centre de recherche sur le gazon du Olds College, était d’attirer du personnel hautement qualifié. Katie Dodson, une chercheuse canadienne possédant une grande expérience industrielle en matière de tolérance à la sécheresse des graminées entrant dans la composition des pelouses utilisées à des fins récréatives, a été engagée à titre de chercheuse scientifique principale. Les résultats de ses recherches pourraient permettre de faire d’importantes économies d’eau.

Au centre, la recherche sur les graminées utilisées dans la composition des pelouses porte sur quatre thèmes : stratégies de réduction des dommages dus au froid, gestion du stress biotique, sélection de graminées pour divers usages, conservation de l’eau. Parmi les partenaires, on compte la Canadian Turfgrass Research Foundation, des exploitants terrains de golf locaux, des producteurs de gazon précultivé et la Ville de Lethbridge.

À propos de Olds College of Agriculture & Technology

Olds College of Agriculture & Technology is a technical institution offering industry demand-driven programming with an intensive focus on agriculture and technology. Founded in 1913,... Lire plus

Existe-t-il une limite économique à l’utilisation des intrants?

Une augmentation des intrants est-elle toujours associée à une augmentation des profits nets?

C’est la question centrale du projet de recherche de quatre ans sur la quantité d’intrants utilisée dans les grandes cultures mené au Lakekand College depuis mai 2014. Le but de l’étude est de recueillir des données à grande échelle sur les bienfaits de l’apport d’intrants selon différentes intensités dans des parcelles où une rotation des cultures usuelle est pratiquée.

Des parcelles ont été aménagées sur les terres agricoles du Lakeland College gérées par les élèves et le même aménagement a été reproduit sur les terres de trois producteurs locaux. Ces parcelles seront utilisées pendant les quatre années de l’étude. L’un des producteurs locaux, dont le fils étudie au collège, est ravi de participer à l’étude.

« Nous trouvons important de soutenir la relève et d’encourager les jeunes à approfondir leurs connaissances en agronomie », explique Hery Dejong.

Webbs’ Crop Services de Vermilion est le principal partenaire de l’industrie associé au projet. L’entreprise est le premier fournisseur de services-conseils en agronomie et d’observations sur le terrain pour le projet. Des apports moyens, élevés et maximums d’intrants sont étudiés. L’intensité de l’apport et le choix de la culture ont été établis par un comité directeur constitué de représentants des enseignants et du personnel du Lakeland College ainsi que des membres de l’équipe de la ferme de recherche gérée par les élèves, des agronomes et des producteurs.

Calvin Ireland (Webbs’ Crop Services) a trouvé très intéressant de participer à l’étude sur les intrants. « Les échanges avec les producteurs locaux sur les lacunes de l’industrie en matière de recherches et la mise en œuvre des pratiques directement sur leurs terres nous ont permis de recueillir des données à grande échelle précieuses et ciblées sur les sols, le climat et la topographie de notre région », explique-t-il.

Industrie : Agriculture

À propos de Lakeland College

All colleges say they are educating the leaders of tomorrow. At Lakeland College in Alberta, our students are leading today. Students have the opportunity to... Lire plus

Là où l’élevage de poisson et la production de légumes se rencontrent

On peut trouver, dans des restaurants du Sud de l’Alberta, les résultats de l’un des plus délicieux projets de recherche appliquée qui soient : des légumes produits dans une serre du campus du Lethbridge College.

Ces fruits et légumes frais sont produits grâce à une ingénieuse combinaison d’aquaponie et d’aquaculture, des techniques agricoles très prometteuses. Ici, on combine l’élevage du poisson et la culture de végétaux dans un système où l’eau recircule, et qui permet de faire croître des végétaux à longueur d’année, efficacement et en toute sécurité. Ce nouveau système améliore également le taux de croissance des fruits et légumes produits en serre. Les semis sont faits en mars et les plants sont irrigués par l’eau provenant des bassins d’élevage. L’eau est ensuite retournée aux bassins d’élevage pour y être réutilisée. Aucun herbicide ou autre pesticide n’est utilisé, et les fruits et légumes aquaponiques sont récoltés deux fois par semaine, de mai à la fin d’octobre, et sont vendus au public.

En 2013, le Lethbridge College a reçu une subvention pour stimuler la recherche appliquée en aquaponie. Le chercheur principal Charlie Shultz aide les producteurs en aquaponie de la région à surmonter les difficultés techniques et les obstacles politiques à la mise en œuvre de ces systèmes.

Selon le chercheur, « ce projet pourrait contribuer grandement à résoudre les problèmes relatifs à la sécurité alimentaire. »

Industrie : Agriculture

À propos de Lethbridge Polytechnic

Lethbridge Polytechnic has been a leader in education and innovation since becoming Canada’s first publicly funded community college in 1957. Each year, the institution welcomes... Lire plus

Diagnostiquer les problèmes de santé chez l’abeille domestique

Depuis quelques années, le déclin des populations d’abeilles domestiques en Amérique du Nord a fait les manchettes à de nombreuses reprises. Beaucoup d’apiculteurs ont subi des pertes d’abeilles considérables et il devient de plus en plus urgent d’identifier les causes de la mortalité des abeilles dans les ruches du Canada.

Le National Bee Diagnostic Centre (NBDC), le centre national de diagnostic de la santé des abeilles à la fine pointe de la technologie du Grande Prairie Regional College, a ouvert ses portes en avril 2013, grâce à un partenariat avec Agriculture et Agroalimentaire Canada. Le même mois, le NBDC recevait une Subvention d’établissement de centres d’accès à la technologie du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, qui lui a permis d’étendre son mandat à la recherche appliquée, à la formation, à l’éducation et à l’innovation dans l’industrie apicole.

Le NBDC a connu une croissance fulgurante depuis 2013. Les activités de formation ainsi que les projets de recherche appliquée menés en collaboration avec des apiculteurs ou des chercheurs des gouvernements provincial et fédéral ont donné des résultats rapides et fiables.

Le NBDC peut maintenant offrir une gamme accrue de services diagnostiques et étendre ses activités dans tout le pays. L’équipe de recherche du centre a récemment été choisie pour diriger une enquête nationale sur la santé des abeilles domestiques (National Honey Bee Health Survey), une étude nationale initiée par l’industrie visant à établir la nature, l’étendue et l’incidence des pathogènes endémiques et exotiques qui affectent les colonies d’abeilles. Cette étude permettra d’obtenir de l’information qui aidera à maintenir la santé, le dynamisme et la rentabilité de l’industrie apicole canadienne.

Le NBDC aide déjà les apiculteurs canadiens, comme en témoigne un de ses clients : « C’est quand j’ai confié mes échantillons d’abeilles au NBDC que j’ai obtenu un diagnostic juste. Je peux enfin traiter le bon problème. Deux années de diagnostics erronés m’ont coûté plus de 100 000 $. »

Industrie : Agriculture
Financement : Les Subventions d’établissement de centres d’accès à la technologie (ECAT)

À propos de Northwestern Polytechnic

Northwestern Polytechnic (NWP), formerly known as Grande Prairie Regional College (GPRC), is a comprehensive community institution, publicly supported to provide opportunities in post-secondary education in... Lire plus

Nouvelle technologie pour aider les asthmatiques à mieux respirer

À travers le monde, 180 000 personnes meurent de crises d’asthme aiguës chaque année. Pourtant, bon nombre d’entre elles avaient en main un inhalateur de survie. Certaines de ces personnes asthmatiques avaient développé une résistance aux médicaments disponibles, mais, pour la plupart, le médicament d’urgence n’a pas pu pénétrer dans leurs voies respiratoires obstruées.

SAIT Polytechnic travaille avec SolAeroMed comme partenaire du secteur privé pour développer la première innovation dans le traitement de l’asthme depuis plus de 30 ans. SolAeroMed a breveté un médicament, S-1226, qui peut surmonter les lacunes des normes actuelles pour les soins reliés à la constriction aiguë des voies respiratoires. L’entreprise a cependant buté sur un obstacle après avoir reçu l’approbation pour les essais sur les humains. Le CO2 comprimé est la clé du succès pour le traitement de SolAeroMed, mais a aussi créé son plus grand défi de mise en marché. C’est là que le SAIT Polytechnic est intervenu.

SolAeroMed a contacté les services de recherche appliquée et d’innovation du SAIT Polytechnic et a demandé aux chercheurs en techniques de génie des sports et du bien-être de l’aider à développer un système sécuritaire de libération de médicaments pour l’administration de S-1226, qui utilise le CO2 comprimé pour ouvrir les voies respiratoires jusqu’aux poumons. Les ingénieurs du SAIT Polytechnic ont conçu et fabriqué un prototype, produisant une solution de rechange plus petite et facile à utiliser que son prédécesseur, une grosse bonbonne de CO2. Ce système d’administration de médicaments pour l’asthme permettra aux intervenants d’urgence et aux médecins dans les salles d’urgence d’administrer ce médicament d’ouverture des voies respiratoires à temps pour sauver des vies.

Au-delà du potentiel offert par S-1226 d’améliorer la qualité de vie des asthmatiques, on estime que le médicament permettra au Canada d’économiser 500 millions de dollars par année en soins médicaux en raccourcissant ou en éliminant les visites aux soins intensifs.

Partenaires : SolAeroMed

À propos de SAIT

SAIT (Southern Alberta Institute of Technology) is a leader in action-based learning, delivering relevant, skill-oriented education. We offer two baccalaureate degrees, three applied degrees, 73... Lire plus

Un faisceau laser noir détecte des nanoparticules d’huile dans l’eau

Le Nanotechnology Centre for Applied Research, Industry Training and Services (NanoCARTS) du Northern Alberta Institute of Technology (NAIT) a été créé en 2012 grâce à une subvention d’établissement de centres d’accès à la technologie du Conseil de recherche en sciences et en génie du Canada (CRSNG). Le centre offre du soutien en nanotechnologie et en microtechnologie à des petites et moyennes entreprises (PME) en activité dans les secteurs du prototypage, du développement et de l’amélioration de produits, des essais, de la caractérisation et de la formation.

L’un des projets du NanoCARTS a été mis en œuvre dans un effort concerté regroupant le NAIT, les entreprises Alberta Nano-Monitoring Systems (ANMS) et Benchmark Instrumentation and Analytical Services de même qu’une grande société albertaine d’exploitation des sables bitumineux. Le projet porte sur la création d’un faisceau laser structuré « noir » unique selon l’IPSA®, une approche axée sur la détection des particules (Individual Particle Sensing Approach) et élaborée par ANMS. Cette approche permet la surveillance en ligne, continue et automatique des tailles et des concentrations de particules (y compris les nanoparticules) dans les liquides, dans l’air et sous vide.

En décembre 2014, un essai pratique de cette nouvelle application technologique a été réalisé pour déceler des particules d’huile au cours d’un processus de séparation gravitaire stimulée par injection de vapeur (SGSIV) à l’aide d’un appareil conventionnel de surveillance et d’analyse. Grâce au système mis au point par ANMS et le NAIT, on a réussi à déceler de l’huile émulsionnée dans l’eau produite sans tenir compte de la solution d’hydrocarbures naturelle.

L’objectif de cet essai pratique consistait à analyser la teneur en huile dans les échantillons d’eau produite ayant été recueillis à différents stades de traitement (adoucisseur à la chaux, filtre d’élimination des matières organiques et réservoir d’écumage) au cours du processus de SGSIV. Les mesures prises avec le nouveau système ont ensuite été comparées à celles d’une méthode conventionnelle qui permet l’analyse de l’huile dans l’eau sur place à l’aide de l’extraction par solvant et de la fluorescence.

« Les résultats préliminaires de l’essai pratique ont démontré une excellente corrélation entre le compte de gouttelettes et la concentration mesurée. Nous demeurons très optimistes quant à l’exploitation de cette technologie afin de résoudre des problèmes de mesure difficiles qui s’avèrent significatifs à la fois pour la province de l’Alberta et pour le Canada. Nous espérons qu’une relation continue mutuellement avantageuse se forge entre les différentes organisations et que le NAIT s’établisse à titre de partenaire privilégié dans le secteur du développement technologique en Alberta ». Steven McDougall, M.E.Sc., ing., Vice-président de l’exploitation, Benchmark Instrumentation and Analytical Services Inc.

Financement : Les Subventions d’établissement de centres d’accès à la technologie (ECAT)

À propos de Northern Alberta Institute of Technology (NAIT)

For 60 years, the Northern Alberta Institute of Technology (NAIT) has delivered experiential, hands-on, technology-based education to meet the demands of industry. NAIT’s proudly polytechnic... Lire plus

La plantation hivernale pour la remise en état des zones humides dans le secteur pétrolier

La remise en état des terres déboisées pour l’extraction des sables bitumineux constitue l’un des plus grands défis de ce secteur en plein essor en Alberta. Un projet fructueux de replantation hivernale d’épinettes mené par des chercheurs du Grande Prairie Regional College apporte toutefois un remède qui ne manque pas d’intérêt.

Les terres humides boréales perturbées par l’exploitation des sables bitumineux ne sont pas accessibles pour des travaux de remise en état l’été. La forte teneur en eau des sols à cette époque de l’année compromettrait aussi la survie des semis. La remise en état des milieux humides est donc difficile et limitée pendant la période de plantation normale. L’idée novatrice de planter les semis l’hiver pour contourner ces contraintes était celle de Weixing Tan, chercheur principal de l’initiative Pollutants-to-Products (P2P) au collège. Elle consistait à briser le sol gelé avec une rétrocaveuse et à planter les semis dans le sol tourbeux plus chaud ainsi exposé.

Plus de 94 % des semis d’épinette noire plantés sur un site d’essai par une température de ‑17°C à l’hiver 2011 ont survécu – une réussite si spectaculaire que l’industrie l’a immédiatement mise en pratique à grande échelle, avant même que l’essai ne soit pleinement achevé. Steve Williams, chef de la direction de Suncor, a affirmé qu’il s’agissait de l’une des plus grandes innovations applicables à la remise en état dans le secteur des sables bitumineux en 2012.

L’essai a été réalisé à l’Evergreen Centre for Resource Excellence & Innovation, à Grande Prairie (Alberta), avec une aide financière et un soutien additionnel de l’Oil Sands Leadership Initiative (aujourd’hui COSIA), du gouvernement de l’Alberta, de Next Generation Reforestation et de Global Restoration Corp.

« Ce concept inédit de plantation hivernale va faciliter l’accès aux zones humides et nous permettre d’améliorer les processus de remise en état des écosystèmes de la région boréale », s’enthousiasme Jeremy Reid, spécialiste de l’environnement chez Nexen Inc.

L’aide financière du Programme d’ICC, de l’industrie et de la province a aussi contribué à l’élaboration de trois autres projets Pollutants-to-Products (P2P) innovateurs à Grande Prairie : le biocaptage de CO2 et de polluants atmosphériques au moyen de microalgues, la reforestation avec de l’épinette blanche et la transformation d’eaux usées en bois.

Financement : Les Subventions de renforcement de l’innovation (RI)

À propos de Northwestern Polytechnic

Northwestern Polytechnic (NWP), formerly known as Grande Prairie Regional College (GPRC), is a comprehensive community institution, publicly supported to provide opportunities in post-secondary education in... Lire plus

Barrage flottant pour le confinement d’hydrocarbures dans des lacs et des rivières

Le SAIT Polytechnic met à l’essai et perfectionne un barrage flottant prometteur pour le nettoyage de déversements de pétrole.
La technologie de confinement des hydrocarbures XBOOM a été mise au point par la société Canadian Floating Fence Corporation, qui teste, valide et perfectionne le concept en collaboration avec des chercheurs du département de la recherche appliquée et des services d’innovation du SAIT Polytechnic.

Le produit consiste en une barrière flottante verticale dont la conception unique laisse passer l’eau tout en permettant de contenir, de retenir et de rediriger du pétrole ou des débris en prévision de leur récupération et du nettoyage. Un prototype fonctionnel du XBOOM fait l’objet d’essais en conditions réelles dans le cadre de la phase suivante de développement.

Mark Neal, président de Canadian Floating Fence Corporation, explique que c’est son père qui a eu l’idée du XBOOM dans les années 1970. Contrairement aux barrières flottantes traditionnelles, généralement inefficaces pour confiner des hydrocarbures dans des eaux dont le courant dépasse 0,7 nœud, le XBOOM reste efficace jusqu’à une vitesse estimée de 2,0 nœuds. Les barrières actuelles sont également encombrantes et longues à déployer; par contraste, un rouleau de 50 mètres de XBOOM est déployable par une seule personne en moins d’une minute. Dans le cadre des essais à petite échelle du prototype menés par le SAIT Polytechnic, le taux d’écrémage de pétrole brut du XBOOM a atteint 99,6 % en eaux calmes et 94 % en présence d’un courant de moins de 1 nœud.

À propos de SAIT

SAIT (Southern Alberta Institute of Technology) is a leader in action-based learning, delivering relevant, skill-oriented education. We offer two baccalaureate degrees, three applied degrees, 73... Lire plus