Une plateforme mobile pour garder les patients en lieu sûr : à la maison

Lorsqu’un patient doit être à nouveau hospitalisé pour un même problème, un mois après avoir quitté l’hôpital pour se rétablir à la maison, son moral et sa santé en prennent un coup. Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, les coûts de réadmissions à l’hôpital pour le système de santé peuvent atteindre 1,8 milliard de dollars par année.

On estime toutefois que près de 60 % de ces réadmissions pourraient être évitées si les patients les plus susceptibles de faire une rechute étaient identifiés et mieux soignés avant de pouvoir quitter. Les aînés, les personnes affectées de plusieurs problèmes de santé et celles vues par un médecin à l’urgence, ainsi que les hommes, sont plus susceptibles d’être réadmis dans les 30 jours suivant leur départ d’hôpital.

C’est pour aider ces personnes vulnérables que le système de soins de santé virtuel Web et mobile ForaHealthyMe.com a été conçu. ForaHealthyMe.com prend en charge les consultations pré-opératoires et les suivis post-hospitalisation pour les patients souffrant d’une maladie chronique ou aiguë.

Cette société a récemment collaboré avec Durham College afin de concevoir et développer l’inclusion d’une structure de télé-santé sur sa plateforme. Elle a également travaillé avec le collège sur un outil permettant aux patients de gérer leur condition chronique à la maison, et au centre hospitalier de contrôler leur état et de leur fournir l’éducation, les consultations et les conseils dont ils ont besoin.

Le projet, complété en huit mois, a bénéficié de la participation de deux étudiants en programmation informatique formés aux langages HTML, CSS, JavaScript, SQL et à la gestion de données. Ils se sont aussi familiarisés avec une nouvelle programmation avec l’intégration d’Adobe Connect. Pour réaliser ce projet, les étudiants ont dû acquérir de nouvelles notions, élargir leur ensemble de compétences et améliorer leurs aptitudes de résolution de problèmes.

Ce projet a considérablement étendu la gamme de services offerts par ForaHealthyMe.com. Le site mobile est actif et il aide les établissements de soins de santé à améliorer la qualité de leurs soins et à réduire les réadmissions, tout en permettant aux patients de mieux gérer leur condition, à domicile.

Partenaires : ForaHealthyMe Inc.

À propos de Durham College

At Durham College, the student experience comes first. With campuses in Oshawa and Whitby, Ont. along with a learning site in Pickering, the college offers... Lire plus

Aider un médecin à innover en perfusion intraveineuse

Chaque année, des millions de patients dans le monde entier requièrent l’administration d’une perfusion intraveineuse. Médicaments, transfusions sanguines, perfusions de solutés salins, alimentation par intraveineuse sont autant d’utilités des tubulures de perfusion.

Cet instrument médical essentiel présente cependant des risques inhérents. Les préposés aux soins et spécialistes médicaux doivent contrôler attentivement le niveau de solutés intraveineux et remplacer ou interrompre ceux-ci dès que la poche est presque vide. Y manquer risque d’inverser la circulation vasculaire et de produire un caillot sanguin dans l’aiguille, ce qui peut endommager le vaisseau sanguin et nécessiter d’installer la perfusion sur une autre veine pour la maintenir.

Ce remplacement de perfusion sanguine est parfois douloureux et traumatisant pour certains patients, en particulier en soins gériatriques ou pédiatriques, dont les veines sont fragiles ou fuyantes. D’autres complications résultant d’un manque de contrôle des niveaux de soluté sont l’inflammation veineuse et l’embolie gazeuse.

Le docteur Harendra Joshi, qui a récemment immigré de l’Inde au Canada, a eu l’idée d’un senseur de niveau de soluté pour réduire le risque de manquer au contrôle des perfusions lorsque les personnels médicaux sont très sollicités. À l’aide de son établissement de recherche, Joshi Health inc., ce médecin a mis au point un concept de senseur contrôlant le niveau de fluide des perfusions sanguines. Pour matérialiser son idée, il s’est adressé au nouveau centre pluridiscipliniare Wearable, Interactive and Mobile Technology Access Centre in Health (WIMTACH) rattaché au Centennial College de Toronto.

L’équipe pluridsciplinaire de WIMTACH a pu rapidement développer ce « senseur de niveau fluidique » novateur imaginé par le Dr Jochi. Elle a créé un prototype alimenté par pile et composé de pièces électroniques et mécaniques. Ses cristaux liquides affichent à tout moment le niveau de la poche de soluté et sonne l’alerte dès que le fluide baisse en deçà d’un niveau déterminé.

L’équipe a perfectionné pendant plusieurs semaines ce dispositif, qui transmet des alertes instantanées via la messagerie nuagique Google Cloud, pour assurer l’intensité du signal et tester son arrêt automatique. Au moyen des données wifi et mobiles, de dispositifs mobiles et d’un signal audio installé à proximité du lit du patient, le senseur de niveau fluidique alerte les responsables des soins infirmiers, peu importe où ils se trouvent, dès qu’une poche de soluté est presque vide.

Partenaires : Smart IV
Financement : Emerging Innovation

À propos de Centennial College

Established in 1966, Centennial College is Ontario’s first public college primarily serving the eastern portion of the Greater Toronto Area through five campuses. It has... Lire plus

Le rayon X à faible radiation révèle de nouvelles possibilités

Liz Lorusso, professeure à l’école des sciences de la santé de Fanshawe College, est saluée internationalement pour sa recherche sur la réduction des niveaux d’irradiation des rayons X. Mme Lorusso a travaillé avec des hôpitaux de la région de London, captant des images au moyen de rayons X à faible radiation sur des mannequins à anatomie osseuse reproduisant celle de l’humain. Les résultats, époustouflants, montrent que la technologie d’imagerie numérique évoluée d’aujourd’hui requiert une quantité de radiations inférieure à celle qu’émet l’imagerie par rayons X.

« Les gens sont constamment irradiés par l’imagerie rayons X, mais nous avons prouvé que l’imagerie numérique pouvait réduire l’irradiation de 50 % à 75 % – sans compromettre les résultats diagnostiques, affirme Lorusso. En tandem avec des collègues cliniciens de campus hospitaliers de London et de la région, nous avons confirmé qu’il est possible d’employer des doses de radiation très inférieures, et cette découverte corrobore le principe de l’irradiation minimale que suivent les radiologistes. »

Depuis la fin de l’étude, la professeure Lorusso a prononcé des communications dans plusieurs congrès, dont récemment au congrès mondial 2016 de l’International Society of Radiographers and Radiological Technologists qui s’est tenu à Séoul, en Corée. Plus de mille délégués ont alors assisté à cette avancée en matière de sécurité. « Des gens de toutes provenances partagent leurs difficultés en lien avec les avancées technologiques au sein de la pratique, et il importe de former la génération montante de professionnels de l’électroradiologie au principe d’irradiation minimale.

À London, les protocoles sont en cours de révision suite aux résultats de l’étude. Mme Lorusso affirme que ce travail n’aurait pas été possible sans la collaboration des équipes cliniques de la grande région de London.

À propos de Fanshawe College of Applied Arts and Technology

Fanshawe College is one of the largest colleges in Ontario, with campuses located in London, Simcoe, St. Thomas, and Woodstock. The institution offers more than... Lire plus

Sécurité pour miniers

Les mines en très grande profondeur sont celles qui atteignent 2,5 kilomètres sous la surface de la Terre. Il est difficile d’y travailler. La température augmente avec la profondeur. Dans ces mines très profondes, la chaleur dégagée par la roche et l’humidité provenant des machines et de l’activité humaine produisent un dangereux mélange. Pour amoindrir le stress induit par la chaleur, les miniers suivent un cycle réduit de travail-repos.

Les heures réduites sont une part seulement des mesures de sécurité qui protègent les miniers. Jannatec Technologies, qui développe des produits de sécurité pour l’industrie minière depuis plus de 25 ans, a entrepris de concevoir un nouveau type de combinaison de travail en complément des systèmes de gestion thermique destinés à ces mines, capable de répondre aux normes de sécurité et de préserver le confort des miniers.

Afin de créer cette combinaison de travail novatrice pour les employés des mines en très grande profondeur, Jannatec Technologies s’est alliée à des chercheurs de deux établissements canadiens : l’école de mode et stylisme du George Brown College et le centre d’innovation vestimentaire du Olds College. L’équipe de recherche de George Brown, qui compte trois étudiants de l’école de mode et stylisme, a été dirigée par les chercheurs Edith Strasser et Daniel Somsavath. Tout au long du projet, l’équipe s’est laissée guider par Jannatec dans son évaluation des concepts actuels de combinaisons de travail pour mines en très grande profondeur, en quête d’un retour d’expériences sur l’efficience des fonctions et les besoins des mineurs qui les portent.

« Ce projet m’a aidée à affûter mes compétences », en a dit une étudiante. « Il m’a mise en contact avec des gens qui travaillent en science et qui ont besoin de gens qui travaillent en design – qui, eux, ont une compréhension limitée des objectifs du scientifique. »

Le moment venu, l’équipe de recherche a créé un premier prototype en toile de coton, puis un second prototype taille réelle, en deux versions textiles, afin de permettre à Jannatec de les tester et de les comparer. Les livrables finaux comprenaient également un patron et une fiche de dimensionnement pour la conception du prototype.

La recherche appliquée dans ce domaine prend de l’expansion au collège. Les équipes d’étudiants et professeurs ont réalisé un éventail de projets couronnés de succès, destinés à résoudre des problèmes de design vestimentaire et à commercialiser de nouveaux produits. Grâce au travail de cette équipe de George Brown, les miniers de partout pourront bientôt jouir d’un environnement de travail plus sécuritaire, puisque Jannatec Technologies se rapproche d’une fabrication à grande échelle.

Partenaires : Jannatec Technologies
Financement : Les Subventions de bon pour l’Innovation et la productivité des Centres d’excellence de l’Ontario

À propos de George Brown College

George Brown strives to build a seamless bridge between learners and employment by developing dynamic programs that are informed by industry and workplace-ready graduates who... Lire plus

Les sports de contacts plus sécuritaires grâce à un père ingénieux

Après avoir joué 10 ans avec les Stampeders de Calgary au sein de la Ligue canadienne de football, Jeff Pilon connaît bien les sports de contact. Lorsqu’il a vu les chocs qu’encaissaient son fils et ses coéquipiers dans l’équipe de crosse de son quartier, il s’est dit qu’il devait faire quelque chose.

Les enfants qui jouent à la crosse risquent des blessures cervicales, car ils n’ont pas encore développé la coordination nécessaire pour se parer de manière sécuritaire. Jeff a décidé de fabriquer un protège-cou capable de protéger les jeunes joueurs, afin qu’ils puissent participer plus prudemment à ce sport de contact qui connaît un engouement.

Armé d’un modèle fabriqué maison, Jeff a démarché auprès du centre d’innovation et de fabrication de Red Deer College afin d’identifier les faiblesses de son protège-cou et de créer un design qui les surmonte. Quelques versions plus tard, Jeff avait en main, prêt à tester sur le terrain, un prototype de démonstration de concept, qu’il a nommé Shell Shock.

« La crosse est un sport d’été prisé au Canada, dit Jeff. Je veux que les enfants puissent y jouer et être actifs physiquement, sans que leurs parents aient à se soucier de blessures graves. Shell Shock aidera réellement à développer le sport. »

Depuis qu’il a conçu le protège-cou Shell Shock, Jeff a lancé sa propre entreprise, Jukebox, et s’est allié en partenariat avec Philippe Jeanneau, designer chevronné d’équipement de sport afin de développer une gamme complète d’équipement de crosse, y compris gants et bâtons. Tous les sports de contact présentent des risques de blessures spécifiques et les joueurs ont des besoins très précis – des gants de hockey ne sont pas adaptés à la crosse, par exemple. Jeff souhaite offrir une protection spécifique à la crosse afin de permettre à ce sport de se développer.

Partenaires : Jukebox
Financement : Conseil national de recherches du Canada, Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI)

À propos de Red Deer Polytechnic

Red Deer Polytechnic is central Alberta’s largest post-secondary institution, serving more than 10,000 credit, non-credit and apprenticeship students. Since becoming a polytechnic institute in 2021,... Lire plus

Un nouveau moyen d’évaluer la maladie de Parkinson

Mesurer avec précision la sévérité des tremblements dont souffrent les personnes atteintes de la maladie de Parkinson s’avère difficile, mais vital afin de déterminer le dosage adéquat de Levodopa, médicament destiné aux patients atteints de Parkinson. Fanshawe College a été fier de s’allier à Movement Disorder Diagnostic Technologies Inc. (MDDT) afin de créer un prototype de combinaison et de manche de détection du mouvement pour aider au diagnostic et au contrôle des patients affectés.

Movement Disorder Diagnostic Technologies Inc. est une société de London spécialisée en dispositifs médicaux. Elle utilise la technologie pour faire progresser les soins aux personnes dont la vie est contrainte par les tremblements. MDDT a collaboré avec l’école de design de Fanshawe College pour mettre au point le prototype d’une combinaison de détection du mouvement. Celle-ci utilise un logiciel MDDT de captation de données provenant de senseurs fixés à des endroits précis du corps. Elle s’adapte à l’évaluation à domicile ou à la fabrication d’échelle pour commercialisation. Les données obtenues grâce à cette combinaison serviront à la surveillance et à l’évaluation des patients aux prises avec la maladie de Parkinson.

Louise Marchand, étudiante en conception de mode au Fanshawe College, a pris part au développement de la combinaison et s’est distinguée dans la catégorie Recherche appliquée de la Vitrine d’innovation étudiante de CICan en 2016.

L’école de design de Fanshawe College a également conçu le prototype de la manche TremorTek à partir d’un design élaboré précédemment par Movement Disorder Diagnostic Technologies. La manche est munie de multiples senseurs capables d’analyser avec précision des mouvements complexes. Grâce aux données générées par la manche, les médecins sont en mesure d’isoler des zones précises du bras et d’orienter les traitements médicamenteux, réduisant les tremblements en sept à dix jours.

« Ces efforts collaboratifs entre MDDT et Fanshawe College nous ont permis de répondre à un besoin médical des patients », selon Jack Lee, responsable technologique en chef de Movement Disorder Diagnostic Technologies.

À propos de Fanshawe College of Applied Arts and Technology

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Un mur pour préserver les souvenirs

Les séjours hospitaliers peuvent avoir un impact négatif sur les patients qui souffrent de pertes de mémoire. Désorientés par un environnement inconnu et loin de leurs activités habituelles, les patients âgés voient parfois leurs capacités mentales décroître en dépit de l’amélioration de leurs problèmes physiques.

Pour prévenir la détérioration des patients aux prises avec des troubles de la mémoire, l’Hôpital général de Woodstock est entré en partenariat avec Fanshawe College afin de concevoir et d’installer un « mur de la cognition » dans son unité de soins continus complexes. CogWall, c’est son nom, se divise en quatre sections, abritant chacune des objets familiers sur un fond photographique.

L’idée est que chaque section du fond photographique et les objets familiers à l’avant-plan stimuleront les souvenirs et encourageront les patients à faire des activités qui leur apportent une impression de réussite. La photo d’une cuisine des années 1950, par exemple, est complémentée par des articles de cuisine que les patients peuvent manipuler. Un téléphone à cadran rotatif sonne périodiquement et livre un message lorsqu’on y répond. Une boîte aux lettres permet d’y déposer des lettres. On y voit aussi une canne à pêche. Puis, devant une scène agricole, un volant de tracteur monté sur le mur simule une promenade dans un champ pour les patients.

CogWall a été conçu par des étudiants du programme de génie mécanique de Fanshawe. Ce sont aussi eux qui ont rassemblé tous les matériaux et installé le mur. Les étudiants devaient relever plusieurs défis et développer de précieuses compétences de recherche, notamment en gestion de projet, en approvisionnement, en résolution de problèmes et en capacité de raisonnement tout au long du projet, qui s’est étalé de mai à novembre 2016. Le mur a été inauguré le 31 janvier 2017.

Depuis son installation, l’hôpital encourage les patients dont la mémoire est affectée à interagir avec lui fréquemment, dans l’espoir d’améliorer leur fonction cognitive et de retarder la perte de mémoire. Selon l’Hôpital général de Woodstock, les patients et leur famille y réagissent positivement. CogWall a aussi attiré l’attention des médias locaux et reçu un bel accueil de la communauté.

Financement : Fonds général de recherche

À propos de Fanshawe College of Applied Arts and Technology

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Des fauteuils roulants électriques intelligents

De nombreuses personnes qui se déplacent en fauteuil roulant électrique ont également une dextérité limitée en raison d’une blessure à la moelle épinière ou à la tête, d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’une maladie dégénérative. Parfois, s’y installer ou en sortir peut leur prendre passablement de temps, voir même les exposer à certains dangers. Certaines actions – comme prendre une douche – demandent l’aide d’un préposé afin d’éloigner le fauteuil.

Le système SmartChair procure à ces personnes une plus grande liberté et une meilleure autonomie tout en rehaussant leur sécurité et leur mobilité. Il s’agit d’un système de contrôle qui s’intègre aisément à tout fauteuil roulant électrique. Le but de ce projet a été d’apporter aux utilisateurs plus d’autonomie, en leur permettant de mieux diriger leur fauteuil roulant, peu importe leur niveau d’habileté.

Un fauteuil roulant électrique muni d’un système de contrôle SmartChair procure aussi à son conducteur une fonction de déplacement autonome assisté par ordinateur, ce qui permet d’automatiser certaines actions. Par exemple, il peut s’agir de suivre un trajet prédéfini, d’entrer et sortir d’une fourgonnette accessible ou de se faufiler dans des passages étroits comme un couloir, l’embrasure d’une porte ou un angle serré. Cette technologie est issue d’une expérience vécue. Depuis un accident qu’il a eu il y a plusieurs années, le président d’Eightfold Inc., Ke Wang, se déplace en fauteuil roulant électrique. L’idée de SmartChair lui est venue des obstacles qu’il doit franchir chaque jour.

Le projet SmartChair a pris son envol lorsque ce dernier a établi un partenariat avec une équipe de quatre étudiants d’Algonquin College, sous la houlette des professeurs chercheurs Theo Mirtchev et Bruno Rocha. Financés par les Centres d’excellence de l’Ontario et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, les étudiants ont travaillé comme assistants de recherche de janvier 2016 à avril 2017. Ils ont acquis de l’expérience en développant l’appareil et le logiciel, l’ingénierie d’automatisation et les senseurs, puis en mettant la technologie au banc d’essais et en la mesurant.

SmartChair peut transformer le quotidien des utilisateurs d’un fauteuil roulant électrique, d’une multitude de façons. Il offre une maniabilité accrue dans les passages étroits comme les couloirs et les rampes d’accès et la possibilité de « conduire » le fauteuil à distance lorsque son occupant l’a quitté pour s’installer au lit, sur le canapé ou dans la douche. De tels changements réduisent le coût des préposés et autorisent une plus grande autonomie. Le dispositif est également petit et léger.

Financement : Les Subventions de bon pour l’Innovation et la productivité des Centres d’excellence de l’Ontario, Subvention d’engagement partenarial

À propos de Algonquin College

The mission of Algonquin College is to transform hopes and dreams into lifelong success. Algonquin College, a national leader in applied and online learning, offers... Lire plus

Surmonter ses traumatismes pour un avenir meilleur

Au cours des dernières années, le Canada a accueilli des milliers de demandeurs d’asile, dont bon nombre ont survécu à la guerre et à la torture. Ils sont venus dans l’espoir d’une vie nouvelle, mais l’ombre de leur ancienne vie pourrait les priver de leur meilleure chance d’y accéder : l’éducation.

Les réfugiés et les demandeurs d’asile souffrent quotidiennement des séquelles laissées par la guerre et la violence qu’ils ont vécues. La guerre aura interrompu leurs études, ou alors ils n’auront pas suivi de cours depuis l’école de fortune du camp de réfugiés. Dans certains cas, les survivants conservent des séquelles qui diminuent leur capacité à étudier, comme des troubles de mémoire et de concentration, de l’anxiété, de l’insomnie et des douleurs chroniques.

Néanmoins, l’éducation demeure leur meilleure chance de réussir dans leur pays d’accueil.

Jaswant Kaur Bajwa, professeure et coordonnatrice de la recherche au Centre for Preparatory and Liberal Studies du George Brown College, dirige un projet visant à ouvrir les portes de l’éducation postsecondaire aux victimes de la torture et de la violence. Ce projet est financé par une subvention du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges, qui relève du Conseil de recherches en sciences humaines.

Lorsque la situation est devenue particulièrement chaotique en Syrie, raconte Mme Bajwa, le personnel du George Brown College s’est demandé ce que le collège pourrait faire pour les réfugiés. Selon les recherches, les réfugiés sont moins enclins à poursuivre des études postsecondaires que les autres nouveaux Canadiens, ils sont plus susceptibles d’être sans emploi ou sous-employés et sont généralement moins bien rémunérés.

« Nous nous demandions : “Qu’arrivera-t-il à ces gens à leur arrivée à l’école? Devons-nous faire les choses différemment? Le système doit-il faire certaines choses différemment?” », confie Mme Bajwa en entrevue. « L’éducation a une influence déterminante sur leur intégration dans la société. »

Les jeunes réfugiés ne sont pas les seuls à avoir besoin de l’éducation. En effet, bien des réfugiés instruits ont laissé derrière eux leur carrière et doivent obtenir des titres de compétences canadiens pour pouvoir recommencer à travailler.

Le George Brown College s’est associé au Canadian Centre for Victims of Torture et au Centre for Addiction and Mental Health pour ce projet. Le programme de deux ans se déroulera en trois étapes. Les chercheurs mèneront d’abord des entrevues et des groupes de discussion avec les réfugiés afin de connaître leurs attentes par rapport à l’éducation et les obstacles auxquels ils sont confrontés.

L’étape suivante consistera à utiliser l’information recueillie dans les entrevues pour modifier le programme de transition vers les études postsecondaires du George Brown College en fonction des besoins des réfugiés. Ce programme de transition aide les personnes souffrant de maladie mentale à accéder de nouveau à l’enseignement supérieur. Il leur enseigne à se débrouiller au quotidien et leur offre une remise à niveau, une formation sur la carrière et des cours d’anglais. Le contenu de ce programme sera donc adapté aux besoins des réfugiés.

La dernière étape consistera à offrir ce nouveau programme en deux sessions de quatre mois, ou sous forme de courts ateliers et séminaires, selon les sujets. Lors du suivi, les chercheurs recueilleront les commentaires des participants et des enseignants et procéderont à des évaluations.

En plus du bénéfice tangible de l’éducation, Mme Bajwa voudrait que ce programme donne de l’espoir aux réfugiés. « Il est bon pour leur mieux-être qu’ils se concentrent sur le moment présent et sur leur avenir », affirme-t-elle. « Les études montrent que les réfugiés réussissent mieux quand ils regardent en avant, plutôt qu’en arrière. »

À propos de George Brown College

George Brown strives to build a seamless bridge between learners and employment by developing dynamic programs that are informed by industry and workplace-ready graduates who... Lire plus

La diffusion d’idées dans une période de mutation

L’instauration de la maternelle à temps plein ne représente qu’une partie de la transformation majeure qui s’opère dans le milieu de l’éducation de la petite enfance en Ontario. De l’administration provinciale aux relations de travail, en passant par le contenu des programmes, tout est appelé à changer.

Dans ce contexte, des chercheurs du Conestoga College collaborent avec la Children’s Services Division de Waterloo afin d’aider les parties intéressées (éducateurs, planificateurs et administrateurs qui touchent de près ou de loin aux services de garde ou à l’éducation de la petite enfance) à comprendre ces changements.

« On leur demande d’adopter une pédagogie émergente beaucoup plus axée sur les méthodes d’apprentissage », explique Goranka Vukelich, directrice du projet Ideas Connect, qui bénéficie de l’appui financier du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges du Conseil de recherches en sciences humaines.

« Même le nom du nouveau cursus scolaire, Comment apprend-on?, est une question », fait remarquer Mme Vukelich. « On leur demande d’adopter une pédagogie des possibilités. »

Autrement dit, l’accent n’est plus mis sur la matière, mais bien sur le processus d’apprentissage, suivant le principe selon lequel l’adoption de bonnes méthodes d’apprentissage tôt dans leur parcours profitera aux enfants tout au long de leurs études et de leur vie. La matière enseignée n’est qu’un moyen de transmettre ce qui importe réellement : l’apprentissage lui-même.

Ce changement de philosophie s’accompagne aussi d’autres changements. La responsabilité du programme relève maintenant d’un ministère différent, ce qui signifie que les mécanismes de reddition de comptes ont changé, de même que les lois et règlements à l’égard des fournisseurs de services de garde autorisés. De plus, l’enseignement de la maternelle à temps plein est désormais assuré par des équipes d’éducateurs de la petite enfance et d’enseignants de maternelle.

Partenaires depuis plus de cinq ans, le Conestoga College et la Children’s Services Division de la région de Waterloo ont notamment créé ensemble le Early Childhood Education Professional Resource Centre, situé sur le campus de Conestoga. Comme la subvention du Fonds d’innovation sociale est accordée à leur partenariat, les étudiants qui font un stage dans le milieu des services communautaires pourront consulter les experts du Collège à propos d’enjeux liés aux transformations dans le monde de la petite enfance. Ainsi, ils acquerront de l’expérience en planification et en adaptation au changement, et les organismes de Waterloo bénéficieront des recherches et des conseils du collège.

« Les étudiants sont initiés aux plus récentes recherches. Ils peuvent ensuite transposer ces connaissances dans leur milieu de travail, en ayant la chance de les appliquer à des projets réels », ajoute Mme Vukelich.

Selon Mme Vukelich, la clé de la réussite réside dans le choix de leur chargé de projet : une personne qui connaît déjà la région et ses problèmes et qui serait en mesure de rencontrer les comités de planification et de recenser les problèmes auxquels devront s’attaquer les chercheurs et les étudiants avant que ces derniers entrent en fonction. Ce travail préparatoire aura selon elle un effet décisif.

Trois programmes d’études du Conestoga College participeront à ce projet : le baccalauréat en enseignement préscolaire et en élaboration de programmes, le baccalauréat en justice pénale et communautaire et le baccalauréat en informatique appliquée au domaine de la santé. Les projets sur lesquels ils travailleront pourraient comprendre des manuels expliquant comment se conformer aux règlements, ou encore des programmes informatiques permettant d’assurer un suivi en matière de formation continue.

« Il s’agit d’une façon très intéressante d’apporter de nouvelles idées et réalités dans les programme d’études et d’en faire profiter la population par la diffusion de nos recherches et de nos idées », conclut Mme Vukelich.

À propos de Conestoga College

Conestoga College Institute of Technology and Advanced Learning is a leader in polytechnic education and one of Ontario’s fastest growing colleges, delivering a full range... Lire plus