12 avril 2021

Protéger son empreinte numérique

Après plus d’un an de télétravail, nous avons tous et toutes appris une chose ou deux sur les possibilités offertes par un paysage numérique élargit. Mais, si le monde de la technologie favorise l’accès à l’information et facilite les échanges pour tout le monde, il exige aussi que l’on demeure vigilant.

Le saviez-vous? Selon un rapport de Statistique Canada publié en octobre dernier, 21 % de toutes les entreprises au Canada affirment avoir été touchées par des incidents de cybersécurité en 2019, ce qui correspond à 43 % des grandes entreprises, 29 % des entreprises moyennes et 18 % des petites entreprises. Le rapport sur les risques mondiaux 2020 du Forum économique mondial place aussi les cyberattaques sur les infrastructures essentielles au cinquième rang des plus grands risques à l’échelle mondiale et prédit que d’ici 2021 les dommages causés par le cybercrime pourraient atteindre les six billions de dollars américains, ou l’équivalent du PIB de la troisième plus grande économie au monde.

La protection des réseaux, des informations, des systèmes et des infrastructures constitue maintenant une dimension essentielle de la sécurité de tous les Canadiens et les Canadiennes et de toutes les entreprises canadiennes. De plus, alors que le secteur de la cybersécurité continue son évolution et sa croissance rapides, la création d’une main-d’œuvre professionnelle hautement qualifiée est prioritaire pour les collèges et les instituts. En voici plusieurs exemples.

29 mars 2021

Le monde à portée d’écran

En août 2019, Emploi et Développement social Canada nous a choisi, avec Universités Canada, pour élaborer un Programme de mobilité étudiante vers l’étranger qui aidera les étudiantes et les étudiants canadiens, et surtout ceux qui n’y ont généralement pas accès, à acquérir des compétences recherchées lors de stages d’études ou de travail à l’étranger dans le cadre de la nouvelle Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale. Personne n’aurait pu savoir que, huit mois plus tard, la fermeture abrupte des frontières et les restrictions de voyage mettraient abruptement fin aux activités de mobilité étudiante.

Alors comment les étudiants et les étudiantes peuvent-ils développer des compétences globales et bénéficier d’expériences interculturelles quand il est impossible de quitter le pays? C’est la question que nous avons posée aux collèges et aux instituts canadiens.

Bien que le lancement du programme complet soit repoussé, nous avons demandé à nos membres de proposer des projets axés sur l’innovation en vue d’un financement par le Fond d’innovation du programme pilote! Au total, nous avons accordé du financement à 47 collèges et instituts pour la mise en œuvre de 69 projets, dont le lancement d’un projet pilote de mobilité virtuelle, l’essai de nouveaux services de soutien compréhensif, le développement de politiques de gestion du risque, l’amélioration de stratégies de recrutement et l’établissement de nouveaux partenariats institutionnels! En voici un aperçu :

  • Au Saskatchewan Indian Institute of Technologies, jusqu’à 20 étudiants autochtones à faible revenu participeront à un programme d’échange de trois semaines avec l’International Summer Academy de l’IÉSEG. Ce projet renseignera les étudiants autochtones sur les possibilités de travail et d’études à l’étranger et les aidera à s’y préparer!
  • Le Portage College mène des recherches pour mieux identifier les obstacles à la formation internationale et pour améliorer l’accès aux occasions de mobilité internationale disponibles aux étudiants et étudiantes issus de communautés rurales, nordiques et éloignées.
  • Au BCIT, l’équipe d’initiatives de mobilité autochtone collabore avec les leaders, les étudiants et les parties prenantes autochtones pour améliorer la conception des programmes de mobilité alignés sur les perspectives, les aspirations, les valeurs culturelles et traditionnelles autochtones, ainsi que les besoins des communautés autochtones.
  • Le Collège Montmorency et le Cégep Marie-Victorin développent un projet unique de mobilité inverse conçu pour les étudiants et étudiantes revenus d’expériences internationales. Les modules vidéo en trois parties abordent plusieurs thèmes, notamment le choc culturel inverse, les compétences interculturelles, l’employabilité et le réseautage.
  • Plus tôt cette année, le Vanier College a lancé un projet avec le Tianjin Vocational Institute en Chine, dans le cadre duquel des étudiants et étudiantes ont formé des groupes en ligne pour identifier et pour résoudre des problèmes concrets en utilisant l’impression 3D à faible coût.
  • Un projet conjoint entre le Humber College et le Nova Scotia Community College produira la première étude de référence sur les stratégies des collèges et des instituts pour gérer les risques associés à la mobilité internationale. Les résultats de l’étude seront rassemblés pour élaborer une boîte à outils de gestion du risque à l’intention des établissements postsecondaires.
  • Les étudiants et étudiantes en technologie océanologique au Marine Institute of Memorial University profitent d’une importante formation transculturelle sur le thème de la résilience aux changements climatiques et à la gestion durable des océans grâce à une collaboration virtuelle étroite avec leurs homologues en génie mécanique, électrique et informatique du Barbados Community College.
  • Le projet Global Mobility Peer Support, dirigé conjointement par le College of New Caledonia, le North Island College et l’Aurora College, offre aux étudiants et étudiantes n’ayant pas encore participé à un programme d’études à l’étranger une plateforme qui leur permet d’échanger avec d’anciens participants et participantes. L’objectif étant de faciliter le soutien des pairs et d’aborder les obstacles perçus aux expériences d’études à l’étranger.

La mobilité demeure un élément essentiel pour préparer les étudiants et étudiantes canadiens au marché du travail et acquérir une perspective mondiale. Le Programme pilote de mobilité étudiante vers l’étranger aidera des milliers de jeunes canadiens et canadiennes, surtout ceux et celles pour qui les expériences internationales sont moins accessibles, à développer de précieuses compétences interculturelles et accéder à des possibilités d’emploi enrichissantes. Déjà, des milliers d’apprenants et d’apprenantes bénéficieront de ces projets novateurs!

En attendant le retour sécuritaire des voyages internationaux, nous espérons lancer la prochaine étape de ce projet à l’aide d’un mélange d’activités en personne et virtuelles. Les collèges et les instituts se sont toujours adaptés rapidement aux circonstances mondiales toujours changeantes, et le présent défi n’est pas différent. Regardez l’enregistrement de notre dernière séance d’informationCe printemps, restez à l’écoute pour savoir ce qui s’en vient!  

À lire absolument : Qu’est-ce qu’une microcertification?

Alors que de plus en plus de Canadiens et Canadiennes se tournent vers les collèges et les instituts pour la mise à niveau des compétences et le recyclage professionnel dans un monde caractérisé par le changement rapide, la réponse à cette question est plus importante que jamais. Voilà pourquoi nous avons lancé un cadre national sur les microcertifications avec une définition normalisée et des principes directeurs!

Ce nouveau cadre définit une microcertification comme la reconnaissance d’un ensemble de compétences évaluées pouvant servir d’ajout, de substitut ou de complément à une reconnaissance officielle ou en constituer une partieDécouvrez le cadre complet et ses principes directeurs !

Les collèges et les instituts sont des chefs de file en matière de l’offre et du développement de microcertifications, largement pour répondre aux besoins des employeurs dans leurs communautés. Ce cadre national aidera les éducateurs à continuer de créer des microcertifications adaptables et réactives qui répondent aux normes de qualité élevées et qui aident les apprenants à choisir la certification qui leur convient le mieux!

15 mars 2021

Venez cogner à nos portes

À cette période de l’année, tout le monde à Ottawa parle du budget fédéral! Les consultations avec la population canadienne ont officiellement pris fin à la fin du mois dernier, ce qui veut dire que les décideurs évaluent maintenant les soumissions visant à bâtir un Canada plus vert, plus concurrentiel, plus novateur, plus inclusif et plus résilient. Dans le contexte de la reprise post-pandémie, nous soulignons notamment les récits puissants de collèges et d’instituts dont les projets de recherche appliquée soutiennent les petites entreprises et l’innovation communautaire!

  • Saviez-vous que les collèges et les instituts aident les entreprises locales à améliorer leur productivité, à créer de nouveaux emplois et de nouvelles possibilités de développement des compétences pour leur personnel, à conquérir de nouveaux marchés et à lancer de nouveaux produits et services?

En janvier, nous avons demandé aux PME, aux partenaires en innovation et aux parties prenantes nationales de témoigner de l’impact de leurs partenariats de recherche avec des collèges ou instituts locaux. Au total, nous avons reçu 115 lettres de tous les secteurs de l’économie que nous avons pu partager avec 79 parlementaires différents! Au début de février, nous avons partagé certains de ces récits. En voici un autre petit aperçu :  

  • Grâce à un partenariat de recherche appliquée avec Durham College, Health Espresso a conçu et construit une plate-forme basée sur l’intelligence artificielle pour soutenir les services de soins de santé virtuels pour les personnes qui vieillissent chez eux ou qui sortent de l’hôpital, ainsi que pour les communautés éloignées, notamment les populations autochtones.
  • En travaillant avec les experts du programme d’énergie renouvelable et de conservation du Lakeland College, Decentralised Energy Canada soutien l’intégration de technologies propres pour promouvoir l’efficacité, l’automatisation et la numérisation au sein du secteur de l’énergie durable.
  • En partenariat avec le Centre technologique en aérospatiale du Cégep Édouard-Montpetitle constructeur de moteurs aéronautiques Mesotoc a pu faire progresser une entente pour automatiser la production d’aubes de moteur d’aéronefs.
  • En collaboration avec INÉDI, le centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep régional de LanaudièreCyberkar Systems, a pu profiter de l’expertise, des recherches et des laboratoires spécialisés en conception d’INÉDI afin d’intégrer la numérisation, l’impression 3D et la réalité virtuelle à ses solutions informatisées pour les services d’urgence.
  • Avec le Centre for Boreal Research du NAIT, l’entreprise de communication scientifique, Fuse Consulting, a diversifié ses services et ses produits, notamment un service qui utilise une technologie photographique et vidéographique de 360 degrés pour innover dans le secteur de la formation et des activités communautaires en matière de ressources naturelles.
  • En travaillant avec le centre d’accès à la technologie de Camosun College, Cetacea Contracting Ltd a profité de son expertise en numérisation, en modelage et en impression 3D pour rehausser la précision de ses reconstructions de squelettes d’organismes marins qui sont exposées dans divers musées.
  • Avec Innofibre, le centre collégial de transfert de technologie du Cégep de Trois-Rivières, l’entreprise de recyclage BRQ Fibre & Broyure a pu diversifier ses marchés et accélérer le développement de nouveaux produits, notamment une litière biologique haut de gamme.
  • Depuis 2017, SoilOptix travaille avec l’Agriculture & Environmental Technologies Innovation Centre du Niagara College afin de développer des technologies permettant aux agriculteurs de comprendre et d’améliorer la santé de leurs terres, notamment à l’aide de systèmes numériques uniques d’analyse des sols et de cartographie des nutriments.

Ces exemples témoignent de l’impact des projets de recherche appliquée menés par les collèges et les instituts sur la création d’emplois, le développement des compétences et l’innovation, ce qui montre clairement ce qui pourrait être réalisé avec un soutien supplémentaire du gouvernement!

Suivez notre campagne conjointe et amplifiez notre message dans les médias sociaux avec Synchronex et Tech-Accès Canada, les réseaux nationaux de CCTT et de centre d’accès à la technologie, pour montrer aux décideurs à Ottawa la valeur d’un plus grand investissement dans la recherche appliquée!

01 mars 2021

La garde d’enfants et la « relance au féminin »

Au pic de la pandémie de COVID-19, le Forum économique mondial rapportait que la récession qui en découle créait de plus grandes pertes en matière d’emploi pour les femmes que pour les hommes. La main-d’œuvre féminine se situe toujours à 20 % en deçà des niveaux pré-récession, tandis que celle des hommes a baissé de 9 %. L’économiste Armine Yalnizyan invite les décideurs à tenir compte de l’impact inédit de la pandémie sur les femmes et sur les foyers au Canada. Car les femmes qui travaillent assument souvent une plus grande part des responsabilités de garde d’enfants que leurs partenaires masculins. « Il n’y a pas de reprise sans reprise féminine », dit-elle, « et pas de reprise sans services de garde d’enfants ».

En novembre, il était encourageant de voir le gouvernement fédéral reconnaître dans son énoncé économique de l’automne de 2020 l’importance des services de garde d’enfants dans le cadre d’une reprise inclusive et pour faire avancer l’égalité des genresLes services de garde d’enfants accessibles et abordables constituent un élément clé de l’infrastructure sociale du Canada et sont essentiels à la création d’emplois et pour stimuler la croissance économique.

Saviez-vous que les collèges et les instituts à travers le Canada sont les principaux fournisseurs d’éducation et de formation pour le personnel d’éducation à la petite enfance, offrant au-delà de 200 programmes d’éducation à la petite enfance à l’aide de certificats d’une année, de diplômes de deux ou de trois ans et de baccalauréats de quatre ans? Les programmes de cycles supérieurs offrent aussi aux professionnels en éducation à la petite enfance l’occasion de se spécialiser dans des domaines comme l’administration, la consultation en ressources et le soutien aux enfants ayant des besoins spéciaux.   

L’innovation dans cet espace est essentielle pour assurer une reprise à la fois féministe et intersectionnelle. Afin de soutenir la croissance nécessaire de la main-d’œuvre dans le secteur de l’éducation à la petite enfance, le Canada a besoin de formations adaptables pour augmenter le nombre de personnes qui travaillent dans le secteur et pour en accélérer les parcours.

16 février 2021

Un pays de possibilités

L’immigration constitue depuis longtemps un des piliers de la stratégie du Canada pour diversifier et faire croître son économie. La campagne du gouvernement #ImmigrationÇaCompte souligne ses avantages, dont les plus importants sont la contribution à l’économie et à la création d’emploi pour les Canadiens et Canadiennes. C’est aussi une façon de soutenir une population vieillissante et de répondre aux besoins du marché du travail. Toutefois, il est peu surprenant que les circonstances inédites de la dernière année aient entrainé en 2020 une baisse record de l’immigration au Canada. Après la mise en vigueur des restrictions frontalières en avril, la population canadienne a vécu son taux de croissance semestriel le plus bas depuis 2015.

En octobre, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino, a déposé le Plan des niveaux d’immigration de 2021-2023, qui prévoit une augmentation responsable des objectifs en matière d’immigration. Cela afin d’aider l’économie canadienne à se redresser après la COVID-19, stimuler la croissance future et créer des emplois pour les Canadiens et Canadiennes de classe moyenne.

Étant donné que plus de 95 % des Canadiens habitent à moins de 50 km de leur collège ou de leur institut local, plusieurs personnes nouvellement arrivées au pays peuvent bénéficier de formations linguistiques spécialisées, de mise à niveau des compétences, de programmes de préparation à l’emploi et de services spéciaux qui y sont offerts pour renforcer leur potentiel de réussite.

Quand les nouveaux arrivants reçoivent les outils pour réussir, le Canada entier en profite. Dans le contexte de la pandémie, les nouveaux arrivants au Canada – dont ceux venus au Canada comme étudiants internationaux – joueront un rôle encore plus essentiel pour stimuler les efforts de reprise et pour répondre aux besoins en main-d’œuvre à travers le pays, et ce, aujourd’hui comme demain.

  • En prévision du prochain budget du gouvernement fédéral, nous recommandons un investissement de 75 millions de dollars sur une période de trois ans pour maintenir la compétitivité du Canada comme destination d’études internationales et pour faciliter la transition des étudiants vers le marché du travail et à la citoyenneté.
  • Notre mémoire Au-delà de la COVID souligne aussi ce que peut faire le Canada pour mobiliser la pleine capacité des collèges et des instituts pour bâtir une main-d’œuvre prête à la reprise, pour stimuler l’innovation et pour soutenir la durabilité.
01 février 2021

La reprise commence par l’innovation

Le gouvernement fédéral étant à quelques semaines de déposer son prochain budget, il invite les Canadiens à partager leurs idées audacieuses pour bâtir un Canada plus vert, plus concurrentiel, plus novateur, plus inclusif et plus résilient.

Pour nous, la collaboration entre les collèges et les instituts et leurs partenaires industriels est essentielle pour rebâtir une économie prospère. Au cours des derniers mois, nous avons demandé à nos membres de partager leurs propres exemples de partenariats stimulant l’innovation communautaire. Voici un aperçu de ce que nous avons entendu :

  • En travaillant avec Saskatchewan PolytechnicVeriGrain Sampling, une entreprise qui se spécialise dans l’échantillonnage du grain et la gestion de données afin d’améliorer la durabilité des fermes, a fait avancer la commercialisation de ses produits de pointe.
  • En collaboration avec Optech (le centre collégial de transfert de technologie associé au Cégep André-Laurendeau), ChrysaLabs a pu bénéficier d’expertises en laboratoire pour développer, tester et valider sa dernière sonde spectroscopique, qui améliore la production agricole en mesurant la santé des sols et la distribution des nutriments.
  • En partenariat avec Canadore College, The Stratagem Group, un collectif créatif dans le secteur de la post-production et du développement de contenu sur écran dans le nord de l’Ontario, a offert des possibilités de formation et de développement du personnel aux jeunes dans la région.
  • Avec NAITGrowing Greener Innovations, une entreprise canadienne de technologies de l’énergie axée sur la conception et la fabrication de piles, de systèmes de gestion des piles et de solutions de stockage d’énergie, a recruté de nouveaux talents, a participé à des recherches conjointes et a fait avancer la commercialisation de ses produits.
  • Le Nova Scotia Community College est un partenaire essentiel de Glas Ocean Electric, qui cherche à électrifier les petits navires commerciaux et à gérer l’introduction d’énergies plus propre.
  • Grâce aux efforts de recherche collaborative avec le programme Selkirk-SME Applied Research & Technology Solutions (SMARTS) du Selkirk CollegeDark Horse Innovations a renforcé son mandat d’aider les autres à mettre en marché leurs idées novatrices, et ce, de manière aussi durable que possible.

Nous sommes toujours à la recherche d’histoires puissantes sur le soutien qu’offrent les collèges et des instituts aux petites entreprises et à l’innovation communautaire afin de les partager avec les décisionnaires à Ottawa! Jusqu’à présent, nous avons reçu des histoires de près de 100 PME!

Dans le cadre de la reprise post-pandémie, garder l’œil sur l’innovation est plus important que jamais. Cela nous donne des exemples concrets qui servent d’inspiration aux Canadiens et aux Canadiennes de partout au pays.

05 octobre 2020

Parcours inclusifs en préapprentissage : enquête

En partenariat avec le Forum canadien sur l’apprentissage, nous avons terminé la première étape de notre programme Parcours inclusifs en préapprentissage, qui aidera les Canadiens, particulièrement ceux aux prises avec les obstacles à la formation, à profiter de formations en préapprentissage conçues pour favoriser leur succès!

L’enquête identifie trois différents types de programmes de préapprentissage offerts par les collèges et les instituts avec une attention particulière portée aux programmes conçus pour les groupes sous-représentés dans les métiers, dont les personnes autochtones, les femmes, les nouveaux Canadiens, les minorités visibles, les jeunes et les personnes en situation de handicap. Lisez le rapport final de l’enquête et parcourez l’inventaire des programmes de préapprentissage.

Le projet Parcours inclusifs en préapprentissage est financé par Emploi et développement social Canada dans le cadre du Programme de sensibilisation et de préparation aux métiers spécialisés.

06 juillet 2020

Posons les questions qui s’imposent

Au cours du dernier mois, les appels à l’action pour une plus grande justice sociale se sont multipliés à une vitesse fulgurante un peu partout au monde. Tandis que la pandémie de COVID-19 limite les grands rassemblements, des milliers de personnes ont participé aux manifestations mondiales contre le racisme systémique suivant la mort de personnes noires aux mains de la police aux États-Unis et dans le contexte de rapports de brutalité policière contre les personnes noires, autochtones et de couleur au Canada.

Alors que plusieurs utilisent les médias sociaux pour partager leurs expériences d’injustice et pour appeler à l’action et que les leaders du secteur de l’enseignement supérieur à travers le pays condamnent la violence contre les Noirs et la xénophobie, nous reconnaissons également que le racisme et la discrimination existent au Canada et qu’un nombre disproportionné d’étudiants noirs, autochtones, asiatiques et d’autres minorités visibles font face à des obstacles au succès.

Nous avons célébré l’inclusion et la diversité pendant la fête de la Fierté, ainsi que l’héritage et les contributions exceptionnelles des personnes autochtones à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, mais nous devons aussi poser des gestes concrets pour catalyser le changement. Les collèges et les instituts ont un rôle essentiel à jouer pour créer une société engagée, solidaire et axée sur la communauté.

  • La Justice Institute of British Columbia (JIBC), un leader dans l’enseignement de la sécurité publique au Canada, forme chaque année environ 26 000 étudiants sur campus et en ligne. Le mois dernier, le JIBC a condamné la violence et la discrimination fondées sur la race et a affirmé son engagement aux principes de la diversité, de l’inclusion et à plaider en faveur de la justice sociale dans ses formations policières.
  • L’année dernière, avec un financement du gouvernement fédéral, le Nunavut Arctic College et la University of Saskatchewan ont lancé le Programme de droit du Nunavut pour offrir aux professionnels du droit une meilleure compréhension des contextes régionaux et culturels propres au Nunavut afin d’améliorer l’accès aux services de justice dans ce territoire.
  • À la Yukon University, le Northern Institute of Social Justice est axé principalement sur le développement et la prestation de courtes formations et de séances de sensibilisation pour le personnel de première ligne qui travaille dans le secteur de la justice sociale au sein des gouvernements, des organismes non gouvernementaux et des entreprises. Les cours abordent la justice administrative, l’éducation, la santé et le bien-être, le maintien de l’ordre, l’exécution de la réglementation et les services sociaux.
  • Le Collège de Maisonneuve est le seul cégep francophone qui offre le programme de diplôme Justice et société, qui se penche sur les droits individuels et collectifs, le rôle des institutions publiques dans l’égalité sociale et économique et la répartition des richesses, ainsi que l’histoire du système judiciaire au Canada.
  • Le programme Techniques policières des Premières Nations du Collège d’Alma forme les agents de la sécurité publique en soulignant les réalités et les défis particuliers auxquels les communautés autochtones font souvent face.
  • Au Bow Valley College, le diplôme de deux ans Études de la justice avec spécialisation dans les réalités autochtones fournit une formation qui prépare les étudiants à lancer une carrière dans le secteur de la justice en traitant de sujets comme la psychologie et la santé mentale, les méthodes correctionnelles et les stratégies d’intervention auprès des jeunes.
  • L’Atlantic Police Academy du Holland College, qui offre une formation permettant aux étudiants d’entamer une carrière dans le domaine de la sécurité publique, est un leader dans le développement du Réseau canadien du savoir policier (RCSP), un réseau novateur de formation et de partage du savoir entre les professionnels policiers et de la sécurité publique.
  • Dans un cadre informel virtuel, le Centennial College a récemment animé une conversation communautaire sur le racisme anti-noir et sur les mesures que peuvent prendre la communauté. Dans un espace sécuritaire pour les étudiants noirs et leurs alliés, les personnes participantes ont partagé les impacts du racisme anti-noir et des ressources pouvant offrir un soutien.

Même si les initiatives institutionnelles et les programmes d’étude visant la justice sociale, la race et l’égalité des genres sensibilisent et aident les communautés à prendre des mesures importantes pour aller de l’avant, nous devons aussi faire un examen approfondi de tous nos établissements et poser des questions difficiles qui mettent en relief les biais implicites et non intentionnels afin de stimuler un réel changement. Nous ne pouvons pas tenir pour acquis que le racisme et la discrimination n’existent pas dans nos communautés ou sur nos campus. Notre engagement aux objectifs de développement durable et à la formation universelle, inclusive et de qualité veut dire que nous devons continuer à poursuivre la conversation, à réparer les injustices et à admettre que nous pouvons, et allons, faire mieux. 

20 avril 2020

La transition vers l’apprentissage et l’enseignement en ligne

Les options d’apprentissage en ligne se multiplient rapidement au sein des établissements postsecondaires canadiens. Le plus récent rapport de l’Association canadienne de recherche sur la formation en ligne, qui offre un bilan complet de l’état de l’apprentissage en ligne au Canada, indique que 76 % des établissements offrent des possibilités d’apprentissage en ligne et que l’intérêt pour une grande variété de qualifications non traditionnelles ne cesse de croître. Dans le contexte mondial actuel, ces données sont à la fois plus pertinentes que jamais et en constante évolution.

Dans un numéro précédent de Perspectives, nous avons partagé les approches à l’apprentissage en ligne, à distance et mixtes que les collèges et les instituts ont adoptées dans presque tous les domaines d’étude. Avec une si grande expertise dans les méthodes d’apprentissage en ligne et mixte, les collèges et les instituts des quatre coins du pays ont su répondre extrêmement rapidement aux pratiques d’éloignement associées à la COVID-19.

En moins d’une semaine, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick a affirmé qu’il avait converti 85 de ses programmes aux formats en ligne, permettant à 2000 étudiants de poursuivre leurs études malgré la fermeture des campus; en quatre jours seulement. Le College of the North Atlantic a mis en œuvre un plan compréhensif sur la continuité des programmes scolaires afin d’offrir 181 de ses 205 programmes en ligne. Au St. Lawrence College, les cours sont offerts grâce à une combinaison de simulations et de collaborations en ligne et numériques jusqu’au mois d’août, pour ne nommer que quelques exemples. Et maintenant, alors que plusieurs collèges et instituts peaufinent le processus de transition des programmes réguliers aux cours en ligne, d’autres encore se concentrent sur la formation et le soutien aux étudiants, au personnel enseignant et aux partenaires communautaires en faisant appel à des stratégies virtuelles uniques :

Bien que l’apprentissage et le travail en ligne puissent éliminer les barrières géographiques à la formation, ils peuvent également créer des difficultés pour le maintien de la santé mentale des étudiants, du personnel et des enseignants, car plusieurs personnes font aussi face à des défis personnels, scolaires et financiers. Le gouvernement du Canada a lancé une nouvelle plateforme en ligne Espace mieux-être Canada qui réunit des ressources et des outils gratuits, des applis, et permet de communiquer avec des bénévoles formés et des professionnels en santé mentale qualifiés. Assurez-vous de profiter de ces excellentes ressources.

Consultez notre page de ressources sur la COVID-19 pour encore plus de conseils sur l’apprentissage et l’enseignement en ligne.