Un grand problème pour le petit port de Little Harbour

Dans la pittoresque région de Little Harbour en Nouvelle Écosse, la vie et les loisirs des résidents sont inextricablement liés à l’eau. Plus de 650 résidences permanentes ou saisonnières, ainsi que six aires de cueillette de mollusques y longent les 31,5 kilomètres de berges.

Mais la beauté et la prospérité des lieux sont compromises par les niveaux de contamination de l’eau dans le port, en hausse depuis plusieurs années. Les coliformes fécaux, principal contaminant, sont des bactéries contenues dans les matières fécales et pouvant s’accumuler dans les tissus des mollusques. La présence de coliformes fécaux et des bactéries pathogènes qu’ils sont susceptibles de contenir a affecté les sites récréatifs et d’aquaculture aux environs de Little Harbour – deux des six zones d’élevage de coquillages sont restreintes et requièrent des procédés additionnels coûteux pour s’assurer que le produit est propre à la consommation.

On attribue à deux facteurs la dégradation des eaux de Little Harbour : plus de résidences qui dépendent de fosses septiques résidentielles se font bâtir dans la région et les schémas de précipitations changent. Cette combinaison a accru le nombre de contaminants rejetés dans l’eau.

Au mois d’août 2016, le groupe de recherche appliquée en géomatique (GRGA) du Nova Scotia Community College (NSCC) a établi un partenariat avec AquaDelights Seafood inc. et l’Association aquacole de Nouvelle-Écosse afin d’analyser les sources et les schémas de circulation de la contamination bactérienne.

Ils ont commencé par modéliser les schémas de circulation des eaux. Les résultats indiquent que plusieurs particules bactériennes relâchées dans Little Harbour sont transportées à quelques mètres seulement de leur point d’origine. Ils ont en outre découvert que les marées basses déposaient de faibles concentrations de contaminants le long des berges et augmentaient le nombre moyen de coliformes fécaux.

Ils ont effectué une analyse spatiale et statistique de 25 années de données de qualité de l’eau et ont intégré des données de cartographie sous-marine et des photographies aériennes de Little Harbour.
Une fois cette étape complétée, l’information a été partagée avec la collectivité afin d’influencer les actions futures et d’encourager la réhabilitation des sources de contamination. La plupart des habitants de Little Harbour étaient au courant des conséquences environnementales des ruissellements des fosses sceptiques, mais plusieurs d’entre eux croyaient que la marée emportait les contaminants vers l’océan. Cette recherche leur a montré que ce n’était pas le cas. Elle a suscité l’intérêt pour la réhabilitation des sources de contamination et permis de comprendre que la détérioration de l’eau nuit à la santé environnementale et économique.

Depuis les conclusions de la recherche du NSCC en novembre 2016, la collectivité de Little Harbour a mis sur pied un groupe collectif de gestion des bassins afin de diriger les changements requis et d’améliorer la qualité de l’eau dans la région.

« Le projet de surveillance des eaux de Little Harbour est la première étape vers la compréhension et la communication qui sont nécessaires pour travailler avec les collectivités côtières à produire des recherches qui mèneront à un plus bel avenir », a affirmé Tom Smith, directeur exécutif de l’Association Aquacole de Nouvelle-Écosse.

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Voyage au fond des mers – en sonar

Comprendre l’océan, ses créatures et ses possibilités requiert de comprendre où il se termine : le plancher océanique. Cartographier ce territoire éloigné n’est toutefois pas sans difficulté. Une équipe du Nova Scotia Comunity College (NSCC) a récemment travaillé avec des partenaires pour évaluer une nouvelle technique d’imagerie des fonds marins.

Ces derniers évaluaient des sondeurs multifaisceaux R2Sonic, qui utilisent une méthode améliorée d’imagerie à rétrodiffusion par sonar qui augmente nettement le rendu d’information par un relevé de fonds marins par sonar. Les types de données pouvant être dérivées d’un relevé par sondeur multifaisceaux comprennent la profondeur marine, utile pour montrer l’élévation du plancher océanique, sa réflectivité ou la rétrodiffusion, qui indique la dureté ou l’accidenté du relief, et les données de la colonne d’eau, dont la dimension et la force des réflecteurs comme les bulles, les poissons et le plancton dans l’eau.

Selon le partenaire du projet, R2Sonic, sa nouvelle technologie autorise les systèmes à collecter des données de rétrodiffusion à multiples fréquences en un seul balayage, au moyen d’un vaisseau et d’un système sonar – de substantielles économies de temps et d’argent.

« La capacité d’imager le plancher marin simultanément à l’aide de fréquences largement séparées permettra des capacités améliorées de classification et de caractérisation, en plus de plusieurs autres applications qui demandent à être découvertes » annonce le site Web de R2Sonic.

L’évaluation a été conduite par le scientifique en chef des services d’évaluation de QPS Jonathan Beaudoin, qui a travaillé avec Craig Brown du NSCC et Mike Brissette de R2Sonic. Les essais ont eu lieu dans le Bassin de Bedford à Halifax au mois d’août 2016. Durant les deux séries de tests de terrain, QPS a fourni le soutien logiciel pour la collecte et le traitement des données.

Ce projet apportera à certains secteurs (comme la pêche) des économies considérables, permettant de cartographier de plus grandes aires de plancher océanique avec moins de ressources, y compris moins de temps de navire. Les partenaires industriels ont incorporé cette technologie à leurs opérations et en utilisent déjà les résultats pour leur prise de décision. Des étudiants ont été embauchés comme assistants de recherche pour travailler sur ce projet.

Partenaires : QPS, R2Sonic

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Des étudiants créent de nouveaux moyens de servir le homard

L’entreprise familiale de pêche au homard Longshore Fisheries emploie la plupart des résidents de Sonora en Nouvelle-Écosse, mais elle n’est qu’une des 400 entreprises de transformation des produits de la mer qu’abritent les Maritimes. Jouissant d’une croissance constante et graduelle, elle a pris de l’expansion au gré du temps et s’est dotée de nouveaux équipements et de nouveaux produits et services.

« L’industrie du homard est très concurrentielle, affirme Krysta Hanley, dont la famille a lancé l’entreprise dans une ancienne usine de moules. Nous avons rapidement réalisé qu’il nous fallait quelque chose que personne d’autre n’avait. » L’entreprise familiale a réalisé qu’elle avait besoin d’aide pour innover. Elle s’est donc tournée vers le bureau de la recherche et de l’innovation appliquées du New Brunswick Community College (NBCC) pour bénéficier de conseils techniques afin d’améliorer sa gamme de produits.

Le défi que cherchait à surmonter Longshore Fisheries est d’abord devenu un travail de recherche appliquée pour les étudiants en arts culinaires dans le cadre d’un cours de production alimentaire avancé. L’entreprise disposait de grandes quantités de sous-produits, qu’elle croyait pouvoir valoriser avec de l’aide à l’innovation. Les étudiants en arts culinaires ont exploré et testé des recettes à valeur ajoutée en vue de créer de nouveaux produits pour Longshore Fisheries à partir de son sous-produit. Le projet est ensuite passé chez les étudiants en marketing du programme d’administration des affaires afin de distinguer ces nouveaux produits de Longshore Fisheries.

Les étudiants en arts culinaires ont ainsi créé onze nouveaux produits pour Longshore Fisheries. Les étudiants en marketing ont ensuite élaboré et présenté des plans pour ces nouveaux produits alimentaires à valeur ajoutée créés par leurs collègues des arts culinaires. La société dispose maintenant de nouveaux produits concrets à offrir au marché ainsi que les plans pour les réaliser, tandis que les étudiants du CCNB ont pu développer leurs compétences grâce à l’apprentissage appliqué au sein de l’industrie.

Partenaires : Longshore Fisheries
Financement : PARI du CNRC

À propos de New Brunswick Community College

With over 90 regular programs and six campuses across New Brunswick, New Brunswick Community College (NBCC) is a collaborative, learner-centred college – creatively contributing to... Lire plus

Yacine Boumghar, Titulaire de la chaire de recherche industrielle sur les extractibles agroforestiers

L’émergence de la bioéconomie représente des opportunités prometteuses pour valoriser des résidus de l’industrie forestière et des matières agroforestières par leur transformation en nouveaux produits. Alors que les connaissances sur la valorisation des matières résiduelles forestière en biomatériaux utilisables ont bien progressé, le développement de la filière agroforestière nécessite des connaissances fouillées de la variabilité de leur composition chimique associée aux sources variées de biomasses ainsi que de la disponibilité de technologies de production efficaces et fiables avec une empreinte environnementale moindre.

Yacine Boumghar, titulaire de la chaire de recherche industrielle sur les extractibles agroforestiers au Collège de Maisonneuve, possède une expertise considérable en matière de bioprocessus d’extraction et de séparation et en application à grande échelle de processus pilotes. Il dirige un programme de recherche sur la conversion de la biomasse agroforestière en matériaux utilisables et sur la mise à l’échelle commerciale de processus d’extraction agroforestière. Cette chaire projette de faire du Collège de Maisonneuve un lieu de convergence des connaissances sur les extractibles agroforestiers et un incubateur de solutions technologiques avant-gardistes pour réponse aux besoins de la communauté et des acteurs industriels. L’équipe de recherche s’affairera à :

  • Développer des écoprocédés d’extraction, de purification et de séparation;
  • Développer des outils analytiques pour la détermination de la composition chimique des extractibles agroforestiers;
  • Évaluer l’activité biologique des extraits ou des fractions d’extrait qui y seront produits.
  • Mettre en réseau le gouvernement, les associations et l’industrie pour favoriser la mise en commun des efforts et harmoniser les actions innovantes;
  • Décloisonner les filières forestières et agricoles relativement aux approches utilisées face aux enjeux scientifiques et économiques tout en favorisant les solutions technologiques intégrées;

La mise sur pied de la chaire a permis à plusieurs coopératives agricoles et forestières et à des entreprises d’entreprendre des projets novateurs favorisant le développement de nouveaux produits et leur diversification. Ces travaux de recherche favorisent la transition de l’économie linéaire vers l’économie circulaire.

« Représentant la société internationale DuPont de Nemours, j’ai eu l’opportunité de collaborer avec le CEPROCQ du Collège de Maisonneuve, dans les dernières années, pour tester de nouvelles sources d’extractibles. J’ai été à même de constater la grande efficacité de cette organisation à organiser la recherche et produire rapidement des résultats tangibles pour l’industrie,» a déclaré Simon Langlois, directeur du développement des affaires, Innovations de construction à DuPont.

À propos de Collège de Maisonneuve

Si le Collège de Maisonneuve est aujourd’hui un cégep de grande qualité, dont la réputation d’excellence dépasse largement l’Île de Montréal, c’est grâce à la... Lire plus

Traitement passif des lixiviats provenant des matières résiduelles forestières

Les résidus ligneux du secteur forestier québécois sont souvent entreposés dans de grands amas qui peuvent détériorer le sol sous les dépôts en tas et autour de ceux-ci. Les chercheurs en foresterie du Centre technologique des résidus industriels (CTRI) du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue mettent à l’essai des méthodes de décontamination des eaux qui peuvent être touchées par la lixiviation provenant de ces dépôts.

Les chercheurs du cégep ont mis en pratique leurs connaissances sur le traitement des eaux usées provenant de résidus miniers pour tenter de résoudre le problème des lixiviats issus des tas d’écorce d’une entreprise forestière de la région, la Coopérative forestière du Nord-Ouest, Mabarex.

L’équipe de chercheurs assure la conception, l’installation et le suivi d’un pilote de traitement passif des eaux de lixiviation des aires de concentration des résidus ligneux. Le système est actuellement mis sur pied en deux étapes. D’abord, l’équipe concevra et installera un ouvrage hydraulique en amont du dépôt forestier. Cet ouvrage jouera le rôle d’une barrière réactive. Les lixiviats de composés phénoliques présents dans l’eau seront absorbés au niveau des multiples colonnes réactives dans la barrière. Plusieurs médias d’absorption peu onéreux seront également testés durant cette étape. La deuxième étape consiste à neutraliser les composés phénoliques concentrés sur les matériaux d’adsorption. Cette étape biologique, par traitement aérobie en présence des champignons, améliorera la biodégradabilité des composés phénoliques.

Ce procédé consiste en une technique de traitement passif qui ne nécessite aucun système de pompage ou d’injection. Ce nouveau dispositif offrira ainsi une solution alternative efficace et peu coûteuse aux techniques existantes très complexes et peu efficaces de traitement des eaux de lixiviation des aires de stockage des résidus ligneux.

« Grâce à ce projet, le CTRI est maintenant un acteur de premier plan en matière d’innovation dans la région, » indique Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. « Ce projet permet aussi d’avancer la recherche appliquée sur le traitement passif des polluants organiques et développer une expertise qui répondra au besoin accru en termes de dépollution des effluents des parcs à résidus qui constituent une problématique environnementale majeure. »

L’équipement que le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a récemment acheté pour le CRTI permet à ce dernier de préparer des échantillons ainsi que d’identifier et de quantifier les micro-organismes. La réaction en chaîne de la polymérase, dans laquelle des micro-organismes sont utilisés pour traiter une gamme de polluants, est l’un des processus possibles actuellement envisagés. Cet équipement facilitera la résolution de problèmes environnementaux et permettra au cégep d’offrir une expertise supplémentaire aux partenaires locaux.

Financement : Les Subventions de recherche et développement appliquée (RDA)

À propos de Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

La communauté du Cégep de l’AbitibiTémiscamingue est animée par la conviction profonde que la santé d’une société est intrinsèquement liée au développement global des individus... Lire plus

Planifier : la solution pour une aquaculture viable du saumon

Les pisciculteurs et les experts des pêches travaillent de concert pour surveiller les effets de l’aquaculture sur le plancher océanique, et ce, avec l’aide de chercheurs du North Island Community College.

La BC Salmon Farming Association et les bureaux locaux du ministère des Pêches et des Océans ont déterminé qu’il était nécessaire d’améliorer la capacité de surveiller le plancher océanique formé de substrats de roche dure à l’emplacement de certaines piscicultures de la Colombie-Britannique. En 2012, le North Island College a été appelé à participer à des recherches sur cette question pour le secteur de l’aquaculture dans le Nord de l’île de Vancouver, dans le but d’assurer la durabilité écologique de l’aquaculture.

Le professeur Aisling Brady, chargé de cours en biologie du collège, a examiné deux questions fondamentales : les changements écologiques considérables qui risquent de se produire aux emplacements de plancher océanique dur situés près d’activités de pisciculture, et les indicateurs et seuils des habitats auxquels le plancher rocheux subit d’importants changements négatifs à grande échelle. L’équipe de chercheurs a utilisé des véhicules télécommandés et des observations vidéo pour étudier les populations d’invertébrés sur le plancher océanique, a réalisé des travaux de surveillance environnementale et a mesuré les interactions entre les invertébrés et les matières résiduelles des piscicultures.

Cette étude a fourni une base solide pour la croissance future du secteur dans les zones de substrat de roche dure. Elle a aussi suscité un échange plus poussé sur la surveillance écologique et étaie les décisions fondées sur des preuves empiriques. Les partenaires du secteur qui ont collaboré avec le collège souhaitent poursuivre les recherches, afin de définir des stratégies et de concevoir des solutions et de mieux réguler les substrats de roche dure.

À propos de North Island College

NIC is honoured to acknowledge the traditional territories of the combined 35 First Nations of the Nuu-chah-nulth, Kwakwaka’wakw and Coast Salish traditions, on whose traditional... Lire plus

Stephen Cross, Ph.D., titulaire de la Chaire de recherche industrielle en aquaculture durable

Le professeur Stephen Cross, titulaire de la Chaire de recherche industrielle en aquaculture au North Island College, participe à la recherche et au développement de l’aquaculture au Canada depuis 1985. Il travaille avec les membres du secteur de l’aquaculture, du gouvernement et du milieu universitaire sur tous les aspects de la gestion environnementale de l’aquaculture côtière. Le professeur Cross a également contribué au développement du cadre réglementaire au Chili, en Thaïlande et à des programmes d’enseignement au Mozambique, en plus de prendre part à des projets aux États-Unis et en Australie.

Dans un contexte où la demande mondiale de fruits de mer issus de l’exploitation ou de la pêche durable ne cesse d’augmenter, le principal objectif des travaux de recherche réalisés au North Island College sera de soutenir le secteur de l’aquaculture durable au Canada. Pour ce faire, le collège participera aux efforts de diversification de la production par l’entremise de systèmes intégrés, il accroîtra l’efficacité des approches de gestion environnementale à court et à long terme, et il rehaussera la sensibilisation et l’acceptation du public envers la production d’aliments d’origine aquatique (pisciculture) pour le Canada.

Le professeur Cross, en collaboration avec Marine Harvest Canada, Grieg Seafood, Cermaq Canada et Creative Salmon, des partenaires du secteur, concentrera ses efforts sur quatre thèmes de recherche et développement appliquée : le perfectionnement et la mise à l’essai de nouveaux protocoles de surveillance environnementale; l’introduction de l’aquaculture de poissons à nageoires en Colombie-Britannique; la mise au point d’une plateforme de surveillance côtière intégrée et l’approfondissement de la compréhension de l’aquaculture en Colombie-Britannique.

Les travaux de recherche dans le domaine des nouveaux protocoles de surveillance environnementale concevront, peaufineront et mettront à l’essai de nouvelles approches de gestion environnementale des matières résiduelles rejetées par les fermes dans le but de relever bon nombre des problèmes techniques associés aux méthodes actuelles. Ils ont pour objectif de fournir des solutions techniques rigoureuses et défendables sur le plan scientifique, en plus d’être rentables et efficaces.

Les éléments nutritifs inorganiques rejetés par les piscicultures offrent l’occasion de développer une aquaculture multitrophique intégrée partielle au sein des activités d’exploitation des piscicultures existantes. Les travaux de recherche du North Island College évaluent cette approche, ainsi que la conception d’un système et d’un modèle économique pour une composante poisson-varech destinés au secteur de l’aquaculture dans son ensemble.

Les chercheurs spécialisés en surveillance côtière conçoivent et mettent à l’essai une station de surveillance de la qualité des eaux qui pourra être installée sur les fermes piscicoles et ne demandera qu’un minimum d’entretien. Ce concept comprend une télémesure web et un réseau permettant l’acquisition, le transfert, l’unification et l’analyse des données à l’échelle du secteur, ainsi que l’accès à ces données à des fins d’utilisation par plusieurs intervenants. Le secteur profitera également de liens vers une base de données sur la santé des poissons, qui permettra d’évaluer le rendement des activités régionales ou locales.

Comme la majorité de l’aquaculture britanno-colombienne se déroule dans des régions côtières éloignées, le public a peu d’occasions de visiter des fermes piscicoles. Afin de rendre l’aquaculture accessible, une plateforme de visualisation web sera mise au point; celle-ci sera située à plusieurs endroits, à la fois au-dessus de l’eau et sous l’eau, et permettra aux utilisateurs de contrôler des caméras à distance. Les chercheurs piloteront ces systèmes à des fins d’utilisation dans les salles de classe et dans les expositions d’aquaculture au centre des visiteurs de Comox Valley, à l’aquarium de Campbell River et à l’aquarium public de Vancouver.

À propos de North Island College

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Recherches sur l’énergie des vagues

Les chercheurs collégiaux de Burin, à Terre-Neuve, font des essais avec l’énergie des vagues pour concevoir une pompe qui pourrait fournir de l’eau à des activités d’aquaculture dans l’arrière-pays.

L’équipe du College of the North Atlantic en est à la quatrième année d’un projet de recherche sur l’utilisation, la conception et l’optimisation d’une pompe à vagues. Au cours du projet, l’équipe a mis au point un appareil alimenté par les vagues pour pomper de l’eau sur la rive, pour une pisciculture pilote située sur les terres.

En plus du plan original du projet, ce financement multipartite a soutenu la création du Wave Energy Research Centre (WERC), une station expérimentale dotée d’importantes infrastructures destinée à des travaux de recherches et de développement à long terme. Le WERC exerce ses activités dans quatre bâtiments situés au quai de Lord’s Cove, dans le Sud-Ouest de Terre-Neuve. Le centre de recherche est doté de six sites de mouillage à 1,5 kilomètre ou moins de la station, conformément à la Loi canadienne sur la protection des eaux navigables. En plus d’une station météorologique, d’un site de collecte de données sur les vagues et d’un site de mouillage de dispositifs, le WERC abrite la pisciculture pilote mutlitrophique, un laboratoire et un espace atelier. Le site est muni d’un système d’alimentation électrique de secours suffisamment puissant pour alimenter la pisciculture, les appareils de collecte de données et les chaînes de connexion à haute vitesse nécessaires pour la surveillance sur le terrain et le contrôle de l’équipement.

Les chercheurs spécialisés en énergie des vagues ont mesuré des vagues allant jusqu’à 11 mètres de hauteur et 25 mètres de profondeur; en hiver, il n’est pas rare de voir des vagues de six à huit mètres. Lorsqu’elles sont mises à l’échelle de la profondeur totale, ces données représentent les extrêmes des conditions météorologiques observées aux installations situées au large des côtes. L’équipe de chercheurs discute actuellement de la possibilité de réaliser d’autres projets sur le site, en collaboration avec d’autres établissements et entreprises.

Une Subvention d’outils et d’instruments de recherche appliquée du Programme d’ICC a fourni les fonds nécessaires à l’achat et au déploiement d’un véhicule sous-marin téléguidé. Ce véhicule a permis d’accroître la capacité, l’efficacité et la sécurité des travaux d’inspection sous-marine des appareils soumis à des essais et des instruments installés. Il est suffisamment petit pour être déployé facilement à partir d’un navire de pêche local, tout en étant assez puissant pour pouvoir fonctionner sur le site par temps calme. Des instruments supplémentaires permettront aux chercheurs d’améliorer la collecte de données sur le site.

Financement : Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Les Subventions d’outils et d’instruments de recherche appliquée (OIRA), Research and Development Corporation of Newfoundland and Labrador

À propos de College of the North Atlantic (CNA)

College of the North Atlantic is Newfoundland and Labrador’s public college – one of the largest post-secondary educational and skills training centres in Atlantic Canada,... Lire plus

Éric Tamigneaux, titulaire de la Chaire de recherche industrielle en valorisation des macroalgues marines

L’exploitation industrielle des algues marines représente un énorme marché en croissance qui alimente de grosses industries essentiellement concentrées dans les pays asiatiques et en Europe.

Le Canada possède des atouts pour développer un pôle industriel dans ce domaine (eaux côtières peu polluées, importantes ressources naturelles en algues). Les zones côtières du Québec ne font pas exception. Les macroalgues qui s’y développent constituent une ressource naturelle avec un fort potentiel commercial puisqu’elles entrent dans la fabrication d’une large gamme de produits (y compris les engrais, les aliments, les produits cosmétiques et les produits pharmaceutiques).

Les algues d’eau froide, à croissance rapide, se prêtent bien aussi à des activités de culture sur les fermes marines et pourraient constituer une voie de diversification intéressante pour les conchyliculteurs. Pour le moment, il existe une industrie émergente de cueillette et de transformation des algues, qui est principalement constituée de PME, mais la recherche appliquée dans ce domaine n’est pas assez développée. Il existe en outre peu de documentation et de soutien technique pour les entrepreneurs.

La création d’une Chaire de recherche industrielle en valorisation des macroalgues marines à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ), qui fait partie du Cégep de la Gaspésie et des Îles, regroupera les connaissances, les ressources et l’expertise disponible afin de répondre aux besoins actuels. Le budget obtenu pour le programme de chaires industrielles a permis au cégep et à Éric Tamigneaux, professeur-chercheur, titulaire de cette chaire, de constituer une petite équipe de travail en collaboration avec le Centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec (Merinov) et gestionnaire du Centre collégial de transfert de technologie en pêches (CCTT) au Cégep de la Gaspésie et des Îles. Ces fonds sont actuellement utilisés pour l’organisation d’ateliers et de symposiums, pour des compléments de bourses aux étudiants, pour le fonctionnement de l’écloserie et de la ferme de démonstration d’algoculture de l’ÉPAQ, et pour compléter le financement de projets et servir de levier à la recherche de financement des projets.

Les principaux objectifs de la recherche du professeur Tamigneaux sont de stimuler et de coordonner des projets de recherche appliquée sur les macroalgues, d’offrir un soutien scientifique et technique aux industriels, et de proposer de la formation aux entreprises et aux étudiants. La recherche appliquée s’effectue à l’intérieur de trois volets : les pêches et ressources naturelles, la mariculture et la valorisation de la biomasse algale.

Les projets de recherche seront adaptés aux besoins de l’industrie pour permettre aux entrepreneurs et aux utilisateurs des résultats de recherche de relever les défis reliés à l’utilisation et la gestion durable de la ressource et de stimuler l’économie locale et régionale.

L’un des projets actuels se déroule à Forestville sur la Côte-Nord, chez Algoa, petite entreprise de neuf personnes qui récoltent et transforment 20 tonnes d’algues par an. Le gros des volumes d’Algoa entre dans la composition d’un engrais, « mais ce n’est pas là que je trouve la plus grande valeur ajoutée », précise le président Dany Sénéchal. De petites quantités sont vendues à l’industrie cosmétique, et Algoa développe la filière alimentaire pour des thés et tisanes. M. Sénéchal compte sur la recherche de l’équipe du professeur Tamigneaux pour cerner les propriétés des algues : « Les résultats des recherches françaises ne s’appliquent pas au Québec, avoue-t-il. Les travaux de la Chaire me permettront d’obtenir de l’information vérifiée et vérifiable pour dire que j’ai une algue unique. »

Éric Tamigneaux est professeur-chercheur à ÉPAQ, un des campus du Cégep. Océanographe de formation, Éric Tamigneaux œuvre au Cégep depuis 12 ans, à la fois comme enseignant dans le programme collégial en Techniques d’aquaculture et comme chargé de projet senior au CCTT des pêches.

Au cours des six dernières années, M. Tamigneaux a développé une expertise unique au Québec sur la culture des macroalgues et a œuvré avec succès à stimuler l’intérêt des entreprises et des institutions pour la valorisation des algues. Initiateur du Centre d’étude et de valorisation des algues marines, il a su créer un réseau de collaborateurs issus des universités et du réseau des CCTT.

À propos de Cégep de la Gaspésie et des Îles

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles est situé dans un environnement grandeur nature, entouré de plages, du Parc national Forillon et du Parc... Lire plus

Combattre les effets du changement climatique sur les forêts de la C.-B.

Le changement climatique, qui a des répercussions perceptibles sur les forêts de la Colombie-Britannique, est l’un des plus grands défis que le secteur forestier doit actuellement surmonter. L’un des principaux objectifs de recherche appliquée pour le secteur forestier du centre de la C.-B. est de trouver de nouvelles espèces d’arbres à planter, espèces qui seront mieux adaptées aux conditions climatiques prévues pour les années à venir et seront une source de produits forestiers pour les générations futures.

Le College of New Caledonia travaille de concert avec des entreprises forestières locales, le gouvernement provincial, trois forêts destinées à la recherche, ainsi que des collaborateurs d’autres établissements universitaires pour réaliser des recherches sur des espèces d’arbres potentielles. Des espèces telles que le mélèze occidental et le douglas de Menzies pourraient convenir parfaitement au climat actuel et futur de cette région. Les membres du corps professoral et les étudiants du programme de ressources naturelles et d’écotechnologie participent, à des fins de recherche, à des essais de plantation d’un bout à l’autre de la région, en plus de mesurer et d’analyser des données sur les arbres et les climats provenant de ces lieux d’essais et de produire des rapports sur ces données. Une fois mises sur pied, les installations de recherche fourniront des données importantes au secteur forestier pendant plusieurs dizaines d’années, en plus d’agir à titre d’endroits idéaux d’enseignement et de démonstration pour les étudiants.

« Ce projet cadre parfaitement avec nos objectifs d’intendance forestière future, » a indiqué Frank Varga, forestier spécialisé dans le domaine des ventes de B. C. Timber. « Les recherches que ces étudiants effectuent nous offriront des connaissances précieuses sur les effets du changement climatique sur les forêts du Nord de la C.-B. et nous aideront à déterminer quelles espèces d’arbres conviennent le mieux à cette région. »

À propos de College of New Caledonia

The College of New Caledonia (CNC) has played an important role in training and educating residents in northern B.C. since 1969. Along with being one... Lire plus