Paver la voie au changement : mettre en contact enseignants et personnel de soutien avec la diversité estudiantine

Les effectifs d’étudiants de niveau post-secondaire se diversifient de manière croissante. Au fil des ans, les collèges et les universités accueillent un nombre toujours plus grand d’étudiants de divers groupes culturels, ethniques et linguistiques (y compris les étudiants autochtones).

D’autres types de différences deviennent aussi plus communs, par exemple la diversité cognitive et neurologique des étudiants qui doivent composer avec l’autisme, les troubles d’Asperger ou TDA/H. Les établissements sont maintenant également plus sensibles à la diversité sexuelle, reconnaissant les différentes identités sexuelles et les groupes sous-représentés comme les femmes en ingénierie ou en informatique.

Ce projet repose sur la notion fondamentale d’accueil par les enseignants de la diversité et d’une diversification accrue de la population étudiante comme étant positive. Il tient compte en revanche directement des ressources et nouvelles connaissances que requiert l’appui à cette diversité des effectifs.

Ce projet vise donc à élaborer un modèle effectif qui aide les enseignants et employés de soutien postsecondaires à aborder la diversité d’une manière positive, sensible et stratégique. L’objectif est de tirer parti du pouvoir de l’expertise collective pour impulser des réponses à la diversité et outiller tous les participants de cette conversation.

Pour ce faire, le projet a fait appel à une démarche autochtone permettant un engagement organique à plusieurs niveaux au sein des collectivités et des institutions. Suivant cette démarche, l’équipe de projet a créé une série de panels, d’ateliers et d’outils pour aider les gens à interagir avec la diversité. Certains de ces ateliers ont porté, à ce jour, sur la culture du mentorat, la langue et la diversité et la diversité sexuelle.

À sa deuxième année et animé d’une petite équipe, le projet organise des ateliers personnalisés pour chaque département, centrés sur la résilience des étudiants, le travail d’équipe, le mentorat et la diversité. L’équipe conçoit également une cartographie numérique de la diversité à l’aide d’une ressource numérique ouverte associant le projet, des ressources et des personnes à d’autres projets de diversité, ressources et personnes. La cartographie, tout comme la démarche, implique un important volet de création de recherche, basée sur l’esthétique amérindienne inspirée des Salishes du littoral qu’a créée l’artiste et collaborateur Aaron « Splash » Nelson-Moody.

Les étudiants et des personnes hautement qualifiées ont pris part à chacun des stades du projet et intensifient leur participation cette année.

Financement : BCIT Faculty and Staff Association, Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges

À propos de British Columbia Institute of Technology

For over 50 years, the British Columbia Institute of Technology (BCIT) has been a leader among Canadian post-secondary institutions. Offering an applied, hands-on education that... Lire plus

Explorer la réalité virtuelle en et hors classe

La technologie virtuelle offre le potentiel d’améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants d’une multitude de façons. L’équipe de recherche de Mohawk College cherchait d’excellents moyens de tirer parti de la réalité virtuelle et de la technologie des caméras à 360° pour aider ses étudiants en médias de divertissement et de communication à créer des contenus visuels et à approfondir leurs connaissances des autres domaines d’application.

À cette fin, l’équipe de recherche a expérimenté avec ces technologies visuelles pour produire des environnements tridimensionnels générés par ordinateur utilisant la réalité virtuelle. Elle a aussi exploré la technologie des caméras à 360° pour apprendre au sujet de l’exploitation de ces techniques au bénéfice d’un apprentissage bonifié. L’équipe a aussi passé en revue les logiciels de traitement d’image pour caméras 360 et réalité virtuelle.

Ce projet a fourni l’occasion d’essayer des instruments à la toute fine pointe, de nouer de nouveaux partenariats avec l’industrie de la vidéo à 360° et de la réalité virtuelle. Il a aussi permis aux étudiants de pousser au-delà de la classique création de contenu pour offrir aux clients de nouveaux modes de narration et de présentation. Les secteurs intéressés par le potentiel de la réalité virtuelle et par ce qu’apprennent les étudiants de Mohawk College comprennent les sciences de la santé, la musique, l’aménagement résidentiel, l’immobilier et le jeu informatique – autant de sources d’emplois et de stages pour ces derniers.

Trois étudiants ont été affectés à ce projet à raison de deux ou trois heures par semaine sur 21 semaines. Ils ont expérimenté avec la technologie, résolu problèmes et bogues et recherché de nouvelles technologies et applications.

Cette recherche a aussi permis de mieux orienter les achats. Alors que les membres de l’équipe de recherche s’intéressaient d’abord aux caméras haut-de-gamme, ils ont décidé que les produits moins spécialisés étaient à même de répondre aux mêmes besoins d’apprentissage fondamental.

La recherche a été la plus enrichissante en mettant en relation les utilisateurs de la technologie et les personnes qui travaillent dans les médias de divertissement et de communication, qui ont aidé à explorer davantage les utilités de la technologie 360 et virtuelle. L’équipe a appris à leurs côtés tandis que les partenaires ont réalisé que les programmes de médias de divertissement et de communication qu’abrite Mohawk College adoptent ces innovations pour leurs étudiants.

Financement : Fonds Applied Research and Innovation in Education (ARIE) de Mohawk College

À propos de Mohawk College

Mohawk College educates and serves 30,000 full-time, part-time and apprenticeship students at three campuses in Hamilton, Ontario. More than 1,200 international students from over 70... Lire plus

Partager connaissances et espoir: nouvelle approche des services sociaux

C’est un paradoxe du travail social que les services voués à aider les gens à se remettre sur pied et à vivre de manière autonome leur soient « livrés ». Leurs besoins sont évalués par d’autres, ce qui leur convient le mieux est déterminé par des politiques qui sont décidées loin de leur quotidien et de leur circonstances personnelles.

Un vent de changement s’immisce pourtant, grâce à une démarche d’innovation sociale qu’on appelle la coproduction, où le fournisseur de service devient plutôt un catalyseur et un facilitateur. Ce besoin en matière de services n’est pas déterminé par un fournisseur. Au contraire, des professionnels et les personnes desservies, ainsi que leurs familles, travaillent sur un même pied et en réciprocité afin de décider de ce qui convient le mieux. La coproduction reconnaît que les connaissances découlant de l’expérience personnelle sont aussi importantes que l’expertise professionnelle pour comprendre les besoins d’une personne ou de sa famille.

Cela n’est guère facile de passer d’un mode classique à la coproduction. Cependant, un changement aussi profond du modèle de service demande de la recherche et une planification attentive. Pour cette raison, le personnel des Services sociaux de Durham ainsi que le personnel facultaire et des étudiants en services sociaux de Durham College ont réalisé une revue de littérature et une analyse du milieu. Ils ont interviewé des leaders de la collectivité afin de réunir leurs impressions et leurs perspectives sur la coproduction et son utilisation dans les programmes sociaux.

Le rapport qui émane de cette collaboration expose comment ces derniers définissent la coproduction, son histoire et ses bénéfices. Il décrit également ses enjeux, les obstacles rencontrés lorsqu’elle est déjà utilisée.

Le rapport souligne que, si la mise en œuvre de la coproduction présente des défis professionnels, organisationnels et d’évaluation, les programmes sociaux livrent de meilleurs résultats et les services gagnent en efficience. Il relève en outre que les personnes se sentent encapacitées et parties prenantes lorsqu’elles participent au processus de livraison d’un service.

Quatre dirigeants dont les organisations ont adopté la coproduction ont aussi été interviewés. Ils conviennent qu’il n’existe pas une définition de la coproduction ni un modèle unique. Ils la décrivent comme un continuum de pratiques et un éventail d’activités partageant deux caractéristiques : elle reconnaît les connaissances, compétences et expertises des bénéficiaires des services et elle inclut les utilisateurs dans tous les aspects de la livraison des services.

La coproduction continue d’être utilisée dans plusieurs services publics et il faudra approfondir la recherche pour comprendre le modèle et les circonstances favorisant sa réussite. Les Services sociaux de la région de Durham constituent un site idéal pour un prochain projet pilote sur la coproduction.

Industrie : Innovation sociale
Financement : Ontario Human Capital Research and Innovation Fund

À propos de Durham College

At Durham College, the student experience comes first. With campuses in Oshawa and Whitby, Ont. along with a learning site in Pickering, the college offers... Lire plus

Donner aux jeunes parents une longueur d’avance

La vie des jeunes parents est parsemée de défis. Pour les aider à assurer, le programme Expérience, poursuite et reprise des études pour les jeunes parents (EXPRESS), offert par Ontario au travail, offre un soutien aux jeunes de 16 à 25 ans qui ont déjà des enfants. Il vise à leur permettre de compléter leurs études secondaires, à s’épanouir dans un emploi durable et à développer leur indépendance et leur autonomie.

Pourtant, quelque 60 pour cent des jeunes adultes de ce programme qui terminent leurs études secondaires chaque année ne prévoient pas s’inscrire au niveau postsecondaire. Ce choix risque de restreindre leurs possibilités d’emploi pour le reste de leurs jours. Durham College s’est allié à la division de la formation continue de la commission scolaire de Durham (Durham District School Board) ainsi qu’à un service municipal (Regional Municipality of Durham Social Services) afin d’élaborer et de piloter une intervention visant à mieux comprendre comment les participants du programme EXPRESS perçoivent l’éducation postsecondaire.

Dix-huit jeunes parents se sont inscrits à l’enquête, qui a commencé avant et s’est terminée après le programme d’intervention sur les perceptions vis-à-vis de l’éducation postsecondaire. Deux étudiants de Durham College ont été embauchés comme assistants de recherche.

L’intervention comptait des visites de campus, des ateliers, des activités en salle de classe et divers soutiens et services multidisciplinaires. Chaque participant a eu l’occasion de travailler avec l’appui d’un coach pour établir un plan de transition vers l’éducation postsecondaire.

« J’ai eu plusieurs fois le privilège de collaborer avec des collègues du service de recherche, d’innovation et d’entrepreneuriat du collège Durham, et aussi avec son école de santé et de services à la collectivité. Chaque fois, la collaboration vise à améliorer l’apprentissage des étudiants, les services à la collectivité et l’innovation sociale dans la région », affirme M. Darren Levine, directeur de l’unité d’innovation et de recherche des Services sociaux de la municipalité de Durham.

La recherche révèle qu’après chaque programme d’intervention, les jeunes parents étaient moins inquiets quant aux programmes postsecondaires et avaient plus confiance en leurs possibilités académiques et leurs perspectives d’emploi, mais aussi en leur admissibilité à un programme et en leur capacité de réussir. Un plus grand nombre de jeunes parents du programme ont dit qu’ils entameraient des études postsecondaires après le programme.

En conséquence de cette recherche, un programme permanent a été mis en œuvre. Les jeunes parents ayant participé au programme EXPRESS de Durham ont maintenant accès à un programme double leur permettant de compléter leur diplôme d’études secondaires tout en opérant leur transition vers les études collégiales.

Industrie : Innovation sociale
Financement : Ontario Human Capital Research and Innovation Fund

À propos de Durham College

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Une solution communautaire pour améliorer l’accès à l’éducation

Décider de poursuivre son éducation au postsecondaire peut s’avérer un pas difficile à franchir pour un étudiant provenant d’un milieu socioéconomique défavorisé. Mohawk College à Hamilton, en Ontario, a fondé une école spéciale pour faciliter cette démarche: City School. Cette initiative communautaire vise à réduire les obstacles à l’éducation et à l’emploi pour les résidents de certains quartiers défavorisés.

Elle a pour but de surmonter l’écart de niveau d’instruction qui touche les personnes de certaines communautés aux prises avec la pauvreté et d’autres causes de marginalisation. Pour ce faire, elle a amené des programmes et services directement aux résidents dans des centres d’apprentissage facilement accessibles situés au centre-ville. Dans ces lieux, des cours et ateliers crédités de niveau collégial sont offerts sans frais d’admission et enseignés par les enseignants et le personnel, afin d’encourager les étudiants potentiels à progresser graduellement vers un cheminement postsecondaire.

Les deux centres d’apprentissage de City School offrent des cours collégiaux dans un environnement répliquant la salle de classe, ce qui procure aux étudiants une impression de ce qu’implique fréquenter un collège et la possibilité d’explorer différents sujets d’intérêt. Ceux d’entre eux qui réussissent le cours gratuit obtiennent un crédit, applicable lors de leur inscription à Mohawk College.
« City School est une première à Hamilton en Ontario, affirme Jim Vanderveken, doyen des études interdisciplinaires de Mohawk College. Aucun autre collège de la province ne s’engage auprès de la communauté à ce niveau. » Il décrit City School de Mohawk College comme un camp de base sur le trajet de l’éducation postsecondaire. Mettre l’éducation collégiale à la portée de tous est une priorité pour le doyen comme pour le collège.

La recherche sur l’efficacité du projet City School est menée par Alan Bourke, qui étudie les perceptions des étudiants à l’égard de City School et s’intéresse à leur éventuelle réussite. Les résultats de son travail à ce jour indiquent que le projet est prometteur : les participants sont grandement satisfaits de leur expérience d’apprentissage. Les étudiants rapportent avoir plus confiance en leurs habiletés intellectuelles et développent une relation avec le collège grâce à un système d’appui solide qui plaide pour leurs intérêts et leurs aspirations.

Parmi plusieurs aspects positifs, les étudiants apprécient la passion qui anime les enseignants de City School, la souplesse des horaires de cours et le service de garderie offert.

City School a suscité un intérêt considérable dans d’autres communautés mobilisées pour réduire la pauvreté et la marginalisation sociale. Mohawk College prévoit aussi inaugurer une version mobile de City School.

Industrie : Innovation sociale
Financement : Social Sciences and Humanities Research Council

À propos de Mohawk College

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Évaluer l’impact de la police de proximité

Il arrive souvent, de nos jours, que les relations entre le public et son corps policier soient tendues, ce qui a mis la quête de moyens pour dissiper ces tensions et bâtir la confiance au premier plan de plusieurs collectivités au Canada. Lorsqu’un effort a été déployé, il est cependant important de vérifier s’il livre ses fruits.

C’est la raison pour laquelle Humber College et le Service de la police de Toronto collaborent à évaluer le programme Neighbourhood Policing lancé en mai 2013. Celui-ci vise à réduire le crime et à rehausser la sécurité et la confiance en la police. Grâce à lui, des équipes spéciales d’agents de la police de Toronto ont été affectées à certains quartiers difficiles de la ville. Plus que de simples patrouilles de surveillance, elles sont allées au-devant des gens, les rencontrant et discutant avec eux au sujet des problèmes que vivent ces communautés, et essayant, lorsque possible, d’agir de manière préventive.

Les premiers résultats indiquent que cette police de proximité dans les quartiers induit des changements positifs. Les résultats complets sont attendus en 2018. L’évaluation d’impact prendra encore un certain temps, mais cette collaboration entre agents de police et collège fournit des possibilités de formation pour les étudiants. L’équipe de recherche, associée à l’école de services sociaux et communautaires, mène des enquêtes et des groupes de discussion auprès d’adultes et de jeunes dans ces quartiers sillonnés par les équipes de police de proximité. Les étudiants de plusieurs programmes acquièrent ainsi une expérience profitable de modération de groupes de discussion, d’enquêtes et d’analyse de données.

Le projet servira également à produire un éventail d’instruments destinés aux services policiers désireux de connaître les stratégies d’engagement public efficaces. Il pourrait aussi renforcer la relation entre la police de Toronto et le public en mettant en lumière les stratégies les plus bénéfiques en matière d’interaction entre le corps policier et le public.

Industrie : Innovation sociale
Financement : Social Sciences and Humanities Research Council

À propos de Humber Polytechnic

Humber Polytechnic is one of Canada’s leading postsecondary institutions, combining deep theoretical learning with applied, hands-on experience. Humber offers a wide variety of credentials including... Lire plus

La diffusion d’idées dans une période de mutation

L’instauration de la maternelle à temps plein ne représente qu’une partie de la transformation majeure qui s’opère dans le milieu de l’éducation de la petite enfance en Ontario. De l’administration provinciale aux relations de travail, en passant par le contenu des programmes, tout est appelé à changer.

Dans ce contexte, des chercheurs du Conestoga College collaborent avec la Children’s Services Division de Waterloo afin d’aider les parties intéressées (éducateurs, planificateurs et administrateurs qui touchent de près ou de loin aux services de garde ou à l’éducation de la petite enfance) à comprendre ces changements.

« On leur demande d’adopter une pédagogie émergente beaucoup plus axée sur les méthodes d’apprentissage », explique Goranka Vukelich, directrice du projet Ideas Connect, qui bénéficie de l’appui financier du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges du Conseil de recherches en sciences humaines.

« Même le nom du nouveau cursus scolaire, Comment apprend-on?, est une question », fait remarquer Mme Vukelich. « On leur demande d’adopter une pédagogie des possibilités. »

Autrement dit, l’accent n’est plus mis sur la matière, mais bien sur le processus d’apprentissage, suivant le principe selon lequel l’adoption de bonnes méthodes d’apprentissage tôt dans leur parcours profitera aux enfants tout au long de leurs études et de leur vie. La matière enseignée n’est qu’un moyen de transmettre ce qui importe réellement : l’apprentissage lui-même.

Ce changement de philosophie s’accompagne aussi d’autres changements. La responsabilité du programme relève maintenant d’un ministère différent, ce qui signifie que les mécanismes de reddition de comptes ont changé, de même que les lois et règlements à l’égard des fournisseurs de services de garde autorisés. De plus, l’enseignement de la maternelle à temps plein est désormais assuré par des équipes d’éducateurs de la petite enfance et d’enseignants de maternelle.

Partenaires depuis plus de cinq ans, le Conestoga College et la Children’s Services Division de la région de Waterloo ont notamment créé ensemble le Early Childhood Education Professional Resource Centre, situé sur le campus de Conestoga. Comme la subvention du Fonds d’innovation sociale est accordée à leur partenariat, les étudiants qui font un stage dans le milieu des services communautaires pourront consulter les experts du Collège à propos d’enjeux liés aux transformations dans le monde de la petite enfance. Ainsi, ils acquerront de l’expérience en planification et en adaptation au changement, et les organismes de Waterloo bénéficieront des recherches et des conseils du collège.

« Les étudiants sont initiés aux plus récentes recherches. Ils peuvent ensuite transposer ces connaissances dans leur milieu de travail, en ayant la chance de les appliquer à des projets réels », ajoute Mme Vukelich.

Selon Mme Vukelich, la clé de la réussite réside dans le choix de leur chargé de projet : une personne qui connaît déjà la région et ses problèmes et qui serait en mesure de rencontrer les comités de planification et de recenser les problèmes auxquels devront s’attaquer les chercheurs et les étudiants avant que ces derniers entrent en fonction. Ce travail préparatoire aura selon elle un effet décisif.

Trois programmes d’études du Conestoga College participeront à ce projet : le baccalauréat en enseignement préscolaire et en élaboration de programmes, le baccalauréat en justice pénale et communautaire et le baccalauréat en informatique appliquée au domaine de la santé. Les projets sur lesquels ils travailleront pourraient comprendre des manuels expliquant comment se conformer aux règlements, ou encore des programmes informatiques permettant d’assurer un suivi en matière de formation continue.

« Il s’agit d’une façon très intéressante d’apporter de nouvelles idées et réalités dans les programme d’études et d’en faire profiter la population par la diffusion de nos recherches et de nos idées », conclut Mme Vukelich.

À propos de Conestoga College

Conestoga College Institute of Technology and Advanced Learning is a leader in polytechnic education and one of Ontario’s fastest growing colleges, delivering a full range... Lire plus

Établir un lien affectif entre les enfants et l’école, créer des liens vers leur avenir

Une base solide favorise une structure durable : ce qui est vrai pour les bâtiments l’est également pour l’éducation. Le défi pour les éducateurs consiste à établir des liens plus solides entre les enfants et les bases que leur école et leurs enseignants créent pour eux.

« Beaucoup d’enfants, en particulier chez les Premières Nations, commencent à se désintéresser de l’école entre la 5e et la 8e année », dit Gwen Machnee, coordonnatrice à la recherche et aux programmes universitaires au Parkland College en Saskatchewan. « C’est le moment où ils commencent à sécher leurs cours, et plus ils le font, plus c’est difficile pour eux. L’école continue à avancer et ils traînent en arrière. »

Cette fenêtre de quatre ans avant l’école secondaire est la cible du projet du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges sur lequel Parkland et deux partenaires travailleront au cours des deux prochaines années. En collaboration avec la Good Spirit School Division et le Yorkton Tribal Council, les chercheurs étudieront la création de liens et l’attachement à l’école et chercheront des moyens de favoriser la persévérance scolaire des enfants tout au long de leur adolescence. Le projet est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines

Les moyens favorisant le maintien de l’intérêt des enfants envers l’éducation sont particulièrement importants pour les collectivités des Premières Nations, car les taux d’abandon de leurs enfants sont beaucoup plus élevés que ceux des jeunes non autochtones, selon Mme Machnee. Le Saskatchewan dans son ensemble a de faibles taux de diplomation qui s’élèvent à environ 75 % (à travers le Canada, ces taux sont compris entre 80 et 85 %). Seulement 33 % des élèves des Premières Nations de cette province obtiennent leur diplôme d’études secondaires.

Les enfants des Premières Nations ont aussi tendance à quitter l’école plus tôt, entre la 7e et la 9e année, mais Mme Machnee et son équipe ont noté que la plupart des recherches sur l’abandon scolaire prématuré portaient uniquement sur les élèves du secondaire. « Il n’y a presque rien sur les années intermédiaires », dit-elle. « Tout le monde suppose que si les élèves participent à des activités extrascolaires, tout ira bien. Et personne n’a étudié les Premières Nations où que ce soit. »

L’équipe tente de découvrir quels sont les facteurs qui permettent aux enfants d’établir un lien avec leur école, ce qui favorise leur sentiment d’appartenance et ce qui devrait les inciter à la fréquenter.

Pour trouver des réponses, les chercheurs utilisent un questionnaire dans lequel les enfants doivent attribuer un score d’un à quatre à des énoncés comme « Je sens que je fais vraiment partie de mon école »; « Les gens ici le remarquent quand je suis bon dans une matière »; « Je ne serais pas triste si cette école fermait. »

En plus d’être accessible en format papier et en ligne, le questionnaire sera géré dans les écoles par les étudiants des programmes d’enseignement et de travail social du Parkland College. Dans de nombreux cas, ils seront originaires des communautés qu’ils étudient, leurs propres enfants pouvant fréquenter ces écoles.

Mme Machnee ignore quels seront les résultats, mais elle a l’impression que beaucoup d’enfants pensent que personne ne se soucie qu’ils aillent ou non à l’école. Si une personne montre qu’elle s’en préoccupe – et cela pourrait être un enseignant, le chauffeur d’autobus ou le concierge – et si l’enfant sent qu’il est important, l’école commencera à être importante pour lui.

Industrie : Innovation sociale

À propos de Suncrest College

Suncrest College was established in 2023 after the merging of Cumberland College and Parkland College, two regional colleges in Saskatchewan. The creation of Suncrest College... Lire plus

Solitude et isolement chez les immigrants âgés

Pour les immigrants, l’arrivée dans un nouveau pays comporte son lot de bouleversements et d’épreuves. Malheureusement, beaucoup d’entre eux doivent en plus affronter d’autres difficultés en vieillissant, comme la solitude et l’isolement.

Les études démontrent de plus en plus que la solitude et l’isolement social nuisent à la qualité de vie des personnes âgées. Or, étant donné la croissance de la population des plus de 65 ans (qui devrait passer de 5 millions à 10,4 millions entre 2011 et 2036) et le nombre croissant d’immigrants âgés qui arrivent au Canada ou qui y vieillissent, un sérieux problème se profile à l’horizon. Certains disent d’ailleurs des immigrants âgés qu’ils forment le segment de la population d’origine étrangère le plus impuissant et le plus délaissé.

Dans le but d’étudier la solitude chez les immigrants âgés, des chercheurs du Centre for Elder Research du Sheridan College collaborent avec des organismes œuvrant auprès du grand public et d’autres visant certaines communautés ethniques. Cette recherche est rendue possible grâce à une subvention du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges, qui relève du Conseil de recherches en sciences humaines. Son objectif est double : d’une part, développer des outils pour repérer les immigrants âgés souffrant de solitude, d’autre part, trouver le moyen d’accroître le soutien dont ils bénéficient.

« On peut souffrir de solitude même en vivant avec d’autres personnes », précise Patricia Spadafora, directrice du Centre for Elder Research. C’est elle qui dirige le projet subventionné, lequel compte quatre partenaires communautaires.

Mme Spadafora explique que la solitude et l’isolement sont deux choses différentes, bien qu’elles coïncident souvent. En plus des difficultés pouvant contribuer à la solitude et à l’isolement de bien des aînés, comme le manque d’accès au transport, la précarité financière ou les problèmes de santé, certains immigrants âgés se retrouvent encore plus isolés par leur faible maîtrise de l’anglais.

Les attentes culturelles incitent beaucoup d’immigrants âgés à vivre avec leurs enfants, notamment dans la perspective de s’occuper de leurs petits-enfants. Puis, lorsque ceux-ci commencent à fréquenter l’école, les grands-parents se retrouvent seuls. Dans d’autres cas, des parents qui s’attendaient à vivre avec leur fils ou leur fille n’obtiennent pas le soutien familial sur lequel ils avaient toujours compté.

Un certain nombre d’initiatives ont été mises sur pied pour aider les immigrants âgés. Ainsi, les partenaires du Sheridan College dans ce projet (Community Development Halton, le Dixie Bloor Neighbourhood Centre, l’India Rainbow Community Services of Peel et le Yee Hong Centre for Geriatric Care) offrent tous des services aux immigrants âgés.

Pour commencer, huit étudiants du Sheridan College créeront une base de données des services destinés aux immigrants âgés des régions d’Halton et de Peel, sur laquelle porte l’étude, et des stratégies pour entrer en contact avec eux. « Avant de proposer des solutions, nous devons connaître les services déjà offerts », soutient Mme Spadafora. « Nous voulons éviter des créer des chevauchements inutiles. »

Par la suite, les chercheurs interrogeront des aînés afin d’être mieux renseignés sur leurs besoins et leurs centres d’intérêt, et aussi afin de les aider à tisser des liens et à profiter de divers services. En raison de l’importante présence de ces groupes ethniques dans les régions d’Halton et de Peel, ces entrevues cibleront les immigrants de la Chine, de l’Asie du Sud, des Philippines et de la Pologne.

Lorsque les données auront été recueillies et analysées, les chercheurs et leurs partenaires élaboreront des modèles d’intervention et des ressources adaptés aux différentes cultures, dont des outils technologiques qui permettront aux organismes de mieux servir leur clientèle.

Industrie : Innovation sociale

Un objectif : deux perspectives

Un groupe est constitué d’étudiants ayant un handicap de développement. L’autre groupe est composé d’étudiants suivant une formation afin d’intervenir auprès des personnes ayant un handicap de développement. Les deux groupes ont besoin d’acquérir une expérience de travail. Aucun d’eux ne pourrait avoir de meilleurs enseignants que l’autre.

Grâce à une subvention du Fonds d’innovation sociale destiné aux communautés et aux collèges allouée par le Conseil de recherches en sciences humaines, deux groupes d’étudiants feront ensemble des stages dont le but est de résoudre les difficultés d’intégration des jeunes et des adultes ayant un handicap lié au développement dans la communauté et sur le marché du travail.

Tous les étudiants fréquentent le collège La Cité d’Ottawa. Les étudiants ayant une déficience développementale font partie du programme Intégration communautaire par l’éducation coopérative du collège (ICEC), qui dure deux ans et qui les aide à se préparer au travail et à la vie dans la communauté.

Se joindront à eux des étudiants inscrits au programme Interventions auprès des personnes ayant un handicap (IPH), un programme les amenant à travailler auprès de personnes handicapées par un retard de développement. Il s’agira de leur stage final avant l’obtention de leur diplôme.

« L’inclusion que nous cherchons à obtenir va bien au-delà du lieu de travail. Elle concerne la pleine inclusion sociale et environnementale », déclare Claudette Migneault, directrice des Services de participation communautaire de l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa (AISO). « Quand on parle de l’inclusion sociale des personnes ayant une déficience développementale, cela signifie l’inclusion dans tous les aspects de leur vie. »

L’AISO est une organisation francophone au service des personnes handicapées par un retard de développement et de leur famille. Elle est aussi la partenaire communautaire de La Cité pour ce projet innovant d’inclusion sociale. L’AISO a offert des services d’emplois depuis de nombreuses années, comme des stages, de l’accompagnement pour les employeurs et les employés et des ateliers sur la santé et la sécurité ou la manipulation des aliments pour accroître l’employabilité de leurs clients.

L’organisme est persuadé que l’intégration sociale commence par l’emploi, et le programme ICEC de La Cité repose sur cette valeur. L’ICEC travaille avec des personnes ayant une déficience en vue de consolider leurs compétences, de les aider à en acquérir de nouvelles pour des milieux de travail particuliers ainsi que pour leur enseigner des habitudes qui permettront d’améliorer leur inclusion sociale au travail et au-delà. Elles peuvent également suivre des cours collégiaux adaptés à leurs capacités et obtenir une attestation de persévérance.

Pour le projet, La Cité jumellera trois étudiants du programme IPH (qui étudient en vue de travailler en intervention auprès de personnes ayant un handicap) avec chacun cinq étudiants du programme ICEC. Dans le cadre de leur stage final, les étudiants en IPH seront supervisés par un conseiller sénior à l’AISO et accompagneront les étudiants ayant un handicap de développement dans leur propre stage final en les aidant à s’intégrer à leur milieu de travail. Ils les appuieront dans leur adaptation au milieu et dans le développement des compétences nécessaires pour accomplir le travail.

La première phase de ce projet de recherche collaborative consistera en une revue de la documentation afin de rassembler les meilleures pratiques en termes de stages et de formations professionnels pour les personnes ayant un handicap de développement. Le but est de guider l’élaboration du projet de stage commun entre les deux programmes de La Cité. Pendant le stage, les étudiants IPH et ICEC seront invités à consigner leurs expériences aux fins d’analyse. La phase finale du projet sera consacrée à l’évaluation du stage. Les leçons apprises pourront alors être appliquées au stage commun entre programmes et être diffusées dans la collectivité.

 

Industrie : Innovation sociale

À propos de La Cité

La Cité est un collège d’arts appliqués et de technologie situé à Ottawa, la capitale nationale du Canada. L’établissement est le seul collège francophone de... Lire plus